Les droits humains

Partage international no 443juillet 2025

par Le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, juillet 1984

La question des droits humains est au cœur des problèmes de l’humanité actuelle. Autrefois, les structures sociales dominaient la vie individuelle et établissaient un ensemble de relations hiérarchiques où chacun connaissait sa place : la femme obéissait à son mari, l’homme obéissait au seigneur, le seigneur obéissait au roi et accomplissait sa volonté, tandis que le clergé servait d’intermédiaire entre Dieu et les hommes. Ces relations, bien qu’artificielles et imposées, répondaient aux besoins des sociétés d’alors, qui s’efforçaient de trouver leur identité et leur place dans le monde.

Aujourd’hui, tout a changé. A l’exception de quelques régions du monde où les groupes dominants s’accrochent aux vieilles structures, souvent au prix de dissensions et de guerres civiles, les peuples ont fait valoir leur droit à l’autodétermination. Ils ont pris la responsabilité d’instaurer une forme de gouvernement juste, et mis en place différents modes de représentation leur permettant d’exprimer leur volonté. Plus que jamais, ils demandent à participer plus directement aux décisions qui affectent leur vie.

Cette liberté nouvelle est à l’origine d’un certain nombre de tensions qui nécessitent d’être résolues. Partout résonne le cri de ceux qui réclament davantage de liberté, auxquels répondent de manière tout aussi pressante ceux qui souhaitent le maintien des structures existantes dans la loi et l’ordre. Un autre angle d’approche est nécessaire pour harmoniser ces aspirations divergentes. Qu’une telle harmonie puisse être lente et difficile à atteindre, on ne peut que l’accepter. Qu’il soit nécessaire de concilier de nombreux points de vue contradictoires ne fait aucun doute. Cependant, pour faciliter la résolution de ces problèmes, il serait sans doute judicieux d’énoncer quelques principes de base, quelques lignes directrices incontournables.

Tout d’abord, les lois gouvernant la société doivent être équitables et s’appliquer à tout un chacun. Sans cette justice et cette impartialité fondamentales, on ne peut s’attendre à ce que la loi soit respectée par tous. Aujourd’hui, il existe fréquemment « une loi pour les riches et une autre pour les pauvres », ce qui constitue le terreau idéal de tous les conflits sociaux. Il est également indispensable que les lois soient connues, comprises et formulées dans un langage accessible à tous. Trop souvent, des hommes se retrouvent condamnés et jetés en prison pour avoir enfreint des lois depuis longtemps dépassées et connues seulement des spécialistes. Mais l’urgence absolue est d’instaurer une communauté d’intérêts de plus en plus étroite entre l’individu et la société. Ce n’est que de cette façon que la liberté de celui-ci et la stabilité de celle-là pourront être garanties. Comment y parvenir ?

Les Nations unies ont adopté une charte des droits humains, qui, si elle était appliquée, contribuerait dans une large mesure à résoudre les tensions sociales existantes et pourrait servir de base à une société juste et stable. Mais jusqu’à présent, cette Déclaration universelle des droits humains n’est rien d’autre qu’un rêve pour des millions de malheureux dépossédés de leurs droits civiques dans tous les pays du monde. Il faut s’attacher à instaurer sans délai ces droits fondamentaux dans l’ensemble des nations.

Avec l’acceptation du principe de partage, cela devient possible. Les hommes n’auront plus besoin de lutter pour obtenir le droit de travailler, de nourrir leur famille et d’être, dans une certaine mesure, maîtres de leur destin. D’un seul coup, l’adoption du partage mettra fin aux divisions et aux conflits, et guérira notre société malade en extirpant les hommes du bourbier où ils se sont enlisés. Faites donc du partage le but de vos efforts. Montrez que le monde a maintenant besoin, plus que jamais au cours de son histoire, de mettre en application ce principe juste et fondamental, dont seule l’acceptation peut permettre à l’homme de trouver et de manifester sa nature divine.

Auteur : Le Maître –, l’un des membres les plus éminents de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse. Pour diverses raisons, son identité n’est pas révélée. Benjamin Creme était en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dictait ses articles.
Thématiques : Société
Rubrique : Articles du Maître — ()