L’humanité (2)

Partage international no 436décembre 2024

par Aart Jurriaanse

De nombreuses forces négatives séparent les hommes, les groupes et les nations. En contrepartie, une force subjective et mystérieusement attrayante apparaît dans les contacts humains, sous forme d’un idéalisme croissant et de bonne volonté se manifestant de plus en plus aux niveaux individuels, collectifs et internationaux d’origines parfois tout à fait inattendues – mais souvent à l’aide de moyens tout à fait insuffisants.

En conséquence, les premiers résultats sont parfois immatures, comme, par exemple, les Nations unies. De plus, certains gouvernements et idéologies récents sont encore loin de manifester véritablement ces forces ascendantes. Cependant, même si cette tendance peut mener à des débâcles temporaires, des retards, ou des déceptions, il faut simplement la considérer comme une étape préparatoire se développant naturellement et vouée à s’améliorer au fil du temps. L’important est l’esprit sous-jacent qui s’infiltre constamment dans l’humanité, soutenu par l’énergie divine d’Amour-Sagesse que des sources supérieures font systématiquement rayonner au sein de l’humanité. Imprégnée de cette bonne volonté, l’humanité apprend rapidement ses leçons et gagne en expérience, ce qui est de bon augure pour l’avenir.

L’effet de la volonté-de-bien issue de la Hiérarchie se manifeste par l’émergence d’une variété d’idéalismes, qui peuvent même s’avérer contradictoires. Cependant, à condition que leurs objectifs soient inspirés par la bonne volonté et la tolérance, ces idéalismes aboutiront inévitablement à une plus grande coopération, à la sécurité, à la paix et à l’abondance pour tous, au lieu de la terreur, la peur et la famine du passé.

 

Vers la fin des conflits

Le temps viendra où il n’y aura plus de conflits individuels, raciaux et nationaux. Ce temps est sans doute encore bien lointain, mais le seul fait de pouvoir le considérer, le visualiser, le désirer et le planifier nous garantit que c’est possible. Malgré l’attitude négative de bien des pessimistes, il ne fait absolument aucun doute qu’au cours des dernières décennies, l’humanité a déjà fait de grands pas vers des relations humaines et des conditions de vie bien supérieures à toutes celles que le monde a connues jusqu’à présent. Ce nouvel âge déjà commencé va engendrer une humanité bien plus heureuse, en mettant fin aux différences individuelles et nationales et en assurant à tous une vie plus pleine et plus riche.

Certes, de nombreux centres d’intérêts, habitudes et modes de pensée conventionnels, encore enracinés et cristallisés, doivent être détruits avant que les fondations du nouvel âge puissent être établies. C’est pourquoi les affaires mondiales chaotiques ne devraient ni bouleverser, ni déprimer les hommes, car elles ne représentent que la séquence naturelle des événements devant précéder le processus général de reconstruction. Il ne reste plus qu’à favoriser et soutenir la bonne volonté, la coopération et la compréhension aimante entre les individus et les nations, ce qui conduira inévitablement à de meilleures relations humaines et, à terme, à l’Humanité une.

Une grande partie de l’ancienne génération s’adaptera à ce nouvel esprit, mais ceux qui mettront en œuvre les changements majeurs appartiendront à la jeune génération et aux générations à venir. En effet, en raison de leurs conceptions relativement étroites, égoïstes et fossilisées, de nombreuses personnes âgées sont enclines à retarder ce nouveau développement ; elles devront donc renoncer à participer activement au nouveau mouvement afin que ce dernier puisse s’épanouir librement. En dépit des apparences, un éveil spirituel général se manifeste à travers le monde, et les gens se réorientent vers des questions subjectives. Cela est particulièrement vrai pour les jeunes générations qui, sous couvert de désinvolture, recherchent avec ferveur ce qui est plus profond derrière le voile des activités quotidiennes, comme l’attestent leur intérêt pour le bien-être des hommes, leur persévérance dans leur bonne volonté et leur quête de meilleures relations humaines.

Cet idéalisme ambitieux est en grande partie responsable du chaos et de troubles mondiaux évoquant même des conditions temporairement détestables. Cela aboutit jusqu’au sacrifice de vies humaines et de biens matériels, mais conduit aussi à l’effondrement de ces anciennes structures sociales qui, ayant atteint leur objectif, sont à présent redondantes. De cette confusion naîtront bientôt d’autres conditions de vie bien meilleures, et déjà les yeux de l’humanité s’ouvrent sur les nouvelles perspectives de coopération, de partage, de sécurité mutuelle et de paix, que l’on peut attendre d’une humanité unie. L’homme découvre la joie de donner de façon désintéressée et de partager ce que la vie offre si généreusement, au lieu de s’en emparer sans pitié, de voler et de thésauriser ce qui a été si égoïstement acquis, alors même que des millions de personnes sont sans abri et meurent de faim.

Auteur : Aart Jurriaanse, (1907-2002) : auteur sud-africain qui a effectué des compilations des livres d’Alice Bailey. Il est l’auteur de Bridges (Ponts, non traduit) qui est un commentaire de ces enseignements.
Sources : Aart Jurriaanse, Bridges (Ponts), éditions Bridges Publishing, non traduit
Thématiques : sagesse éternelle
Rubrique : Divers ()