décembre 2024 – No 436
SOMMAIRE

- Des Poissons au Verseau par Le Maître –
- Les deux piliers de l’avenir par Le Maître –
- Décembre 2024
- Derrière les mandats d’arrêt de la CPI, une inculpation de la politique américaine par Jeffrey D. Sachs
- Israël-Palestine : la leçon de courage de Jimmy Carter par Moustafa Barghouti
- Jimmy Carter, une vie au service des autres par Elisa Graf
- Benjamin Creme au sujet de Jimmy Carter
- Le service et le disciple
- Un témoignage de première main par Phyllis Creme
- L’histoire oubliée de l’homéopathie aux Etats-Unis – Interview de Jerry Kantor par Jason Francis
- Observations d’ovnis en Inde
- Un ovni au Mexique
- La comète du siècle
- Vision nocturne
- Le rôle des comètes
- Les avancées de la COP16 sur la biodiversité
- Fusion nucléaire à froid : nouvelles avancées
- Les conséquences sur le climat des élections aux Etats-Unis
- L’Inde et la Chine résolvent leur différend au Ladakh
- Les étudiants prêts à se battre pour le climat par Jessica Corbett
- Génocide : ne sombrez pas dans la lassitude
- Le siècle perdu : un documentaire sur l’énergie libre par Douglas Griffin
- Un rappel sur les dangers de la guerre nucléaire par Pauline Welch
- Les Aînés : les armes nucléaires ne sont pas dissuasives
- Revenu universel de base et sauvegarde de l’environnement par Carlos Adrian Perez
- Succès dans la récupération et la restauration de terres autochtones
- L’humanité (2) par Aart Jurriaanse
- Toutes les civilisations ont une fin
- Message n° 114, du 4 décembre 1980 par Maitreya
- L’amour guérit toutes les divisions
- Méditation de transmission de la pleine lune
- Questions-réponses
- BENJAMIN CREME AU SUJET DE L’HOMÉOPATHIE – L’homéopathie est-elle plus efficace sur certaines personnes que sur d’autres ? Si tel est le cas, quels sont les facteurs qui entrent en jeu ? (janv. 87)
- Certaines personnes semblent réagir davantage à l’eau de Tlacote elle-même qu’à ses dérivés en dilutions homéopathiques. Y-a-t-il réellement une différence d’efficacité entre les deux ? (nov. 93)
- La maladie a-t-elle une origine karmique ? (janv. 87)
- L’encéphalomyélite myalgique (EM), syndrome de fatigue chronique (SFC) post-viral, a fait dernièrement l’objet d’articles de presse. De nombreux médecins ne la considèrent pas comme une maladie et il n’existe aucun traitement adéquat. [1] Quelle est l’explication ésotérique du SFC ? [2] Comment soigner ce type de maladie ? (juin 88)
- Pourriez-vous nous parler des vaccins et de leur impact sur le système immunitaire – du pour et du contre, à court et à long terme ? (oct. 87)
- Dans son numéro du 4 janvier 1996, le quotidien londonien Evening Standard a publié un article sur une éventuelle fluoration de l’eau courante distribuée à Londres. Les autorités médicales locales et le gouvernement étudient la question. A ma connaissance, le fluor a un effet préjudiciable important sur le cerveau physique des êtres humains. Cela mis à part, le bon sens voudrait que l’on évite d’ajouter des produits chimiques à tout produit alimentaire. Il serait utile que le Maître de M. Creme clarifie si possible les points suivants : [1] La fluoration a-t-elle des effets importants, bénéfiques ou préjudiciables, sur le véhicule physique dense ? [2] A-t-elle des effets réduisant manifestement la capacité de la contrepartie éthérique du cerveau physique dense de transmettre les énergies et les forces ? [3] De même, de tels effets pourraient-ils porter atteinte à la capacité du véhicule mental de fonctionner par l’intermédiaire du cerveau physique dense ? (avril 96)
- Qu’est-ce qu’un acouphène ? Ce phénomène a-t-il une dimension spirituelle ? (juin 96)
Articles du Maître —
Des Poissons au Verseau – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme, novembre 2012
DANS CE QUE NOUS HERITONS du cycle qui s’achève, beaucoup de choses méritent d’être préservées. Car il ne faut pas oublier que l’ère des Poissons, qui disparaît rapidement dans l’Histoire, nous transmet un legs de grande valeur. On peut bien sûr citer l’individualité, qui restera le fleuron de cet âge, mais elle n’est pas le seul joyau que nous ait offert l’expérience des deux mille ans écoulés.
Un idéalisme nouveau et plus puissant a enrichi le cœur et l’esprit de millions d’êtres, permettant ainsi l’éclosion et le rayonnement des grandes religions du monde, avec leurs enseignements essentiellement nourriciers et civilisateurs. La quête de savoir, les voyages et le commerce ont connu un essor sans précédent, et c’est littéralement un monde nouveau qui a émergé sous les yeux émerveillés des hommes.
Comme il fallait s’y attendre, les simples échanges commerciaux des débuts se sont mués en exploitation et en appropriation avide ; ainsi, comme toujours, des empires se sont formés et ont atteint des sommets de richesse et de puissance. Bien souvent, les conquérants s’estimaient — à tort, mais parfois à juste titre — investis de la mission de civiliser et éclairer les populations ; ils étaient persuadés que les « sauvages » devaient être « sauvés », et que l’or et les épices n’étaient pas la véritable raison de leur présence en ces contrées lointaines. Et souvent, effectivement, ce ne l’était pas.
La soif de savoir et de mettre en application les connaissances acquises apparaît clairement dans l’œuvre de Léonard de Vinci, dont les travaux scientifiques ont été à l’origine de la médecine moderne, et même de l’aéronautique et de l’exploration spatiale. Tout cela, et bien plus encore, nous le devons aux Poissons. S’il est vrai que l’individualité a été l’apport majeur de ce cycle, alors que nous entrons dans le nouvel âge du Verseau le mésusage de cette même individualité est devenu pour l’humanité le plus grand danger, la plus grande menace. Partout dans le monde, des personnages puissants, des gouvernements et institutions tiennent des milliards d’hommes sous leur coupe, faisant d’eux de simples pions livrés aux caprices du marché. Des organisations de toutes sortes — gouvernements, banques, grandes entreprises — ont réduit l’expression de l’individualité de leurs employés à de l’obéissance passive. Ailleurs, ceux qui ne meurent pas de faim en silence triment pour un salaire de misère, tandis que les riches continuent d’amasser d’obscènes fortunes.
Ce système fondé sur la division conduit l’humanité au bord du gouffre et la confronte à un choix historique : ou bien continuer sur cette voie et mettre fin pour toujours à la présence de l’homme sur la planète Terre, ou bien changer radicalement de direction. Déjà, certains signes indiquent que les hommes ont vu le danger et que, dans le monde entier, ils s’éveillent à une aube nouvelle. L’éclatante lumière du Verseau pénètre leur cœur, tandis que de leurs lèvres jaillit un cri de justice et de liberté. C’est cette même justice par le partage qui tirera les hommes de leurs ténèbres, et les conduira vers l’accomplissement de leur destinée. Ainsi en sera-t-il.
Les deux piliers de l’avenir – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme, septembre 2013
DORENAVENT, les hommes de pouvoir et d’argent qui tiennent entre leurs mains les destinées du monde verront leurs plans et stratagèmes confrontés à une résistance croissante. En réponse aux énergies bénéfiques du Verseau, dont l’influence ne cesse de croître, on voit émerger la perspective d’une autre façon de vivre, dont chacun pourra bénéficier pour se développer tout en exprimant ses talents et ses idées pour le plus grand bien de tous.
On voit également se répandre l’idée que l’argent, après tout, n’est pas un dieu qui commanderait vénération et soumission ; qu’il n’est jamais qu’un instrument dont on peut ou non se servir, une commodité qui, devenue un tyran, réduit ses anciens maîtres en esclavage.
Désormais, il apparaîtra de plus en plus clairement que les modèles et méthodes du passé ne fonctionnent plus, si ce n’est pour le profit d’une petite minorité. Un énorme fossé s’est creusé entre riches et pauvres dans toutes les nations, fossé plus accentué que jamais auparavant. Les pauvres de ce monde n’accepteront pas longtemps encore cette séparation sacrilège. Aussi la menace de la révolution se profile-t-elle à nouveau dans de nombreux pays. De notre point de vue, bien que compréhensible, un tel dénouement ne serait pas de bon augure pour l’humanité, et ne ferait qu’aggraver sa détresse.
La voie que nous préconisons est celle de l’évolution pacifique, et nous la recommandons à ceux qui pourraient compromettre davantage la sécurité du monde. Notre méthode est simple et facile à mettre en œuvre : le principe du partage est la réponse bénie aux maux des hommes. En un rien de temps, ce monde sera transformé par le juste partage de ses ressources. Bien d’autres voies ont été explorées, toujours en vain. N’est-il pas surprenant que le partage n’ait jamais eu sa place dans les projets des hommes ?
En ce moment, Maitreya parle chaque jour de la nécessité du partage et de la justice, piliers jumeaux sur lesquels reposera la nouvelle société de paix et de réconciliation. Empruntez donc d’un pas ferme ce sentier tout simple, et emplissez de joie le cœur de tous.
Editorial
Ce mois-ci dans Partage international
Décembre 2024 – [sommaire]
De nombreux lecteurs seront probablement soulagés de tourner la page de l’année 2024. Pourtant, elle nous a appris tant de leçons qu’il faut du temps pour y réfléchir, accepter les nouvelles réalités et leurs implications pour notre avenir.
Les deux articles du Maître de Benjamin Creme (BC) fournissent une perspective éclairante sur nos circonstances actuelles. En 2012, dans son article « Des Poissons au Verseau », il apportait l’espoir et l’encouragement dont nous avons tant besoin. Décrivant l’état d’esprit de l’humanité, il offre l’assurance suivante : « L’éclatante lumière du Verseau pénètre leur cœur, tandis que de leurs lèvres jaillit un cri de justice et de liberté. C’est cette même justice par le partage qui tirera les hommes de leurs ténèbres, et les conduira vers l’accomplissement de leur destinée. Ainsi en sera-t-il. »
Et dans l’article « Les deux piliers de l’avenir » (septembre 2013), il décrit la lutte permanente entre les ultra-privilégiés et le reste du monde, soulignant qu’un contre-mouvement s’est mis en place et qu’il prend de l’ampleur : « Dorénavant, les hommes de pouvoir et d’argent qui tiennent entre leurs mains les destinées du monde verront leurs plans et stratagèmes confrontés à une résistance croissante. »
C’est donc de bon augure pour l’humanité, malgré la profondeur du fossé qui existe entre les factions et le niveau de ressentiment dans le monde d’aujourd’hui. Il explique : « Notre méthode est simple et facile à mettre en œuvre : le principe du partage est la réponse bénie aux maux des hommes. En un rien de temps, ce monde sera transformé par le juste partage de ses ressources. »
Jeffrey Sachs, réagit à l’annonce d’un jugement historique : « Le mandat d’arrêt de la CPI à l’encontre de B. Netanyahou est aussi une mise en accusation de la politique et de la complicité des Etats-Unis. » Il s’agit certainement de l’une des décisions juridiques les plus importantes du XXIe siècle, car elle expose la vérité crue qui se cache derrière des décennies de manipulation politique et militaire. Le professeur Sachs commente : « En fin de compte, c’est l’histoire de la façon dont le lobby israélien a sapé l’Amérique, dévasté le Moyen-Orient et mis en branle une série de crimes contre l’humanité. » Célébrons la justice et la vérité qui, une fois reconnues, peuvent conduire à la paix pour tous. J. Sachs évoque également des solutions : « La solution évidente à la crise israélo-palestinienne repose sur la mise en œuvre d’une solution à deux Etats et la démilitarisation des groupes militants au cours de ce processus. »
Dans ce numéro, nous honorons Jimmy Carter dans deux articles. Comme l’écrit Elisa Graf : « […] Les dirigeants dont nous avons besoin en ce moment sont ceux qui s’alignent sur les priorités de Maitreya, qui reconnaissent les graves problèmes auxquels l’humanité est confrontée et qui voient le service qu’ils peuvent rendre au monde grâce à leur fonction – ceux qui peuvent nous unir et non pas nous diviser. » Nous devons beaucoup aux jeunes pour les efforts qu’ils déploient en vue de sauver notre planète. La rubrique « Sauver notre planète » en est témoin. Imaginez la civilisation que nous aurions si nous disposions d’une énergie gratuite et illimitée qui ne puisse pas être revendiquée, privatisée et transformée en une entreprise lucrative pour les plus riches ! Douglas Griffin présente le travail du Dr Steven Greer et l’« énergie libre ».
L’article Repenser la sauvegarde de l’environnement après la COP 16, de Carlos Adrian Perez, est une voix bienvenue d’Amérique latine qui met en avant les idées de Maitreya, en liant le changement climatique, l’inégalité, et l’injustice.
Nous n’oublions pas Gaza, ses souffrances et ses enfants, ni les dangers des armes nucléaires et nous célébrons le prix Nobel de la paix 2024 décerné à Nihon Hidankyo, une organisation japonaise dont le travail a donné naissance au « tabou nucléaire ».
Si les idées et les principes que nous présentons et répétons – ils sont véritablement nos mantrams obstinés – pouvaient être pris à cœur et mis en pratique, quel monde nouveau, beau et sain nous pourrions créer ! Combien de temps faudra-t-il au monde pour s’éveiller au besoin évident de partage, de justice et de relations humaines justes ? Pour citer Maitreya, ce qui est certain, c’est que « tout ira bien ». Au final, Maitreya sera connu de tous – enfin – une fois que nous aurons effectué les changements nécessaires et commencé à mettre en œuvre ses priorités, en les considérant comme nos priorités pour un monde qui aime la vérité, aime la paix et se considère comme Un.
Pour citer un de ses messages, « mon enseignement est le suivant : apprenez à partager, à prendre la main de votre frère, et à vous reconnaître en lui. Enseignez cette vérité simple, et vous enseignerez la loi de Dieu. » (Message n° 91, 12 décembre 1979)
Supposons que nous y parvenions.
Partage international souhaite à ses lecteurs toutes ces bénédictions et bien plus encore. N’oubliez pas que Maitreya donnera une bénédiction à 15 heures le jour de Noël, où que vous soyez.
Point de vue
Derrière les mandats d’arrêt de la CPI, une inculpation de la politique américaine – [sommaire]
C’est maintenant officiel. Le plus proche allié de l’Amérique, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, ovationné plus de cinquante fois au Congrès il y a seulement quelques mois, a été inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. L’Amérique doit en prendre acte : le gouvernement des Etats-Unis est complice des crimes de guerre de B. Netanyahou et a participé pleinement à sa violente fureur au Moyen-Orient.
Depuis trente ans, le lobby israélien incite les Etats-Unis à des guerres destinées à empêcher l’émergence d’un Etat palestinien. B. Netanyahou, arrivé initialement au pouvoir en 1996, et premier ministre pendant 17 ans cumulés, est le principal meneur des guerres soutenues par les Etats-Unis au Moyen-Orient. La conséquence est un désastre pour les Etats-Unis et une catastrophe sanglante non seulement pour le peuple palestinien mais aussi pour tout le Moyen-Orient.
Le but de ces guerres n’a jamais été de défendre Israël mais de renverser les gouvernements qui s’opposent à l’oppression du peuple palestinien. Israël refuse farouchement la solution à deux Etats demandée par la loi internationale, l’Initiative de paix arabe, le G20, les Brics, l’Organisation de la coopération islamique et l’assemblée générale des Nations unies. L’intransigeance d’Israël ainsi que sa brutale répression du peuple palestinien, ont donné naissance à plusieurs mouvements de résistance militants, soutenus par plusieurs pays de la région.
La solution évidente à la crise israélo-palestinienne repose sur une solution à deux Etats et la démilitarisation des groupes militants au cours de ce processus. L’approche d’Israël, surtout sous le ministère de B. Netanyahou, consiste t-elle, à renverser les gouvernements étrangers qui s’opposent à la domination israélienne en Palestine, et à redessiner la carte d’un « nouveau Moyen-Orient » sans Etat palestinien, prônant une guerre sans fin plutôt que la paix.
Ce qui est choquant, c’est que Washington a mis le budget militaire et fédéral des Etats-Unis entre les mains de B. Netanyahou pour ses guerres désastreuses. L’histoire de la prise de contrôle totale de Washington par le lobby israélien est exposée dans le nouveau livre remarquable d’Ilan Pappe : Faire avancer la cause sioniste des deux côtés de l’Atlantique1.
Se défendre du lobby israélien
B. Netanyahou a constamment répété aux Américains qu’ils bénéficieraient de sa politique. Celle-ci s’avère en fait être un désastre absolu, saignant les Etats-Unis avec des dépenses s’élevant à des milliards de dollars, sapant leur statut dans le monde, les rendant complices de politiques génocidaires et rapprochant un peu plus le monde d’une troisième guerre mondiale.
Si D. Trump veut rendre sa grandeur2 à l’Amérique, la première chose qu’il devrait faire serait de lui rendre sa souveraineté en mettant fin à son asservissement au lobby israélien, lequel ne contrôle pas seulement les votes au Congrès mais place des partenaires fervents à des postes clés de la sécurité nationale. […]
En 1995, B. Netanyahou a exposé son plan d’action dans un livre, Fighting Terrorism (Combattre le terrorisme, non traduit). Pour contrôler les terroristes, expliquait-il (sa façon de désigner les groupes militants luttant contre l’action illégale d’Israël envers les Palestiniens), il n’est pas suffisant de les combattre mais il faut plutôt combattre les régimes qui les soutiennent. Et les Etats-Unis doivent être les leaders de cette bataille. « La cessation du terrorisme doit être une exigence sans équivoque, accompagnée de sanctions et sans contrepartie. Comme pour toutes les actions internationales, l’application rigoureuse des sanctions aux Etats terroristes doit être menée par les Etats-Unis […]. »
Comme B. Netanyahou l’a déclaré au peuple américain en 2001 (déclaration publiée en préface de la nouvelle édition de Fighting Terrorism) : « Le premier et le plus crucial des points à comprendre est qu’il n’y a pas de terrorisme international sans le soutien d’Etats souverains. Il est impossible de maintenir le terrorisme international dans la durée sans l’aide de régimes complices […]. Enlevez le soutien de ces Etats, et l’échafaudage complet du terrorisme international s’écroule. Le réseau terroriste international est ainsi basé sur des régimes comme ceux de l’Iran, l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan taliban, l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat et plusieurs autres régimes arabes comme celui du Soudan. »
L’influence des néo-conservateurs américains
Ce discours constituait une douce mélodie pour les néo-conservateurs de Washington, qui souscrivaient également aux opérations de renversement de régimes menées par les Etats-Unis (à travers des guerres, des actes de subversion secrète, des révolutions de couleur portant la main américaine, des coups d’Etats violents, etc.), et considérées comme le moyen principal pour lutter contre ceux qui étaient perçus comme des adversaires.
Après le 11 Septembre, les néo-conservateurs du gouvernement de G.W. Bush (menés par D. Cheney et D. Rumsfeld) et les partisans du lobby israélien (menés par MM. Wolfowitz et Feith) ont formé une équipe pour refaçonner le Moyen-Orient au moyen d’une série de guerres orchestrées par les Etats-Unis contre les cibles de M. Netanyahou (Liban, Iran, Irak, Syrie) et l’Afrique de l’Est islamique (Libye, Somalie et Soudan). Le rôle du lobby israélien pour fomenter ces guerres est décrit en détail dans le nouveau livre de M. Pappe.
Le plan de guerre de l’alliance existant entre le lobby israélien et les néo-conservateurs fut présenté au général Wesley Clark lors d’une visite au Pentagone peu après le 11 Septembre. Un officier prit un papier sur son bureau et déclara au général Clark : « Je viens de recevoir ce mémo du ministre de la Défense. Il indique que nous allons attaquer et détruire les gouvernements de sept pays en cinq ans. Nous commencerons avec l’Irak et nous passerons à la Syrie, au Liban, en Somalie, au Soudan et en Iran. »
En 2002, B. Netanyahou présenta la guerre avec l’Irak au peuple américain et au Congrès avec une promesse : « Si vous éliminez Saddam [Hussein] et son régime, je vous garantis que cela aura d’énormes répercussions positives dans la région […] Les gens juste à côté, en Iran, les jeunes et beaucoup d’autres diront que le temps de ce genre de régimes et de ce genre de despote est terminé. »
Dans un nouveau livre remarquable, Deadly Betrayal (Trahison mortelle, non traduit, 2024), le commandant de la marine à la retraite Dennis Fritz, témoigne du rôle prépondérant joué par M. Netanyahou dans la guerre en Irak. Lorsque D. Fritz fut envoyé en Irak au début 2002, il demanda à des hauts responsables militaires pourquoi les Etats-Unis se déployaient en Irak. N’obtenant pas de réponse claire, il démissionna plutôt que de mener des soldats dans une bataille qu’il ne pouvait ni expliquer ni justifier. En 2005, Dennis Fritz, redevenu civil, fut invité au Pentagone pour assister le sous-secrétaire Douglas Feith à déclassifier des documents sur la guerre dans le but d’écrire un livre. Au cours du processus, D. Fritz découvrit que la guerre en Irak avait été instiguée par B. Netanyahou en coordination étroite avec P. Wolfowitz et D. Feith. Il apprit que l’objectif supposé de la guerre, la recherche des armes de destruction massives de Saddam Hussein, était une cynique manipulation de relation publique imaginée par Abram Shulsky, à la solde du lobby israélien, pour gagner l’adhésion des Américains à la guerre.
L’Irak devait être la première des sept guerres en cinq ans, mais comme D. Fritz l’explique, les guerres suivantes ont été retardées par l’insurrection anti-américaine des Irakiens. Au final, les Etats-Unis sont partis en guerre ou ont soutenu des guerres contre l’Irak, la Syrie, la Somalie, le Soudan et le Liban. Autrement dit, les Etats-Unis ont mené à bien le plan de B. Netanyahou, sauf en ce qui concerne l’Iran. A ce jour, véritablement à cette heure-même, B. Netanyahou instigue une guerre entre les Etats-Unis et l’Iran. Ce plan pourrait aboutir à une troisième guerre mondiale, soit en raison d’une réussite de l’Iran à obtenir l’arme atomique, soit par le soutien de la Russie à l’Iran, son allié.
L’alliance du lobby israélien et des néo-conservateurs est à l’origine des plus grandes calamités mondiales du XXIe siècle. Tous les pays attaqués par les Etats-Unis ou ses substituts, Irak, Liban, Libye, Somalie, Soudan et Syrie sont en ruines, et tandis que le génocide de B. Netanyahou à Gaza se poursuit activement, les Etats-Unis se sont à nouveau opposés cette semaine à la volonté unanime du monde (en dehors d’Israël), opposant leur veto à une résolution de cessez-le-feu du Conseil de sécurité de l’Onu, pourtant soutenue par les 14 autres membres.
Le problème que doit affronter l’administration Trump ne consiste pas à défendre Israël contre ses voisins, qui appellent constamment et presque quotidiennement à une paix basée sur la solution à deux Etats. Le problème véritable consiste à défendre les Etats-Unis contre le lobby israélien.
1 – Lobbying for zionism on both sides of the Atlantic, Ilan Pappe, non traduit, 2024.
2 – Référence au slogan de campagne « Make America great again ».
Source : commondreams.org
Compte rendu de lecture
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).Le service et le disciple – [sommaire]
Le moment est venu, plus que jamais, d’agir en accord avec vos idéaux déclarés, et de rendre manifeste la vision sertie dans votre cœur. Sachez que vous n’êtes pas seul ; que des millions d’autres embrassent les mêmes idéaux. Formez une chaîne avec tous ceux qui aspirent à se rendre utiles et tissez un filet de lumière qui couvrira le monde. Rappelez-vous que vous êtes dans le monde pour servir, et que ce n’est qu’ainsi que vous pourrez grandir. Rappelez-vous que vous êtes responsables du bien-être de vos frères, et qu’il vous appartient de veiller à ce qu’ils ne manquent de rien. Proposez-vous, comme jamais auparavant, comme canaux à travers lesquels nous puissions travailler, et comme transformateurs de ces énergies colossales qui bientôt s’écouleront à travers vous.
Ainsi pourrez-vous apposer sur cette vie le sceau du service et, le moment venu, rejoindre les rangs de ceux qui vous ont précédés sur le sentier. [Une grande opportunité (Maître –)]
Jamais, dans l’histoire de ce monde, l’homme n’a eu autant besoin de ceux qui aiment leurs frères, qui les aiment et souhaitent, avant tout, les servir. Croyez-moi, la flamme du service et de l’amour brûle aujourd’hui avec éclat dans de nombreux cœurs. Pour cette seule raison, je peux dire en toute confiance que ma mission triomphera. [Message n° 122 (Maitreya)]
Le service est le levier du sentier de l’évolution. Par le service, nous apprenons à nous identifier à ce que nous servons et, ainsi, un changement se produit dans notre centre de focalisation. Il passe du personnel à l’impersonnel, de l’égoïsme à l’altruisme. Ce faisant, nous nous identifions de plus en plus avec de plus en plus de choses. Le sentier passe par le service. C’est pourquoi il fut institué par le Christ en Palestine, comme levier du processus d’évolution, parce que, lorsque nous commençons à servir, nous nous décentralisons de plus en plus, nous nous identifions avec de plus en plus de choses, jusqu’au moment où nous finissons par nous identifier à tout ce qui est. Et quand nous parvenons à nous identifier à tout ce qui est, nous sommes tout ce qui est. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]
Mes frères, pourquoi attendre ma manifestation ? Pourquoi rester inactifs alors que le monde gémit, alors que des hommes, des femmes et des enfants meurent misérablement, rejetés par leurs frères ? Il n’y a pas de plus grande aspiration que le désir de servir. Que votre acte de service consiste à sauver ceux qui meurent de faim dans le monde, et contribuez ainsi à mon plan. [Message n° 31 (Maitreya)]
Cultivez un rythme sage qui permettra à votre service de se développer naturellement. Gardez-vous de servir par à-coups car cela vous ferait perdre tout votre élan. Souvenez-vous que vous êtes ici pour servir le Plan. Ceci, sachez-le, est la volonté de votre âme. Lorsque vous entrez en contact avec elle, vos expériences commencent à avoir un but précis. L’âme n’a ni préférence ni désir ; elle ne s’intéresse qu’à ce qui est en accord avec son objectif : servir au maximum le Plan d’évolution. […] Servir et grandir, telle doit être la note clé de votre vie. [L’appel au service (Maître –)]
L’impulsion de servir peut s’exprimer à l’intérieur des structures les moins propices. En fait, cette impulsion est d’autant plus nécessaire que les structures elles-mêmes ne sont pas spirituelles. Les structures actuelles sont profondément non spirituelles, ce qui rend le besoin de service d’autant plus pressant. Même durant l’ère du Verseau, lorsque la situation aura considérablement changé, que l’harmonie et la paix prévaudront largement à travers le monde, le service sera toujours nécessaire. Le service est le ressort moteur de la vie. Si le service est l’impulsion de Dieu, qui s’implique lui-même dans tout ce qu’il crée, alors sa création a besoin de servir. Il ne peut en être autrement, parce que l’impulsion de l’Etre est le service. Il n’existe aucun niveau dans tout le cosmos où le service ne soit pas le but de la vie. Le haut sert toujours le bas. Le Christ lavant les pieds de ses disciples en est le symbole. Le plus évolué spirituellement sert celui qui l’est moins, parce qu’il en a la capacité. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
Mes Frères et moi-même considérons l’ère qui commence comme une opportunité de service. Nous aussi, mes amis, grandissons par la manifestation de cet attribut divin. Rien ne provient de Dieu si ce n’est pour servir, mes frères. Sachez-le, et croyez qu’il en est ainsi. C’est en servant l’homme que l’homme parviendra à Dieu. Il en a toujours été ainsi. Faites vœu de consacrer votre vie au service et connaissez la félicité de l’Amour de Dieu. [Message n° 75 (Maitreya)]
Nombreuses sont les voies qui mènent à Dieu, mais la plus rapide et la plus sûre est la voie du Service. Aucune autre n’incarne aussi pleinement la nature divine. Engagez-vous sur ce sentier et accomplissez la volonté de votre âme. Suivez les injonctions de votre cœur et éveillez-vous aux besoins du monde. Sachez qu’en adoptant la voie du Service, vous acceptez votre place au sein du Plan et vous vous engagez d’un pas assuré sur le sentier qui mène à Dieu. [La victoire est assurée (Maître –)]
La méditation de transmission est la fusion de deux yogas : le laya yoga, ou yoga des énergies, et le karma yoga, ou yoga du service. Elle est précisément la combinaison de ces deux puissants facteurs d’évolution. Rien ne pousse plus rapidement un homme ou une femme le long du sentier que d’être engagé intensément dans quelque forme de service : tel est le karma yoga, le premier levier du processus évolutif. Le second levier, d’importance égale, est la méditation. Elle conduit l’individu à entrer en contact avec son âme, puis avec le Royaume des âmes. La combinaison du service et de la méditation constitue la méthode la plus efficace pour nous propulser le long du chemin de l’évolution et nous faire parcourir rapidement le sentier du discipulat, de l’initiation, au terme duquel se trouve la Maîtrise.
Les Maîtres appellent leur travail le Grand Service. Ils ne sont ici que pour servir. Ils en ont fait leur but, leur raison d’être, parce qu’ils savent que rien n’est plus important que le service, dans l’ensemble de l’univers manifesté. [La méditation de transmission (B. Creme)]

Servir, c’est vous mettre au travail et faire chaque jour ce qui doit être fait, selon un rythme que vous pourrez soutenir et qui mobilisera votre énergie, votre force et votre concentration, sans vous conduire à l’épuisement. C’est cela, trouver le bon rythme : donner le maximum de vous-même tout en conservant votre énergie.
Pour trouver un rythme raisonnable, vous devez identifier les priorités, et apprendre à choisir, même entre des priorités majeures. Personne ne peut tout faire. Vous devez choisir ce qui est le plus utile pour le Plan et la tâche à accomplir, et la réaliser en priorité. En même temps, vous devez assumer vos responsabilités dans la vie. Ce n’est pas en parlant aux médias ou en participant à des méditations de transmission que l’on prend une initiation. C’est dans la vie, et dans la vie seulement, que nous passons par tout ce qui fait évoluer notre caractère, purifie nos motivations et nos véhicules, et nous permet de prendre l’initiation. Nous sommes responsables des devoirs quotidiens liés à notre famille ou à notre vie professionnelle, etc. Nous devons nous en acquitter le mieux possible. Dans le même temps, nous avons le devoir de servir. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
Servir ne serait-ce qu’une seule personne, c’est servir le Seigneur lui-même. Dans le service, vous ne serez jamais perdus. Vous trouverez le chemin qui mène droit à la liberté et au salut. [Les lois de la vie (Maitreya)]
Maitreya a déclaré que chacun est important, que nul n’est trop jeune ou trop faible pour servir. En conséquence, il n’est qu’un seul sentier qui vaille – le sentier qui, par le service, mène à Dieu. Dans l’ère qui vient, nombreux sont ceux qui le considéreront comme le chemin le plus court menant à la Source et comme le but de leur incarnation.
Maitreya attend l’engagement de tous ceux qui veulent transformer le monde, car « les choses ne se font pas toutes seules, l’homme doit agir pour accomplir sa volonté ». Libérés de la menace et du fardeau de la guerre, ceux qui souhaitent servir le monde doivent maintenant entrer dans l’arène et livrer bataille contre l’injustice, la pauvreté et la souffrance. [Le moment de servir (Maître –)]
La grande illusion de notre vie personnelle est de nous croire le centre de l’univers. Chacun d’entre nous se considère comme un être des plus importants, digne du plus grand intérêt.
Rien n’est plus efficace que le service pour nous détourner de notre égocentrisme. Rien ne contribue autant à l’élargissement de notre perspective et à notre croissance spirituelle. Lorsque nous servons, nous nous identifions de plus en plus à « l’autre », à ce que nous servons, et notre attention se détourne progressivement de notre petit moi séparé. Nous acquérons une vision plus large, plus inclusive du monde, et entrons ainsi plus correctement en relation avec le Tout dont nous faisons partie. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]
De tous côtés, des hommes se regroupent pour donner corps au renouveau. Inspirés par l’amour et le sens des nécessités, ils entrevoient un monde plus simple et plus sain. Ils voient que du déséquilibre et des tensions actuelles peuvent naître justice et harmonie. Ils savent qu’ils sont divins et capables, pour changer le monde, d’accomplir des miracles. Ils perçoivent les besoins du monde et se consacrent au service. En tous lieux, ils sont les représentants du Bien. [La victoire est assurée (Maître –)
Tous sont utiles, chacun d’entre eux. Personne n’est trop petit ni trop jeune pour prendre part à ce grand Plan de réhabilitation et de sauvetage de notre monde. Engagez-vous résolument dans cette voie, et je puis vous assurer que je ne manquerai pas de vous dispenser mon aide.
Comment débuter ? Commencez par vous consacrer vous-mêmes, tout ce que vous êtes et avez été, au service du monde, au service de vos frères et sœurs, où qu’ils se trouvent. Assurez-vous que pas un jour ne s’achève sans que vous n’ayez accompli un acte de service véritable, et soyez assurés que mon aide sera vôtre.
Ce sentier, celui du service, est l’unique chemin pour des hommes dignes de ce nom, car c’est le chemin qui les conduit à Dieu. [Message n° 13 (Maitreya)]
Le progrès évolutif a, jusqu’à présent, eu pour effet de former l’individualité. Celle-ci doit être réalisée avant d’être dépassée. L’individu puissant, hautement intégré et égocentrique, doit finalement céder la place au serviteur du monde. Le concept de groupe constitue l’essence de la conscience du Verseau. Les énergies du Verseau, qui affluent dans l’humanité avec une intensité croissante à mesure que les années passent, créeront inévitablement les conditions favorables à la conscience de groupe. […]
La clé de ce changement de conscience est l’amour et, à travers lui, le service. Lorsque l’on sert, on se décentre jusqu’à s’identifier totalement à ce que l’on sert – d’abord l’humanité, puis l’ensemble de la création [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]
Mon objectif est d’étendre mon filet aux confins de l’horizon, d’attirer à moi tous ceux en qui ma lumière brille, afin qu’à travers eux je puisse travailler. Vous pouvez intégrer ce groupe, mes amis, car j’ai besoin de tous ceux qui partagent avec moi le désir de servir le monde. Prenez en charge la tâche de secourir et partagez ainsi mon fardeau. Partagez avec moi, mes amis, ce noble travail qui n’est rien de moins que la transformation du monde. [Message n° 70 (Maitreya)]
De nos correspondants
Jimmy Carter, une vie au service des autres – [sommaire]
En ces périodes d’incertitude et de bouleversements politiques, de nombreuses personnes se tournent vers leurs dirigeants – ces hommes et femmes d’Etat courageux qui défendent les droits de l’homme et la paix dans le monde, plutôt que de trahir leurs principes au profit de la cupidité des entreprises ou pour détenir un pouvoir autoritaire.
En bref, les dirigeants dont nous avons besoin en ce moment sont ceux qui s’alignent sur les priorités de Maitreya, qui reconnaissent les graves problèmes auxquels l’humanité est confrontée et qui voient le service qu’ils peuvent rendre au monde grâce à leur fonction – ceux qui peuvent nous unir et non pas nous diviser.
Lorsque Maitreya arriva à Londres le 19 juillet 1977, les Etats-Unis étaient dirigés par un tel dirigeant visionnaire. En janvier 1977, Jimmy Carter fut investi comme 39e président du pays.
Dans une récente biographie intitulée His Very Best – Jimmy Carter, a Life (De son mieux – La vie de Jimmy Carter, non traduit), l’écrivain Jonathan Alter explique qu’il a choisi de raconter la vie de J. Carter parce qu’elle « pourrait nous aider à retrouver un peu de décence, de responsabilité et de sérieux dans notre politique ». J. Alter écrit que James E. Carter « était probablement l’homme le plus intelligent, le plus travailleur et le plus intègre à avoir occupé le bureau ovale au XXe siècle […]. S’il existe un gène du devoir, de la responsabilité et de la volonté de s’attaquer à des problèmes difficiles dont le gain politique serait nul ou presque, alors, Jimmy Carter est né avec ce gène. » Voilà, dit-il, un exemple moral pour notre époque.
Outre avoir promu les droits de l’homme dans le monde entier, le président Carter a obtenu de nombreux succès remarquables en matière de politique étrangère au cours de son unique mandat, de 1977 à 1981. Il s’agit notamment des traités relatifs au canal de Panama, des accords de Camp David – le traité de paix entre l’Egypte et Israël –, du traité Salt II avec l’Union soviétique et de l’établissement de relations diplomatiques avec la Chine. Sur le plan intérieur, ses réalisations comprennent un programme énergétique complet, la création du ministère de l’Education et d’importantes mesures de protection de l’environnement, notamment la loi sur la conservation des terres d’intérêt national de l’Alaska.
Avec la création du Centre Carter en 1982, il a poursuivi, avec son épouse Rosalynn, son travail inlassable et de grande envergure pour promouvoir les droits de l’homme dans le monde entier. Par l’intermédiaire de ce centre, il a contribué de manière significative à la défense des droits de l’homme, à l’éradication des maladies et aux initiatives en matière de santé, à la consolidation de la paix et à la résolution des conflits, aux droits des femmes et à l’égalité entre les sexes, à la justice environnementale et climatique, ainsi qu’au soutien des défenseurs des droits de l’homme. Dans leur vie privée, pendant de nombreuses décennies, Jimmy et Rosalynn Carter se sont également portés volontaires une semaine par an pour Habitat for Humanity, (Un toit pour l’humanité) une organisation à but non lucratif qui aide les personnes démunies aux Etats-Unis et dans d’autres pays à rénover et à construire des maisons pour elles-mêmes.
Jimmy Carter a reçu le prix Nobel de la paix en 2002 pour ses nombreuses décennies d’efforts en vue de trouver des solutions pacifiques aux conflits internationaux, de promouvoir la démocratie et les droits de l’homme et de faire progresser le développement économique et social. Sa médiation lors des accords de Camp David entre Israël et l’Egypte a été soulignée comme une réalisation importante qui a contribué à sa reconnaissance.
Source : Jonathan Alter ; Carter Center
Un témoignage de première main – [sommaire]
Certains lecteurs se souviendront peut-être que Partage international a publié des informations nouvelles transmises par Benjamin Creme (BC) en 2016. En septembre 2019, un article de Felicity Eliot, rédactrice en chef, examinait cette déclaration de BC datant de 2016. Puis, dans son article sur le libre arbitre de l’humanité paru dans notre numéro de novembre 2024, elle établit un lien entre l’annonce de BC et la crise mondiale actuelle, l’importance d’accepter le libre arbitre et la nécessité d’agir pour mettre en œuvre les changements nécessaires.
Benjamin Creme a déclaré que les événements ne se déroulaient pas comme il l’avait annoncé depuis de nombreuses années. Maitreya, qui est entré dans le monde moderne en juillet 1977, aurait dû au moins être reconnu comme un guide spirituel, et le Jour de Déclaration n’aurait pas tardé à suivre.
Je voudrais ajouter une note personnelle. Felicity Eliot et moi étions au côté de mon époux lorsqu’il a déclaré, très clairement : « Ne soyez pas surpris, ni effrayés, si les choses se déroulent différemment. » Il a ajouté que nous serions avisés de ne pas mettre l’accent sur le Jour de Déclaration – le jour qu’il décrivait dans le passé comme étant celui où Maitreya s’adresserait à la communauté mondiale, dévoilerait son identité et expliquerait les raisons de son émergence publique pleine et entière.
BC nous a fait comprendre que la réapparition de Maitreya pourrait ne pas se dérouler aussi simplement – ou même aussi spectaculairement qu’il l’avait annoncé depuis de nombreuses années. En particulier, le Jour de Déclaration ne devrait pas se produite si tôt, mais nous devrions d’abord nous attendre à une série d’adombrements moins spectaculaires, au fil du temps.
Sur le moment, j’ai été assez choquée – ce qu’il disait semblait aller à l’encontre de ses quarante années héroïques de travail infatigable, d’enseignement, de voyages, de conférences et d’écrits. Mais j’ai fini par accepter un point de vue plus réaliste.
Cela fait maintenant huit ans que BC est décédé et le monde se trouve dans un état terrible, pire aujourd’hui qu’il ne l’a été depuis longtemps. Les forces de la matérialité sont omniprésentes. Nous attendons avec impatience que Maitreya vienne nous « sauver ». Mais, comme Felicity Eliot l’a souligné dans son récent article, nous, l’humanité, avons notre libre arbitre, et c’est nous qui devons agir. Nous avons toujours compris, au moins rationnellement sinon émotionnellement, que Maitreya, le Christ, ne viendra pas comme un sauveur descendu du ciel.
Le thème des rencontres européennes 2024 de Share International était « L’art de l’attente »1, basé sur une des dernières conférences de BC. Le mot « art » nous interpelle. Nous ne pouvons pas « attendre » passivement d’être « sauvés ». La conférence de BC aborde principalement la notion de « temps » : il s’agit d’un concept humain et, dans un sens plus large, le temps n’existe pas ; et puisque le temps n’existe pas, l’attente n’existe pas. Une citation tirée des enseignements de l’Agni Yoga est particulièrement appropriée : « Si vous aimez le travail, comprenez-le comme un substitut au temps. »2 Lorsque nous sommes totalement absorbés par une tâche, nous ne pensons plus au temps.
C’est ainsi que nous devons penser à l’attente de Maitreya. Nous devons oublier l’attente ; et travailler, être absorbés par le travail pour Maitreya et surtout en faveur de ses priorités.
1 – Voir Benjamin Creme, La Mission de Maitreya, tome 3
2 – Agni Yoga, Surterrestre, tome II, § 234
Le siècle perdu : un documentaire sur l’énergie libre – [sommaire]
Le 8 septembre 2024, le Dr Steven Greer, ufologue américain bien connu, a présenté son dernier documentaire à Londres. Dans le cadre de sa mission, entreprise il y a déjà plus de trente ans, il divulgue des informations sur le phénomène ovni et en particulier sur la manière dont ce dernier est lié à ce que l’on appelle « l’énergie libre ».
Après avoir organisé plusieurs événements cet été dans un certain nombre de villes européennes, S. Greer était au Royaume-Uni non seulement pour la conférence, mais aussi pour rencontrer un groupe de ministres ayant manifesté de l’intérêt pour son « Projet de divulgation ». Ses travaux lui ont valu une audience mondiale considérable et il est aujourd’hui considéré comme le principal expert mondial en matière d’ovni et d’intelligence extraterrestre.
Steven Greer a créé le CSETI (Centre pour l’étude de l’intelligence extraterrestre) en 1990. En 1993, il a fondé le Sirius Disclosure Project (Projet Sirius de divulgation), pour rendre publiques les connaissances du gouvernement américain en matière d’ovni, d’intelligence extraterrestre et de systèmes d’énergie et de propulsion avancés. Il encourage également les lanceurs d’alerte travaillant pour le gouvernement et l’armée à se manifester et à partager leurs informations classifiées.
Le projet Sirius rassemble des scientifiques, des inventeurs et des chefs d’entreprise de toute la planète au sein du Mouvement pour l’énergie libre, afin de faire progresser les nouvelles technologies énergétiques propres et de permettre à notre civilisation de s’affranchir d’une dangereuse dépendance aux combustibles fossiles.
Le logo du Projet Sirius provient d’un agroglyphe matérialisé au Royaume-Uni à Woodborough Hill en 1992, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Un groupe, auquel participait S. Greer, se rendit sur cette colline une nuit et décida de provoquer une « rencontre rapprochée du cinquième type », en se concentrant mentalement sur une image précise sur laquelle ils s’étaient mis d’accord, pour la transmettre aux extraterrestres, dans l’espoir que ces derniers créent un agroglyphe de ce symbole. Le lendemain matin, un agroglyphe était apparu dans un champ voisin, exactement comme ils l’avaient imaginé : trois cercles reliés par une ligne, et c’est ainsi que ce dessin est devenu le logo du projet.
Le documentaire et la conférence de S. Greer – The Lost Century and How to Reclaim It (Le siècle perdu et comment se le réapproprier) – visent à faire la lumière sur la politique « officieuse » des gouvernements du monde entier, en particulier celle des Etats-Unis, politique consistant à dissimuler les visites extra-terrestres sur Terre ainsi que la véritable signification de la technologie très avancée que ces vaisseaux spatiaux utilisent. Cette politique est en phase avec les intentions des multinationales telles que les majors du pétrole, qui agissent comme un groupe de pression très influent et maintiennent la grande majorité du monde à leur merci depuis bien plus d’un siècle. En effet, ce groupe manipule le système économique mondial, avec l’aide des gouvernements concernés, dans le seul but de favoriser un type de production et d’approvisionnent énergétique dans un monde de plus en plus gourmand en énergie, que ce soit pour l’industrie, les transports, la production alimentaire ou les besoins des ménages.
Parallèlement, le gouvernement américain a mis en place un programme tout aussi secret de production d’ovnis artificiels, appelés ARV (Alien Reproduction Vehicles – Reproduction de véhicules extraterrestres), fabriqués par de grandes sociétés militaro-industrielles telles que Raytheon, Northrop Grumman et Lockheed Martin, dans le cadre du tristement célèbre programme Skunk Works (l’atelier des putois). Steven Greer lui-même estime que la plupart des observations d’ovni dans le monde sont en fait des ARV, qui sont pleinement opérationnels depuis 1954 !
M. Greer affirme que la fabrication de ces véhicules est le résultat d’un processus de rétro-ingénierie mis au point en pénétrant dans les vaisseaux spatiaux extraterrestres récupérés sur les sites d’accidents et en les étudiant (ce qui n’est pas une mince affaire, compte tenu des métaux hors du commun utilisés dans la construction des ovnis), puis en trouvant un moyen de reproduire le même mécanisme de propulsion. Cette approche remonte aux années 1920, lorsque l’inventeur américain Thomas Townsend Brown a découvert un phénomène qu’il a appelé « l’électrogravitique » : un mécanisme à haute tension qu’il avait conçu provoquait un effet de portance, créant, en quelque sorte, une bulle dans le champ électromagnétique qui permettait aux objets de se déplacer à des vitesses énormes et de s’affranchir des forces de gravité, exactement comme le font les ovnis.

Nikola Teska
Steven Greer affirme que l’importance de ces vaisseaux spatiaux extraterrestres, et la véritable raison de l’occultation de l’existence d’une telle technologie, tient au fait qu’il s’agit d’un « dispositif alternatif d’énergie et de propulsion », qui utilise ce que l’on appelle le « champ d’énergie du point zéro » pour générer de l’énergie et un moyen de propulsion. Le scientifique de renommée mondiale Nikola Tesla l’appelait quant à lui « l’énergie rayonnante ». S’il avait mené à bien sa mission de développer la technologie sur laquelle il travaillait au début des années 1900 – une technologie capable d’exploiter cette forme d’énergie – le monde aurait depuis longtemps connu une révolution technologique, d’où le titre « The Lost Century » (Le siècle perdu) du documentaire.
Lorsque J. P. Morgan, le célèbre financier et banquier d’affaires en partie responsable du financement de Tesla, a entendu parler de ses travaux sur la mise au point d’un système « sur-unitaire » – un système qui produit plus d’énergie qu’il n’en reçoit –, il a jugé cela dangereux. Il aurait été impossible de monétiser un tel système, ce qui aurait mis en péril ses profits futurs qui dépendaient de la perpétuation d’une forme rétrograde de production d’énergie. L’idée simple mais commercialement dévastatrice de N. Tesla se résume à la possibilité d’ouvrir un « robinet » sur ces dispositifs sur-unitaires et d’extraire de l’énergie gratuitement partout dans le monde, avec les ajustements de tension appropriés à chaque localité. J. P. Morgan a fait en sorte que le projet soit abandonné sans délai, ce qui a largement contribué à détruire l’illustre carrière de M. Tesla.
Les grandes sociétés pétrolières comme ExxonMobil et les grandes sociétés financières, les méga-gestionnaires d’actifs comme BlackRock, par l’intermédiaire de leurs larbins au sein de gouvernements sans principe – la définition même d’une conspiration – ont réussi à mettre la main sur l’approvisionnement mondial en énergie. Essentiellement, cela a imposé à tous un modèle de pénurie (offre limitée/demande à prix élevé) basé sur les combustibles fossiles, éclipsant ce qui aurait pu être un modèle d’énergie gratuite, propre et illimitée basé sur l’énergie universelle du point zéro.
Selon Steven Greer, une transition vers la production d’énergie libre transformerait la vie sur cette planète de manière si radicale qu’elle en deviendrait méconnaissable. Elle pourrait mettre fin à la pollution, à l’extinction des espèces, à la destruction des habitats, aux problèmes de santé liés à la pollution et au stress, et permettrait de s’attaquer au fléau de la pauvreté, puisque l’énergie nécessaire à la production et au transport des denrées alimentaires représenterait un coût négligeable – ouvrant ainsi une ère de paix relative, puisque nombre de nos conflits passés et présents sont en réalité des « guerres de ressources ».
Aussi incroyable que cela puisse paraître, le premier exemple connu d’un dispositif sur-unitaire a été réalisé en 1902. Cette année-là, un agriculteur et ingénieur américain, Nathan Stubblefield, a construit ce que l’on a appelé la « Batterie terrestre » ou « Batterie Stubblefield ». Elle était équipée de tiges enfoncées dans le sol, d’un câblage basique et était « capable de capter le champ magnétique de la planète ». Cette invention révolutionnaire était capable d’extraire plus d’énergie qu’elle n’en absorbait. N. Stubblefield faisait fonctionner sa ferme grâce à l’électricité que ce système produisait. Nikola Tesla a eu connaissance de ses travaux et a collaboré avec lui – il existe une vieille photo en noir et blanc, décolorée, qui les montre dans un portrait de groupe.
Ces instruments sophistiqués peuvent s’accorder avec le champ du point zéro ou le vide quantique, comme on l’appelle aussi, et produire, dans certains cas, d’énormes quantités d’énergie. Comme l’explique l’un des contributeurs au documentaire, « le monde apparemment vide du vide quantique de l’espace est en fait une mer bouillonnante de particules virtuelles, qui apparaissent et disparaissent, et toutes ces fluctuations requièrent de l’énergie. Si l’on pouvait exploiter cette source d’énergie, on disposerait d’une source pratiquement illimitée d’énergie propre et gratuite. » De toute évidence, un certain nombre de scientifiques hors du commun ont déjà trouvé comment exploiter cette source d’énergie « cachée ».
Il existe de nombreux exemples de ce type dans l’Histoire, mais comme l’a souligné Steven Greer, chacune de leurs inventions, sans exception, a été volée ou détruite. Dans les années 1930, l’inventeur américain T. Henry Moray a créé un appareil de la taille d’une boîte à chaussures qui, cette fois, ne consommait aucune énergie, mais qui, une fois opérationnel, produisait une puissance stupéfiante de 50 kilowatts. Ce monsieur a subi plusieurs tentatives d’assassinat. Finalement, il a été ruiné par des moyens malveillants et a dû fermer son laboratoire et cesser ses travaux. Son générateur d’énergie libre a été confisqué peu après par des agents de « l’Etat profond » et n’a pas vu la lumière du jour depuis.
Malgré de sombres péripéties, le message du Dr Greer, tant dans le documentaire que lors de sa conférence, est porteur d’un grand espoir pour l’avenir de l’humanité. Compte tenu des forces qui s’opposent à lui, c’est un optimiste remarquable, avec un instinct sain pour dire les choses telles qu’elles sont ; un personnage courageux et plein d’abnégation qui a consacré une grande partie de sa vie, au péril de sa vie et de celle des gens qui l’entourent, à se battre pour que ces informations cruciales tombent dans le domaine public, là où elles méritent de se trouver.
Malgré le détournement actuel des systèmes énergétiques mondiaux, cette nouvelle technologie doit inévitablement être autorisée à créer un « nouveau monde » basé non pas sur la rareté des combustibles fossiles mais sur l’abondance de l’énergie universelle du point zéro ; ce sera le résultat direct de la pression exercée sur les gouvernements du monde entier par une opinion publique de plus en plus informée et concernée, en partie grâce au travail inlassable de personnes telles que le Dr Greer. Une fois que le fait incontestable de la production d’énergie libre ne pourra plus être nié et retenu, comme l’a souligné le Dr Greer au cours de sa conférence, ce « nouveau monde » verra le jour relativement rapidement, du moins en comparaison avec le siècle perdu qui vient de s’écouler.
Un rappel sur les dangers de la guerre nucléaire – [sommaire]
Prix Nobel de la paix 2024
par Pauline Welch,Il est significatif qu’au moment où s’accentuent les tensions mondiales, aggravées par les menaces de la Russie et d’Israël de recourir à l’arme nucléaire, le prix Nobel de la paix 2024 ait été décerné à Nihon Hidankyo, une organisation japonaise dont les travaux ont donné naissance au « tabou nucléaire ».
De 1945 à 1956, le monde est resté dans un état que l’on peut qualifier d’« ignorance délibérée » quant aux effets de tels armements, préférant s’occuper de la reconstruction d’après-guerre. C’est alors que les hibakusha, les survivants des bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, ont commencé à réclamer de meilleurs soins de santé et une interdiction totale des armes nucléaires.
Le 11 octobre 2024, Jørgen Watne Frydnes, président du comité Nobel norvégien, en annonçant le lauréat du prix, a expliqué :
« Ce mouvement populaire constitué de survivants des bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki reçoit le prix de la paix pour ses efforts en faveur d’un monde exempt d’armes nucléaires et pour avoir démontré, par leurs témoignages, que les armes nucléaires ne doivent plus jamais être utilisées.
En réponse aux attaques atomiques d’août 1945, un mouvement mondial a vu le jour, dont les membres ont travaillé sans relâche pour sensibiliser le public aux conséquences humanitaires catastrophiques de l’utilisation des armes nucléaires. Progressivement, une norme internationale puissante s’est développée, stigmatisant l’utilisation des armes nucléaires comme étant moralement inacceptable. Cette norme est connue sous le nom de « tabou nucléaire ». […]
Il est donc alarmant de constater qu’aujourd’hui, ce tabou contre l’utilisation des armes nucléaires est remis en question. […] A ce moment de l’histoire de l’humanité, il convient de nous rappeler ce que sont les armes nucléaires : les armes les plus destructrices que le monde ait jamais connues. »
Comparé à certains des 286 individus et organisations nommés, Nihon Hidankyo n’a pas été un choix controversé du comité Nobel. A l’inverse de l’UNWRA, principal fournisseur d’aide humanitaire aux civils de Gaza, qui a fait l’objet d’une pétition de plus de 12 000 signatures en sa défaveur, ou de la Cour internationale de justice, principale instance judiciaire de l’Onu, qui examine actuellement les allégations de génocide contre Israël à Gaza, un autre candidat.
Nihon Hidankyo est peut-être un choix sûr, mais il est également tardif. Les hibakusha ont passé des dizaines d’années à parcourir le monde, à raconter et à répéter leurs histoires bouleversantes à leurs propres frais, nous aidant, selon J. W. Frydnes, « à décrire l’indescriptible, à penser l’impensable et à saisir, d’une manière ou d’une autre, la douleur et la souffrance incompréhensibles causées par les armes nucléaires ».
Le prix consiste en un diplôme, une médaille d’or et un million de dollars américains. Dans le monde d’aujourd’hui, cela peut sembler peu, mais le fait d’être reconnu de cette manière, et en ce moment, a apporté une grande joie au groupe et à son coprésident de 82 ans, Toshiyuki Mimaki, qui a déclaré que cela les aiderait à continuer. Il a cependant estimé que le prix aurait dû aller à ceux qui luttent pour la paix à Gaza.
Dans des interviews ultérieures, Toshiyuki Mimaki s’est attiré les foudres d’Israël en expliquant que « Gaza est comme le Japon d’il y a 80 ans » et a remis en cause l’idée communément admise que le monde est en sécurité parce qu’il y a des armes nucléaires : « Nous y sommes absolument opposés. Il est impossible de maintenir la paix dans un monde doté d’armes nucléaires. »
Source : nobelprize.org ; dw.com ; BBC ; Middle East Eye ; Reuters ; NHK
Dossier
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »Observations d’ovnis en Inde – [sommaire]
Le 8 août 2024, S. A., a filmé plusieurs objets circulaires verts dans le ciel de Chennai, en Inde. Près de deux semaines plus tard, le 19 août, deux témoins distincts, également à Chennai, ont filmé un objet circulaire d’apparence similaire, entouré de lumières vertes, planant dans le ciel.
Source : coasttocoast.com ; National UFO Reporting Center ; YouTube : The Hidden Underbelly 2.0
Un ovni au Mexique – [sommaire]
Le 5 novembre 2024, une webcam braquée sur le volcan Popocatepetl a enregistré un grand objet lumineux en forme de disque qui survolait le volcan. De nombreuses observations d’ovnis ont été rapportées à cet endroit.
Source : coasttocoastam.com ; YouTube : Aztecas Noticias
La comète du siècle – [sommaire]
Le vendredi 18 octobre 2024, nous (R. et F.) nous sommes rendus au Immigrant Point Overlook, un belvédère dans le parc national du Presidio, à San Francisco, pour prendre une photo de « la comète du siècle », la comète A3 (Tsuchinshan-Atlas). C’est à ce même endroit que le Maître Jésus avait aidé F. à observer la comète Pan Starrs le 13 mars 2013.
Nous avons installé notre trépied pour prendre une photo, mais c’était difficile car l’appareil était trop bas. Il y avait à proximité un long banc avec des petites jumelles posées au milieu de celui-ci, sans personne à proximité.

Nous avons constaté que ces jumelles étaient du même modèle que celles que nous avions à la maison. Prenant cela comme une invitation, nous installâmes le trépied à cet endroit et, en nous appuyant sur le banc, l’appareil photo était juste à la hauteur pour photographier la comète. Les photos ont parfaitement saisi la comète.
Ce même jour débutait la conférence en ligne de Share International.
F.F et R T , San Francisco (Etats-Unis)
Vision nocturne – [sommaire]
Cher Monsieur,
Le 13 mars 2013, nous avons gravi la colline près de chez nous, après le coucher du soleil, pour tenter d’apercevoir la comète Pan Starrs. Malgré le ciel nuageux, nous avons pu suivre, avec des jumelles, la comète qui se déplaçait lentement entre les nuages. Il y avait un autre couple et nous l’avons aidé à la localiser avec leurs jumelles. Après leur départ, un homme est apparu à côté de moi et me demanda si nous avions vu la comète. Je répondis : « Oui, mais vous ne pourrez pas la voir sans jumelles. » Il affirma sur un ton neutre : « Oui, on peut la voir, c’est tout droit, là » et il montra un nuage noir dans lequel la comète avait disparu. Je pense que pendant un moment j’ai vu un éclat comme une paillette dans le nuage mais c’était tout. Je m’émerveillais de l’acuité de sa vue. Il était grand et avait l’air d’un intellectuel. Il a disparu dans l’obscurité et peu après je remarquais que la vision de la comète avait provoqué en moi le même effet qu’un adombrement : les centres de ma tête s’étaient extrêmement étendus et vivifiés.
J’étais étonnée que l’observation d’une comète puisse avoir cet effet. Puis il nous est revenu à l’esprit que, peut-être, la source de cette énergie n’était pas la comète mais cet homme à la vue perçante. Ce sentiment d’expansion et de légèreté dura une journée. Etait-il quelqu’un de particulier ?
F. F, San Francisco (Etats-Unis)
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’« homme à la vue perçante » était le Maître Jésus.
Le rôle des comètes – [sommaire]
En réponse à des questions, Benjamin Creme a souligné l’importance des comètes.
Il expliquait à propos de la Comète Kohoutek : « Elle a apporté de grandes forces de synthèse qui ont été libérées par cette comète lorsqu’elle a traversé notre système solaire ; des forces de synthèse qui auront un effet colossal sur cette planète comme sur toutes les autres. Ce système solaire fera d’énormes progrès grâce à l’afflux des énergies de synthèse de cette comète. Cela fait partie du processus d’initiation qui s’accomplit. » [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse]
« [La comète de Halley], comme toutes les comètes « tisse une toile cosmique », ainsi que le dit mon Maître. Les comètes transportent de la matière et des énergies de fréquences variées d’un bout à l’autre de la galaxie, créant ainsi un réseau complexe d’énergie à travers l’espace galactique. Elles sèment les graines d’un développement futur là où elles apparaissent. De cette manière, elles contribuent à réaliser le dessein de « Celui dont rien ne peut être dit », de cette Entité au-delà de toute imagination qui anime la Galaxie. » [La Mission de Maitreya, tome 1]
« [La comète de Halley] tisse un « réseau karmique cosmique », en transférant d’une région de la galaxie à l’autre des énergies de fréquences différentes plantant ainsi dans les différents systèmes solaires des « semences karmiques » de développements à venir. » [Share International, mars 1986]
S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.Les avancées de la COP16 sur la biodiversité – [sommaire]
Réunie à Cali (Colombie), la 16e conférence mondiale sur la biodiversité (COP16) a avancé sur plusieurs des sujets importants adoptés lors de la COP15 à Montréal, en 2022. Deux des réussites notables sont d’une part, l’accord pour l’extension du rôle des peuples autochtones et des communautés locales pour la préservation de la biodiversité, et d’autre part un accord révolutionnaire pour rendre opérationnel un mécanisme mondial pour partager les bénéfices issus des ressources génétiques (DSI).
La COP a perdu son quorum le 2 novembre après 12 des 14 jours de rencontres, avant l’approbation des derniers points, mais les participants reprendront les discussions plus tard afin de terminer leur travail. Les résultats atteints, dans un esprit de compromis et de dialogue, démontrent que le multilatéralisme peut parvenir à des avancées majeures malgré les divisions.
Le fonds pour le DSI, approuvé dans son principe lors de la COP15, a été créé par la COP16. Le lancement du fonds Cali est décrit comme « une décision historique d’importance mondiale » et constitue sans doute le succès le plus remarquable de ces rencontres. Le traité stipule que les industries dans les domaines pharmaceutique, biotechnologique, de l’élevage, de l’agriculture, et d’autres bénéficiant directement du DSI doivent en partager les bénéfices avec les pays en développement, les peuples autochtones et les communautés locales.
Selon les directives, les entreprises qui bénéficient commercialement de l’utilisation du DSI devront contribuer au fonds Cali à raison d’un pourcentage sur leurs profits ou leurs recettes. Au moins la moitié du financement du fonds devra servir à subvenir aux besoins que les peuples autochtones et les communautés locales, incluant les femmes et les jeunes, ont déterminés pour eux-mêmes. Un contrôle renforcé, des rapports et des analyses régulières permettront d’assurer l’efficacité et la performance du mécanisme.

La santé des écosystèmes, des animaux et des humains est interconnectée.
Une autre décision majeure de la COP16 est l’intégration des droits, des contributions et de la connaissance traditionnelle des peuples autochtones et des communautés locales dans les objectifs mondiaux. Celle-ci prévoit d’assurer leur participation significative envers trois objectifs : la préservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de cette diversité et le partage juste et équitable des bénéfices.
Les délégués de la COP16 ont également approuvé un procédé nouveau destiné à identifier sur le plan écologique ou biologique les aires marines importantes (EBSAs). Ils ont défini un cadre pour la gestion durable de la préservation de la faune et de la flore, et approuvé un plan d’action mondial pour la biodiversité et la santé, afin d’aider à freiner l’émergence de maladies zoonotiques, prévenir les maladies non transmissibles, et promouvoir des écosystèmes durables. Ce plan reconnaît ainsi les liens mutuels entre la santé des écosystèmes, des animaux et des humains.
Il est à noter que les Etats-Unis sont le seul pays en dehors du Vatican à n’avoir pas signé le traité sur la biodiversité en raison d’une situation dysfonctionnelle du Sénat qui ne lui permet pas de signer des traités. Cependant, des représentants de l’Etat de Californie et de la Maison Blanche (le président du conseil sur la qualité de l’environnement) étaient présents, ont été actifs et ont partagé leurs expériences, particulièrement sur l’objectif de protéger 30 % des terres et des mers dans le monde d’ici 2030.
En 2020, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a publié un décret qui stipule le propre objectif de l’Etat d’atteindre ces 30 % en 2030, décret qui a été suivi par une loi et un plan d’action stratégique. Dans une annonce récente, l’Etat déclare être proche de l’accomplissement de cet objectif. Les participants de la COP ont montré leur intérêt pour l’expérience de la Californie dans la protection de la nature.
Source : Council of Biological Diversity, Los Angeles Times
Fusion nucléaire à froid : nouvelles avancées – [sommaire]
Une avancée majeure dans la course à l’énergie par fusion nucléaire a été réalisée par l’entreprise ENG8 basée à Gibraltar, qui a développé des réacteurs à fusion catalytique appelés EnergiCells. Leur système repose sur une technologie de réaction nucléaire à faible énergie (LENR), capable de fonctionner indéfiniment sans aucune alimentation externe. L’entreprise déclare que ce système sera un producteur net d’électricité.
Valeria Tyutina, PDG de ENG8, déclare : « Tandis que la fusion à chaud peine à produire de l’énergie nette, la technologie de fusion catalysée est loin devant : elle produit zéro émission et une énergie abordable capable de propulser l’économie mondiale. » Elle ajoute que cette technologie est reproductible en masse, de sorte que chacun sur la planète pourrait disposer de sa propre source d’énergie indépendante.
Le combustible principal est l’eau, qui une fois ionisée fournit les ions d’hydrogène nécessaires à la fusion catalysée. L’entreprise affirme que pour un investissement d’un tiers de celui du solaire et de l’éolien, le système est capable de fonctionner 24 heures sur 24. Le coût de fonctionnement est estimé être celui d’un générateur aux hydrocarbures, sans le coût du carburant.
ENG8 a déjà généré l’intérêt de plusieurs clients industriels ayant des besoins en énergie entre trois mégawatts et huit gigawatts, prouvant leur confiance dans cette technologie.
Pour résumer l’impact potentiel de leur technologie de fusion à faible énergie, l’entreprise déclare : « Nos EnergiCells autonomes ont le potentiel de décentraliser la production d’énergie, décarbonner l’économie et réduire considérablement le prix de l’énergie. Ce n’est pas seulement un produit ; c’est un changement profond en faveur d’un paysage énergétique propre et plus durable et d’un monde plus juste. »
Source : Interesting Engineering
Les conséquences sur le climat des élections aux Etats-Unis – [sommaire]
Au niveau national, Donald Trump a été largement réélu à la présidence des Etats-Unis pour les quatre prochaines années, ce qui signifie que, comme il l’a promis, les Etats-Unis se retireront de l’accord de Paris, cédant la direction internationale du climat aux autres nations qui prennent la crise climatique au sérieux.
Cependant, les initiatives des Etats américains sur le climat résistent, montrant que le pays n’a pas complètement abandonné ses objectifs climatiques. Ainsi, dans l’Etat de Washington, les électeurs ont fermement rejeté une mesure visant à abroger une loi sur le climat – dite loi sur l’engagement climatique –, qui autorise un marché du carbone, ou un programme visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 95 % d’ici 2050. Une coalition de plus de 575 organisations et nations tribales, d’entreprises, de syndicats, de leaders environnementaux, de pompiers et de professionnels de santé se sont opposés à la tentative d’abroger la loi. Le pouvoir du peuple s’est montré plus fort que les millions dépensés par certaines entreprises pour annuler cette loi.
En Californie, les électeurs ont approuvé l’émission d’un emprunt obligataire de dix milliards de dollars pour renforcer la résilience à la sécheresse, à l’extrême chaleur, aux incendies catastrophiques, aux inondations et autres désastres liés au climat, avec une attention particulière portée sur l’accès à une eau potable sûre et fiable. De plus, la mesure garantit qu’au moins 40 % des financements iront aux projets bénéficiant aux communautés vulnérables et désavantagées.
A Hawaï, une initiative a été votée pour la création d’un fonds pour la résilience climatique, renforçant un flux de financement pour les futurs évènements climatiques.
En Louisiane, les électeurs ont adopté en masse un amendement constitutionnel exigeant que toutes les recettes provenant de la production d’énergies renouvelables perçues par l’Etat soient versées au fonds pour la protection et la restauration des côtes.
Dans le Dakota du Sud, une mesure destinée à faciliter la construction de pipelines de CO2 a été rejetée par plus de 60 % des électeurs. Cette mesure, appelée « Landowner Bill of Rights », avait été votée par le législateur, mais un groupe de citoyens a rassemblé 31 000 signatures et a ainsi renversé la décision. Le pouvoir du peuple s’est imposé une nouvelle fois.
Caroline Spears, directrice de Climate Cabinet, un comité d’action politique, constate que « les candidats aux législatives pro-climat de chaque Etat ont brisé les super majorités républicaines en Caroline du Nord et dans le Wisconsin, dépassant largement le score des candidats au niveau fédéral. » Elle ajoute : « Les gouvernements des Etats ont toujours eu un rôle majeur dans le domaine de la politique climatique : les trois quart des engagements de l’accord de Paris pour le pays peuvent être réalisés par la politique locale des Etats. Ils sont à présent plus importants que jamais. »
Source : Inside Climate News
L’Inde et la Chine résolvent leur différend au Ladakh – [sommaire]
L’Inde et la Chine sont parvenues à un accord pour résoudre leur conflit frontalier dans la région du Ladakh, dans l’ouest de l’Himalaya, prouvant qu’il est possible de résoudre des conflits pacifiquement grâce à la communication et à la négociation. Les relations étaient tendues entre les deux pays les plus peuplés au monde, des voisins dotés de l’arme nucléaire, depuis l’affrontement survenu il y a quatre ans sur la ligne en grande partie non délimitée de leur frontière, où vingt soldats indiens et quatre soldats chinois ont été tués. Suite à cet évènement, les deux pays avaient retiré des milliers de soldats de la zone et accepté de ne pas envoyer de patrouilles dans une bande étroite entourant la ligne de contrôle actuelle (une division non officielle entre les territoires chinois et indiens).
En 1962, les troupes chinoises avaient traversé la frontière avec l’Inde lors d’une précédente dispute au sujet de la ligne de démarcation de la frontière, déclenchant une guerre de quatre semaines. Souhaitant probablement éviter que se répète un tel évènement, les deux pays se sont récemment mis à communiquer par les voies diplomatiques et militaires à ce sujet.
En octobre dernier le ministre des Affaires étrangères indien a annoncé que les deux parties avaient trouvé un accord sur le contrôle de la frontière, mettant fin à l’impasse militaire. Cette entente, a-t-il déclaré, « constitue un fondement pour la paix et la tranquillité le long de la frontière, qu’elle a perdue depuis 2020. »
Source : Al Jazeera
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
Vers un meilleur avenir pour tous
Entretien
L’histoire oubliée de l’homéopathie aux Etats-Unis – [sommaire]
Jerry Kantor est acupuncteur et homéopathe spécialisé en pédiatrie, maladies mentales, troubles du spectre autistique, affections auto-immunes et infertilité. Il exerce près de Boston (Massachusetts). Diplômé du programme avancé d’acupuncture pour étudiants étrangers du Collège de médecine traditionnelle de Nanjing (Chine), il a été acupuncteur au Brigham and Women’s Hospital dans le Massachusetts. Il enseigne au Collège de médecine homéopathique de l’Ontario (Canada), et a été le premier acupuncteur à recevoir une nomination académique au département d’anesthésiologie de la faculté de médecine de Harvard. Jason Francis a interrogé Jerry Kantor pour Partage international.
Partage international : Pourriez-vous nous expliquer comment la médecine homéopathique est née et comment elle traite les patients ?
Jerry Kantor : Le philosophe grec Hippocrate (460-377 av. J.-C.), également connu comme le père de la médecine, a été le premier à exprimer la loi des similitudes en déclarant : « Par les semblables, la maladie se déclare, et par les semblables, administrés au malade, il guérira de sa maladie. » Samuel Hahnemann, médecin allemand, a développé cette idée à la fin du XVIIIe siècle. Selon son enseignement, des substances capables de produire un ensemble de symptômes à forte dose peuvent être diluées et devenir un médicament qui provoquera une condition similaire mais suffisamment atténuée pour que la force vitale du patient puisse la surmonter.
Les vaccins sont un peu les cousins de l’homéopathie. La différence réside dans le fait que tout le monde reçoit le même vaccin, sans personnalisation du médicament en fonction de la situation individuelle. De plus, la quantité de vaccin administrée est importante, ce qui est très éloigné des principes de l’homéopathie. Mais les vaccins ont bel et bien évolué à partir des principes homéopathiques. Il est regrettable que l’homéopathie soit méprisée, alors qu’elle partage cette origine commune avec les vaccins.
L’« épreuve »
PI. Pourriez-vous expliquer comment les médicaments homéopathiques sont élaborés, dans un processus appelé l’« épreuve » ?
JK. Le terme «épreuve» [en anglais « proving »] provient du mot allemand Prüfung, qui signifie « test » ou « examen ». Le concept d’« épreuve » fait référence à une méthode expérimentale utilisée pour déterminer les effets d’une substance sur un individu en bonne santé. On administre la substance (appelée remède) à des volontaires sains à des doses homéopathiques ou légèrement supérieures. L’objectif est d’observer les symptômes physiques, émotionnels et mentaux que cette substance induit chez les sujets. Ces symptômes sont ensuite consignés dans des ouvrages appelés Materia Medica pour aider les homéopathes à identifier et prescrire les substances correspondant à ces symptômes. Si une substance peut provoquer un ensemble de symptômes chez des sujets sains (qui ne savent pas quelle substance ils prennent), elle aura un effet curatif lorsqu’elle sera prescrite à des personnes malades présentant des symptômes semblables.
On peut dire que l’épreuve produit l’inverse de la loi des semblables dans le sens où au lieu de soigner un malade, l’épreuve provoque les symptômes de la maladie chez des individus sains. Mais une fois la substance diluée et dynamisée par succussion (agitation vigoureuse), elle peut être utilisée pour traiter le même profil symptomatique chez des malades.
PI. Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à l’homéopathie ?
JK. Je pratiquais déjà l’acupuncture depuis de nombreuses années et j’ai toujours eu une certaine connexion avec l’homéopathie. Un jour, je me suis retrouvé dans une situation où je maîtrisais bien l’acupuncture mais je voulais aller plus loin, amplifier ma pratique et aussi avoir la possibilité de travailler à distance. J’ai envisagé d’étudier les herbes, mais quelque chose dans la médecine chinoise ne me parlait pas vraiment. J’ai alors commencé à explorer l’homéopathie et ça m’a captivé.
J’ai découvert que chaque remède possède une dimension fascinante qui va beaucoup plus loin que ce que je trouvais dans la médecine chinoise. La façon dont les remèdes peuvent résoudre des problèmes mentaux ou émotionnels qui dépassent largement le champ d’action de l’acupuncture, m’a littéralement stupéfié. Et bien sûr, cela m’a permis de travailler à distance, alors que mes aiguilles d’acupuncture ne sont pas assez longues pour atteindre des patients dans d’autres villes ou pays!
Je suis tombé amoureux de l’homéopathie, simplement en étudiant les livres de Materia Medica.
Mon dernier livre1 explore en profondeur les problématiques existentielles qui sont inscrites dans les remèdes homéopathiques. A chaque fois que je traite quelqu’un, non seulement j’apprends quelque chose de nouveau sur la personne, mais aussi sur le remède lui-même. Ce qui est fascinant, en tant qu’homéopathe, c’est de réaliser que chaque substance est dotée d’une forme de conscience. Et ce n’est pas juste une expression poétique.
Dans la recherche en homéopathie, on peut induire un état de conscience clairement observable chez des sujets volontaires. En fait, on pourrait dire qu’on sait à quoi pense le cristal de quartz, ou ce qu’est la conscience du fer ou du potassium, parce qu’on sait quels états mentaux ces substances suscitent de manière objective, chez les sujets des expériences.
On pourrait parler d’une forme d’animisme : pour un homéopathe, tout est vivant. Et ça, c’est fascinant. Cette perspective ouvre une connexion unique avec le monde, où chaque substance a une histoire, une énergie, et une conscience qui peuvent entrer en résonance avec celle de l’être humain.
Dans la médecine conventionnelle, la dimension de conscience chez le patient est largement ignorée. Je pense que les médecins seraient plus heureux si leurs patients étaient simplement des corps animés sans conscience : cela leur éviterait d’avoir à gérer ce facteur à la fois complexe et subtil. Et ils pourraient se contenter d’administrer mécaniquement des remèdes correspondant aux symptômes physiques observés.
En homéopathie, au contraire, l’individualité de la personne compte bien plus que les catégories de diagnostic. Chaque patient est vu comme un être unique, et c’est cet aspect profondément humain qui rend l’approche si différente et, pour moi, tellement plus enrichissante.
L’âge d’or de l’homéopathie aux Etats-Unis
PI. Quel a été selon vous l’âge d’or de l’homéopathie aux Etats-Unis ?
JK. C’est précisément le sujet d’un autre de mes livres2. L’âge d’or de l’homéopathie s’étend du milieu du XIXe siècle au début du XXe siècle, une période qui inclut la guerre de Sécession. A cette époque, l’homéopathie jouissait d’une immense popularité.
J’ai ressenti la nécessité d’écrire ce livre car il n’aurait jamais été écrit par un historien conventionnel. Les intérêts de l’industrie pharmaceutique sont en totale opposition à ceux de l’homéopathie. Et le lobby de la médecine officielle a fait taire certaines vérités qui dérangent.
A cette époque, il y avait des centaines d’hôpitaux homéopathiques. Environ 25 % des hôpitaux psychiatriques fonctionnaient uniquement avec l’homéopathie, et beaucoup d’autres avaient des homéopathes dans leur équipe médicale. Ces institutions étaient très populaires, bien plus que les autres asiles, où les patients étaient traités de façon cruelle, punis et torturés.
Les asiles homéopathiques étaient de véritables havres. Ils disposaient de fermes autosuffisantes, proposaient de nombreuses activités aux patients et bénéficiaient de soins infirmiers de grande qualité.
Dans mon livre, j’ai consacré un chapitre à Mary Todd Lincoln, la veuve d’Abraham Lincoln, qui semble avoir été guérie grâce à l’homéopathie – une histoire qui n’a jamais été racontée– dans ce que j’appelle un « asile de santé ». Le cabinet de M. Lincoln était rempli d’homéopathes, et Lincoln lui-même, en tant qu’avocat, a rédigé la charte d’une école d’homéopathie dans l’Illinois. L’homéopathie a connu un gros essor dans toute la seconde moitié du XIXe siècle et a laissé une empreinte profonde dans l’histoire de la médecine américaine.
On comptait à l’époque plus de mille pharmacies homéopathiques. Un pharmacien pouvait exercer la médecine, ce qui est illégal aujourd’hui. Vingt-deux écoles enseignaient l’homéopathie. Une grande partie de la population utilisait l’homéopathie en toute satisfaction. Il y avait dans beaucoup de foyers un ouvrage de Materia Medica homéopathique. Frederick Humphreys, médecin et fondateur de la Humphrey’s Homeopathic Medicine Company (l’entreprise de remèdes homéopatiques Humphrey), a créé des remèdes combinés qui ont connu un immense succès et lui ont rapporté beaucoup d’argent.
Le déclin de l’homéopathie et sa marginalisation ont été scellés par le rapport Flexner de 19102. Ce fut un désastre, non seulement pour l’homéopathie, mais aussi pour les médecines alternatives en général. Ce rapport, financé par J. Rockefeller – magnat du pétrole, philanthrope et l’un des hommes les plus riches de l’histoire – visait à éliminer toute concurrence aux médicaments dérivés des sous-produits de l’industrie pétrolière, brevetés et beaucoup plus rentables que les remèdes homéopathiques qui eux, n’étaient pas brevetables.
Le déclin
PI. En dehors du rapport Flexner, y a-t-il eu d’autres facteurs qui ont contribué au déclin de l’homéopathie ?
JK. Oui, plusieurs. D’abord, certains homéopathes ont trahi la cause, attirés par l’argent offert à ceux qui acceptaient de se rallier à la recherche scientifique biomédicale. L’homéopathie, ne nécessitant pratiquement aucun investissement financier, ne génère pas tous ces profits. Les médecins ont subi d’énormes pressions pour abandonner l’homéopathie, et beaucoup ont succombé.
Ensuite, l’homéopathie a aussi été victime de son succès : les grands asiles, financés par les Etats, étaient initialement conçus pour accueillir 500 patients, mais ils ont fini par en accueillir jusqu’à 2 000. Les médecins n’étaient plus en mesure de traiter efficacement un si grand nombre de patients, ni de financer le personnel compétent nécessaire. Ces facteurs ont contribué au déclin de la médecine homéopathique. Tout a reposé de plus en plus sur la promotion des médicaments brevetés. L’ombre de Rockefeller a plané sur les conseils d’administration des écoles de médecine qu’il finançait et il en a exclu l’homéopathie. Rapidement, les gens ont commencé à adopter les nouveaux médicaments allopathiques.
Mais on ne peut éliminer ce qui a réellement de la valeur. L’homéopathie a tenu bon, car le principe du « semblable qui guérit le semblable » fait partie intégrante de la nature. Aujourd’hui, elle prospère discrètement, en partie parce que rien d’autre ne peut traiter, des affections comme l’autisme ou l’immense liste des maladies auto-immunes auxquelles nous sommes confrontés. L’homéopathie a également toujours excellé face aux grandes épidémies.
Malgré cela, elle représente une telle menace pour la médecine conventionnelle qu’elle est constamment attaquée. L’industrie pharmaceutique, avec ses ressources financières colossales, a les moyens de lancer des campagnes d’envergure contre l’homéopathie, qui laissent des traces dans les esprits. Quoi qu’il en soit, cette histoire est fascinante, et j’essaie de l’explorer du mieux que je peux dans mon dernier livre intitulé Concession to the Spirit of the Times (Concession à l’esprit du temps, non traduit).
Dans la deuxième partie de cet entretien, J. Kantor évoquera la façon dont les malades mentaux étaient pris en charge dans les asiles homéopathiques, ainsi que les moyens de réintégrer l’homéopathie dans les soins de santé conventionnels et dans la science d’aujourd’hui.
1 – The Emotional Roots of Chronic Illness: Homeopathy for Existential Stress (2023) (Les racines émotionnelles des maladies chroniques : l’homéopathie face au stress existentiel, non traduit)
2 – Sane Asylum: the Success of Homeopathy before Psychiatry Lost Its Mind. [Pour un asile différent – les succès de l’homéopathie avant que la psychiatrie ne perde la raison – non traduit]
3 – Medical Education in the United States and Canada
Environnement
Esotérisme
Faire le lien
Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Divers
Israël-Palestine : la leçon de courage de Jimmy Carter – [sommaire]
Jimmy Carter, le 39e président des Etats-Unis, a eu 100 ans en octobre 2024. Au long de ses nombreuses décennies de service public, il fut un exemple luttant sans relâche pour la paix et la dignité humaine dans son pays et dans le monde.
Aujourd’hui, alors qu’il approche du crépuscule de sa vie, prenons le temps d’examiner l’une de ses positions les plus courageuses : son engagement indéfectible en faveur de la dignité et de l’autodétermination palestiniennes.
En 1996, le président Carter s’est tenu à nos côtés, le peuple palestinien, alors que nous votions pour nos dirigeants pour la toute première fois. Bien que le processus de paix d’Oslo n’ait pas réussi à créer l’Etat palestinien indépendant que nous espérions, J. Carter pensait que l’acte de voter restait vital, une chance de construire un avenir ancré dans la paix et la justice.
Sa présence en Palestine lors de cette première élection a renforcé nos espoirs d’un avenir meilleur, malgré les ombres de l’occupation et des déplacements forcés.
Ce qui rend la position de Jimmy Carter sur la Palestine unique, ce n’est pas seulement son courage moral, mais le fait qu’il fut un jour l’homme le plus puissant du monde.
En 2003, alors que le mur de séparation commençait à serpenter à travers la Cisjordanie, j’ai rencontré le président Carter une fois de plus au tout premier Forum des défenseurs des droits de l’homme du Centre Carter à Atlanta, en Géorgie.
Un président engagé pour la paix
Je lui ai parlé des dures réalités auxquelles sont confrontés les Palestiniens de la ville de Qalqilia en Cisjordanie, 40 000 personnes encerclées par du béton, avec une seule porte leur permettant d’accéder aux fermes, aux soins médicaux et au monde extérieur. Une seule porte qui s’ouvrait et se fermait au gré des soldats israéliens, restant parfois fermée pendant des jours. Lorsque je l’ai informé de la situation en Palestine, je l’ai désignée pour ce qu’elle est : un apartheid, la séparation de deux peuples sur la base de leur appartenance ethnique, l’un dominant l’autre par une injustice systémique. J. Carter m’a écouté attentivement et sans jugement.
Deux ans plus tard, en 2005, il a eu l’occasion de voir la réalité de ses propres yeux lorsqu’il est retourné en Palestine pour observer les élections présidentielles, au cours desquelles j’étais le principal candidat indépendant face à Mahmoud Abbas du Fatah.
Pendant cette période, le président Carter a pu constater de visu comment Israël, au lieu de construire des ponts pour asseoir la paix, construisait des murs qui entaillent profondément le territoire palestinien, des murs qui annexent les colonies et les ressources en eau, des murs qui isolent les Palestiniens dans des enclaves. Il a également été témoin de la façon dont, après une réunion que nous avions eue à Jérusalem, les services de sécurité israéliens m’ont arrêté sans autre raison que de m’empêcher de parler aux électeurs palestiniens de Jérusalem. C’est au cours de cette visite, je crois, qu’il est devenu clair pour lui qu’Israël ne préparait pas la paix, mais consolidait plutôt son contrôle d’une manière qui rendrait impossible une solution à deux Etats.
Un livre influent
En 2006, J. Carter a publié Palestine : la paix pas l’apartheid, un livre qui a bouleversé le paysage politique américain. Il y a exposé une vérité simple : sans la liberté et la dignité des Palestiniens, il ne pourrait y avoir de paix. Il a défendu cette position non pas en tant qu’ennemi d’Israël, mais en tant que personne profondément investie dans sa survie. Pourtant, pour avoir osé dire cette vérité, J. Carter a été vilipendé. Il a été accusé d’être antisémite et ostracisé par de nombreux Américains et même par son parti démocrate. Mais J. Carter n’a jamais hésité. Il a continué à dire la vérité sur les réalités en Palestine – non par malveillance envers Israël, mais par conviction profonde en la justice.
Il a compris que la seule façon pour Israël de vraiment prospérer était de parvenir à une paix juste avec les Palestiniens. Il a reconnu que le peuple palestinien, qui vit sous une occupation brutale depuis 1967 et a connu des déplacements répétés depuis 1948, avait droit aux mêmes droits et à la même dignité que n’importe quel autre. Il a reconnu dans des écrits ultérieurs que c’est mon récit de la situation à Qalqilia en 2003 qui lui a fait comprendre la réalité de l’apartheid en Palestine.
A l’écoute des Palestiniens
Ce qui rend la position de Jimmy Carter sur la Palestine unique, ce n’est pas seulement son courage moral, mais le fait qu’il fut autrefois l’homme le plus puissant du monde. En tant que président des Etats-Unis, il a essayé d’ouvrir la voie à une paix durable. Il n’a pas réussi à garantir l’autodétermination palestinienne au cours de son unique mandat présidentiel, de 1977 à 1981, mais il a refusé de renoncer à ses efforts. Au cours des décennies qui ont suivi sa fin de mandat, il a retourné toutes les pierres, cherché toutes les possibilités pour instaurer une paix juste pour les Palestiniens et tous les peuples du Moyen-Orient.
Aujourd’hui, alors qu’il fête ses 100 ans et que les hommages affluent pour honorer ses nombreuses réalisations humanitaires, nous ne devons pas oublier qu’il fut l’un des plus grands révélateurs de vérité de notre époque. J. Carter était prêt à voir la brutalité infligée au peuple palestinien et a refusé de garder le silence à ce sujet. C’est un courage rare, surtout pour un ancien président américain, qui doit être reconnu et commémoré.
La meilleure façon de rendre hommage à Jimmy Carter, à son courage et à sa probité morale inébranlable, est de poursuivre son engagement en faveur de l’égalité des droits de l’homme pour tous.
La lutte palestinienne pour l’autodétermination n’est pas seulement une question politique, c’est une question morale. Comme J. Carter l’a toujours souligné, les Etats-Unis ont une responsabilité particulière. Sans le soutien politique et militaire américain, Israël n’aurait pas été en mesure de poursuivre son occupation impitoyable et son apartheid contre les Palestiniens, ou de commettre un génocide à Gaza.
Alors que nous célébrons et examinons la vie et l’héritage de J. Carter, amplifions son appel pour que les Etats-Unis soient une véritable force de paix et de justice dans le monde. Reconnaissons, que la paix sur notre Terre sainte ne viendra que lorsque les droits et la dignité des Palestiniens seront reconnus et respectés, comme il le souhaitait. C’est seulement alors que nous pourrons véritablement honorer son héritage et les valeurs qu’il a défendues avec tant de courage.
Benjamin Creme au sujet de Jimmy Carter – [sommaire]
Q. Jimmy Carter est-il guidé par l’un des Maîtres ? (avril 95)
R. «Guidé» n’est pas le mot que j’utiliserais, mais il est certainement réceptif à l’impression mentale. S’il vit suffisamment longtemps, je crois qu’il deviendra l’un des membres d’un « comité de sages » qui, dans l’avenir, fera fonction d’équipe dirigeante des Etats-Unis. [La Mission de Maitreya, tome 3, par Benjamin Creme]Q. A quel niveau se trouve Jimmy Carter ? Il semble être en phase avec le programme dont vous avez parlé. (avril 77)
R. C’est un homme remarquable et il répond au stimulus de la Hiérarchie. Son travail produira de grands effets ; pas tant du fait de ses initiatives propres, mais du fait qu’il se montrera particulièrement ouvert à certaines suggestions exprimées par des hommes plus jeunes, formés par les Maîtres. Il est lui-même hautement évolué et ouvert à l’impression de la Hiérarchie ; consciemment orienté vers le spirituel, il est d’un grand altruisme. Le fait qu’il arrive au pouvoir aux Etats-Unis à l’heure actuelle n’est bien sûr pas un hasard.
On verra de plus en plus d’hommes jeunes accéder à des positions d’influence et de pouvoir, dans tous les grands gouvernements du monde. Cela fait partie du Plan en vue de la réapparition du Christ. Ils seront plus sensibles aux idées nouvelles et y répondront davantage. [La Réapparition du Christ et les Maîtres de Sagesse, par Benjamin Creme]
Les étudiants prêts à se battre pour le climat – [sommaire]
Le 8 novembre, des étudiants en association avec le Sunrise Movement, un mouvement climatique dirigé par des jeunes, sont sortis de plus de 30 lycées et universités à travers les Etats-Unis pour protester contre « le programme extrême » du prochain président des Etats-Unis, Donald Trump, et pour promouvoir « la lutte pour la justice climatique, les droits des travailleurs et la démocratie. »
Les manifestants brandissaient des panneaux et des bannières portant des messages tels que « Ceci est une urgence climatique », « Protégez notre avenir », « Le peuple, pas le profit », « Ensemble nous nous levons » et « Les démocrates ont échoué, le peuple n’échouera pas ».
« Les étudiants des quatre coins du pays se sont rassemblés pour envoyer un puissant message de solidarité. Nous ne resterons pas sans rien faire alors que le dangereux programme de Donald Trump menace tout ce en quoi nous croyons, a déclaré Aster Chau, une jeune de seize ans de Philadelphie, en Pennsylvanie. Ce mouvement, c’est pour l’espoir – l’espoir que lorsque nous sommes tous ensemble, nous pouvons pousser nos dirigeants à prendre des décisions courageuses. Nous ne reculerons pas. Il s’agit de notre avenir et nous en reprenons possession. »
Au cours du premier mandat présidentiel de D. Trump, de nombreuses attaques ont eu lieu sous différentes formes contre la Terre. Pendant la campagne, il a promis de « forer, forer, forer ! » ce qui a provoqué des mises en garde sur comment son retour au pouvoir conduirait à une montée de la pollution. D. Trump a aussi juré de revenir sur la politique climatique de l’administration Biden si les grandes compagnies pétrolières lui versaient un milliard de dollars pour sa campagne.

« Nous ne reculerons pas. Il s’agit de notre avenir et nous en reprenons possession. »
Depuis que D. Trump a battu la vice-présidente démocrate Kamala Harris le 5 novembre, des critiques pleuvent à l’encontre du parti démocrate pour ne pas avoir donné la priorité aux demandes et aux besoins des travailleurs.
« Vivant depuis des décennies dans une économe truquée et un système politique corrompu, des millions de personnes en ont assez, a déclaré le 6 novembre le mouvement sur un réseau social. Ces personnes cherchent un coupable. Il est essentiel que le parti démocrate prenne cela au sérieux. »
Dans un communiqué, le mouvement Sunrise a affirmé que « les manifestations sont un appel à agir adressé aux deux partis : si les démocrates veulent gagner, ils doivent arrêter de se plier aux exigences des grands donateurs et des grandes entreprises et doivent se concentrer sur des politiques audacieuses qui garantiront un avenir viable pour tous. »
Manuel Ivan Guerrero, un étudiant à l’université centrale de Floride, a abondé : « Ce n’est que le début. Nous sommes en colère, nous avons peur mais nous sommes prêts à nous battre. Nous avons le pouvoir et la volonté de contrer Donald Trump mais nos dirigeants doivent être assez courageux pour se battre pour nous. » Ce jeune âgé de dix-huit ans a ajouté : « Le temps des promesses vides est révolu. Quel qu’en soit le prix nous sommes prêts à faire ce qu’il faut pour gagner un monde meilleur. »
Génocide : ne sombrez pas dans la lassitude – [sommaire]
Gaza en ruine
« Les Palestiniens, en particulier à Gaza, ne peuvent s’offrir le luxe d’une lassitude du génocide, alors qu’Israël continue de massacrer, d’affamer et de déplacer de force, commettant ce que les experts de l’Onu ont identifié comme un domicide, urbicide, scolaricide, médicide, génocide culturel et, plus récemment, écocide. »
Déclaration d’Omar Barghouti, cofondateur du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).
[Source : The Guardian]
Gaza brûle, Wall Street flambe
En octobre, 500 militants de Jewish Voice for Peace (Voix juives pour la paix) ont bloqué l’entrée de la Bourse de New York, refusant de partir, certains s’enchaînant aux portes. Ils se tenaient là pour demander au gouvernement d’écouter le peuple et de cesser d’armer Israël et de tirer profit d’un génocide. Deux semaines auparavant, alors que les troupes israéliennes lançaient une invasion terrestre dans le sud du Liban, les actions de Lockheed Martin, RTX et Northrop Grumman – les trois plus grandes entreprises d’armement au monde – ont grimpé en flèche.
Les Etats-Unis abritent cinq des six plus grandes entreprises de défense au monde. Pour leurs PDG milliardaires et leurs actionnaires, la « guerre éternelle » est synonyme de profits sans fin et d’une énorme influence sur la politique étrangère des Etats-Unis. En 2023, Lockheed Martin a dépensé plus de 14 millions de dollars pour faire pression sur le Congrès. Son PDG siège au conseil d’administration du Council on Foreign Relations (Conseil sur les affaires étrangères), un groupe de réflexion américain fournissant informations et recommandations à destination du Congrès.
Portant des t-shirts rouges avec les messages « Pas en notre nom » et « Les juifs disent : arrêtons d’armer Israël », les manifestants ont scandé : « Guerre éternelle, profits en hausse », « Gaza bombardée, Wall Street prospère », « Financez la FEMA1 pas le génocide » et « Les juifs doivent désinvestir d’Israël ». Des centaines de personnes ont été arrêtées ; les mains ligotées, elles ont été traînées par les bras et les jambes alors qu’elles criaient : « Laissez Gaza vivre ! »
[Source : jewishvoiceforpeace.org]
1 – Federal Emergency Management Agency, l’Agence fédérale américaine de gestion des situations d’urgence (NdT).

Des enfants palestiniens font la queue pour obtenir de la nourriture. On estime qu’à Gaza, un million d’enfants ont besoin d’une assistance psychologique et sociale.
La BBC critiquée pour ses reportages sur Israël
Une lettre ouverte, datée du 1er novembre 2024, signée par plus de 100 employés de la BBC et de plus de 200 représentants du secteur des médias, d’universitaires et de politiciens demande à la BBC de mettre en œuvre des engagements éditoriaux, notamment « en réaffirmant qu’Israël n’autorise pas les journalistes étrangers à se rendre à Gaza ; en indiquant clairement lorsque les preuves sont insuffisantes pour étayer les affirmations israéliennes ; en indiquant clairement quand Israël est le coupable dans les titres des articles ; en incluant régulièrement le contexte historique antérieur à octobre 2023 ; et en interpellant vigoureusement les représentants du gouvernement et de l’armée israéliens dans toutes les interviews. »
La lettre demandait également à la BBC de souligner « le degré de fiabilité des sources israéliennes », d’« utiliser un langage cohérent » lorsqu’elle évoque les morts palestiniens et israéliens, et de mettre en cause « vigoureusement » les représentants israéliens dans tous les entretiens.
La BBC a rejeté les critiques, ajoutant que sur ce sujet, l’un des plus polémiques, elle continuerait à écouter les critiques et à faire preuve de réflexion.
[Sources : Al Jazeera ; thenationalnews.com]
Augmentation des troubles de l’élocution chez les enfants de Gaza
Les Nations unies s’inquiètent d’une augmentation significative des troubles de l’élocution chez les enfants de Gaza depuis le début de la guerre menée par Israël. Elles affirment que les bombardements incessants et les destructions massives provoquent un stress psychologique grave qui affecte la capacité des enfants à s’exprimer. Ils mettent en garde contre les conséquences à long terme pour toute une génération.
L’Onu cite l’orthophoniste Amina Al-Dahdouh, qui travaille dans un camp temporaire pour personnes déplacées à l’ouest d’Al-Zawayda à Deir Al-Balah, qui a averti que « six enfants sur dix dans le camp souffrent actuellement de difficultés d’élocution. Le bégaiement est le problème qui a le plus augmenté. »
Jonathan Crickx, du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), a déclaré en février qu’« avant cette guerre, l’Unicef estimait que plus de 500 000 enfants avaient déjà besoin d’un soutien psycho-social et de santé mentale dans la bande de Gaza ».
Aujourd’hui, on estime que plus d’un million d’enfants ont besoin de ce soutien.
[Source : UN News]
Les Aînés : les armes nucléaires ne sont pas dissuasives – [sommaire]
Juste avant le Sommet de l’Onu sur l’avenir, en septembre 2024, The Elders (Les Aînés), un groupe indépendant d’anciens dirigeants mondiaux œuvrant pour la paix, la justice, les droits de l’homme et une planète durable, a publié le texte suivant sur les menaces critiques auxquelles nous sommes confrontés :
« Les armes nucléaires, bien qu’elles ne fassent pas toujours la une des journaux, restent l’une des menaces les plus dangereuses pour la vie sur Terre. Soixante-neuf pour cent1 des gens pensent que le désarmement est essentiel pour notre avenir. Les armes nucléaires restent une menace active et critique, exigeant le même degré d’urgence que pendant la guerre froide. Ces armes continuent de poser un risque existentiel pour notre écosystème et notre humanité. Les technologies émergentes et le déclin de la coopération mondiale ne font qu’amplifier ce danger. Pourtant, l’espoir d’un avenir plus sûr persiste.
Le moment est venu pour les dirigeants d’écouter les préoccupations de toutes les générations et d’agir en conséquence. Nous devons considérer les armes nucléaires comme un danger existentiel et non comme un moyen de dissuasion. Les perspectives des jeunes devraient être intégrées dans les négociations sur le désarmement afin de construire un avenir sûr. Il est tout aussi important d’aborder les nouveaux risques liés à l’intelligence artificielle et à la cybernétique dans le contexte nucléaire afin de prévenir les lancements accidentels ou les attaques malveillantes. Notre survie dépend d’une action immédiate et décisive. »
Les Aînés ont appelé à un « leadership éthique, collaboratif et axé sur le long terme capable de façonner collectivement un avenir meilleur. Ce n’est qu’en restant unis que nous pourrons assurer un avenir aux générations futures. »
1 – D’après une recherche visant à identifier les points de vue régionaux et générationnels sur des menaces telles que les crises climatiques et naturelles, les pandémies, les armes nucléaires et l’intelligence artificielle.
Source : theelders.org
Revenu universel de base et sauvegarde de l’environnement – [sommaire]
La récente 16e conférence mondiale sur la biodiversité (COP16) a souligné le besoin urgent de repenser les stratégies de préservation de l’environnement, particulièrement en Amérique latine où la convergence du conflit social et de la vulnérabilité environnementale crée un paysage complexe aux enjeux élevés.
La crise environnementale mondiale, qui se manifeste par l’accélération de la perte de biodiversité, est exacerbée par les profondes inégalités socio-économiques. Cependant, les communautés les plus affectées par la dégradation environnementale sont souvent celles qui peuvent jouer un rôle crucial dans sa protection. Les approches traditionnelles ne sont plus suffisantes ; les efforts de préservation doivent être à la fois innovants et inclusifs. Il est donc vital que ces communautés soient impliquées dans l’organisation des politiques qui impactent leurs vies. Mais pour prendre une part active dans la préservation, elles ont besoin d’être soutenues par des mécanismes de financement élaborés en fonction de leurs besoins.
L’intersection de la préservation et de la justice sociale n’est pas seulement un idéal. C’est une nécessité urgente dont il faut se saisir pour parvenir à un futur durable pour tous.
A ce titre, le revenu universel de base (RUB) apparaît comme un outil essentiel pour donner plus de pouvoir aux communautés vulnérables et promouvoir des stratégies de préservation équitables. Il ne s’agit pas simplement d’atténuer les impacts environnementaux ; ces actions renforcent également la résilience communautaire et contribuent à la paix en aidant à éviter les conflits. Cependant, le véritable potentiel du RUB n’est pleinement réalisé que s’il est soutenu par des mécanismes de financement tels que Cap and Share (Limiter et Partager).
Un modèle de justice climatique
Le modèle Cap and Share génère une égalité socio-économique par la réduction des émissions carbonées et la protection de la biodiversité par la redistribution des richesses issues des carburants fossiles. En redirigeant sur le RUB les ressources financières ainsi captées, se crée un cercle vertueux dans lequel les communautés vulnérables bénéficient directement des actions de préservation. Cap and Share permet aux communautés de recevoir des revenus réguliers et inconditionnels, leur fournissant ainsi une sécurité financière cruciale. Cela ne soulage pas seulement la pression sur les ressources naturelles mais facilite également la participation active des communautés à la préservation de leur milieu de vie. Le revenu universel n’est pas seulement une assistance économique ; c’est un modèle pour la justice climatique qui garantit que ceux qui sont les plus touchés par le changement climatique reçoivent un soutien direct, et leur donne le pouvoir de devenir eux-mêmes des agents du changement.
Projet pilote en Colombie
En Colombie, où le rapport entre les défis environnementaux urgents et les conflits violents est particulièrement évident, un projet pilote de mise en œuvre du RUB pourrait tout changer. Cette initiative procurerait un revenu régulier aux communautés affectées, leur offrant un soulagement économique et l’opportunité de s’impliquer dans des pratiques de préservation. Un tel projet ne générerait pas seulement des bénéfices immédiats pour les communautés impliquées mais deviendrait également un cas d’étude pour évaluer les initiatives de mise en œuvre du RUB dans des contextes similaires. Les données rassemblées au cours de ce projet pourraient démontrer l’efficacité du revenu de base pour réduire la pauvreté, augmenter la sécurité alimentaire et développer des pratiques durables pacifiques. Cela en ferait un exemple convaincant en vue d’un déploiement plus vaste.
Des indices constatés à l’échelle mondiale suggèrent que le revenu régulier procuré par le RUB peut avoir des effets positifs significatifs sur la sécurité alimentaire et l’autonomie communautaire. Les communautés qui reçoivent ces transferts d’argent peuvent diversifier leurs sources de revenus et améliorer leurs pratiques agricoles, réduisant ainsi la pression sur les écosystèmes. En Colombie, cela pourrait signifier une réduction des pratiques qui contribuent à la déforestation, les communautés renforcées par la sécurité financière étant plus susceptibles d’investir dans une gestion durable des terres.
Les conflits armés ont laissé en Colombie des cicatrices profondes dans le tissu social et environnemental du pays. Les communautés déplacées et les zones hautement dégradées sur le plan écologique servent de rappel constant de l’interconnexion entre les questions sociales et environnementales. La restauration de l’environnement et la réduction des inégalités doivent être abordées conjointement pour parvenir à une paix stable. Mettre en œuvre le RUB, en se basant sur le mécanisme de Cap and Share, pourrait être une avancée cruciale pour le rétablissement de la relation entre les communautés et la nature, qui représenterait la fondation d’un véritable développement durable.
Un futur durable et équitable
En nous tournant vers l’avenir, il devient essentiel que la conversation sur le financement inclusif ne stagne pas. Chaque dollar alloué à la sauvegarde doit être considéré comme un investissement pour les communautés qui se soucient de nos plus précieux écosystèmes. Les acteurs internationaux et nationaux doivent reconnaîtrent l’importance de ces initiatives et collaborer pour garantir aux communautés l’accès aux ressources dont elles ont besoin.
Le déploiement du revenu universel, en même temps que des mécanismes comme Cap and Share, n’offre pas seulement une solution économique mais répond aux causes originelles de l’injustice sociale et environnementale. En agissant ainsi, non seulement la biodiversité et les écosystèmes sont protégés mais des sociétés plus justes et résilientes, capables de faire face aux défis présents et futurs, peuvent être construites.
Pour conclure, il est clair que le chemin vers une préservation efficace de l’environnement doit être inclusif. La promotion d’un dialogue autour des mécanismes de financement donnant plus de pouvoir aux communautés est essentielle pour s’assurer que la préservation soit juste et efficace. C’est la seule manière de renforcer la résilience de nos communautés et de contribuer à la construction d’un monde équitable où la nature et l’humanité coexistent en harmonie. Un projet pilote en Colombie peut fournir les données nécessaires pour évaluer ces initiatives et offrir un modèle reproductible à grande échelle, ce qui pourra être préconisé lors d’évènements à venir comme la COP30 sur le climat.
Source : commondreams.org
Succès dans la récupération et la restauration de terres autochtones – [sommaire]
La tribu amazonienne Ashaninka ou les Premières Nations de Colombie-Britannique sont la preuve irréfutable que les peuples autochtones sont les mieux placés pour gérer et préserver les terres sur lesquelles ils vivent. Quel que soit leur environnement spécifique, leur sagesse traditionnelle prévaut.
La tribu des Ashaninka vit dans la forêt amazonienne de l’ouest du Brésil. Il y a trente-deux ans, à la suite d’une longue lutte, le gouvernement fédéral a créé le territoire Ashaninka du rio Amônia, et la tribu, au cours de ces trois décennies, a pu reprendre ses territoires aux éleveurs de bétail non-indigènes qui avaient laissé à nu beaucoup des terres, et aux bûcherons qui avaient dépouillé la forêt restante de ses arbres les plus précieux. Ces étrangers ont dû partir, les prairies ont été remplacées par des arbres fruitiers et des essences de bois d’œuvre, et la tribu a replanté les arbres précieux coupés par les bûcherons. Pour garantir la remise en état, les dirigeants du village Ashaninka ont instauré un système de gouvernance fondé sur le bien collectif et l’autosuffisance. Chacune des 80 familles doit prendre soin d’une zone de forêt incluant des arbres fruitiers et des plantes médicinales, tandis que tous partagent des parcelles agricoles, des étangs, des jardins cultivés et de la forêt autour du village.
De plus, les Ashaninka ont mis en place une stratégie de développement des relations avec les communautés voisines, indigènes et non-indigènes, afin de créer une zone tampon et atteindre des institutions situées en dehors de la région. Cette initiative a permis de mettre fin aux intrusions d’étrangers comme les bûcherons et les mineurs. Le territoire d’Amônia aujourd’hui reboisé, la tribu est devenue autosuffisante et jouit d’une renaissance culturelle.
Reconnaissant leur succès, le Fonds amazone a, en 2015, pour la première fois dans ce domaine, accordé à la tribu la somme de 2,2 millions de dollars pour améliorer l’agroforesterie et élargir l’expérience aux autres tribus autochtones. Puis, en novembre dernier, le Fonds a attribué la somme de 6,8 millions de dollars à l’Organisation des peuples autochtones du rio Jurua, pour aider douze autres territoires indigènes de l’ouest de l’Amazonie à utiliser le modèle des Ashaninka pour améliorer la gestion de leurs terres. La production de nourriture, la consolidation des cultures et la surveillance de la forêt constituent les points centraux de ce modèle. Ce projet couvrira 6 400 km2, une zone de la taille du département de la Haute-Garonne en France.
Les Premières Nations de Colombie-Britannique
Les Premières Nations de Colombie-Britannique doivent faire face au défi que représentent les très nombreux vestiges de l’industrie du pétrole et du gaz : les appareils de forage, les défrichements, les routes et les anciens chantiers. Les milliers de puits désaffectés ont perturbé les écosystèmes locaux, menacent de contaminer les sources environnantes et émettent des gaz à effet de serre.
Au milieu des années 2010, les entreprises de pétrole et de gaz ont restauré de mauvaise grâce les sites de forage, en semant simplement de l’herbe sur la terre compactée par les machines. Le tapis d’herbe épais qui a poussé a étouffé les arbres et les plantes endémiques, empêchant la recolonisation par la nature. Les connaissances indigènes n’avaient pas été sollicitées.
A la fin des années 2010, les Premières Nations de Saulteau se sont réunies pour savoir ce que les communautés souhaitaient pour leurs terres, et le premier objectif identifié fut de démarrer leur propre entreprise de restauration écologique. Puis, en 2019, la Commission de régulation de l’énergie de Colombie-Britannique a fait appel aux Premières Nations pour renaturer une plateforme de forage, autrefois une zone humide, où la végétation avait à présent disparu. L’équipe des Premières Nations, avec l’aide d’un écologiste embauché pour ce projet, a observé l’écoulement de l’eau sur le site qui dessinait un sillon sinueux dans le sol, puis ils ont creusé une petite mare pour retenir l’eau. En collaboration avec les anciens et les participants, ils ont ensuite créé une base de données des espèces de plantes natives de cette zone, identifié ce qu’il était nécessaire de réintroduire sur le site, et ils ont planté. Cinq ans plus tard, l’étendue dépouillée du puits s’est transformée en une florissante zone humide.
Ce projet pilote constitue le début de Aski Reclamation, entreprise qui a depuis bénéficié de contrats importants pour la renaturalisation de puits désaffectés sur le territoire des Premières Nations de Saulteau, et est à présent agréée en ce sens. Elle s’est aussi diversifiée à la faveur d’autres projets de restauration de terres, comme la plantation d’arbres natifs pour restaurer des zones de forêt déboisées pour des routes forestières désormais obsolètes, et la restauration d’anciens sites miniers.
Source : Associated Press ; The Narwhal
L’humanité (2) – [sommaire]
De nombreuses forces négatives séparent les hommes, les groupes et les nations. En contrepartie, une force subjective et mystérieusement attrayante apparaît dans les contacts humains, sous forme d’un idéalisme croissant et de bonne volonté se manifestant de plus en plus aux niveaux individuels, collectifs et internationaux d’origines parfois tout à fait inattendues – mais souvent à l’aide de moyens tout à fait insuffisants.
En conséquence, les premiers résultats sont parfois immatures, comme, par exemple, les Nations unies. De plus, certains gouvernements et idéologies récents sont encore loin de manifester véritablement ces forces ascendantes. Cependant, même si cette tendance peut mener à des débâcles temporaires, des retards, ou des déceptions, il faut simplement la considérer comme une étape préparatoire se développant naturellement et vouée à s’améliorer au fil du temps. L’important est l’esprit sous-jacent qui s’infiltre constamment dans l’humanité, soutenu par l’énergie divine d’Amour-Sagesse que des sources supérieures font systématiquement rayonner au sein de l’humanité. Imprégnée de cette bonne volonté, l’humanité apprend rapidement ses leçons et gagne en expérience, ce qui est de bon augure pour l’avenir.
L’effet de la volonté-de-bien issue de la Hiérarchie se manifeste par l’émergence d’une variété d’idéalismes, qui peuvent même s’avérer contradictoires. Cependant, à condition que leurs objectifs soient inspirés par la bonne volonté et la tolérance, ces idéalismes aboutiront inévitablement à une plus grande coopération, à la sécurité, à la paix et à l’abondance pour tous, au lieu de la terreur, la peur et la famine du passé.
Vers la fin des conflits
Le temps viendra où il n’y aura plus de conflits individuels, raciaux et nationaux. Ce temps est sans doute encore bien lointain, mais le seul fait de pouvoir le considérer, le visualiser, le désirer et le planifier nous garantit que c’est possible. Malgré l’attitude négative de bien des pessimistes, il ne fait absolument aucun doute qu’au cours des dernières décennies, l’humanité a déjà fait de grands pas vers des relations humaines et des conditions de vie bien supérieures à toutes celles que le monde a connues jusqu’à présent. Ce nouvel âge déjà commencé va engendrer une humanité bien plus heureuse, en mettant fin aux différences individuelles et nationales et en assurant à tous une vie plus pleine et plus riche.
Certes, de nombreux centres d’intérêts, habitudes et modes de pensée conventionnels, encore enracinés et cristallisés, doivent être détruits avant que les fondations du nouvel âge puissent être établies. C’est pourquoi les affaires mondiales chaotiques ne devraient ni bouleverser, ni déprimer les hommes, car elles ne représentent que la séquence naturelle des événements devant précéder le processus général de reconstruction. Il ne reste plus qu’à favoriser et soutenir la bonne volonté, la coopération et la compréhension aimante entre les individus et les nations, ce qui conduira inévitablement à de meilleures relations humaines et, à terme, à l’Humanité une.
Une grande partie de l’ancienne génération s’adaptera à ce nouvel esprit, mais ceux qui mettront en œuvre les changements majeurs appartiendront à la jeune génération et aux générations à venir. En effet, en raison de leurs conceptions relativement étroites, égoïstes et fossilisées, de nombreuses personnes âgées sont enclines à retarder ce nouveau développement ; elles devront donc renoncer à participer activement au nouveau mouvement afin que ce dernier puisse s’épanouir librement. En dépit des apparences, un éveil spirituel général se manifeste à travers le monde, et les gens se réorientent vers des questions subjectives. Cela est particulièrement vrai pour les jeunes générations qui, sous couvert de désinvolture, recherchent avec ferveur ce qui est plus profond derrière le voile des activités quotidiennes, comme l’attestent leur intérêt pour le bien-être des hommes, leur persévérance dans leur bonne volonté et leur quête de meilleures relations humaines.
Cet idéalisme ambitieux est en grande partie responsable du chaos et de troubles mondiaux évoquant même des conditions temporairement détestables. Cela aboutit jusqu’au sacrifice de vies humaines et de biens matériels, mais conduit aussi à l’effondrement de ces anciennes structures sociales qui, ayant atteint leur objectif, sont à présent redondantes. De cette confusion naîtront bientôt d’autres conditions de vie bien meilleures, et déjà les yeux de l’humanité s’ouvrent sur les nouvelles perspectives de coopération, de partage, de sécurité mutuelle et de paix, que l’on peut attendre d’une humanité unie. L’homme découvre la joie de donner de façon désintéressée et de partager ce que la vie offre si généreusement, au lieu de s’en emparer sans pitié, de voler et de thésauriser ce qui a été si égoïstement acquis, alors même que des millions de personnes sont sans abri et meurent de faim.
Source : Aart Jurriaanse, Bridges (Ponts), éditions Bridges Publishing, non traduit
Citation
Message de Maitreya
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.Toutes les civilisations ont une fin – [sommaire]
Le 5 octobre 2024, un couple d’Indiens âgés se trouvait à l’Edmonton Expo, en Alberta (Canada). Ils s’approchèrent du stand de Share International. Le monsieur, qui avait une moustache et portait une casquette de baseball, s’adressa à moi et la dame à ma collègue S. Q.
Il commença à parler de sujets liés à Share International, aussi je me décidai à lui parler d’intelligence artificielle. Je n’avais pas fini de poser ma question qu’il agita la main et dit : « Non, le problème est le un pour cent. » Je compris que cela signifiait que blâmer la technologie et d’autres choses comme l’immigration sont des distractions et que le problème principal était la monopolisation de l’argent par les plus riches. Il dit ensuite que « toutes les civilisations ont une fin. » C’était une déclaration de mauvaise augure et je pensai à une phrase des Messages de Maitreya : « Ne vous accrochez pas aux formes anciennes. »
« Néron a détruit Rome », dit-il ensuite. J’avais l’intention d’ajouter « et Caligula » mais le gardai pour moi. Il ajouta ensuite « et Caligula ». J’ai senti qu’il lisait dans mes pensées. Il a placé sa main tendue au niveau des yeux et a fait un grand geste plongeant vers le bas. Je compris que cela évoquait l’effondrement prochain suivi d’une nouvelle ère de paix. Il nous a salué de la main en partant.
Je crois que les deux visiteurs étaient Maitreya et le Maître Jésus.
A. C.
L’amour guérit toutes les divisions – [sommaire]
Le 5 octobre, j’assistais à une exposition sur le nouvel âge à Edmonton avec mon collègue A. C., lorsqu’un couple âgé s’est approché de la table pour discuter avec nous. Ils ont affirmé venir de Trinité-et-Tobago.
Lorsque A. a décrit l’apparition de Maitreya à Nairobi lors d’une réunion de prière en 1988, ils ont dit être originaires du Kenya. Le monsieur a parlé à Andrew et la femme m’a parlé.
Jusqu’à présent, ce qui m’est revenu en méditant, c’est l’impression qu’elle a déclaré que « l’amour guérira toutes les divisions », mais je ne suis pas absolument sûre que ce soit exact.
Au milieu de la conversation, j’ai eu le sentiment que le monsieur était Maitreya et la dame le Maître Jésus ou l’un de ses porte-parole. Plus tard, lorsque A. et moi avons comparé nos impressions, nous avons découvert que nous avions tous deux pensé la même chose à propos de leur identité.
S. Q., Edmonton, Canada
Méditation de transmission de la pleine lune – [sommaire]
Le 19 et le 20 octobre, un groupe de quatorze personnes est venu à Auders en Autriche pour une méditation de transmission de pleine lune de 24 heures. Les participants appartenaient à différents groupes et pays, Allemagne, Autriche et Italie. Pendant toute la méditation, nous étions également connectés à la méditation internationale en ligne sur nos ordinateurs, mais nous avons branché la caméra de notre groupe seulement le dimanche.
Le dimanche matin était encore plus spécial. L’énergie durant la méditation était incroyablement belle et dense. Une participante de Hollande, sur Zoom, qui a vu sur son écran une grande boule de lumière au centre de notre pièce, et en a pris une photo (pas une capture d’écran).
Plusieurs participants ont témoigné :
Maria : « J’ai l’impression d’être passée par un baptême du feu et d’être de retour dans la vie. J’ai pu méditer pendant plus d’heures que je n’ai pu le faire pendant des années. J’ai confié joyeusement à ma fille que nous avions sans doute reçu une bénédiction à Auders parce que ma tête était à nouveau claire. »
Maud : « J’étais entourée de calme, d’harmonie et de paix. Cette énergie était là et j’étais capable de l’absorber. Elle m’a transformée. »
Brigitte : « C’était très facile de rester assise pendant une longue période et il y avait en permanence une sensation de joie. »
Anna : « Pendant la méditation, j’ai parfois senti une énergie chaude et dense. »
Andreas : « J’ai remarqué un fort sens de communauté dans le groupe. Pendant la méditation j’ai ressenti plusieurs fois une énergie de bénédiction et j’ai eu des larmes aux yeux. »
Bettina : « Dimanche a été une journée très spéciale pour moi. Je me suis sentie de plus en plus libre et légère, l’inconfort physique a disparu totalement et c’était un peu comme être portée et que tout revenait à sa juste place. »
Nous avons tous ressenti une belle, paisible et harmonieuse énergie de groupe pendant ce week-end et avons été étonnés de notre capacité à bien méditer, pendant longtemps. Nous sommes repartis chez nous heureux, reconnaissants et comblés.
Les participants à la méditation d’Allemagne, d’Autriche et d’Italie.

Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
Message n° 114, du 4 décembre 1980 – [sommaire]

« Mon émergence se déroule selon la Loi. Tout ce qui peut l’accélérer est utilisé, mais c’est l’homme lui-même qui conditionne sa progression. A dire vrai, mes amis, si vous instauriez dans le monde un climat d’espoir fondé sur l’assurance de ma présence, mon émergence n’en serait que plus rapide. Je vous invite donc à relever ce défi. Travaillez pour moi de cette manière, mes chers amis, et hâtez la réalisation du Plan.
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Questions-réponses
Réponses de Benjamin CremeBENJAMIN CREME AU SUJET DE L’HOMÉOPATHIE – L’homéopathie est-elle plus efficace sur certaines personnes que sur d’autres ? Si tel est le cas, quels sont les facteurs qui entrent en jeu ? (janv. 87) – [sommaire]
A l’heure actuelle, l’homéopathie tend à être plus efficace dans les cas chroniques que dans les cas aigus. Lorsque ses mécanismes seront mieux compris, il n’en sera plus ainsi. Il faut noter que les enfants sont souvent plus réceptifs que les adultes à cette forme de traitement – probablement du fait que leur corps a accumulé moins longtemps des toxines, et réagissent mieux à ces remèdes. [La Mission de Maitreya, tome 2]
Certaines personnes semblent réagir davantage à l’eau de Tlacote elle-même qu’à ses dérivés en dilutions homéopathiques. Y-a-t-il réellement une différence d’efficacité entre les deux ? (nov. 93) – [sommaire]
Il semblerait qu’un facteur psychologique entre en jeu. Certaines personnes pensent qu’il est préférable de boire l’eau directement, que c’est plus pur (donc plus efficace) que les dilutions ; un très grand nombre de gens ne connaissent pas l’homéopathie ou n’y croient pas. En fait, la dynamisation homéopathique augmente l’efficacité de l’eau et cette méthode présente de surcroît l’avantage de la rendre plus accessible. [La Mission de Maitreya, tome 3]
La maladie a-t-elle une origine karmique ? (janv. 87) – [sommaire]
Par « karmique », je suppose que vous entendez le résultat d’actions accomplies dans des vies précédentes, ou dans le passé de la vie actuelle. Toute maladie ou mauvaise santé est d’origine karmique, sauf lorsqu’elle est héréditaire. Elle est le résultat de notre mésusage de l’énergie provenant d’un plan ou d’un autre, du plan de l’âme, et, chez les individus polarisés astralement, du plan astral. Le karma peut se rapporter à hier, à la semaine dernière, au mois dernier ou à l’année dernière, et pas nécessairement à un passé plus ancien dans cette vie, ni à une vie antérieure. Nous générons du bon ou du mauvais karma à chaque instant. [La Mission de Maitreya, tome 2]
L’encéphalomyélite myalgique (EM), syndrome de fatigue chronique (SFC) post-viral, a fait dernièrement l’objet d’articles de presse. De nombreux médecins ne la considèrent pas comme une maladie et il n’existe aucun traitement adéquat. [1] Quelle est l’explication ésotérique du SFC ? [2] Comment soigner ce type de maladie ? (juin 88) – [sommaire]
[1] Le SFC est le résultat de l’effondrement – dans une certaine mesure – du système immunitaire. Cet effondrement est à son tour le résultat d’une identification erronée, de valeurs erronées, de modes de vie et de pensée erronés et, en particulier, de conditions de vie extrêmement stressantes. Il est très répandu aujourd’hui en raison de l’énorme tension que subissent beaucoup de gens – pour ne pas dire la plupart – dans leur vie et leur travail. La pollution de l’air, de l’eau et des aliments y contribue aussi fortement.
[2] Le seul traitement qui existe est un changement de mode de vie et de valeurs à grande échelle. Je conseille l’homéopathie, qui est très efficace et apporte une amélioration notable. [La Mission de Maitreya, tome 2]
Pourriez-vous nous parler des vaccins et de leur impact sur le système immunitaire – du pour et du contre, à court et à long terme ? (oct. 87) – [sommaire]
Les vaccins, même sous leur forme actuelle plutôt grossière, ont rendu un service immense à l’humanité et ont presque éradiqué de nombreuses maladies autrefois mortelles. C’est surtout sous leur forme affinée (par l’homéopathie) qu’ils auront une valeur à long terme dans le traitement de la maladie. [La Mission de Maitreya, tome 2]
Dans son numéro du 4 janvier 1996, le quotidien londonien Evening Standard a publié un article sur une éventuelle fluoration de l’eau courante distribuée à Londres. Les autorités médicales locales et le gouvernement étudient la question. A ma connaissance, le fluor a un effet préjudiciable important sur le cerveau physique des êtres humains. Cela mis à part, le bon sens voudrait que l’on évite d’ajouter des produits chimiques à tout produit alimentaire. Il serait utile que le Maître de M. Creme clarifie si possible les points suivants : [1] La fluoration a-t-elle des effets importants, bénéfiques ou préjudiciables, sur le véhicule physique dense ? [2] A-t-elle des effets réduisant manifestement la capacité de la contrepartie éthérique du cerveau physique dense de transmettre les énergies et les forces ? [3] De même, de tels effets pourraient-ils porter atteinte à la capacité du véhicule mental de fonctionner par l’intermédiaire du cerveau physique dense ? (avril 96) – [sommaire]
[1] Oui, cela a un effet préjudiciable, particulièrement sur les cellules du cerveau. [2] Oui. [3] Oui.
La fluoration de l’eau potable a un effet bénéfique sensible sur les dents des enfants, s’ils en ont besoin ; une carence en fluor donne des dents fragiles, spongieuses. Cependant, l’intoxication massive du reste de la population est inacceptable. Un traitement individuel des enfants qui manquent de fluor peut se faire de manière sûre et efficace au moyen de doses homéopathiques de fluor. Il faut s’opposer à ces projets d’empoisonnement de l’eau par des manifestations de masse. [La Mission de Maitreya, tome 2]
Qu’est-ce qu’un acouphène ? Ce phénomène a-t-il une dimension spirituelle ? (juin 96) – [sommaire]
Un acouphène, pour ceux qui ne connaissent pas ce terme, est un bourdonnement d’oreille, un son constitué de différentes notes, qui provient de différentes causes. L’acouphène est lié au système nerveux, et est essentiellement dû au stress et au surmenage. Il peut également être lié à d’autres déséquilibres du corps physique, de l’oreille interne par exemple, qui produisent un son typique d’acouphène.
Certaines personnes souffrant d’acouphènes disent que les sons qu’elles entendent ressemblent beaucoup à des voix – ce ne sont pas des voix, mais des sons si complexes que ces personnes ont l’impression d’entendre des mots. Cela n’a rien à voir avec les personnes qui entendent vraiment des voix.
Etant le résultat du stress et du surmenage, les acouphènes peuvent souvent être soignés par le repos et, je crois, par un traitement homéopathique ; l’acupuncture, pratiquée avec art, pourra apporter un soulagement dans certains cas, si ce n’est guérir tout à fait.
Il ne faut cependant pas confondre les acouphènes avec le bruit intérieur produit par le mouvement des chakras dans la tête. De nombreuses personnes pensent souffrir d’acouphènes alors qu’elles entendent peut-être tout simplement l’énergie vibrer à travers les chakras de la tête. [La Mission de Maitreya, tome 3]
