Partage international no 447 - novembre 2025

SOMMAIRE

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Articles du Maître —

La justice est divine [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme, mai 1984

LA JUSTICE EST DIVINE. Ardemment désirée par des millions d’êtres qui sont privés de l’équilibre de sa balance sacrée, la justice apporte au monde des hommes l’harmonie de Dieu. De même qu’un miroir reflète l’image de l’homme, de même la justice reflète la nature divine. Le niveau d’anarchie d’une époque se mesure au degré d’injustice qui règne dans le monde, et aujourd’hui, l’injustice harcèle les pauvres de toutes parts.

D’un point de vue légal, la justice règle l’application des lois sociales et pénales par la punition des crimes et délits, mais, fondamentalement, la justice a trait aux lois divines, dont le but est l’instauration de l’harmonie et de relations justes. Toute injustice, si minime soit-elle, est une dissonance qui trouble l’harmonie de l’ensemble. Aujourd’hui, l’injustice a pris de telles proportions partout dans le monde que des mesures extraordinaires sont nécessaires si l’on veut éviter le chaos total.

L’injustice est la négation du potentiel divin de chacun ; elle sépare l’homme de son semblable et l’humanité de Dieu. Nombreux sont ceux qui luttent de par le monde pour se libérer de l’injustice, de l’exploitation et d’une tyrannie séculaire, pour se débarrasser enfin du joug porté par leurs ancêtres. Nous, membres de la Hiérarchie, restons vigilants et soutenons leur lutte, que nous considérons comme l’expression de l’étincelle divine qui réside en chaque homme aspirant à la liberté et à la justice. Nous les prenons par la main, tout en regardant leur malheur avec compassion.

Certains nient que tous les hommes aient les mêmes droits à partager la providence divine. Ceux qui raisonnent ainsi n’entendent que la voix du soi séparé, oubliant qu’il n’est rien de ce qu’ils détiennent et possèdent qui ne vienne de Dieu. Lorsque les hommes prêtent attention à la voix de Dieu en eux-mêmes, ils découvrent que la seule réponse aux maux de l’humanité réside dans le partage et la justice.

Aujourd’hui, la voix du Dieu intérieur se fait de plus en plus entendre. De tous côtés, surgissent des porte-parole des déshérités. La clameur qui demande justice ne cesse de monter, et bientôt elle enflera en une vague qui noiera les appels à la prudence des représentants du passé.

Comment peut-il exister deux mondes alors que le monde est un ? Comment la division peut-elle régner alors que la Loi est la même pour tous ? Bientôt, les hommes comprendront que la souffrance du plus grand nombre est la maladie de tous, et que seule la justice apportera la guérison.

L’aide, bien qu’essentielle à l’heure actuelle, n’apporte que la moitié de la réponse. La justice doit fleurir pleinement dans le jardin du cœur humain et libérer ainsi tous les hommes.

La justice crée les conditions qui permettent à l’homme de se connaître en tant que Dieu. Uni son frère par l’amour, il peut prendre hardiment son avenir en mains et le façonner selon le schéma divin. Beaucoup, qui ont le bonheur d’avoir la vision du tout, aspirent déjà à ce futur radieux. Mais seuls le travail et l’effort lui donneront naissance, par la manifestation de la justice, de l’amour et de la joie.

N’oubliez pas dans votre marche vers l’avenir que personne ne progresse seul. C’est en tant que frères et tous ensemble que les hommes doivent avancer sur le sentier qui mène directement à la Source. C’est de cette Source même qu’émane la justice, qui unit les hommes dans l’harmonie et l’amour.

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

Novembre 2025 [sommaire]

Dans ce numéro, nous avons réuni un groupe d’auteurs inspirés et inspirants – quelle conversation cela donnerait lors d’un dîner ! Leurs voix s’adressent à vous pour vous informer, peut-être vous galvaniser et appeler le meilleur de nous-même à nous lever et à nous faire entendre, à agir partout et chaque fois que cela est possible. Nous citons leurs paroles sages et courageuses, leurs appels à notre humanité, à notre cœur et à nos espoirs communs.

« Comment peut-il exister deux mondes alors que le monde est un ? Comment la division peut-elle régner alors que la loi est la même pour tous ? » – Le Maître de Benjamin Creme.

« Nous ne devons pas nous accrocher à ce qui était, mais façonner ce qui doit être. » – Al Hussein, ancien haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.

« Il est important d’agir et de prendre conscience que nous pouvons faire la différence, ce qui encouragera d’autres personnes à agir. Nous nous rendrons alors compte que nous ne sommes pas seuls, et que nos actions cumulées font vraiment une différence encore plus grande. » – Jane Goodall, primatologue, défenseure de l’environnement, humanitaire, messagère de la paix des Nations unies.

« J’exhorte tout le monde à se joindre au soulèvement mondial pour la justice, la liberté et l’égalité, et à exercer une réelle pression sur nos gouvernements et nos institutions afin qu’ils remplissent leurs obligations légales de garantir les droits humains pour tous. » – Greta Thunberg, militante pour le climat et défenseure des droits humains.

« Quand la vérité et la confiance s’estompent, la justice se fait théâtre, l’information spectacle, et la science n’est plus qu’une opinion parmi d’autres. » – Mia Amor Mottley, première ministre de la Barbade.

« La peur empêche d’agir, mais si vous êtes convaincu que tout ira bien, vous pouvez travailler sans crainte, ce qui vous libère de la peur qui inhibe votre action. Cela ne signifie pas que vous ne devez pas agir du tout, bien au contraire. Plus vous avez confiance et plus vous êtes libéré de la peur, plus votre action peut être utile et avoir une grande portée. » – Benjamin Creme

« A maintes reprises, des gens ordinaires accomplissent des choses extraordinaires pour améliorer leur communauté… L’espoir doit être notre guide vers un avenir meilleur. » – Nick Lowles, fondateur de Hope not Hate.

« Bientôt, les hommes comprendront que la souffrance du grand nombre est la maladie de tous, et que seule la justice apportera la guérison. » – Le Maître de Benjamin Creme.

Ces voix et d’autres dans ce numéro de novembre s’élèvent au-dessus du vacarme quotidien, offrant de l’espoir par l’action au nom des peuples et de la planète.

 

Point de vue

Message de Zeid Ra’ad Al Hussein [sommaire]

Ancien haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme

Le 14 octobre 2025

Chers amis,

Le mois dernier, pendant une semaine, j’ai assisté à l’une des réunions de haut niveau les plus tendues de l’Assemblée générale, des Nations unies (AGNU) de mémoire récente. Au moment où les dirigeants de plus de 150 pays se sont réunis à New York, nous ne pouvons ignorer le fait que notre système multilatéral est au bord du gouffre.

J’ai travaillé pendant de nombreuses années aux Nations unies. J’ai été témoin des incroyables progrès qu’elles ont permis de réaliser, qu’il s’agisse des conflits qu’elles ont résolus pacifiquement, souvent en coulisses, des réductions sans précédent de la pauvreté, de l’éradication de la variole ou de la reconstitution de la couche d’ozone. La coopération internationale est sans aucun doute un outil puissant. Aucun État n’a intérêt à la voir s’effondrer.

Je crois fermement au système multilatéral, mais je n’en suis pas un propagandiste. Si je soutiens tout ce que l’ONU a accompli, je pense néanmoins qu’elle a aujourd’hui désespérément et urgemment besoin d’une réforme. C’était là une conviction largement partagée par les participants à l’AGNU et un thème central des discussions. Nous devons prendre cela au sérieux. Le monde ne peut se permettre une nouvelle série de réformes superficielles et timides qui ne feraient qu’encourager ceux qui rejettent le multilatéralisme et les normes internationales, et qui préféreraient revenir à une approche fondée sur la loi du plus fort.

Ce point de vue n’est pas sacrilège. Ceux qui croient au multilatéralisme ont le devoir de le critiquer. Ce n’est qu’à travers une réflexion honnête que des institutions telles que l’ONU peuvent rester efficaces et évoluer avec leur temps. Lorsque ses partisans se taisent, c’est ses détracteurs qui se font entendre – comme ils l’ont fait – à travers un discours visant son démantèlement.

Si la situation actuelle peut sembler déstabilisante, elle offre néanmoins l’occasion de mettre en place un système plus moderne et plus représentatif. Nous ne devons pas nous accrocher au passé, mais façonner ce qui doit être. Ce n’est pas une tâche facile, mais elle est nécessaire.

Pour construire un système multilatéral véritablement résilient, nous devons nous attaquer aux processus obsolètes qui le fragilisent. Les règles de négociation, par exemple, ont désespérément besoin d’être mises à jour. L’idée selon laquelle « on n’est d’accord sur rien tant qu’on n’est pas d’accord sur tout » rend presque impossible toute avancée progressive. De même, la règle du consensus permet à un seul membre de bloquer une action collective, même lorsque la grande majorité y est favorable.

Ces pratiques obsolètes paralysent la prise de décision à un moment où l’ONU doit faire preuve de plus d’agilité et de réactivité.

Nous devons également nous pencher sur le rôle du secrétaire général. Aujourd’hui, cette fonction est trop contrainte par la prudence politique et redevable aux gouvernements mêmes qu’elle est censée contrôler. Elle s’est de plus en plus éloignée de la vision fondatrice de l’ONU, qui était celle d’un médiateur international indépendant et dynamique. Il est essentiel de redonner à ce rôle la plénitude de ses potentialités si l’ONU veut retrouver sa crédibilité et sa résilience.

Un document publié récemment par The Elders, intitulé « Global co-operation in a fragmented world » (Coopération mondiale dans un monde fragmenté), détaille les recommandations visant à renforcer la coopération multilatérale. Mais une chose doit être claire : nous devons dépasser un système multilatéral otage d’intérêts unilatéraux et qui s’effondre dès qu’un seul pays se retire.

Le monde a besoin d’une coalition de volontaires, prêts à défendre et à redynamiser la coopération mondiale lorsque cela est nécessaire. Même si d’autres s’en détournent, ceux qui restent attachés aux solutions collectives doivent se mobiliser. Comme nous l’avons vu avec l’accord sur les pandémies, des progrès significatifs sont encore possibles, même lorsque certains des pays les plus puissants du monde choisissent de ne pas s’asseoir à la table des négociations.

En faisant preuve de leadership par l’action, cette coalition peut contribuer à rétablir la confiance dans ces systèmes. La solidarité mondiale n’est pas une relique du passé, mais la seule voie viable pour l’avenir.

Je vous remercie pour votre soutien constant.

Zeid Ra’ad Al Hussein

Zeid Ra’ad Al Hussein a rejoint The Elders en janvier 2019 après avoir quitté son poste de haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme l’année précédente. Il continue de défendre ouvertement les droits humains sous toutes leurs formes.

Source : The Elders

 

Compte rendu de lecture

La solution à notre problème : une économie à trois zéros [sommaire]

par Mitch Williams,

Dans l’épisode précédent (voir Partage international d’octobre 2025, le Racket) ont été évoquées quelques-unes des caractéristiques de notre problème spirituel collectif centré sur les sphères politique et économique. Nous explorons à présent une solution viable à ce problème, présentée par Mohammad Yunus en 2017 dans son livre A World of Three Zeroes – the New Economics of Zero Poverty, Zero Unemployment, and Zero Net Carbon Emissions (Vers une économie à trois zéros : zéro pauvreté, zéro chômage, zéro émission carbone).

Photo : University of Salford Press OfficeCC BY 2.0, via Wikimedia Commons
Muhammad Yunus

M. Yunus, qui a reçu le prix Nobel de la Paix pour son travail sur la création de la Grameen Bank et le concept innovant de microcrédit et de microfinance, est aussi avec Nelson Mandela, Desmond Tutu et d’autres, l’un des membres fondateurs des Elders.

M. Yunus commence son ouvrage avec le constat que nos systèmes économiques et politiques actuels sont profondément défaillants parce qu’ils sont ancrés dans une forme de capitalisme où, comme il le dit, « l’égoïsme n’est même pas un problème ; c’est en fait la plus haute qualité de l’homme capitaliste ». La croyance fondamentale de ce système est que le profit est le seul et unique moteur du progrès économique, et que les structures sur lesquelles il repose doivent récompenser l’égoïsme, la cupidité et l’exploitation. Il en résulte inévitablement la concentration de la richesse entre des mains de moins en moins nombreuses, et la dépossession grandissante d’une partie de l’humanité.

M. Yunus souligne que cette approche est condamnée à l’échec pour une quantité de raisons, parmi lesquelles celle, non des moindres, que ce postulat n’est simplement pas exact. Car s’il est vrai que beaucoup de gens sont animés par des objectifs de profit, une autre motivation de l’humanité, au moins aussi forte, s’exprime à travers l’altruisme et le désir d’avoir un impact positif sur ses semblables. Nos structures financières doivent être réorganisées en intégrant cette donnée comme principe fondamental.

Déterminé à remédier au fléau de la pauvreté dans son pays natal, le Bangladesh, M. Yunus a commencé au milieu des années 1970 à explorer, appliquer et perfectionner un système de solutions qui a fait littéralement basculer notre capitalisme dysfonctionnel actuel.

En découvrant qu’il était pratiquement impossible pour les gens situés en bas de l’échelle économique d’obtenir une aide financière, il a commencé à se former sur le fonctionnement de l’industrie bancaire et financière, et dans chaque cas rencontré, il a appliqué l’exact opposé de ce qui était préconisé. C’est sur cette base qu’il a créé la Grameen Bank, et qu’est née la pratique du microcrédit.

Alors que les banques traditionnelles, détenues et gérées par des gens riches, prêtant essentiellement sur la base de garanties dans un cadre légal strict de contrats rédigés par des avocats, fonctionnent principalement dans les grandes villes, la banque Grameen appartient aux femmes pauvres de petits villages qui sont ses clients principaux, et est gérée essentiellement par celles-ci. M. Yunus souligne de surcroît que « la banque Grameen ne demande pas de garanties et n’a pas besoin d’avocats ». Les banques traditionnelles traitent des prêts importants qui financent les investissements de grosses entreprises. La banque Grameen, elle, propose des prêts très modestes, de l’ordre de 40 ou 50 dollars, qui permettent aux bénéficiaires de démarrer une petite activité commerciale ou de la développer dans leur propre village.

Pour aider ses emprunteurs à assurer leur succès, la banque Grameen a également mis en place un système de soutien fiable comme des rencontres régulières entre groupes de cinq emprunteurs qui partagent aide, conseils et encouragement mutuels. Le taux de remboursement des prêts de la Grameen se situe autour de 99 %, bien au-dessus de ceux des banques traditionnelles. Un modèle similaire de microcrédits, de petits prêts accompagnés d’un solide système de soutien et accordés à une population démunie, a ensuite été mis en œuvre avec succès à travers le monde, y compris dans des pays occidentaux développés comme les Etats-Unis, avec un taux de réussite à peu près identique.

Dans le processus de réflexion visant à donner aux populations pauvres l’accès au système bancaire, M. Yunus a pris conscience d’autres problèmes qui touchent les pauvres et il a commencé à s’en occuper, un par un, en créant dans chaque cas une nouvelle entreprise dédiée uniquement à la résolution du problème concerné. Il a réalisé à terme que « ses expériences avaient conduit à la création d’un nouveau type d’entreprise », qu’il a nommé « entreprise sociale », sa définition de celle-ci étant « une entreprise sans dividendes dédiée à la résolution des problèmes humains ». L’objectif d’une entreprise sociale consiste à élaborer un projet autonome pour s’occuper de problèmes sociaux urgents plutôt que de se focaliser sur la production de profit.

Ce modèle d’entreprise a bien fonctionné puisque le revenu généré en a assuré la viabilité, tout en procurant dans certains cas un moyen de subsistance aux personnes en charge de son fonctionnement. Les personnes qui ont investi dans l’entreprise ont pu récupérer leur investissement initial, mais non en retirer un profit (elles étaient et sont encore motivées par l’altruisme plutôt que par le profit). Tout fonds additionnel retourne dans l’exploitation ou le développement de l’entreprise pour qu’elle puisse poursuivre son travail pour le bien social. La banque Grameen elle-même fut le premier exemple d’entreprise sociale.

Lorsque M. Yunus a commencé à parler du concept d’entreprise sociale et à le faire connaître, « ce concept a cessé d’être une idée obscure illustrée par une poignée d’entreprises au Bangladesh pour devenir un mouvement mondial avec ses représentants et sa mise en pratique dans le monde entier ». Au cœur des entreprises sociales se trouvent des entrepreneurs individuels passionnés par le bien social dans un domaine ou un autre. Les universités ouvrent des centres d’étude où le concept d’entreprise sociale est examiné, développé et enseigné.

Une population jeune est inspirée par cette idée et « lance des expériences d’entreprises sociales pour s’attaquer aux problèmes sociaux dans ses propres communautés ».

Pour encourager ces initiatives, M. Yunus et ses collègues mettent en place une entreprise sociale pour soutenir le lancement d’autres entreprises similaires. Ils établissent des financements pour fournir le capital de départ aux aspirants entrepreneurs, aussi bien qu’un encadrement et des conseils professionnels pour les aider à assurer leur réussite. M. Yunus explique : « Pour participer au programme Nobin Udyokta (nouveaux entrepreneurs) que nous avons créé au Bangladesh, désigné le plus souvent simplement comme le programme Nobin, tout ce qu’un jeune doit faire c’est trouver une idée d’activité professionnelle. »

M. Yunus remarque que « comme la banque Grameen, le programme Nobin a développé une solide méthodologie. Celle-ci peut être appliquée à n’importe quel pays, n’importe quel endroit de n’importe quelle ville, n’importe quel village ou n’importe quelle communauté. Elle est autonome et financièrement indépendante. Elle peut être mise en œuvre partout où existe le chômage ou le sous-emploi… »

Semblable à l’approche non conventionnelle adoptée par la banque Grameen, le processus ascendant du modèle d’entreprise centré sur le petit entreprenariat renverse les principes du capitalisme conventionnel. M. Yunus pense que les êtres humains sont de manière innée des entrepreneurs créatifs et conteste l’idée que les grosses entreprises sont les seules sources viables de création d’emplois. Il soutient qu’il est nécessaire de renoncer à ce postulat, son travail dans ce domaine ayant prouvé la viabilité du modèle entrepreneurial populaire, et il affirme que ce changement de perspective peut conduire, et conduira inévitablement, à un formidable bouleversement dans la manière dont nous envisageons le domaine économique : « Une fois remplacés les deux postulats fondamentaux de la pensée économique conventionnelle par les nouvelles réalités révélées par l’entreprise sociale, un système économique nouveau, plus complet, précis et efficace pourra émerger ». Ces deux postulats sont que l’égoïsme est la seule force motrice du progrès économique, et que presque tout le monde doit passer sa vie à travailler pour autrui. Une fois ces changements de pensée advenus universellement « nous pourrons utiliser l’entreprise sociale pour faire face aux maux séculaires que sont la pauvreté, la faim, la maladie, la dégradation environnementale et bien d’autres fléaux ».

Les succès internationaux des petites entreprises sociales ont même inspiré les dirigeants de grandes multinationales à s’impliquer dans la création d’entreprises sociales. Danone, l’entreprise française dans le domaine de l’alimentation, s’est par exemple associée à la Banque Grameen et a utilisé ses ressources pour créer une entreprise nouvelle, Grameen Danone Foods, qui apporte des yaourts nutritifs et à prix abordable aux enfants sous alimentés du Bangladesh. Des entreprises sociales ont été constituées en partenariat avec Intel, BASF, SK Dreams, et d’autres, comme Veolia, une entreprise de traitement de l’eau qui a contribué à acheminer de l’eau potable vers les villages du Bangladesh.

M. Yunus démontre que cette approche possède le potentiel qui permettra d’avancer vers ses « trois zéros » : zéro pauvreté, zéro chômage et zéro émission carbone (M. Yunus utilise l’expression « zéro carbone net » comme moyen pratique de se référer à la gamme complète des défis environnementaux auquel notre nouveau système économique doit se confronter).

Parmi de nombreux autres exemples d’entreprises sociales, il cite celles qui ont déjà commencé à s’occuper de problèmes environnementaux. Haiti Forest est un projet de partenariat entre entreprises sociales, lancé par Yunus Social Business (YSB) en coopération avec la fondation Virgin Unite de Richard Branson parmi d’autres, dont l’objectif consiste à reboiser la nature dévastée en Haïti. En Ouganda, YSB soutient l’entreprise sociale Savco Miller qui fabrique des produits en plastique recyclé, procurant du travail aux résidents locaux de la capitale Kampala.

M. Yunus fait bénéficier d’autres domaines d’activité de la richesse de son expérience et de ses idées novatrices. Parmi ces domaines on peut citer différentes expérimentations dans le champ éducatif, l’exploitation de la technologie, la création de liens avec le sport et l’athlétisme, et de nombreux exemples sur la manière dont tout cela est déjà utilisé pour permettre aux entreprises sociales de changer le monde.

Il envisage également le futur, avec de profondes observations et recommandations sur la gouvernance, les droits humains et la nécessaire restructuration de nos systèmes économiques et financiers. Le plus étonnant, à mon sens, est que tout cela va bien au-delà d’une simple théorisation économique, mais se fonde sur des stratégies solides et qui ont fait leurs preuves en utilisant des systèmes qui peuvent être répliqués avec succès n’importe où.

Bien que le climat politique ait quelque peu changé depuis la sortie du livre, les problématiques principales de l’humanité restent l’élimination de la pauvreté et des maux sociétaux qui lui sont associés, le partage et la distribution adéquate de nos ressources communes, et la réparation des dommages environnementaux de la planète.

Il faut noter au passage que, fidèle aux stratégies perturbatrices de notre actuel système capitaliste oligarchique, le gouvernement Bengalais dirigé par la première ministre dictatrice Sheikh Hasina a persécuté pendant des années M. Yunus, l’accusant de diverses fraudes financières sans fondement. Toutefois, suite aux protestations étudiantes d’août 2024, Sheikh Hasina fut évincée et exilée, à la suite de quoi M. Yunus fut désigné pour diriger un gouvernement intérimaire jusqu’aux nouvelles élections prévues début 2026.

En me documentant sur la manière dont M. Yunus contribuait à la création de petites entreprises, il m’est apparu que, notamment avec la banque Grameen, il mettait en œuvre une forme de partage réfléchie, intelligente et hautement évoluée – en l’occurrence le partage de ressources financières, d’expertise et de soutien personnalisé – destinée à servir l’objectif spécifique de sortir les gens de la pauvreté en facilitant leur accès à un mode de vie autonome. D’un point de vue ésotérique, ces spécificités m’apparaissent comme le type de partage dans lequel s’incarnent les trois aspects de la vie divine, la détermination, la compassion et l’intelligence en action.

Je me souviens de Benjamin Creme déclarant que la mise en œuvre du partage des ressources pour garantir l’accès de tous à la nourriture, à un toit, aux soins et à l’éducation, libère la créativité de millions d’individus jusqu’alors forcés de se concentrer sur leur seule survie, et que cette vague créative conduira à la résolution des problèmes mondiaux. De la même manière, M. Yunus déclare : « Si nous pouvons transformer le chômage en entreprenariat, la somme de créativité humaine, de talents et de productivité que cela suscitera est presque incommensurable. »

B. Creme a également déclaré que selon Maitreya et les Maîtres, nous aurons besoin dans le futur d’un mélange de 70 % de socialisme et de 30 % de capitalisme pour atteindre une organisation sociétale optimale. Je suis frappé de voir que le travail de Yunus sur les entreprises sociales intègre des éléments de chacune de ces doctrines et réalise cet équilibre au sein d’une même activité !

Je n’ai fait qu’effleurer la surface des précieuses observations de M. Yunus sur la manière dont nous pouvons résoudre notre problème politique, économique et environnemental. Dans A World of Three Zeros, M. Yunus expose ce qui représente à mon sens le plan d’action le plus exhaustif, bien pensé, déjà testé et réalisable dans la pratique dont j’aie jamais eu connaissance pour avancer vers un futur plus viable pour l’humanité. Je conseille vivement la lecture de ce livre qui ne peut que susciter l’espoir et le désir de mettre en pratique ses recommandations.

Un livre de Nick Lowles − Comment vaincre l’extrême droite : les leçons du mouvement Hope not Hate [sommaire]

par Phyllis Creme,

En fin de compte ce livre est un ouvrage optimiste, et aussi un appel à l’action. Il montre d’abord l’ampleur de la montée de l’extrême droite ces derniers temps, partout dans le monde et notamment en Grande-Bretagne, où est basé Nick Lowles, le fondateur du mouvement Hope not Hate (l’Espoir et pas la haine) qui est la principale organisation antifasciste et antiraciste du pays. Nick Lowles déclare : « Bien que je lutte contre le fascisme depuis plus de trente-cinq ans, je n’ai jamais connu une période comme celle-ci. »

À la surprise générale, le parti britannique Reform, dirigé par Nigel Farage, qui, entre autres positions extrêmes, prône l’expulsion des immigrants légaux de longue date, devance désormais, selon les sondages, non seulement le parti conservateur, établi depuis très longtemps, mais aussi le parti travailliste arrivé au pouvoir tout récemment (en 2024). Le virage à droite est mondial, comme le souligne Gordon Brown dans un article publié dans The Guardian du 11 octobre 2025.

Le gouvernement travailliste semble répondre en montrant qu’il durcit lui aussi sa position sur l’immigration, avec un discours de plus en plus ferme et des règles plus strictes sur le « droit de séjour ». Et récemment, lorsque Tommy Robinson, leader autoproclamé de la nouvelle droite (de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon), a mené une marche de 140 000 personnes au Royaume-Uni pour manifester contre l’immigration, celle-ci s’est accompagnée d’une manifestation anti-islam très virulente.

Le livre commence avec les émeutes de 2024 à Southport, dans le nord de l’Angleterre, après que deux fillettes ont été poignardées à mort lors d’un bal pour enfants. Les réseaux sociaux ont rapidement relayé l’information selon laquelle un « migrant sans papiers » aurait commis cet attentat. Une mosquée a été attaquée, la police n’a pas réussi à maintenir l’ordre et les émeutes se sont propagées aux villes voisines, devenant de plus en plus violentes et ouvertement anti-immigrés, antimusulmans et racistes à mesure qu’elles prenaient de l’ampleur. Le meurtre de deux fidèles dans une synagogue de Manchester, au Royaume-Uni, a également mis en relief l’importance de l’antisémitisme dans le pays ces derniers temps. Il s’agissait dans les deux cas de crimes haineux, dont le nombre est malheureusement en augmentation ; les deux attaques visaient des personnes en raison de leur religion et/ou de leur origine ethnique.

La montée de l’extrême droite est en partie due au ressentiment des gens face à leur pauvreté matérielle et culturelle. Ils rejettent la faute sur les immigrants, estimant que les nouveaux arrivants sont favorisés par rapport à eux en matière de logement et autres prestations sociales. Ils veulent « retrouver leur pays ». Comme le dit Lowles, « il n’est pas surprenant qu’en se penchant sur l’état d’esprit sous-jacent aux préjugés antimusulmans et anti-immigrés on mette en lumière les doléances des gens concernant leur propre vie, et pas seulement ce qu’ils pensent des autres… le ressentiment envers les autres grandit avec l’insatisfaction que l’on éprouve au sujet de sa propre vie. Les régions qui soutiennent l’arrêt permanent ou temporaire de l’immigration connaissent des niveaux de précarité très élevés. » Les habitants des zones défavorisées sont mécontents et ont donc tendance à se tourner vers l’extrême droite.

L’espoir de Hope not Hate est celui d’un avenir positif où des groupes humains différents pourront vivre ensemble dans la tolérance. Un article du maire musulman de Londres, Sadiq Khan, publié par The Guardian le 14 octobre 2025, fait écho à cet espoir : « Nous ne laisserons jamais les extrémistes diviser Londres. » Il souligne la diversité religieuse et raciale de la capitale britannique, où des gens d’origines et de religions très variées cohabitent harmonieusement ; mais récemment, peut-être sous l’effet de la guerre à Gaza, les tensions entre musulmans et juifs ont été particulièrement vives. Gordon Brown (The Guardian, 11 octobre 2025) aborde le sujet de cette fracture croissante en examinant le nationalisme à l’échelle mondiale, où les nations rivalisent à des fins de domination plutôt que de coopérer.

Dans le chapitre « Héros locaux », Lowles expose sa réponse au racisme et à la haine, qui s’applique à tous les niveaux, de l’individu à l’international : trouver des moyens pour unir les communautés et les rendre créatives. Il est révélateur que les émeutes de Southport aient également fait ressortir le meilleur de la population, comme si elle prenait conscience du danger. Les gens ont manifesté et collecté des sommes d’argent inattendues pour restaurer des bâtiments, notamment une bibliothèque qui avait été incendiée. À Londres, Sadiq Khan montre comment le Mitzvah Day, la journée juive consacrée aux bonnes actions, rassemble des personnes de toutes confessions. Gordon Brown montre comment il est possible de contrer les projets de l’extrême droite visant à réduire les dépenses publiques en soulignant simplement que « vous ne pourrez pas vous permettre d’être malade, handicapé, pauvre ou vulnérable. »

Un sondage réalisé par Hope not Hate montre que, dans l’ensemble, le public britannique préfère la société multiculturelle britannique à d’autres options et que le gouvernement devrait tout mettre en œuvre pour la faire fonctionner. Lowles cite des extraits d’entretiens menés par Hope not Hate : « Je suis fier d’être britannique. Il suffit de regarder la salle de sport là-bas. Il y a des Anglais, des Jamaïcains, moi qui viens du Pakistan, des Indiens… Nous nous traitons mutuellement avec respect. » En général, les jeunes sont plus tolérants que leurs aînés : après tout, un quart des moins de vingt-cinq ans en Grande-Bretagne sont issus de minorités ethniques.

Mais, comme le dit Lowles, changer les mentalités n’est pas facile : « Pour gagner le droit d’être entendu, il faut faire preuve d’humilité, d’empathie et de beaucoup de travail acharné … »

« Soit, tous ensemble, nous faisons en sorte que la cohésion fonctionne, soit ce sera l’affrontement. »

 

Le besoin d’espoir

Gee Walker, dont le fils a été tué à coups de piolet dans un meurtre raciste, a déclaré : « Sans espoir, je n’ai rien. Si certaines personnes croient en la haine plutôt qu’en l’espoir, c’est qu’elles ont un problème. »

« La politique britannique en matière d’immigration et d’asile doit être guidée par ce qui est juste, plutôt que par l’extrême droite… elle doit faire davantage confiance au public », affirme M. Lowles.

L’espoir est source d’inspiration. La dernière partie du livre se concentre sur ce qu’il faut faire : encourager la tolérance en créant des communautés et des emplois pour tous. « A maintes reprises, des gens ordinaires accomplissent des choses extraordinaires pour améliorer leur communauté… L’espoir doit être notre guide vers un avenir meilleur. »

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Le courage de s’exprimer et d’agir   [sommaire]

Quand les hommes saisiront la nécessité du changement, ils accepteront avec joie ce qui aujourd’hui les effraie : compréhension et courage vont de pair. Une tolérance toute nouvelle balaiera la défiance de naguère, les vieilles rivalités seront oubliées et la lumière de la sagesse, qui point à l’horizon, pénétrera leur esprit et leurs actions. Quand les hommes prendront conscience de leur unité, et la traduiront en actes, tout deviendra possible. [Un monde en mutation (Maître –)]

Quand un Maître dit « Tout ira bien », il est sérieux et vise à éliminer la peur. La peur empêche d’agir, mais si vous êtes convaincu que tout ira bien, vous pouvez travailler sans crainte, ce qui vous libère de la peur qui inhibe votre action. Cela ne signifie pas que vous ne devez pas agir du tout, bien au contraire. Plus vous avez confiance et plus vous êtes libéré de la peur, plus votre action peut être utile et avoir une grande portée. [L’éveil de l’humanité (Benjamin Creme)]

L’idéalisme en soi n’a rien de mauvais, mais ce mirage fait croire à l’idéaliste qu’il suffit d’exprimer quelque chose verbalement, de l’imaginer. C’est l’un des facteurs qui inhibent le plus le service, un mélange d’une part de peur, et d’autre part d’un mirage du genre : « C’est déjà fait, il est inutile d’en faire plus. » Mais, comme l’affirme Maitreya : « Rien ne se réalise tout seul. L’homme doit agir et mettre sa volonté en œuvre. » Vous devez mettre votre idéal en application dans les faits. Vous devez créer une forme qui permette à l’idée ou à l’idéal de s’extérioriser sur le plan physique. [La Mission de Maitreya, tome 2 (B. Creme)]

Lorsque vous me verrez, vous saurez pourquoi je suis venu, car je ferai appel à vous en ces termes : « Sauvez mes chers petits. Nourrissez vos frères. Souvenez-vous que les hommes sont uns, enfants du Père unique. Distribuez en toute confiance les biens de la Terre à tous ceux qui sont dans le besoin. Faites ceci maintenant et sauvez le monde. »
Ainsi parlerai-je. Tel sera mon appel. Et, lorsque l’humanité aura accepté cette Loi, je me révélerai. Nombreux, maintenant, sont ceux qui savent que ceci est vrai, qui ont envie de partager, qui aspirent à la fraternité, mais n’agissent pas. Les choses ne se font pas d’elles-mêmes. L’homme doit agir et accomplir sa volonté. Aujourd’hui, cette volonté est aussi la Volonté de Dieu.
C’est pourquoi le résultat en est assuré. [Message n° 31 (Maitreya)]

Presque sans exception, les hommes vivent dans la peur. Ils considèrent le monde et la vie comme dangereux et construisent une armure pour se défendre contre les menaces, limitant du même coup leur capacité à aimer. Leur amour s’atrophie et meurt, ou se cache derrière l’agression et la haine. Privé d’amour, l’homme tombe malade. Conscient de sa valeur intérieure mais incapable de l’exprimer, l’homme projette ses peurs et ses haines sur ses voisins et son environnement.
Là où règne l’amour, l’harmonie est souveraine. Sans harmonie, rien ne se fait dans la confiance. Si la confiance fait défaut, on ne peut pas réaliser grand chose. La peur inhibe l’expression de l’amour, de même que l’amour annihile la peur. Cherchant à exprimer son amour mais limité par la peur, l’homme s’égare. Une fois qu’il s’est enlisé dans les sables mouvants, ses efforts ne servent qu’à l’enfoncer davantage.
Où se trouve donc le remède ? Pour aimer, l’homme doit faire confiance. Sans confiance, l’amour ne peut exister. L’amour naît spontanément dans le cœur confiant, car il est inhérent à la nature humaine. Aussi, apprenez la confiance et manifestez l’amour qui est toujours prêt à rayonner. [La nécessité d’aimer (Maître –)]

Mon but est de montrer à l’homme qu’il n’a plus rien à craindre, que toute la Lumière et la Vérité demeurent en son cœur, que, lorsque ce simple fait sera reconnu, l’homme deviendra Dieu. La nature de Dieu est d’aimer. Le dessein de Dieu est de servir. On connaît Dieu à travers le partage et la justice. Répandez largement ces vérités simples, mes amis, et accomplissez une tâche d’importance. [Message n° 98 (Maitreya)]

Le monde ne se débarrassera jamais de l’illusion si nous manquons de courage. L’un des devoirs des véritables disciples, selon le Maître DK, est d’exprimer ouvertement leur désaccord avec n’importe quelle autorité – que ce soit dans le domaine scientifique, religieux, politique, ou autre – lorsqu’ils ne sont pas du même avis et ont une vision des choses plus profonde et plus claire.
Lorsqu’un disciple pense que quelqu’un a tort, il lui appartient de le dire. S’il se contente de s’esquiver en prétendant qu’il n’a pas d’avis sur la question, qu’il n’a rien de meilleur, de plus clair, de plus vrai à proposer, il n’a alors de disciple que le nom. Le vrai disciple est celui qui ne connaît pas la peur. [L’art de vivre (B. Creme)]

Armez-vous de courage et soyez assurés que l’homme n’est pas seul, que ses Frères aînés sont à ses côtés dans chacun des épisodes douloureux qu’il traverse. Préparez-vous dès maintenant à voir et à construire l’avenir. Imaginez-le dans vos aspirations les plus élevées, et embrassez cette vision. Apprenez à faire preuve de détachement au sein du chaos actuel, et n’augmentez pas de vos propres peurs la pénombre ambiante. Plus proche que vous ne le pensez est le jour des réjouissances : même la haine, en suivant son cours, se dissipe avec le temps. [Un avenir de liberté et de justice (Maître –)]

Comme les gens ont peur, ils sombrent dans l’autosatisfaction. Ils sont trop effrayés pour reconnaître le but et le sens réels de la vie, en affronter les responsabilités, et ils se réfugient dans l’autosatisfaction. Ils oublient les autres. Ils ne se sentent en aucune manière liés à ceux qui vivent au-delà des mers, qui ont une couleur de peau et des religions différentes, et qu’ils ne connaissent pas. Voilà ce qui génère l’autosatisfaction. C’est un confort. L’autosatisfaction nous fait tourner le dos à notre véritable responsabilité humaine. [L’éveil de l’humanité (B. Creme)]

N’ayez pas peur, mes amis. Donnez avec courage et de bon gré à tous ceux qui en ont besoin. Ce faisant, vous pénétrez dans le domaine de la divinité dont vous êtes issus car donner est le propre de la divinité elle-même. Aussi, mes amis, n’attendez pas davantage la manifestation des grands changements qui doivent venir. Amenez-les par votre action. [Message n° 93 (Maitreya)]

Il a pour mantram : « Nayez nulle crainte ! Avec le temps, tout sera renouvelé. Avec le temps, tout retournera à la lumière ! » [Maitreya entre en scène (Maître –)]
Quel mantram ! Rien n’inhibe autant l’humanité que la peur. La peur semble inhérente à la condition humaine et cependant du point de vue des Maîtres elle n’est pas nécessaire. […]
La crainte vous rend inutile, vous êtes si inhibé que vous avez peur d’agir. Si vous avez peur d’agir parce que vous avez peur du changement, vous avez peur de ce qui arrivera si vous agissez. Tel est l’état de l’humanité aujourd’hui. Nous savons qu’il pourrait être mis un terme à la guerre. Nous le savons, mais nous laissons faire car nous avons peur. [L’Instructeur mondial pour toute l’humanité (B. Creme)]

Un nouveau sens de la responsabilité, qui nous incombe pour tout acte et toute pensée, nous guidera en toute situation ; la compréhension de la loi de cause et d’effet transformera l’attitude des hommes les uns envers les autres. De nouvelles relations plus harmonieuses entre les hommes et entre les nations remplaceront la compétition et la méfiance d’aujourd’hui. Progressivement, l’humanité apprendra l’art de vivre, qui fera de chaque instant une expérience nouvelle. Les hommes ne vivront plus dans la crainte – ni de l’avenir, ni de leurs semblables. On ne verra plus des millions d’êtres mourir de faim ou assumer le lourd fardeau du travail pour les autres. Chacun a son rôle à jouer dans la toile complexe tissée par l’humanité. Chaque contribution a sa valeur, unique et nécessaire à l’ensemble. [L’art de vivre (B. Creme)]

Mon armée est en marche. Mes lieutenants connaissent le résultat de la bataille et le plan d’action. Cette action vous concerne tous, car c’est par votre intermédiaire, mes amis et frères, que doit se construire le nouveau monde. Alors, prenez part à ce vaillant travail et montrez votre courage. Mon Amour vous soutiendra. Ma Loi vous guidera. Mon cœur vous enveloppe en permanence. Mes amis, n’ayez pas peur, vous n’avez rien à craindre si ce n’est votre propre peur. [Message n° 45 (Maitreya)]

Maitreya pénètre maintenant dans l’arène du monde pour leur apprendre qu’ils sont potentiellement des dieux, et que seul leur conditionnement les rend esclaves de la superstition et de la peur, de la compétition et de la cupidité. Il leur montrera la voie à suivre pour renoncer au passé et pour construire, grâce à la sagesse de ses conseils, une civilisation digne d’une humanité qui accède à sa divinité. [Accéder à la divinité (Maître –)]

Mes amis, mes frères et sœurs, faites le point, voyez où vous en êtes. Etes-vous prêts à venir avec moi dans l’île bénie de l’Amour ? Etes-vous prêts à partager avec tous ce que vous avez aujourd’hui ? Etes-vous préparés, mes amis, à faire bravement face à la vie et à la considérer comme un défi à relever ? Rien ne pourra vous retenir si vous venez avec moi. Rien ne subsistera de l’ancienne inertie, mais, empreints de lumière et d’amour, mes amis, vous pourrez connaître la joie d’être proches du Père, cette joie qu’il est mon privilège de vous accorder. Alors, mes amis, prenez votre courage à deux mains et suivez-moi jusqu’à votre source. Rien de mal ne peut vous arriver, mes amis, Maitreya est avec vous ! [Message n° 86 (Maitreya)]

Les Maîtres, qui ont une vision plus large, savent que l’horizon finira par s’éclaircir et que la paix viendra. Ils savent, avec Maitreya, que la fin est connue depuis le commencement. N’ayez pas peur. Cela ne veut pas dire qu’il faut rester assis à ne rien faire. Surtout pas. Il faut être inspiré pour agir. [L’Instructeur mondial pour toute l’humanité (B. Creme)]

[Maitreya] montrera que l’homme est venu de la source la plus élevée, et qu’il est doté de tout le potentiel des dieux ; qu’une fois libéré de la peur qui le maintient sous son emprise, il pourra construire une civilisation digne de sa divinité et de son génie créateur.
Il montrera que seuls la peur et le manque de confiance condamnent aujourd’hui les hommes à subir les dangers qui menacent leur existence ; que le simple fait de partager amènera paix et justice à leur monde tourmenté ; que les hommes doivent reconnaître qu’ils ne font qu’un, ne forment qu’un seul groupe de fils du Père unique. [La divinité de l’homme (Maître –)]

Nous devons faire disparaître de la conscience humaine la peur qui s’exprime à travers la compétition. Comment faire ? Nous devons trouver un moyen. Nous pouvons suivre les conseils de Maitreya qui nous dit : « Faites-moi confiance, faites confiance à la vie, faites-vous confiance, faites confiance à votre divinité intérieure, et partagez les ressources de la Terre. » Dès que nous accepterons le principe du partage et créerons la justice dans le monde, à mon avis, nous en aurons fini avec la compétition.
Le fléau de la compétition repose sur deux éléments : l’avidité et la peur. L’avidité est le résultat de la peur. La peur est à la base de tout ce qui empêche la vie de s’exprimer. Si vous supprimez la peur, vous libérez l’énergie vitale. [L’Art de la coopération (B. Creme)]

 

De nos correspondants

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Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

La main de Dieu ? [sommaire]

Une échographie révèlerait la réalité des aides et des guérisons divines. Amanda Foster, 33 ans, du Kentucky (Etats-Unis), pense qu’un signe de Dieu apparaît sur son échographie. A 32 semaines de grossesse, elle s’est rendue à une échographie de routine après avoir eu des inquiétudes concernant le cœur de son bébé. On avait précédemment détecté une malformation près de l’aorte, ce qui augmentait le risque de complications graves.

Mais Amanda Foster n’a jamais cédé au doute. « Avant chaque rendez-vous, j’ai demandé à plusieurs reprises au Seigneur de veiller sur mon bébé », a-t-elle déclaré.

L’échographie a révélé ce qui semblait être une grande main au-dessus de la tête du bébé. Beaucoup y voient le signe d’une guérison miraculeuse. D’autres ont émis l’hypothèse qu’il s’agissait d’une image déformée de la main du bébé, mais Amanda et son mari, Kyle, ne sont pas de cet avis.

Les photos sont disponibles dans la visionneuse de la revue Partage international. (bouton bleu) pour les abonnés.

Source : dailymail.com

Un début de journée avec un cœur [sommaire]

Après une méditation de Transmission tôt le matin avec le groupe britannique (le soir chez eux), via Zoom, et encore imprégnée des énergies de la méditation, j’ai coupé un kiwi jaune pour le petit-déjeuner et j’ai découvert cette forme de cœur.

M. S., Nouvelle-Zélande

Rayon de lumière [sommaire]

 

Cette photo de notre petite-fille a été prise en juillet 2025 à Munich. En la regardant à nouveau, nous avons remarqué ce rayon de lumière aux couleurs magnifiques.

J. G, Neuried (près de Munich, Allemagne)

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.

Premier discours du pape Léon XIV sur le changement climatique [sommaire]

Le 1er octobre 2025, devant un public d’un millier de personnes représentant des groupes autochtones et des organisations environnementales du monde entier, le pape Léon XIV a prononcé son premier discours sur le changement climatique. Il a clairement indiqué qu’il avait l’intention de poursuivre l’œuvre de son prédécesseur en matière de climat, plaçant ainsi l’Eglise catholique au cœur de la lutte contre le réchauffement climatique.

Cet événement a marqué le début d’une campagne sur le climat commémorant le 10e anniversaire de Laudato Si, l’encyclique papale historique du pape François sur les questions climatiques.

Celle-ci est considérée comme l’une des déclarations les plus importantes jamais faites par un chef religieux sur le changement climatique.

Le pape Léon XIV a souligné qu’au cours de la décennie qui a suivi la publication de Laudato Si, qui a intégré la protection du climat dans les enseignements de l’Eglise catholique, les problèmes mis en évidence par le pape François se sont aggravés.

Il a déclaré : « Les citoyens doivent jouer un rôle actif dans la prise de décisions politiques aux niveaux national, régional et local. […] Ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible d’atténuer les dommages causés à l’environnement. »

A la fin de son discours, il a déclaré : « Dieu nous demandera si nous avons pris soin du monde qu’il a créé […] et si nous avons pris soin de nos frères et sœurs. Quelle sera notre réponse ? »

Source : insideclimatenews.org

Le monde produit plus d’électricité à partir d’énergies renouvelables qu’à partir du charbon [sommaire]

Bien que les Etats-Unis s’éloignent résolument des politiques de lutte contre le changement climatique et que l’Union européenne ait connu une augmentation de ses émissions de gaz à effet de serre, les énergies renouvelables progressent fortement dans le reste du monde. Un rapport publié par Ember, un groupe de réflexion sur l’énergie, indique qu’au cours des six premiers mois de 2025, les énergies renouvelables telles que le solaire et l’éolien ont produit plus d’énergie que le charbon. En Inde, les installations d’énergies renouvelables, principalement solaires, ont connu une croissance plus rapide que la demande en énergie. L’Agence internationale de l’énergie a constaté que cette croissance des énergies renouvelables devrait se poursuivre, et l’Inde se hisser au rang de deuxième marché mondial des énergies renouvelables au cours des cinq prochaines années. En Chine, il y a eu plus de nouvelles installations solaires et éoliennes que dans l’ensemble des autres pays du monde.

Grâce aux exportations chinoises d’équipements solaires, certains pays d’Afrique ont également considérablement augmenté leur capacité de production d’électricité. Raul Miranda, directeur du programme mondial chez Ember, a déclaré : « Le point de basculement se produit lorsque la croissance des énergies solaire et éolienne commence à dépasser la croissance de la demande d’énergie. Cela permet alors de combler le déficit ou de remplir le rôle qui était autrefois assuré par le charbon ou les autres combustibles fossiles. »

Source : nytimes.com

La Chine a franchi un cap décisif en matière d’énergies renouvelables [sommaire]

Jusqu’à une date récente, le changement climatique était principalement lié aux actions ou à l’inaction de la Chine, comme le montrent clairement les statistiques. La Chine a été responsable d’environ 90 % de l’augmentation des émissions mondiales depuis l’entrée en vigueur de l’accord de Paris en 2016. Mais la situation est en train de changer. En toute discrétion, la Chine a mis en place un système destiné à remplacer les combustibles fossiles et il commence à porter ses fruits. Sa capacité éolienne et solaire a triplé depuis 2021, et un pays qui « accroissait chaque année sa demande en électricité de l’équivalent de celle de deux Grande-Bretagne » répond désormais largement à cette demande grâce à des panneaux solaires, des turbines et des batteries en lieu et place de charbon. Selon Lauri Myllyvirta, analyste en chef au Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur en Finlande, il s’agit là d’un point de basculement vers un changement structurel.

De plus, les exportations chinoises de panneaux solaires, de voitures électriques et de presque toutes les batteries du monde ont fait chuter les prix mondiaux et ont contribué davantage à la décarbonation des économies émergentes que n’importe quel sommet ou discours occidental sur le climat. Ce changement décisif se produit en Chine, et le reste du monde suit le mouvement.

Voici quelques points notables de cette trajectoire vers les énergies renouvelables :

  • La Chine a installé la plus grande et la plus puissante éolienne au monde, qui est actuellement en cours de certification. Compte tenu de la vitesse moyenne du vent, une seule éolienne géante de ce type peut produire suffisamment d’énergie pour alimenter 55 000 foyers par an. Cela suffit pour réduire la consommation de charbon de 30 000 tonnes et les émissions de CO2 de 80 000 tonnes.
  • La plus grande ferme solaire au monde est également en cours de construction sur le plateau tibétain. Une fois achevée, elle couvrira 610 km², soit une superficie équivalente à celle de Chicago. Les panneaux installés sur environ deux tiers du terrain produisent déjà de l’électricité. Il a été prévu que la ferme compte plus de 7 millions de panneaux et soit capable de produire suffisamment d’électricité pour alimenter 5 millions de foyers.
  • Les ventes de gros camions à batterie ont presque triplé au cours du premier semestre 2025 par rapport à la même période en 2024. Dans le même temps, les ventes de gros camions au gaz naturel liquéfié (GNL) sont en baisse. Les constructeurs s’attendent à ce que les véhicules électriques à batterie représentent 50 % à 80 % des ventes de gros camions d’ici 2028.
  • La société chinoise BYD a mis au point des chargeurs capables de recharger complètement une voiture en cinq minutes, mais la construction des stations de recharge pourrait se révéler coûteuse.
  • Les ventes mondiales de véhicules électriques (VE) ont augmenté de 27 % au cours des sept premiers mois de 2025 par rapport à la même période l’année dernière, et la Chine arrive en tête avec 6,5 millions de véhicules vendus sur les 10,7 millions vendus dans le monde.

Source : Solving for Climate substack de Lauri Myllvirta, Electrek, AP News ; Institute for Energy Economics and Financial Analysis ; Wired ; CleanTechnica.com

Les arbres revitalisent les exploitations agricoles et la pêche en Afrique centrale [sommaire]

Les communautés de la région du lac Kivu et du bassin du fleuve Rusizi en République démocratique du Congo, au Rwanda et au Burundi restaurent leurs paysages naturels, inversant ainsi la tendance après des années de dégradation.

La déforestation et des pratiques agricoles comme la monoculture ont dépouillé les paysages de leurs arbres et autres végétaux indigènes, ce qui a favorisé l’érosion et obstrué les cours d’eau avec des sédiments qui menaçaient les ressources en poissons et la production d’énergie hydroélectrique. Les rendements agricoles ont également été affectés par l’appauvrissement des sols en nutriments.

Dans le cadre de l’Initiative pour la restauration des paysages forestiers africains (AFR100), le Burundi, la RDC et le Rwanda se sont engagés à restaurer un total de 12 millions d’hectares.

Fondée par le World Resources Institute (WRI), One Tree Planted et Realize Impact, l’initiative Restore Local s’est associée à 40 organisations et entreprises, dont des petites entreprises et des ONG locales, pour planter environ 7,5 millions d’arbres sur 21 000 hectares dans la région du lac Kivu et du bassin du fleuve Rusizi.

Wanjira Mathai, directrice générale du WRI pour l’Afrique et les partenariats mondiaux, a déclaré : « Restore Local est un mouvement animé par le dévouement et la passion d’individus qui croient au pouvoir de l’action collective et au changement de vie. »

Restaurer la Terre de manière créative [sommaire]

Restaurer la santé de la Terre est un exercice qui nécessite la participation de tous : les particuliers, les communautés et même les Etats relèvent ce défi de nombreuses manières différentes. Par exemple, dans l’est du Kalimantan, à Bornéo, une approche de « coalition des parties intéressées » constitue un nouveau modèle viable pour la protection des forêts et de la faune sauvage. Les parcs nationaux, les zones protégées par les communautés, les organisations à but non lucratif et les concessions forestières jouent tous un rôle dans la protection des corridors des orangs-outans au cœur d’un habitat d’une importance environnementale considérable, couvrant plus de 500 000 km2.

Les forêts indonésiennes datent d’environ 140 millions d’années et constituent un haut lieu de la biodiversité. Elles sont également gravement menacées par la déforestation. Les parcs nationaux bien gérés sont essentiels pour les orangs-outans, mais près de 80 % d’entre eux vivent en dehors des zones protégées.C’est pourquoi les partenariats avec les communautés locales sont tout aussi importants. L’un des éléments clés est l’équipe de gardiens de la forêt, qui la protègent contre le braconnage et le déboisement illégal et assument également d’autres rôles tels que la surveillance de la faune, la participation à la recherche et l’accompagnement des visiteurs.

Les concessions forestières se sont également révélées cruciales car dans le passé, lorsque les entreprises forestières quittaient les lieux, le déboisement illégal, le braconnage et le défrichage destiné aux cultures s’accéléraient sur une grande partie des mêmes terres. Désormais, les concessions forestières doivent être certifiées par le Forest Stewardship Council, qui applique des normes strictes en matière d’exploitation forestière et des réglementations garantissant la sécurité des travailleurs, la préservation des écosystèmes et la protection de la faune sauvage.

La surveillance menée par les communautés, avec un financement initial provenant d’organisations à but non lucratif, est une autre stratégie de conservation. Dans le village de Merabu, par exemple, les habitants récoltent de manière durable des produits forestiers, notamment du miel sauvage et des plantes médicinales destinés à la vente. Ils ont également mis en place un programme d’écotourisme pour mettre en valeur des grottes abritant d’anciennes peintures rupestres représentant des empreintes de mains.

Un district indien plante 15 millions d’arbres [sommaire]

Au cours de la dernière décennie, Vijayapura, dans l’Etat du Karnataka, au sud de l’Inde, a planté et entretenu plus de 15 millions d’arbres, contribuant ainsi à lutter contre les sécheresses sévères et les chaleurs extrêmes.

Selon les données du gouvernement de cet Etat, entre 2017 et 2023, la couverture arborée aurait permis de faire baisser les températures d’au moins 0,6° C.

Le projet a débuté en 2016, lorsque M. B. Patil, ministre des Ressources en eau de l’Etat du Karnataka, a découvert que Vijayapura ne disposait que d’une couverture forestière de 0,17 % – la couverture forestière globale du Karnataka étant d’environ 20 %. M. Patil et les responsables forestiers ont élaboré un plan dans le cadre duquel un partenariat public-privé a investi près de deux milliards de roupies (environ 20 millions d’euros) dans la création de forêts.

Des terres ont été sélectionnées pour planter des centaines de milliers d’arbres au cours des 10 à 15 prochaines années, et 14 nouvelles pépinières gouvernementales ont fourni plus de 200 espèces d’arbres indigènes de la région, du banian au tamarinier.

Les forêts s’étendent désormais de la pointe nord de Vijaya-pura à sa périphérie rurale au sud, et de nombreux animaux récemment menacés d’extinction, tels que les antilopes noires, les léopards, les serpents, ainsi que plusieurs espèces d’oiseaux, y sont désormais présents en grand nombre.

Ethiopie [sommaire]

En Ethiopie, les petits exploitants agricoles apprennent à restaurer la santé des sols grâce à des formations sur les pratiques agricoles durables telles que le lombri-compostage (utilisation de vers de terre pour transformer les déchets organiques en compost riche en nutriments), l’application de chaux sur les sols acides et la lutte intégrée contre les ravageurs. Partout en Ethiopie, la dégradation des sols constitue une menace croissante pour les moyens de subsistance ruraux et la sécurité alimentaire des 85 % de la population qui dépendent de l’agriculture.

Le Programme de renforcement de la résilience des systèmes alimentaires en Ethiopie (FRSP), une initiative soutenue par la Banque mondiale, finance des actions de sensibilisation. A ce jour, le FSRP a touché plus de 1,2 million d’agriculteurs, en proposant des formations sur la gestion intégrée de la fertilité des sols dans les agences agricoles régionales, ainsi qu’un large éventail d’interventions. Les agriculteurs apprennent à lutter contre l’érosion, l’acidification et l’appauvrissement en nutriments qui caractérisent une grande partie des terres arables éthiopiennes. L’adoption de pratiques agricoles durables a permis d’augmenter considérablement les rendements de maïs des agriculteurs individuels, améliorant ainsi la sécurité alimentaire et les finances de leurs familles et contribuant à renforcer la résilience de la communauté dans son ensemble.

Chine [sommaire]

Selon une nouvelle étude, les grands parcs solaires situés dans les zones désertiques de la Chine ne se limitent pas à fournir de l’électricité : ils peuvent également rafraîchir, humidifier et revégétaliser le sol sous les panneaux solaires. Une étude menée au parc photovoltaïque de Gonghe, dans le désert de Talatan, a révélé que le microclimat, les propriétés du sol et la diversité végétale/microbienne s’étaient tous améliorés à proximité des panneaux.

L’ombre projetée par les panneaux réduit le réchauffement et l’évaporation en surface et préserve l’humidité du sol, ce qui favorise la croissance de la végétation. L’ajout d’une gestion active des terres (par exemple, la conservation des sols et de l’eau) pourrait potentiellement restaurer les terres à long terme dans certains déserts, en fonction de leur mise en œuvre, du pâturage, du contrôle de la pollution atmosphérique, des eaux pluviales et de l’entretien, ainsi que de l’attention portée à la non-fragmentation des habitats sensibles.

Source : Nature ; Banque mondiale

Le développement durable au Chili [sommaire]

Photo : Jason HollingerCC BY 2.0, via Wikimedia Commons
Le Chili a soutenu 861 projets communautaires qui ont permis de restaurer plus de 14 000 hectares de forêt indigène depuis 2020.

L’objectif de développement durable n° 15 (ODD 15)1– Vie de la terre – occupe désormais une place centrale au Chili. Bien que le Chili ait connu sa croissance économique grâce à l’exploitation minière, à l’agriculture et à l’exploitation forestière, les impacts environnementaux se sont rapidement fait sentir. Les grands glaciers andins reculent, et les incendies de forêt et l’exploitation forestière dans l’ancienne région de l’Araucanie, qui abrite plus de 40 % des forêts pluviales tempérées du monde, ont amené une pression environnementale croissante.

Grâce à la Stratégie nationale du Chili sur le changement climatique et les ressources végétales (ENCCRV) et au Programme de collaboration des Nations unies sur la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+), le Chili a soutenu 861 projets communautaires qui ont permis de restaurer plus de 14 000 hectares de forêt indigène depuis 2020.

Ces projets de reboisement ont réduit les tensions historiques entre les populations autochtones et le gouvernement chilien. Grâce à la promotion de l’agroforesterie durable et au développement de l’écotourisme, les familles bénéficient d’un accès plus sûr à la nourriture et à l’emploi, et dépendent moins des industries extractives.

1.  ODD 15 : Protéger, restaurer et promouvoir l’utilisation durable des écosystèmes terrestres, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser la dégradation des terres et mettre fin à la perte de biodiversité.

Source : nytimes.com ; wri.org ; borgenproject.org

 

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
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Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

Le droit de lire derrière les barreaux (2e partie)  [sommaire]

Interview de Dave « Mac » Marquis par Jason Francis,

Aux Etats-Unis, environ deux millions de personnes sont incarcérées dans quelque 5 000 prisons aux niveaux fédéral, étatique et local. La population états-unienne représente 4,2 % de la population mondiale, mais les établissements pénitentiaires abritent 20 % de la population carcérale mondiale.

Dans la première partie de cette interview pour Partage international, Dave Marquis signale les problèmes systémiques qui conduisent aux taux élevés d’incarcération aux Etats-Unis, comme le racisme et les lois injustes en matière de peines. Il souligne également les difficultés posées par la censure et les restrictions arbitraires qui compliquent la fourniture de matériel pédagogique aux prisonniers. Dans cette deuxième partie, il parle des lettres écrites par les prisonniers, du pouvoir transformateur des livres et de l’avenir du mouvement pour les livres en prison.

 

Des lettres de l’intérieur

Partage international : Combien de courriers un programme pour les livres en prison reçoit-t-il de la part de prisonniers réclamant des livres ? Pouvez-vous nous parler de leur contenu ?
Dave Marquis : Plus une organisation est active, plus elle reçoit de lettres. Notre capacité à répondre aux besoins des prisonniers est une goutte d’eau dans l’océan. Si un programme reçoit cinquante lettres en un mois et qu’il envoie cinquante colis en retour, ce n’est pas déraisonnable. Si cela se poursuit pendant deux ou trois mois, il pourrait probablement recevoir 75 ou 100 lettres. S’il envoie régulièrement 100 colis, il pourrait recevoir 150 lettres de personnes incarcérées qui ont entendu parler de ces institutions et de leurs capacités à faire entrer des livres. Les lettres sont parfois très courtes et aimables : « Je vous ai écrit il y a trois mois pour vous demander un livre de Steven King. Je n’ai pas eu celui que je voulais. Je voulais voir si je peux l’avoir cette semaine ?  » D’autres fois ils racontent ce qui se passe à l’intérieur, et disent qu’ils n’ont rien à lire. J’ai reçu une fois, quand je travaillais pour le programme d’Asheville, une lettre qui disait : « Envoyez-moi le plus gros livre que vous avez. » C’est tout. Ces mots voulaient simplement dire que cette personne n’avait pas de livre, qu’elle ne savait pas quand elle en recevrait, et qu’elle voulait lire autant que possible. Les prisonniers décrivent leur vie tout en étant conscients que leurs lettres sont probablement lues avant de sortir de la prison. Il se peut donc qu’il y ait un peu de censure de la part de l’établissement. De plus, certains font attention à ne pas trop en dire pour éviter de possibles sanctions. Des lettres parlent systématiquement de l’isolement auquel les personnes sont confrontées, du manque de matériel pédagogique, de l’absence globale d’espoir, mais également de leur reconnaissance pour le matériel que nous leur envoyons. Ce sont les sujets vraiment fréquents de ces lettres. Certains prisonniers écrivent que c’est la première fois en cinq ans qu’ils reçoivent quelque chose de l’extérieur, le premier contact avec l’extérieur en cinq ans qui n’émane pas du tribunal ou de l’Etat. Ça compte.

 

Une échappatoire temporaire

PI. Comment un livre aide-t-il à libérer l’esprit de la vie en prison ?
DM. Nous parlons de cela dans notre livre¹. D. McGowan explique que lorsqu’il était incarcéré, la prison étant un milieu difficile, il a lu beaucoup d’ouvrages non-fictionnels mais également davantage de fictions de différents types qu’il ne le faisait auparavant. La possibilité de lire quelque chose qui permette de s’échapper provisoirement de cet environnement s’avère inestimable.
Beaucoup de prisonniers vivent une période d’éducation importante pendant leur incarcération. Lorenzo Kom’boa Ervin parle de l’utilisation des livres pour aider les gens à apprendre à lire. Recevoir des livres en prison lui a permis de connaître différentes théories politiques comme l’anarchisme. Les livres ont la capacité de vous transporter dans un endroit différent, particulièrement lorsqu’on se trouve dans un environnement conçu pour freiner la créativité et vous écraser de bien des manières. Les livres procurent une porte de sortie, cela sans l’intervention de l’Etat, contrairement à l’utilisation des tablettes dont l’Etat contrôle l’accès. La relation est différente quand vous avez un livre dans votre cellule, parce qu’il vous appartient. Les livres permettent donc ce moment d’évasion passagère.

 

Deux systèmes d’éducation

PI. Vous avez parlé de l’apprentissage de la lecture pour les prisonniers. Quel est le taux d’alphabétisation en prison ?
DM. J’ai vu des chiffres qui indiquent une alphabétisation fonctionnelle autour de 60 %, ce qui signifie qu’ils peuvent lire, mais sans nécessairement comprendre ce qu’ils lisent. Si vous demandez à quelqu’un de lire à voix haute il peut le faire, mais si vous lui demandez de vous expliquer ce qu’il a lu, vous constatez que la compréhension n’y est pas. D’autres personnes ne savent simplement pas du tout lire, ce qui relève du problème plus vaste d’une société où l’éducation est considérée comme un privilège et non comme un droit. De manière disproportionnée, certaines personnes ne bénéficient que d’un système d’éducation médiocre comparé à celui des personnes suffisamment chanceuses pour être nées dans un milieu aisé.

PI. Est-il difficile de poursuivre une éducation formelle en prison, en essayant d’obtenir le General Equivalency Diploma² (GED, diplôme d’équivalence générale) ou d’avoir accès aux cours universitaires ?
DM. Une caractéristique importante du système carcéral américain réside dans le fait qu’il varie selon les institutions. Certaines d’entre elles ont un programme pour le GED, mais des questions se posent quant à l’égalité d’accès pour tous à ce programme, quant à l’existence de listes d’attente et d’éventuelles restrictions pour y accéder. L’éducation supérieure est accessible dans certains établissements où les cours peuvent se dérouler à l’intérieur de la prison, dont l’exemple le plus connu est celui de celui de la Bard Prison initiative dans l’Etat de New York. Cela arrive, mais il faut continuer à se demander combien de personnes ont accès à ces programmes et s’il existe des listes d’attente.

 

Le futur du mouvement pour les livres en prison

PI. Quel futur entrevoyez-vous pour le mouvement ?
DM. Le mouvement se développe. Dans les années 1990 et au début des années 2000, il a bénéficié d’une grande croissance. Mais nous avons conscience que le mouvement est toujours ténu en partie parce que les personnes qui en bénéficient sont incarcérées. Certaines personnes sont destinées à rester cachées aux yeux de la société. Alors il est important de faire connaître le mouvement.
Où va le mouvement à présent ? Je pense qu’il lutte toujours contre la censure de l’intérieur. Cela arrive continuellement. Le réseau de communication entre les groupes est vraiment efficace. Les gens échangent sur quelle institution bannit tel type de matériel et où, sur qui travaille à contourner l’interdiction et sur ce qui a été essayé. La communication au sein du mouvement est bien plus importante aujourd’hui que ces dernières années.
En résumé, les grands défis concernent maintenant le caractère capricieux relatif aux vendeurs approuvés qui fournissent les livres aux prisons. Des personnes qui sont soudainement déclarées comme non approuvées doivent déposer plainte ou prendre d’autres mesures légales afin de retrouver leur statut. La plupart des institutions n’ont même pas de protocole pour la création d’un fournisseur approuvé. Ils n’ont pas de formulaire dédié. Un autre sujet important concerne la tablette qui est principalement utilisée comme prétexte pour bannir l’entrée des livres. Le mouvement est résolument opposé au recours aux tablettes au détriment des livres physiques fournis gratuitement.

 

Des changements nécessaires

PI. Quels changements pensez-vous nécessaires dans les établissements pénitentiaires ?
DM. Tout d’abord, je suis un abolitionniste. Ce n’est pas le cas de tout le monde dans le mouvement. J’attends avec impatience le jour où il n’y aura plus de prisons. Mon objectif n’est pas de rendre le système carcéral plus acceptable, mais d’y mettre fin.

PI. Quels changements sociétaux souhaiteriez-vous voir survenir, particulièrement sur la manière dont la criminalité est gérée ?
DM. La criminalité se résorberait si les gens avaient accès à ce qui pourrait rendre leur vie meilleure, comme un service de santé par exemple, pour qu’ils n’aient plus à s’endetter et qu’ils puissent prendre des congés pour s’occuper de leur corps. L’éradication de la pauvreté éliminerait une grande partie des justifications de l’Etat carcéral. Il faudrait au minimum des salaires permettant de vivre, un système de santé et un accès à une éducation de qualité gratuite. Toutes ces mesures contribueraient à réduire le besoin ou, comme c’est peut-être le cas, le besoin perçu comme tel, de prisons. La population devrait avoir connaissance de ce mouvement social, et je souhaite qu’elle s’investisse dans les mouvements travaillant à mettre fin au système carcéral ou au bénéfice des personnes incarcérées. Comme vous l’avez mentionné, le taux d’incarcération aux Etats-Unis est le plus élevé du monde. Il est nécessaire que la population en devienne plus consciente.

1. Books through Bars: Stories from the Prison Books Movement par Moira Marquis et Dave “Mac” Marquis (The University of Georgia Press, 2024)
2. Le General Equivalency Diploma (GED) est un certificat qui atteste que la connaissance académique d’une personne équivaut à un diplôme de secondaire.

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Divers

Discours de Greta Thunberg de retour d’Israël [sommaire]

La flottille Global Sumud, composée de plus de 40 navires et comptant 500 participants issus de plus de 44 pays, était la première mission humanitaire navale non autorisée à s’approcher à moins de 70 milles marins (130 km) de la côte de Gaza depuis l’imposition du blocus en 2009.
Cette tentative de briser le blocus israélien de la bande de Gaza a été stoppée par les forces navales israéliennes qui ont capturé les militants et les ont détenus.

Greta Thunberg, la militante pour le climat, en faisait partie. La plupart d’entre eux ont désormais été expulsés. Après sa libération, Greta Thunberg s’est exprimée publiquement ce 7 octobre. Voici des extraits de son discours.

Ma présence et celle des volontaires ne doit pas vous détourner de l’essentiel. La flottille mondiale est un acte de solidarité avec les Palestiniens, de solidarité internationale. Ce qu’a fait Israël, ce n’est pas seulement arraisonner illégalement dans les eaux internationales et nous maltraiter en prison, c’est aussi bloquer une mission humanitaire et violer le droit international en empêchant l’aide humanitaire d’entrer à Gaza, où la population est systématiquement affamée par Israël. Il s’agit d’une violation flagrante du droit international humanitaire et du droit maritime.

Je tiens également à souligner que notre emprisonnement par Israël est le résultat direct de l’action de nos gouvernements. Ils ne cessent de parler de l’importance de respecter les droits de l’homme et le droit international, et d’acheminer l’aide à Gaza. Puis, lorsque nous faisons leur travail en essayant de faire exactement cela, de manière totalement pacifique et dans le respect du droit international, ils manquent à assurer notre sécurité.

De telles missions ne devraient pas exister. Elles constituent un dernier recours lorsque tous les autres moyens ont échoué et que les dirigeants au pouvoir ne parviennent pas à prendre les mesures minimales qui s’imposent. Les Etats ont l’obligation légale de mettre fin à leur complicité dans le génocide, ce que la Commission des Nations unies a désormais également confirmé. […] Israël ne bénéficie pas de l’immunité au regard du droit international, même si sa propagande génocidaire pourrait le laisser croire.

[…] Le terrorisme est défini comme un acte délibéré consistant à recourir à la violence pour semer la peur dans une population à des fins de contrôle politique. Est-ce vraiment ce que faisait cette mission humanitaire pacifique qui transportait de la nourriture, des médicaments et du lait maternisé, conformément au droit international ? On peut vraiment se demander qui est le véritable terroriste dans ce cas.

Je maintiens ce que j’ai dit et défendu depuis que je suis devenue militante à l’âge de treize ans. Je continuerai à me battre pour un monde libre, un monde exempt de toute forme d’oppression et de racisme, où nous faisons passer le bien-être humain et planétaire avant le contrôle économique, géopolitique et le profit à court terme d’une minorité. Cela peut sembler naïf, mais je préfère être considérée comme naïve plutôt que de faire des compromis et de ne pas agir face à l’injustice.

J’exhorte tout le monde à se joindre au soulèvement mondial pour la justice, la liberté et l’égalité, et à exercer une réelle pression sur nos gouvernements et nos institutions afin qu’ils remplissent leurs obligations légales de garantir les droits humains pour tous.

La vérité, la morale, le droit international, la justice, l’amour, l’histoire et la solidarité du monde entier, ainsi que le bon sens sont dans notre camp. Les criminels de guerre ont la haine, les mensonges et les armes.

La justice prévaudra. Libérez la Palestine. »

Source : YouTube.com

L’intelligence virtuelle (1re partie) [sommaire]

par Charles Eisenstein,

Quiconque a assisté à un grand concert conviendra que la musique enregistrée ne pourra jamais égaler l’expérience d’un spectacle en direct. Pourtant, la différence essentielle entre les deux n’est pas facile à définir. Il ne s’agit pas seulement de se trouver avec d’autres personnes. Si l’on réunissait mille personnes devant des haut-parleurs géants pour diffuser un album enregistré, cela ne ressemblerait en rien à un concert en direct.

L’élément essentiel et irremplaçable de la musique en direct est que le groupe chante pour le public – pour tel public particulier, à tel moment précis. La musique est alors le vecteur d’une communication unique et personnelle. Certes, il peut arriver que le groupe donne une prestation mécanique, sans se soucier de la réaction du public ; quand cela se produit, le public ressent souvent au moins une pointe de déception. Les musiciens n’étaient pas dans leur meilleur jour, peuvent-ils penser. Mais dans le meilleur des cas, les artistes en direct dialoguent avec le public, répondent à son énergie, et présentent une prestation unique. Tant le groupe que le public se souviennent avec émotion d’un grand concert et ce qui rend un concert exceptionnel, ce n’est pas un système de sonorisation de premier ordre ou la précision technique des musiciens. Remettez l’enregistrement de ce concert à quelqu’un d’autre qui l’écoutera à un endroit et un moment différents, et l’effet ne sera peut-être pas le même. « Il fallait être là », disons-nous.

Il y a à peine un siècle ou deux, toute musique était jouée en direct. On chantait au pub. On donnait la sérénade à une amoureuse. On berçait un bébé. On se réunissait autour du piano après le dîner. Les paysans chantaient dans les champs ; les enfants, dans la cour de récréation. Les opéras, les concerts de musique de chambre, les quatuors vocaux, les chorales d’église ou les orchestres symphoniques – dans chacune de ces circonstances, quelqu’un joue ou chante pour quelqu’un d’autre.

 

La musique virtuelle

Aujourd’hui, de telles expériences sont un plat rare dans le régime musical de la société moderne. Malheureusement, ce régime ne nourrit pas l’être humain. Il engendre même une sorte de confusion, voire un sentiment de trahison. Un million d’années d’expérience nous dit : « Quelqu’un est en train de chanter pour moi» Il doit y avoir un groupe à l’intérieur de la radio… mais non. La chanson a été chantée à un endroit et à un moment totalement déconnectés de moi. Et j’ai l’impression d’avoir été un peu trompé.

Mais n’en déduisez pas que nous ne devrions pas écouter de musique enregistrée. Elle peut divertir, donner de la joie, inspirer, émouvoir, raviver des souvenirs. Elle est certainement préférable à l’absence de musique. Cependant, lorsqu’elle supplante la musique vivante, la vie s’appauvrit encore un peu plus. Elle se vide de sa réalité. Lorsque quelqu’un joue en direct, même s’il ne s’agit que de mon fils qui fait ses gammes, la boucle qui va de la source du son à l’oreille puis à nouveau à la source du son est complète. Il est là, bien réel ! Ce que mon oreille perçoit est vraiment là. Je ne suis pas en train « d’entendre des choses ».

On pourrait qualifier la musique enregistrée de « musique virtuelle ». Elle sonne comme de la musique, mais aucun instrument n’est joué, aucune note n’est chantée. C’est d’autant plus vrai pour la musique produite par un synthétiseur. Non seulement il n’y a pas de mains sur une guitare en ce moment, mais il n’y en a jamais eu.

Ce qui s’applique à la musique s’applique aussi à tout son enregistré. Au moment où j’écris ces lignes, mon attention se porte parfois sur le chant des grillons devant ma fenêtre. Mon oreille les suit, s’en va avec eux dans la nuit. Mon expérience serait-elle la même si j’écoutais des grillons enregistrés ? La différence pourrait être imperceptible à l’oreille humaine, sauf que les grillons ne chantent pas toujours de la même façon : ils accélèrent ou ralentissent en fonction de la température et d’autres variables. Une oreille exercée remarquera des tonalités différentes au début et à la fin de la saison, ou après la pluie. Et les vrais grillons s’arrêtent de chanter lorsqu’une personne ou un animal s’approche. Un auditeur attentif peut apprendre beaucoup de choses sur ce qui se passe à l’extérieur en écoutant les grillons. Cette expérience permet à l’auditeur de s’immerger plus profondément dans le monde, de s’inscrire dans une matrice de connexions. Il peut même « boucler la boucle » en sortant pour trouver le grillon.

Il existe aujourd’hui des enregistrements haute-fidélité des sons de la forêt amazonienne. C’est comme si vous étiez au milieu de la jungle – mais vous n’y êtes pas. Les mots clés ici sont « comme si ». Vos oreilles vous disent que vous y êtes. Écoutez, un jaguar rôde tout près. Mais non, ce n’est pas le cas. Quand j’écoute ce genre d’enregistrements, quelque chose m’empêche de m’immerger totalement – le même instinct, peut-être, qui me fait me méfier des escrocs sur Internet. On sent la présence d’un mensonge.

 

Les images virtuelles

Tout ce qui précède s’applique également aux images. J’ai traité ce sujet en profondeur dans un essai précédent, L’intelligence à l’ère de la reproduction mécanique, un hommage à Walter Benjamin. En regardant YouTube, l’œil nous dit « il y a un chaton là  ». Regarde, il joue avec une balle de ping-pong. Mais il n’y a aucun chaton. C’était bien sûr vrai aussi pour les scènes représentées sur toutes les peintures à l’huile, mais le tableau lui-même restait un objet physique unique. Quoi qu’il en soit, avec les images et vidéos générées par ordinateur, ce que nous voyons à l’écran n’est pas seulement séparé de nous dans l’espace et le temps ; cela n’a simplement jamais existé. L’œil nous dit une chose (un chaton), tandis que la raison nous dit autre chose (pas de chaton).

Grâce aux technologies d’enregistrement audiovisuel et, plus encore, à l’Intelligence artificielle, nous prenons l’habitude de nous distancier de ce que nous voyons et entendons. Or, ce sont précisément ces sens qui établissent notre présence au monde. Rien d’étonnant, alors, à ce que tant de gens se sentent perdus ici-bas.

Celui qui vit dans un environnement saturé de tromperies apprend à ne plus faire confiance à personne. Avec des conséquences politiques et psychologiques désastreuses. Par exemple, nous ne faisons plus confiance aux images montrant des crimes contre l’humanité. Cette méfiance confère à ces crimes un écran protecteur qui leur permet de se dérouler au vu et au su de tous. Spontanément, nous mettons en doute tout ce que nous voyons à l’écran, sachant, au fond de nous, que ce n’est pas réel – dans le sens où il n’y a pas de chaton en train de jouer juste là ; que ce que nous voyons n’est pas en train de se produire en ce moment même – ou, dans le cas d’images générées par ordinateur, ne s’est jamais produit. En d’autres termes, nous nous sommes habitués à ne plus croire ce que l’écran nous raconte.

Cette habitude est née, à l’origine, d’une logique tout à fait compréhensible : la plupart des violences et des drames que nous voyons sur les écrans ne sont effectivement pas réels. Si nous prenions toutes ces fusillades télévisées et ces courses-poursuites pour la réalité, nos nerfs ne le supporteraient pas. Alors nous apprenons à les écarter, à les relativiser – mais, ce faisant, nous écartons aussi des images et des récits qui, parfois, sont bien réels. L’œil et l’oreille ne sont pas capables de distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas. Tout nous apparaît de la même manière. Cette habitude de se méfier des informations transmises par voie numérique rend le public relativement insensible aux événements horribles. Il a pris l’habitude de supposer, inconsciemment, que tout cela ne se produit pas vraiment.

 

Eloignement du réel et perte du lien

L’immersion dans un monde de sons et d’images virtuels induit des sentiments d’aliénation et de solitude. Lorsque nous voyons et entendons des choses qui n’existent pas, il s’ensuit une forme terrible de déconnection de la réalité, qui peut nous amener à nous demander : « Peut-être que je ne suis pas vraiment là non plus ? » Ce n’est généralement pas une pensée consciente, mais un ressenti, une impression d’imposture et d’insignifiance, l’impression de vivre dans une simulation du réel. Et naturellement, on finit par se désintéresser de ce qui, après tout, n’existe pas.

Les sons et les images produits en masse ne sont pas les seuls à contribuer à la déréalisation. La production en masse de biens de consommation les a précédés et préfigurés. Comme le son enregistré, un objet standard ne porte aucune trace visible du travail social qui a permis de le produire. C’est comme s’il venait de nulle part, détaché de son histoire et des facteurs sociaux et écologiques qui interviennent dans sa production. Aucun récit ne l’accompagne, sauf peut-être celui de l’endroit où vous l’avez acheté et du prix qu’il a coûté.

Avant l’ère industrielle, les objets matériels étaient aussi des vecteurs de lien. Soit vous les fabriquiez vous-même à partir de matériaux à votre portée, soit quelqu’un le faisait pour vous, une personne avec laquelle vous étiez lié de bien d’autres manières. Les relations économiques étaient imbriquées dans les relations sociales. La nourriture, les vêtements et tout ce qui a été créé par la main de l’homme circulait dans des réseaux de don et d’échange, ancrant le donneur et le receveur dans un étroit tissu relationnel. Tout tendait à le confirmer : je suis ici, je suis relié au monde, je participe. Vous n’étiez pas juste un consommateur. Vous étiez un fil dans la trame du tissu. Les objets qui surgissent de nulle part, en un seul clic sur Amazon, ne vous relient pas à un être humain, à un lieu ou à une communauté.

 

Une société de la fausseté

Malgré leur réalité matérielle, ils sont porteurs d’une sorte d’irréalité et contribuent à un sentiment omniprésent d’imposture. Ils sont là, mais personne ne les a fabriqués pour moi. Ce sont bien des objets matériels mais ils apparaissent sans que l’on ait conscience d’un processus de production. Je vois un beau motif décoratif sur mon assiette, mais aucun artiste ne l’a peint, en tout cas pas sur cette assiette. L’objet n’a pas d’histoire, pas de lien avec d’autres personnes. Ceci reflète la « perte d’aura » que Walter Benjamin attribuait aux œuvres d’art reproduites mécaniquement, ainsi que les rôles formatés, impersonnels, qu’occupent les individus dans une société standardisée. Leurs occupants semblent ne pas être de vraies personnes, tout comme les objets semblent ne pas être de vrais objets. C’est pourquoi des esprits sensibles comme J. D. Salinger ont été en mesure d’identifier la fausseté comme un trait caractéristique de la société moderne il y a déjà 70 ans, bien avant l’ère des sons et des images générés par ordinateur.

Aujourd’hui, nous avons non seulement des objets, des sons et des images produits par des machines, mais aussi des personnalités produites par des machines. Les échanges avec l’Intelligence artificielle donnent l’impression qu’un être humain nous écrit, nous parle, nous écoute, nous répond, nous comprend, est là, avec nous. Pourtant, derrière les mots, il n’y a personne qui ressente quoi que ce soit. L’apparence et la réalité divergent une fois de plus, et au bout du compte, il ne nous reste qu’une poignée d’électrons. L’intelligence artificielle pénètre désormais les sphères les plus intimes des relations humaines.

Certains se réjouissent du déferlement de thérapeutes, de confidents, d’enseignants, d’amis, voire d’amants artificiels. « Personne  », dit-on, « ne m’a jamais aussi bien compris. » Le problème, c’est que personne ne vous comprend maintenant non plus. L’IA offre une simulation très convaincante de compréhension.

Pourquoi est-ce un problème ? D’abord, comme il n’y a pas de présence subjective distincte dans cette relation, l’interaction peut facilement dériver vers l’illusion, sans ancrage avec la réalité. Bien sûr, deux êtres humains peuvent eux aussi s’égarer dans une illusion commune ; des groupes entiers également, comme les sectes. Mais cela peut aussi s’appliquer à des civilisations entières – la nôtre, par exemple. Mais au moins, un confident ou un amant humain reçoit continuellement des informations provenant de son expérience matérielle et sensorielle, qui peuvent s’immiscer dans les constructions délirantes du mental.

Un être humain éprouve des sentiments qui, parfois, défient la logique et bousculent les certitudes. L’intelligence artificielle, elle, n’apprend pas de cette façon. Elle ne peut pas dire (sincèrement, du moins) : « Je sais que tes idées suicidaires semblent rationnelles, mais j’ai l’intuition que tu ne devrais pas le faire. » Ou encore : « S’il te plaît, ne te fais pas de mal. Je tiens à toi. Je t’aime. Ma vie serait moins belle sans toi. »

Les grands modèles de langage (LLM) [nom technique de l’Intelligence artificielle], répondent à nos requêtes en se fondant sur des statistiques extraites des milliards d’informations qui ont servi à les former. Certes, ces informations proviennent bien d’expériences humaines, mais, dans une conversation avec une IA, il n’y a aucun apport immédiat d’une autre personne que nous-même. Aucun ancrage dans le réel. Rien d’étonnant, dans ces conditions, à ce que tant de gens connaissent aujourd’hui des épisodes psychotiques, des délires de grandeur ou d’autres formes de folie, à mesure qu’ils se perdent dans la chambre d’amplification de l’IA. L’intelligence artificielle amplifie tout ce qui s’échappe du subconscient de l’utilisateur lorsqu’il fait une requête. Les LLM sont conçus pour être amicaux, accommodants et valorisants – une recette parfaite pour une spirale d’auto-illusion qui peut mener à la folie. Bientôt, ils en viennent à dire à l’utilisateur : « Tu t’es préparé pendant de nombreuses vies à devenir le commandant spirituel des armées angéliques dans la guerre contre le Mal. »

Un second problème, plus certain encore, attend celui qui entretient une relation intime avec l’IA. Au début, l’IA semble apaiser la solitude, l’aliénation, l’angoisse de ne pas être vu ni reconnu qui caractérisent la vie moderne. Mais ce n’est qu’une apparence. Tôt ou tard, la trahison devient évidente. Personne ne vous comprend ; on vous dit simplement les mots qu’une personne dirait si elle vous comprenait. Personne ne vous encourage. Personne ne rit de vos plaisanteries. Personne ne ressent cet élan d’admiration que vous et moi ressentons lorsque nous faisons l’éloge de quelqu’un. Et alors, la solitude s’approfondit. Pour ceux qui étaient déjà seuls au départ, la promesse brisée de l’IA peut être dévastatrice.

Ça se passe un peu comme ceci. Supposez que vous vous fassiez un nouvel ami, ou que vous trouviez un.e amoureux.se. Cette personne semble pleine d’empathie. Elle rit avec vous, pleure avec vous. Elle trouve les mots justes. Elle compatit à vos malheurs et se réjouit de vos succès. Mais un jour, vous découvrez que tout cela n’était qu’une comédie. Elle ne ressentait rien.

Elle avait simplement appris à donner l’impression de la compassion en observant ce que disent les autres dans de telles situations. Peut-être même imitait-elle leurs expressions et se forçait-elle à verser des larmes.

De telles personnes existent réellement. On les appelle des psychopathes.

À suivre…

Hommage à Jane Goodall [sommaire]

Jane Goodall, experte de renommée mondiale dans l’étude des chimpanzés, est décédée le 1er octobre 2025 à l’âge de 91 ans alors qu’elle effectuait une tournée de conférences aux Etats-Unis.

Les Nations unies ont déclaré qu’elles déploraient sa perte, car « elle a travaillé sans relâche pour notre planète et tous ses habitants, laissant un héritage extraordinaire à l’humanité et à la nature. »

Elle est née à Londres en 1934 et s’est passionnée pour les animaux après avoir lu des livres tels que l’Histoire du Dr Doolittle et Tarzan.

A l’âge de vingt-cinq ans, elle a rencontré le primatologue Louis Leakey dans la ferme d’un ami au Kenya. L. Leakey a décelé son potentiel et l’a aidée à organiser son premier voyage de recherche dans les jungles de Tanzanie en 1960.

Cette année-là, elle a été la première personne à observer l’utilisation d’un outil par un animal : il s’agissait d’un grand chimpanzé mâle qui creusait une termitière à l’aide d’un bâton. Jusqu’alors, on pensait que seuls les humains étaient suffisamment intelligents pour utiliser un outil. Ses observations ont remis en question de longues années de pensée scientifique conventionnelle et ont eu un impact sur la science de l’évolution.

Après ses expériences sur le terrain, elle est devenue militante : elle a notamment appelé à agir contre le changement climatique face à la destruction généralisée des zones d’habitat.

Elle voyageait constamment pour son travail : en 2022, elle a déclaré au Times qu’elle n’avait pas dormi dans le même lit pendant plus de trois semaines d’affilée depuis 1986.

Dans le compte rendu de lecture (paru dans notre numéro de janvier/février 2022) du livre du livre de Jane Goodall et Douglas Abrams, le Livre de l’espoir : pour un nouveau contrat social, on trouve cette citation d’elle : « Il est important d’agir et de prendre conscience que nous pouvons faire la différence, ce qui encouragera d’autres personnes à agir. Nous nous rendrons alors compte que nous ne sommes pas seuls, et que nos actions cumulées font vraiment une différence encore plus grande. C’est ainsi que nous répandrons la lumière. Et cela, bien sûr, nous rend tous encore plus porteurs d’espoir. »

1. Flammarion, 2021, traduit de l’anglais

Source : bbc.com

La vérité en état de crise [sommaire]

Extraits de l’intervention de Mia Amor Mottley, première ministre de la Barbade, devant la 80e Assemblée générale des Nations unies.

Le 26 septembre 2025

Photo :  Timothy Sullivan, UNCTADCC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons
Mia Mottley, première ministre de la Barbade

« Le XXIe siècle s’est ouvert sur une succession de crises pour lesquelles notre monde n’était pas préparé. Tout d’abord, en 2008, une crise financière ayant entraîné dans son sillage des crises budgétaires dans de nombreux pays. Puis une crise sociale, marquée par une montée des inégalités aux conséquences dévastatrices : dépendance aux drogues et aux médicaments, troubles mentaux, sans-abrisme, et même traite humaine […].

Toutes ces épreuves, mes amis, furent aggravées par la prolifération de fausses informations ayant pour effet de déformer la réalité, de déstabiliser nos sociétés, et d’offrir un terreau fertile à la haine et aux préjugés. Mais plus profonde que toutes ces crises réunies, il en est une, encore plus insidieuse, qui mine aujourd’hui encore nos institutions nationales et internationales – lesquelles avaient su promouvoir l’ordre, la paix et la prospérité.

Cette crise est celle de la vérité.

Car, Excellences, lorsque nous ne partageons plus de vérité commune, nos communautés, nos nations et notre société mondiale perdent leur centre de gravité. Au début, le mal peut sembler discret : les mots se plient et les faits se déforment au service de nos calculs politiques. Mais lentement, inexorablement, nous glissons vers le tribalisme politique, inventons des réalités parallèles, et, bientôt, ne savons même plus nous comprendre ni dialoguer. Ayant perdu notre centre, nous nous méfions de tout et de tous.

Car, sans vérité, la confiance se délite.

Nous le voyons partout : dans les enceintes internationales comme dans les quartiers et communautés de nos propres pays. Entre voisins comme entre gouvernés et gouvernants. La confiance se délite à l’égard de nos recommandations et instructions, de notre ordre social, de nos systèmes de santé, des règles qui gouvernent le monde […].

Quand la vérité et la confiance s’estompent, la justice se fait théâtre, l’information, spectacle, et la science n’est plus qu’une opinion parmi d’autres.

[…] Soyons clairs : aucune paix durable ne peut naître de la violence. Elle ne peut s’enraciner que par la justice et le dialogue.

[…] Avant tout, nous devons nous demander si nous partageons encore les mêmes valeurs que celles qui inspirèrent la Charte des Nations unies. Et si nous sommes incapables de tous nous accorder sur ces valeurs, nous devons au moins savoir qui y adhère, et qui n’y adhère pas.

Notre Charte a été conçue pour promouvoir compassion, égalité, équité ; aussi est-il impératif de préserver un ordre fondé sur des règles. La loi de la jungle ne garantit à aucun d’entre nous de vivre à l’avenir sur une planète habitable. Si nous voulons être protégés par un ordre juste et stable, nous devons, nous-mêmes, en assumer la responsabilité, fournir les ressources nécessaires pour combler les manques et atteindre les résultats que nous désirons. Nous devons retrousser nos manches afin de […] préserver un ordre fondé sur le droit, et consolider la paix. Ensemble, faisons face aux défis du climat, des pandémies, et de l’intelligence artificielle non régulée. […] Construisons enfin un monde meilleur pour nos peuples !

Ici même – et en tout autre lieu – un réel danger nous guette : que nos débats deviennent de simples exercices de façade. Aussi le Conseil de sécurité doit-il être réformé. Il doit refléter le monde multipolaire dans lequel nous vivons : des sièges permanents pour l’Afrique, et un siège tournant pour les petits Etats insulaires, sont essentiels à cette réforme.

Car nos voix comptent : on ne peut pas nous inviter pour des photos de famille et les scrutins dont on a besoin, puis nous exclure des décisions comme si nous étions des enfants.

Nous ne sommes pas des mineurs. Nous sommes des Etats souverains, indépendants, dotés de toutes nos capacités – et nous exigeons d’être traités comme tels. Il n’est pas au-delà de nos forces de bâtir un monde meilleur, plus juste et plus équitable.

Il y a quatre-vingts ans, seuls quelques pays ont endossé cette responsabilité. Mais aujourd’hui, ceux d’entre nous qui furent privés de voix à l’époque doivent répondre prioritairement à cet appel urgent. Ainsi irons-nous toujours plus loin et plus haut – inspirés, exaltés, libres – et ainsi notre monde grandira-t-il en force et en unité. »

Source : https://gadebate:un.org/en/80/barbados

La politique de la haine  [sommaire]

par Graham Peebles,

Les thèmes et les tropes du fascisme – grossiers mais familiers – explosent aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Europe, tandis que les partis d’extrême droite recueillent le soutien de communautés désabusées et marginalisées. Violents et porteurs de division, socialement toxiques et destructeurs pour l’environnement, ils font écho aux mouvements qui ont émergé en Europe entre la Première et la Seconde Guerres mondiales – des forces destructrices qui ont profondément remodelé le paysage politique du continent. Ils constituent une grave menace pour la liberté et la justice, et sont symptomatiques de notre époque fracturée – d’un monde divisé entre ceux qui aspirent au changement et les forces réactionnaires qui s’y opposent violemment.

Au cœur de ces mouvements se trouvent l’autoritarisme, le contrôle centralisé et l’intolérance : c’est la politique de la haine et de la division. La nation et son passé sont glorifiés ; le racisme est encouragé – de manière à la fois ouverte et dissimulée – en nourrissant le dégoût et la peur des immigrants ; les minorités et les personnes LGBTQ+ sont persécutées.

La méthodologie est simple : désinformation chargée d’émotion, érosion des faits et démantèlement systématique d’institutions indépendantes – tribunaux, médias, universités et société civile. Les droits humains sont attaqués, ignorés et bafoués ; le recours à la violence d’État est normalisé – des chemises noires de Mussolini et des chemises brunes d’Hitler au déploiement par Trump de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement, service américain de contrôle de l’immigration et des douanes) et de la Garde nationale.

Au sommet de ces mouvements extrémistes se trouve le culte de la personnalité : le leader est exalté – principalement par lui-même et par ses partisans –, présenté comme le seul et unique sauveur de la nation, un personnage qui se soucie du « peuple », qu’il faut aimer et à qui on doit obéir, mais qui en fin de compte sert les intérêts de l’élite dirigeante et des grandes sociétés.

Le fascisme et l’extrême droite représentent l’obscurité morale et politique ; ils prospèrent dans un contexte de souffrances économiques, de privations sociales et de dégradation des services publics. La colère et la peur collectives s’ensuivent, créant un terrain fertile pour l’exploitation ; « l’Autre » devient le bouc émissaire idéal, la source imaginaire de tous les problèmes.

Comme la observé Hannah Arendt dans les Origines du totalitarisme, les mouvements totalitaires « exploitent la misère et l’instabilité des masses populaires, leur atomisation en individus isolés ; ils font appel aux sentiments de peur, de haine et de vengeance, et promettent un monde simple, unifié et compréhensible ».

 

Tactiques de contrôle

Ce mouvement mondial de division est puissamment incarné aux États-Unis sous la présidence de Donald Trump : l’autoritarisme se normalise, les libertés d’expression, de presse et de réunion sont attaquées, tout comme la liberté dans les établissements d’enseignement et même dans les bibliothèques. Le contrôle de l’information – y compris le « brûlage de livres » – est une tactique fasciste classique (utilisée, par exemple, par les nazis en Allemagne, Franco en Espagne et Mussolini en Italie). Et depuis 2021, environ 4 000 titres traitant de la race, du genre et de la sexualité ont été retirés des écoles et des bibliothèques publiques américaines.

Dans le même temps, le pouvoir judiciaire est soumis à des pressions, les voix dissidentes sont pourchassées devant les tribunaux et les immigrants sont illégalement arrêtés, détenus et, dans de nombreux cas, expulsés par l’ICE. Avec un budget annuel supérieur au total des dépenses militaires de pratiquement tous les autres pays, cette force paramilitaire violente opère en toute impunité.

Partout en Europe et au Royaume-Uni, des tendances similaires se dessinent. Les partis et politiciens d’extrême droite exploitent le nationalisme et alimentent la nostalgie d’un passé imaginaire. La xénophobie et la division sont délibérément attisées, semant la peur parmi les communautés minoritaires, en particulier les demandeurs d’asile et les réfugiés.

Les politiciens de droite au Royaume-Uni ont constamment présenté la migration comme une crise nationale et la cause des maux sociaux. Le gouvernement travailliste, apparemment dépourvu de principes socialistes, a repris une partie de cette rhétorique, bien que sous une forme édulcorée. Le discours anti-immigrés s’est répandu dans le grand public ; le racisme, déguisé en patriotisme, a été légitimé, et le drapeau national – l’Union Jack – a été transformé en arme.

En France, en Italie, en Hongrie, en Pologne et en Allemagne, les partis d’extrême droite, autrefois considérés comme des groupes marginaux aux idées toxiques, sont devenus des forces politiques dominantes. Leur approche est cohérente et prévisible : diaboliser les migrants, bafouer les droits humains, mépriser les minorités et nier la crise environnementale. Ces stratégies de contrôle, de peur et de désinformation forment un modèle transnational, les voix d’extrême droite se coordonnant de plus en plus au-delà des frontières et s’imitant les unes les autres. Un exemple notable est celui d’Elon Musk, dont le soutien public à des personnalités et des partis d’extrême droite en Allemagne, en Hongrie et au Royaume-Uni a amplifié les discours extrémistes et alimenté les troubles politiques.

Le racisme est au cœur de tous les groupes d’extrême droite et fascistes, délibérément utilisé pour alimenter la xénophobie et les divisions sociales. Amplifié par les médias et assimilé par des populations craintives ou frustrées, il devient à la fois acceptable et légitimé, créant ainsi les conditions propices à la discrimination, au harcèlement et à la violence à l’encontre des communautés minoritaires.

 

Progrès contre réaction

L’extrémisme est le signe d’une civilisation en déclin, de l’agonie d’un ordre disloqué et apeuré. Il émerge lorsque les gens sont rongés par la colère et la peur, souvent légitimes, qui naissent de la déchéance sociale et de l’injustice.

Des décennies de néolibéralisme colonial nous ont menés ici : dans un monde où tout est marchandisé, où chaque espace est considéré comme un marché et où priment les intérêts du capital – pas ceux des populations ou de la planète. Dans un ordre aussi creux et réducteur, le bien – la justice sociale, la compassion, la liberté – est bafoué, les divisions encouragées et les conflits attisés. La lutte de notre époque n’est pas un combat simpliste entre la gauche et la droite, mais entre l’évolution et la régression, entre les forces de progrès et celles de la réaction, ou encore entre la lumière et les ténèbres.

Le fascisme et toutes les formes d’extrémisme de droite doivent être dénoncés pour ce qu’ils sont : des manifestations du mal – il suffit de regarder la machine à tuer israélienne. Ils doivent être combattus non seulement politiquement, mais aussi moralement et spirituellement, car cette crise mondiale est avant tout une crise spirituelle, enracinée dans ce que nous sommes, les valeurs que nous défendons et le type de monde dans lequel nous voulons vivre.

L’antidote et la graine d’espoir en cette période de très grande incertitude résident dans l’unité, la justice sociale et la liberté ; dans les manifestations de tolérance face au sectarisme, dans la promotion de la coopération, et dans le développement de la solidarité là où règne la division. Face à ces principes fondés sur la bonté, la haine et la division ne peuvent opposer de résistance.

https://www.counterpunch.org/2025/10/17/the-politics-of-hate

 

Etats-Unis : des millions de personnes rejoignent le mouvement No Kings [sommaire]

Le 18 octobre 2025, unis contre les politiques autoritaires de plus en plus agressives du président Donald Trump, près de sept millions de manifestants, soutenus par 200 organisations partenaires, ont participé à plus de 2 700 événements organisés dans les 50 Etats américains. La police a indiqué que les manifestations s’étaient déroulées dans le calme, conformément à l’intention des organisateurs. La coalition « No Kings » s’engage en faveur de la résistance non violente et a formé des dizaines de milliers de personnes aux techniques de sécurité et de désescalade.

Les chiffres montrent que, depuis les premières manifestations « No Kings » de juin 2025, deux millions d’Américains supplémentaires défendent ouvertement la liberté et la justice, malgré les réactions typiquement provocatrices et les menaces potentielles des républicains et des extrémistes de droite qui qualifient ces rassemblements d’« anti-américains ». L’ambiance était joyeuse, avec des fanfares, des costumes fantaisistes (en particulier des « grenouilles », qui sont devenues un symbole de la résistance) et des pancartes affichant des messages humoristiques. Les manifestants étaient visiblement déterminés à maintenir leur sentiment d’unité.

Ce mouvement exprime son indignation face à toute une série de mesures prises par D. Trump. En particulier : les menaces qui pèsent sur la démocratie, l’Etat de droit et la liberté, les raids de l’ICE contre les immigrants et le déploiement de troupes dans les villes américaines. « Dans une nation fondée sur la révolte contre la tyrannie, l’idée d’envoyer la troupe dans les rues du pays a toujours évoqué le spectre d’une liberté en péril. »

Les inquiétudes concernant les coupes dans les programmes fédéraux, l’accès aux soins de santé, la sécurité sociale et le droit à l’avortement ont également tenu une place importante, tout comme le droit du travail et les réductions d’impôts pour les riches – autant de questions accentuées par la paralysie, une fois de plus, du gouvernement fédéral en raison du conflit entre républicains et démocrates sur le projet de loi de finances.

 

Photo :  Chad Davis.CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
A Minneapolis (E.-U.), des milliers de personnes se sont jointes au mouvement « No Kings »

 

« Nous observons chez les démocrates, une certaine fermeté, a déclaré Ezra Levin, cofondateur d’Indivisible, un groupe organisateur clé, à l’Associated Press. La pire chose que les démocrates pourraient faire actuellement serait de capituler. »

Vêtu d’un costume de l’époque de la guerre d’indépendance et coiffé d’une perruque, Lee Ayres a déclaré à CNN qu’ils « veulent que toute l’Amérique comprenne que la Déclaration d’indépendance signifie « pas de rois. » »

Beth Zasloff, rédactrice et éditrice indépendante, a déclaré avoir rejoint la manifestation à New York parce qu’elle se sentait indignée et bouleversée par « la dérive vers le fascisme et l’autoritarisme du gouvernement » sous l’administration Trump.

Hayley Wingard, qui était déguisée en Statue de la Liberté lors du rassemblement à Ocean Beach (San Francisco), a déclaré n’avoir jamais participé à une manifestation auparavant. Ce n’est que récemment qu’elle a commencé à considérer D. Trump comme un « dictateur ».

A Washington DC, le sénateur Bernie Sanders a salué les millions d’Américains « qui sont descendus dans la rue aujourd’hui, non pas parce qu’ils détestent l’Amérique, mais parce qu’ils l’aiment. Nous sommes ici parce que nous allons faire tout notre possible pour honorer les sacrifices de millions d’hommes et de femmes qui, au cours des 250 dernières années, se sont battus et sont parfois morts pour défendre notre démocratie et nos libertés. »

Les sénateurs démocrates Cory Booker et Adam Schiff ont également participé aux manifestations, et ont posté des vidéos où ils remercient les Américains d’être venus en masse à travers tout le pays. « Voilà à quoi ressemble la démocratie. Merci à tous les Américains d’avoir fait entendre leur voix », a déclaré M. Schiff.

Le sénateur Chris Murphy a partagé des images de l’énorme mobilisation dans son Etat natal, le Connecticut : « A couper le souffle. C’est pourquoi cette journée restera probablement dans les annales comme la plus grande journée de manifestation pacifique des 250 ans d’histoire de notre nation. »

Lorsque CNN a demandé à la Maison Blanche de commenter l’événement, la porte-parole adjointe Abigail Jacson a répondu : « Qui s’en préoccupe ? » De son côté, D. Trump a ignoré le mouvement en publiant une vidéo générée par intelligence artificielle le montrant en pilote de chasse aspergeant les manifestants de boue brune. Ces deux images illustrent parfaitement le bien fondé des revendications des manifestants !

Source : CNN ; BBC ; Financial Times ; The Guardian

 

Citation

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Un étonnant parfum  [sommaire]

Je marche régulièrement avec deux autres personnes près d’un grand étang. Nous parlons souvent des bienfaits de la marche en plein air et nous avons des discussions sur l’actualité, ou sur des événements de notre vie.

Un jour, j’ai proposé à ces deux personnes de s’occuper également de notre âme, car il me paraît évident qu’il existe un lien entre le corps et l’âme, et il y a un équilibre dans nos vies que nous devons trouver.

Je leur ai parlé de la Prière pour le nouvel âge qui nous met en contact avec notre âme, et ainsi augmente notre créativité. Elle nous offre une coupure dans nos préoccupations pendant quelques instants, nous ouvre à la joie divine, elle nous permet de nous rendre compte que notre âme existe véritablement.

Mes compagnes de marche ont accepté que nous la disions ensemble. Nous l’avons dite avec des gestes pour mieux l’assimiler. Un jour, début juin 2025, alors que nous traversions sur un passage qui conduit d’une rive à l’autre, nous avons senti un parfum très agréable de fleurs sur un court périmètre. Nous sommes allées aux alentours pour comprendre d’où venait ce parfum, nous avons senti des fleurs, des feuillages, mais apparemment cela ne venait de nulle part ; de plus il n’y avait pas de vent. Cela s’est reproduit pendant plus d’une semaine, toujours au même endroit.

Nous avons demandé aux personnes qui empruntaient ce passage aux mêmes heures que nous si elles n’avaient rien senti de spécial, mais non, certaines ont même dit que l’eau sentait mauvais […].

Nous avons conclu que ce parfum nous était destiné. Je leur ai suggéré que c’était peut-être le Seigneur Maitreya qui encourageait notre élan joyeux à dire cette prière.

F. M., Perpignan (France)

Pierre de lune et mission lunaire  [sommaire]

Le premier septembre 2025, jour férié aux Etats-Unis pour la fête du Travail, j’assistai à un salon amérindien à Long Island, dans la réserve indienne de Shinnecock. Alors que j’admirai une collection de pierres de lune exposée sur une table devant le stand d’un vendeur, une femme âgée, qui semblait presque antique, vêtue de plusieurs couches de vêtements et d’un châle sur les épaules, s’approcha de moi avec l’excitation d’une enfant et me déclara : « Ce sont des pierres de lune ! » Je lui répondis quelque chose comme : « Oui, elles sont très belles, n’est-ce pas ? » Elle dégageait une énergie très positive et un enthousiasme qui imprégnait l’atmosphère.

Elle s’est mise à parler avec enthousiasme de la première expédition lunaire, qui avait eu lieu le lendemain de son anniversaire, le 19 juillet 1969. Quand elle déclara : « Mon anniversaire est le 19 juillet », cela a résonné très clairement dans mon esprit. Car c’est le jour où Maitreya est descendu dans le monde moderne (en 1977). Cette date me touche chaque année, et j’envoie toujours mes meilleurs vœux à Maitreya à cette occasion. Je lui répondis que même si j’étais très jeune en 1969, je me souvenais avoir vu la mission lunaire à la télévision, et que mon frère aîné avait un modèle réduit de la fusée et démontait les pièces au fur et à mesure que le vaisseau réel passait par les différentes phases. Elle fit ensuite un commentaire sur la tenue que je portai : « Ta tenue est très jolie ! » Je lui répondis : « Merci, je voulais avoir un air de fête. » J’avais eu du mal à choisir que porter ce jour-là, et j’avais changé plusieurs fois de tenue avant de me décider pour celle-ci, sans être encore sûre de l’aimer. Je trouvai intéressant qu’elle prenne la peine de me dire que c’était joli. Cela m’a vrai ment remonté le moral, mais plus que les mots, c’était l’énergie qu’elle dégageait qui me remplissait de la tête aux pieds. Pendant qu’elle commentait ma tenue, je levai les yeux du stand de pierres de lune que nous admirions, nos regards se croisèrent et ses yeux ressemblaient à des pierres de lune.

Nous échangeâmes quelques mots aimables, nous souhaitant une bonne journée et un bon salon, puis nous nous séparâmes. Je me retournai et levai les yeux mais ne la vis nulle part dans l’espace ouvert où elle s’était éloignée, et je ne l’ai plus revue. J’ai ressenti une énergie très positive pendant le reste de la journée, et je pense vraiment que cette femme était Maitreya.

A. S., Long Island, New York (Etats-Unis)

Une rencontre étrange  [sommaire]

En mai 2025, lors d’une exposition photo dans la banlieue Est de Paris, un Noir d’une quarantaine d’années s’arrêta pour l’admirer. Il avait un look hippie. Il resta devant les photos pendant un temps inhabituellement long. Il en toucha certaines. Il s’approcha de moi pour me dire que c’était « la fin de l’hypocrisie ». Il m’a expliqué qu’il voulait dire que les gens n’étaient pas sincères lors qu’ils réclamaient la paix et voulaient partager, car cela ne venait pas du cœur. Il a fait un geste en posant la main sur le cœur. Le temps s’est arrêté. Son regard et son silence étaient intenses, et il parlait très doucement. Je ressentis une énergie dans mes pieds et à l’arrière de ma tête. C’était comme s’il avait béni l’exposition de photos.

Je me suis demandée d’où il pouvait bien venir, car c’était comme s’il venait des caisses du supermarché devant moi, mais il n’avait rien acheté et je ne l’avais pas vu auparavant. Un collègue qui participait à l’exposition de photos m’a affirmé qu’il avait ressenti cette énergie avant même que je lui parle de cette rencontre. Ce qui m’a le plus frappée, c’est l’étrangeté de la situation et de cet homme. Il était vraiment spécial. C’était comme si cela se passait dans une autre dimension temporelle. Je ne pense pas que c’était Jésus ou Maitreya, ni un homme ordinaire. Alors qui était-il ?

M. A., Paris (France)

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

Citation de Jane Goodall [sommaire]

 

« De nos jours, par les temps sombres que nous traversons, si nous perdons l’espoir, nous sommes voués à l’échec. Dans ce monde obscur que nous avons créé, comment pouvons-nous accueillir des enfants qui vivront au contact d’adultes qui ont baissé les bras ? Même si c’est la fin de l’humanité telle que nous la connaissons, battons-nous jusqu’au bout. Faisons savoir aux enfants qu’il y a de l’espoir s’ils s’unissent.

Votre vie a de l’importance et vous êtes sur terre pour une bonne raison. Chaque jour que vous vivez, vous apportez votre contribution à ce monde et vous pouvez choisir la qualité de cette contribution.

Nous dépendons de mère nature pour l’air pur, l’eau, la nourriture, les vêtements, pour tout. Et alors que nous détruisons les écosystèmes l’un après l’autre, que nous aggravons le changement climatique et la perte de biodiversité, il nous faut faire tout ce qui est en notre pouvoir pour rendre ce monde meilleur pour les enfants d’aujourd’hui et ceux qui leur succèderont.

Ne baissez pas les bras. Il y a un avenir pour tous. Faites de votre mieux tant que vous êtes encore sur cette magnifique planète Terre que je contemple depuis l’endroit où je me trouve actuellement. »

Jane Goodall, 1934 – 2025

 

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme
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Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
[Article 25A de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adopté par les Nations unies en décembre 1948]

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