Partage international no 447 – novembre 2025
Restaurer la santé de la Terre est un exercice qui nécessite la participation de tous : les particuliers, les communautés et même les Etats relèvent ce défi de nombreuses manières différentes. Par exemple, dans l’est du Kalimantan, à Bornéo, une approche de « coalition des parties intéressées » constitue un nouveau modèle viable pour la protection des forêts et de la faune sauvage. Les parcs nationaux, les zones protégées par les communautés, les organisations à but non lucratif et les concessions forestières jouent tous un rôle dans la protection des corridors des orangs-outans au cœur d’un habitat d’une importance environnementale considérable, couvrant plus de 500 000 km2.
Les forêts indonésiennes datent d’environ 140 millions d’années et constituent un haut lieu de la biodiversité. Elles sont également gravement menacées par la déforestation. Les parcs nationaux bien gérés sont essentiels pour les orangs-outans, mais près de 80 % d’entre eux vivent en dehors des zones protégées.C’est pourquoi les partenariats avec les communautés locales sont tout aussi importants. L’un des éléments clés est l’équipe de gardiens de la forêt, qui la protègent contre le braconnage et le déboisement illégal et assument également d’autres rôles tels que la surveillance de la faune, la participation à la recherche et l’accompagnement des visiteurs.
Les concessions forestières se sont également révélées cruciales car dans le passé, lorsque les entreprises forestières quittaient les lieux, le déboisement illégal, le braconnage et le défrichage destiné aux cultures s’accéléraient sur une grande partie des mêmes terres. Désormais, les concessions forestières doivent être certifiées par le Forest Stewardship Council, qui applique des normes strictes en matière d’exploitation forestière et des réglementations garantissant la sécurité des travailleurs, la préservation des écosystèmes et la protection de la faune sauvage.
La surveillance menée par les communautés, avec un financement initial provenant d’organisations à but non lucratif, est une autre stratégie de conservation. Dans le village de Merabu, par exemple, les habitants récoltent de manière durable des produits forestiers, notamment du miel sauvage et des plantes médicinales destinés à la vente. Ils ont également mis en place un programme d’écotourisme pour mettre en valeur des grottes abritant d’anciennes peintures rupestres représentant des empreintes de mains.
Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)
