L’architecte en route vers la perfection

Partage international no 427mars 2024

Le samedi 13 janvier 2024, sur le trajet de retour d’un séjour de ski en Autriche, je fis une rencontre intéressante. J’étais assise seule dans le hall d’une petite gare à Mittenwald, dans les Alpes bavaroises, lorsqu’un homme se dirigea vers moi et engagea la conversation. Il semblait avoir dans les 80 ans, avait peu de dents et portait un jean bleu foncé, des baskets de skateboard, une casquette de base-ball et deux sacs à provisions pliés. Sa veste coupe-vent verte ne semblait pas assez chaude, car la température était inférieure à zéro ce jour-là. Il s’adressa à moi en allemand et me demanda où j’allais. Je lui répondis que nous venions de passer des vacances de ski au Tyrol, mais que nous retournions dans le nord de l’Allemagne, puis je lui demandai s’il avait assez chaud. De ses doigts, il tapota sa poitrine au niveau du cœur, je compris qu’il s’agissait de son cœur spirituel, et dit : « Cela me tient chaud. » Il expliqua qu’il vivait à Sharnitz, la ville autrichienne voisine, et ajouta qu’elle était moins chère que Garmisch-Partenkirchen, ville allemande plus proche de Munich. Sans que je le lui demande, il précisa le montant exact de son loyer et de ses charges. Mon mari et moi avions prévu de nous renseigner sur le coût du logement dans la région, il était donc surprenant qu’il en parle. Au cours de notre conversation de dix minutes, il indiqua qu’il était architecte et ajouta que sa femme avait voulu cinq enfants (mon mari avait toujours voulu cinq enfants) et qu’il estimait que c’était une trop grande responsabilité. Il ajouta que ses deux fils vivaient en Bavière, mais qu’ils « vivaient les choses à fond » et qu’ils étaient toujours très occupés, alors que lui était beaucoup plus décontracté. Il a parlé un peu en espagnol et nous avons également conversé un peu en français.

Ce qui m’impressionna le plus chez lui, était son expression de détachement. Je n’eus pas l’impression qu’il était préoccupé par l’horaire. Il était très présent et je me sentais très disponible en sa compagnie. Je dus partir pour notre prochaine correspondance, en bus, il me salua et déclara : « J’espère que vous resterez en bonne santé. »  J’avais récemment craint que le stress ne nuise à ma santé, mais quand il me fit cette remarque je compris que ma santé était entre mes mains. Lorsqu’il partit, je remarquai que son jean était déchiré au niveau de la poche arrière droite, laissant apparaître son vêtement thermique. Plus tard, lorsque mon mari et moi avons atteint la station suivante et descendîmes du bus, il était soudain de nouveau là et nous parla brièvement. C’est alors que je remarquai le logo sur sa casquette de base-ball : « Voyage vers la perfection. »

E. G., Steyerberg, Allemagne

Lieu : Mittenwald, Allemagne
Date des faits : 13 janvier 2024
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)