Partage international no 436 – décembre 2024
par Elisa Graf
En ces périodes d’incertitude et de bouleversements politiques, de nombreuses personnes se tournent vers leurs dirigeants – ces hommes et femmes d’Etat courageux qui défendent les droits de l’homme et la paix dans le monde, plutôt que de trahir leurs principes au profit de la cupidité des entreprises ou pour détenir un pouvoir autoritaire.
En bref, les dirigeants dont nous avons besoin en ce moment sont ceux qui s’alignent sur les priorités de Maitreya, qui reconnaissent les graves problèmes auxquels l’humanité est confrontée et qui voient le service qu’ils peuvent rendre au monde grâce à leur fonction – ceux qui peuvent nous unir et non pas nous diviser.
Lorsque Maitreya arriva à Londres le 19 juillet 1977, les Etats-Unis étaient dirigés par un tel dirigeant visionnaire. En janvier 1977, Jimmy Carter fut investi comme 39e président du pays.
Dans une récente biographie intitulée His Very Best – Jimmy Carter, a Life (De son mieux – La vie de Jimmy Carter, non traduit), l’écrivain Jonathan Alter explique qu’il a choisi de raconter la vie de J. Carter parce qu’elle « pourrait nous aider à retrouver un peu de décence, de responsabilité et de sérieux dans notre politique ». J. Alter écrit que James E. Carter « était probablement l’homme le plus intelligent, le plus travailleur et le plus intègre à avoir occupé le bureau ovale au XXe siècle […]. S’il existe un gène du devoir, de la responsabilité et de la volonté de s’attaquer à des problèmes difficiles dont le gain politique serait nul ou presque, alors, Jimmy Carter est né avec ce gène. » Voilà, dit-il, un exemple moral pour notre époque.
Outre avoir promu les droits de l’homme dans le monde entier, le président Carter a obtenu de nombreux succès remarquables en matière de politique étrangère au cours de son unique mandat, de 1977 à 1981. Il s’agit notamment des traités relatifs au canal de Panama, des accords de Camp David – le traité de paix entre l’Egypte et Israël –, du traité Salt II avec l’Union soviétique et de l’établissement de relations diplomatiques avec la Chine. Sur le plan intérieur, ses réalisations comprennent un programme énergétique complet, la création du ministère de l’Education et d’importantes mesures de protection de l’environnement, notamment la loi sur la conservation des terres d’intérêt national de l’Alaska.
Avec la création du Centre Carter en 1982, il a poursuivi, avec son épouse Rosalynn, son travail inlassable et de grande envergure pour promouvoir les droits de l’homme dans le monde entier. Par l’intermédiaire de ce centre, il a contribué de manière significative à la défense des droits de l’homme, à l’éradication des maladies et aux initiatives en matière de santé, à la consolidation de la paix et à la résolution des conflits, aux droits des femmes et à l’égalité entre les sexes, à la justice environnementale et climatique, ainsi qu’au soutien des défenseurs des droits de l’homme. Dans leur vie privée, pendant de nombreuses décennies, Jimmy et Rosalynn Carter se sont également portés volontaires une semaine par an pour Habitat for Humanity, (Un toit pour l’humanité) une organisation à but non lucratif qui aide les personnes démunies aux Etats-Unis et dans d’autres pays à rénover et à construire des maisons pour elles-mêmes.
Jimmy Carter a reçu le prix Nobel de la paix en 2002 pour ses nombreuses décennies d’efforts en vue de trouver des solutions pacifiques aux conflits internationaux, de promouvoir la démocratie et les droits de l’homme et de faire progresser le développement économique et social. Sa médiation lors des accords de Camp David entre Israël et l’Egypte a été soulignée comme une réalisation importante qui a contribué à sa reconnaissance.
Auteur : Elisa Graf, collaboratrice de Share International. Elle vit à Steyerberg (Allemagne).
Sources : Jonathan Alter ; Carter Center
Thématiques : politique
Rubrique : De nos correspondants ()
