Partage international no 427 - mars 2024

SOMMAIRE


 

Articles du Maître —

Le choix ultime [sommaire]

par Le Maître –,

Ce mois-ci la rédaction de Partage international a décidé de publier trois articles du Maître de Benjamin Creme. Cela peut sembler excessif. Il faut cependant considérer ce qui se passe actuellement dans le monde : la guerre, le chaos, l’anéantissement et la mort sont devenues des choix politiques admissibles et justifiables, et font même office de politique nationale pour un certain nombre de pays. Nous présentons ces textes dans l’espoir que certains lecteurs réagissent et aident à ce que la raison l’emporte.

 

Par l’entremise de B. Creme, 

QUAND L’HUMANITÉ COMPRENDRA enfin que sa fascination actuelle pour la violence et la guerre est pure folie et qu’elle renoncera aux moyens de toute nature qui lui permettent de perpétrer cette violence, elle subira une remarquable transformation. Les premiers signes de ce changement éminemment souhaitable du comportement humain se remarquent déjà dans les manifestations de dénonciation de la guerre et les appels à la paix et la justice qui réunissent des millions de personnes. Ces manifestations spontanées à travers le monde indiquent sans l’ombre d’un doute que l’humanité est prête à renoncer au passé et, quand elle sera convenablement guidée, à changer de direction. Ce moment approche à grands pas.

Au milieu des circonstances traumatiques et stressantes qui prévalent actuellement, une nouvelle vision du futur s’offre au cœur et à l’esprit de millions d’hommes qui, à des degrés divers, y répondent, prenant conscience de la nécessité de la paix si l’humanité doit survivre. Peu nombreux sont ceux qui en doutent au fond d’eux-mêmes, quelle que puisse être leur implication personnelle dans la guerre. Tel est donc le contexte dans lequel l’humanité devra faire son choix ultime.

Pour l’observateur moyen, ce monde déchiré est sous la domination de ceux qui ne partagent pas cette vision de paix et ne voient dans les conflagrations que des opportunités d’enrichissement et d’accroissement de leur pouvoir. S’il est vrai que ceux-ci sont nombreux, la plupart des hommes sont las de ces guerres inutiles et recherchent des stratégies qui leur permettraient de mettre fin à cette démence une bonne fois pour toutes. Dans leur cœur brûle l’espoir d’une ère nouvelle de paix et de progrès pour tous. Ce sont ces hommes qui, dans tous les pays, représentent l’espoir du monde.

C’est à eux que s’adressera Maitreya quand il émergera. C’est à eux qu’il présente, d’ores et déjà, sa vision de l’avenir. Sous peu ils seront des millions et des millions à répondre à son plaidoyer, ravivant ainsi l’espoir de tous.

Ainsi Maitreya convaincra-t-il les hommes qu’il serait vain et dangereux de persister dans des conflits irresponsables. Que les problèmes d’aujourd’hui sont de nature globale, et ne peuvent être résolus par la guerre. Que seule la coopération amènera paix et prospérité aux hommes. Que ce n’est qu’en frères, main dans la main, qu’ils pourront faire leur entrée dans le monde nouveau qui les attend.

Ainsi les hommes prendront-ils leur décision et se détourneront-ils de l’abîme. Ainsi manifesteront-ils leur choix de la vie et du bonheur et, le regard brillant d’espoir, entreprendront-ils ensemble la tâche de reconstruction de ce monde.

L’heure de la décision est proche, nous y sommes presque. Maitreya se tient prêt et il lui tarde de montrer la voie, d’indiquer la nouvelle direction à suivre. Les multitudes attendent ses conseils et son inspiration, sa sagesse et son amour. Maitreya garantira l’avenir de tous. (PI, juin 2004)

L’inanité de la guerre [sommaire]

par Le Maître –,

Par l’entremise de B. Creme, 

LORSQUE LES HOMMES se lancent dans la guerre, ce n’est pas seulement leur vie et celle des autres qu’ils mettent en péril, mais aussi le bien-être de la planète dont ils dépendent pour leur existence même. La Terre est soumise à un pillage sans merci pour l’extraction des métaux servant à fabriquer les engins de mort. Pas un instant l’on ne pense aux besoins des générations futures, qui ont, elles aussi, le droit de bénéficier des abondantes ressources de ce monde. Les « théâtres de guerre », où se joue le grand spectacle de la tuerie, se parent de millions de tonnes de métal déformé, abandonné à la rouille.

Les hommes ne peuvent voir, ni même concevoir, les ravages produits sur leurs corps subtils par des bombardements sans fin. Leur niveau sonore sans précédent met en lambeaux ces voiles délicats. Les véhicules humains ne sont pas conçus pour supporter pareil traitement. Ainsi l’homme se fait-il à lui-même un tort irréparable. Combien de temps lui faudra-t-il donc pour comprendre l’inanité de la guerre ? La guerre ne résout aucun problème ; elle n’engendre que le chaos et fait obstacle au progrès des hommes. Un petit nombre, il faut bien le dire, friands d’actes de guerre, y voient un test de leur valeur, une épreuve de volonté et d’adresse. Mais pour l’essentiel, les hommes sont entraînés dans la guerre pour des motifs idéologiques, pour une cause ou une autre. Ce sont donc les dirigeants des nations qui tiennent les rênes du pouvoir et décident de la guerre ou de la paix. Il importe de les choisir avec soin pour assurer la paix du monde.

Il faut maintenant accorder une grande attention à ce problème. Les récents événements au Moyen-Orient ont montré combien il est facile de transgresser l’autorité de la Loi et de laisser libre cours au chaos. Mais réparer pareille transgression et résoudre les problèmes engendrés est une tout autre affaire.

Maitreya observe attentivement ces événements. Il évalue avec précision les tensions et leur résolution, cherchant toujours à établir un équilibre. Dans ce contexte, les énergies de l’Esprit de Paix et d’Équilibre, focalisées à travers lui, assument un rôle vital. Puissantes et précises, ces énergies transforment les vagues de haine et les instincts guerriers qui causent tant de préjudices aux peuples des nations.

Ces peuples eux-mêmes commencent à jouer leur rôle. Par les urnes et les manifestations, ils font entendre leur voix et connaître leur exigence de paix. Ce mouvement est irréversible. Les gens s’éveillent au pouvoir qui est le leur, et commencent à saisir qu’ils doivent instaurer eux-mêmes la paix qu’ils désirent tous. Ils prennent conscience que c’est seulement quand la justice et la liberté régneront qu’une paix bénie sera assurée. Cette compréhension croissante préparera la voie à l’émergence prochaine de Maitreya. (PI, décembre 2006)

La primauté de la Loi [sommaire]

par Le Maître –,

Par l’entremise de B. Creme, 

DEPUIS QUE L’HUMANITÉ a, pour l’essentiel, rejeté la Loi, elle a connu une série de désastres qu’elle a interprétés comme des « actes de Dieu ». Il s’agit en fait « d’actes des hommes », qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’évolution initialement prévue pour cette Terre.

Quand les hommes prendront conscience de cela, ils entreprendront une action concertée pour réorienter leur pensée et leurs actes, et rétablir ainsi la primauté de la Loi. Progressivement, le rythme de la Loi s’imposera dans leur vie, et il en résultera une nouvelle harmonie et un plus grand équilibre.

Pour faciliter ce processus, un formidable avatar se tient derrière Maitreya. L’Esprit de Paix ou d’Équilibre, œuvrant à travers la loi d’action et de réaction, déverse sa Présence cosmique sur le chaos de ce monde. Jusqu’à présent, c’est à peine si les hommes perçoivent l’impact de cette force transformatrice ; néanmoins, les énergies d’Équilibre saturent la Terre à l’heure actuelle.

Dans ces conditions, les hommes peuvent s’attendre à vivre une ère de calme exceptionnel, contrastant avec le tumulte actuel. Dans cette ère de paix et de calme sans précédent, la nouvelle civilisation s’élèvera vers des sommets toujours plus glorieux : visant les objectifs les plus élevés, les hommes conquerront l’espace et détruiront l’illusion du temps. Les énergies du cosmos, aujourd’hui inconnues, seront maîtrisées et utilisées à bon escient. Une perception croissante de sa divinité conduira l’homme à regarder profondément en lui-même, et à trouver ainsi l’essence de sa véritable identité et de son unité avec la nature et avec Dieu.

Ainsi son environnement, qui ne sera plus malmené ni asservi à ses ambitions, connaîtra-t-il un nouvel essor et lui offrira-t-il en retour tout ce qui est nécessaire à ses besoins. Ainsi cette nouvelle civilisation représentera-t-elle la prochaine grande étape dans la réalisation du Plan. Ainsi l’homme retrouvera-t-il la dynamique de son évolution, perdue depuis si longtemps. Et ainsi, nous qui sommes vos Frères aînés pourrons vous observer, vous encourager, vous mettre en garde, vous protéger, et connaître la joie de voir l’homme rentrer au bercail. Ainsi en sera-t-il.

Comme l’a si souvent dit Maitreya : « Les hommes doivent voir qu’ils ne font qu’un. »

C’est le premier pas, et le plus important sur la voie du progrès : de cette condition, tout le reste dépend. La première tâche de Maitreya et de son groupe sera de montrer aux hommes qu’il en est ainsi, que de cette manière seulement l’autodestruction pourra être évitée, et que, une fois cette condition remplie, le potentiel qui sommeille en l’être humain sera libéré et conduira l’homme vers un grand accomplissement.

Nous ne doutons pas que l’humanité prendra conscience de son unité. L’homme est aujourd’hui confronté à des problèmes aussi nombreux qu’importants. À l’arrière-plan des efforts désordonnés qu’il déploie pour y faire face commence à poindre la prise de conscience qu’il appartient à tous de prendre part à leur résolution ; que la responsabilité de la situation est globale et indivisible, comme le sont les problèmes eux-mêmes ; que c’est seulement par la coopération et l’abnégation que les difficultés pourront être traitées de façon satisfaisante.

Maitreya, qui apparaîtra bientôt aux yeux de tous, a pour tâche d’ouvrir l’esprit des hommes à ces vérités. Soyez certains qu’il en est capable, et qu’il réussira. (PI, juin 1999)

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

Mars 2024 [sommaire]

La rédaction, conformément à son habitude, a scruté le monde et analyse l’actualité à la lumière de l’expérience basée sur les informations de B. Creme, des écrits de son Maître et du Maître Djwal Khul. Nous constatons avec tristesse qu’il existe un fossé entre l’actualité et les conseils des Maîtres. Les articles sélectionnés suggèrent comment ce fossé pourrait être comblé et comment nous pourrions construire un chemin vers un avenir plus sain et plus juste. Ce qui doit changer : rétablir le respect de la primauté du droit, utiliser tous les moyens légaux pour prévenir les crimes contre l’humanité, prendre des mesures pour éviter la violence, l’agression et la guerre.

Jeffrey Sachs souligne le rôle vital du droit international humanitaire et évoque l’importance historique de la Cour internationale de justice et de ses décisions concernant la guerre à Gaza. B. Creme et le Maître Djwal Khul décrivent un avenir réaliste et concret et détaillent les moyens d’y parvenir. Lars Graf ajoute sa propre vision d’un avenir réalisable fondé sur le bon sens et la coopération. Naomi Klein explique comment elle a surmonté sa propre hésitation à critiquer les crimes de guerre d’Israël. Quant au rapport de Human Rights Watch pour 2023, ce n’est malheureusement pas une lecture rassurante.

Le Maître de B. Creme pointe du doigt les échecs et les faiblesses de l’humanité tout en gardant vivant l’espoir d’un changement, d’une réforme, d’une acceptation joyeuse d’un conseil avisé. Il confirme, comme toujours, l’importance d’agir ensemble pour résoudre les problèmes et changer le cours de l’Histoire : « Les premiers signes de ce changement éminemment souhaitable du comportement humain se remarquent déjà dans les manifestations de dénonciation de la guerre et les appels à la paix et la justice qui réunissent des millions de personnes. »

Il insiste sur la nécessité de faire un choix pour l’avenir, pour le bien de tous et pour l’avenir de notre planète. « A l’arrière-plan des efforts désordonnés [que l’homme] déploie pour y faire face commence à poindre la prise de conscience qu’il appartient à tous de prendre part à leur résolution ; que la responsabilité de la situation est globale et indivisible, comme le sont les problèmes eux-mêmes ; que c’est seulement par la coopération et l’abnégation que les difficultés pourront être traitées de façon satisfaisante. »

En cette année électorale, où des millions de personnes vont exercer leur droit de choisir un avenir décent, l’espoir est grand : « Par les urnes et les manifestations, ils font entendre leur voix et connaître leur exigence de paix. Ce mouvement est irréversible. Les gens s’éveillent au pouvoir qui est le leur, et commencent à saisir qu’ils doivent instaurer eux-mêmes la paix qu’ils désirent tous. Ils prennent conscience que c’est seulement quand la justice et la liberté régneront qu’une paix bénie sera assurée. »

 

Point de vue

Israël ne peut pas se cacher de la Cour internationale de justice [sommaire]

par Jeffrey D. Sachs,

Il est facile d’être cynique à l’égard de l’état de droit dans le monde. À peine la Cour internationale de justice (CIJ) jugeait-elle qu’Israël commettait de manière plausible un génocide contre le peuple palestinien, que le Département d’État américain1 déclarait : « Nous continuons de croire que les allégations de génocide sont infondées et notons que la Cour n’a pas conclu à un génocide, ni appelé à un cessez-le-feu dans sa décision. » Les dirigeants israéliens ont dénoncé un verdict « scandaleux » et « antisémite ». Pourtant, les risques liés à la décision de la CIJ et à son suivi dans un an ou deux sont profonds pour Israël. Si le pays rejette la Convention sur le génocide, il met en péril sa place au sein de la communauté des nations.

Il est vrai que la décision provisoire de la CIJ ne mettra pas fin, à elle seule, à la guerre d’Israël à Gaza ni même au massacre du peuple palestinien. On dénombre déjà [au 29 janvier 2024] 26 000 tués, et ce chiffre continue d’augmenter ; il s’agit à 70 % de femmes et d’enfants. La décision en elle-même ne mettra pas fin à la complicité de l’Amérique dans le massacre des Palestiniens par Israël. Ce dernier ne pourrait pas mener la guerre à Gaza un jour de plus sans que les États-Unis ne fournissent les munitions et un soutien militaire supplémentaire.

Pourtant, cette décision a déclenché un compte à rebours pour l’avenir d’Israël. Si Israël continue d’agir en toute impunité et était condamné pour génocide dans la décision finale de la CIJ, Israël deviendrait un État paria. Les jeunes Américains, en particulier, mettront un terme au soutien américain à Israël. Ce dernier serait totalement isolé, condamné par le monde.

La plupart des 193 gouvernements des Nations unies méprisent déjà le comportement d’Israël. La plupart voient en lui un pays qui occupe les territoires de la Palestine depuis 57 ans (depuis la guerre de 1967), qui a méprisé et continué d’enfreindre les décisions de dizaines de votes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’Onu, et qui a ouvertement encouragé et soutenu l’installation illégale de 700 000 colons dans les territoires occupés.

 

Photo : Naaman Omar News & Information Agency (Wafa) in contract with APAimagesCC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Gaza en octobre 2023. La Palestine survivra à l’horrible épreuve actuelle, profondément blessée mais bénéficiant d’un fort soutien mondial.

 

La plupart des États membres de l’Onu entendent clairement les expressions de haine viscérale de la part de nombreux dirigeants israéliens envers le peuple palestinien. Citons par exemple, la déclaration versée au dossier de la CIJ, du président israélien Isaac Herzog accusant l’ensemble de la population de Gaza. Ces États comprennent clairement l’intention du gouvernement israélien actuel d’occuper la Palestine et de gouverner les 7 millions de musulmans et de chrétiens palestiniens vivant aujourd’hui en Israël et en Palestine. L’Afrique du Sud a porté plainte devant la CIJ contre Israël parce qu’elle est à même de reconnaître un régime meurtrier d’apartheid et c’est exactement ce qu’elle voit dans la domination continue d’Israël sur le peuple palestinien.

Jusqu’à présent, Israël n’a pas été dissuadé par l’opinion mondiale en raison de ses armes nucléaires, de son zèle messianique et, plus important encore, du soutien militaire, financier et public des États-Unis, notamment des votes de ce dernier au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale de l’Onu. De plus, les États-Unis et Israël ont agi en pensant que le soutien financier et la fourniture de systèmes d’armement américains aux pays arabes les inciterait à tourner le dos au peuple palestinien. Israël et les États-Unis agissent avec une arrogance suprême, croyant que la puissance militaire donne raison et que l’argent est roi. Israël il est vrai, agit également par peur des Palestiniens, mais il s’agit de la peur démesurée et largement injustifiée de l’opprimé, du conquis, du déplacé. En reconnaissant et en faisant la paix avec un État de Palestine indépendant, Israël supprimerait la haine et l’humiliation qui nourrissent le soutien au Hamas, et réduirait ainsi la menace qui génère sa propre peur.

Les Israéliens doivent comprendre que les États-Unis ne peuvent pas sauver Israël à long terme, et qu’ils ne le feront pas. Les États-Unis n’agiront pas autrement qu’avec ceux qu’ils ont « sauvés » par le passé : le Sud-Vietnam ; l’Iran après le coup d’État américano-britannique de 1953 ; l’Afghanistan après 2001 ; l’Irak après le renversement de Saddam Hussein par les États-Unis en 2003 ; la Syrie après la tentative américaine de renverser Bachar al-Assad en 2011 ; la Libye après le renversement de Mouammar Kadhafi par l’Otan en 2011 ; ou encore l’Ukraine depuis le coup d’État mené par les États-Unis en 2014. La force militaire américaine est incapable de soutenir des régimes qui manquent d’un large soutien et d’une légitimité internationale. L’Amérique se lasse de chaque aventure militaire malavisée et finirait par faire de même quant à Israël, si le pays devenait paria et hors-la-loi.

En outre, les États-Unis arrivent au terme de leurs largesses financières. Sa dette publique atteint déjà 122,9 % du PIB et augmente rapidement. Il n’existe pas de consensus à Washington sur la manière de stabiliser le budget américain, mais un point est clair : un soutien massif aux pays étrangers ne fera pas partie du marché. L’arrêt du financement américain en faveur de l’Ukraine, malgré le lobbying intense exercé par le puissant complexe militaro-industriel, en est un exemple frappant. Même l’accès aux systèmes d’armes américains avancés ne persuadera pas les nations arabes d’abandonner la cause d’un État palestinien. Quoi qu’il en soit, les systèmes d’armes avancés russes, iraniens, nord-coréens, chinois et autres bénéficieront d’une offre très compétitive dans les années à venir ainsi que de meilleures conditions de financement.

A l’heure actuelle, l’opinion publique israélienne soutient ardemment la brutalité et le massacre perpétrés par Israël à Gaza. Le public est saisi par un mélange de peur écrasante, de fanatisme religieux et de propagande d’État. Les Israéliens croient largement que les nations arabes cherchent implacablement à détruire Israël. Ils ne voyagent pas dans les pays arabes et ne connaissent ni ne comprennent les attitudes et les politiques de ces sociétés voisines. Ils n’écoutent pas les déclarations des dirigeants arabes et islamiques appelant à une paix basée sur la solution à deux États parce que les grands médias israéliens, comme les grands médias américains, sont aux prises avec une propagande d’État implacable, un patriotisme abrutissant et une volonté belliciste omniprésente.

La société israélienne est incommensurablement traumatisée par la Shoah, qui reste le fait central constituant l’histoire moderne et la mémoire de chaque famille juive d’origine européenne, où que ce soit dans le monde. Une éventuelle conclusion de la plus haute instance de justice au monde, selon laquelle Israël lui-même serait désormais devenu génocidaire ébranlerait donc la société israélienne jusqu’à ses fondements et romprait le contrat social qu’Israël entretient avec la communauté juive mondiale. A ce stade très douloureux et fort désastreux, l’opinion publique israélienne pourrait commencer à reconsidérer ses hypothèses actuelles.

Les massacres d’Israël se poursuivent, malgré la décision de la CIJ, c’est vrai, mais sous un contrôle juridique et politique considérablement accru. Chaque meurtre israélien de sang-froid, chaque bombardement d’un hôpital, chaque destruction d’une école ou d’une université palestinienne, chaque refus israélien de fournir de la nourriture et de l’eau aux Gazaouis, sera méticuleusement enregistré par l’excellente équipe de juristes sud-africains et par des instituts juridiques hautement respectés dans le monde entier, dont le Centre pour les droits constitutionnels et de la loi pour la Palestine. Tout cela sera dûment transmis à la CIJ.

La Palestine survivra à l’horrible épreuve actuelle, profondément blessée mais bénéficiant d’un fort soutien mondial. L’avenir d’Israël, en revanche, est en jeu, car il pourrait bientôt se retrouver banni par la communauté internationale en tant que violateur flagrant du droit international. Israël a besoin de toute urgence de dirigeants qui privilégient le droit international plutôt que la force militaire, l’humilité plutôt que l’arrogance et le rétablissement de la paix plutôt que la brutalité. Et Israël – pas moins que les États-Unis – doit comprendre la futilité autodestructrice du déploiement de la force militaire dans le but de nier la justice et les droits politiques au peuple palestinien.

  1. L’équivalent du Ministère des Affaires étrangères.

Source : Common Dreams

 

Compte rendu de lecture

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Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

La nécessité pour les gouvernements d’être à l’écoute des citoyens [sommaire]

Il arrive un moment dans la vie de toutes les nations, où un examen de conscience, une recherche de l’âme, doivent avoir lieu ; où les idéaux prônés par leurs Constitutions, écrites ou non, doivent être reconsidérés à la lumière des résultats obtenus, et ces résultats réexaminés. Une fois cela fait avec honnêteté et franchise, l’autosatisfaction qu’affichent tant de dirigeants pour maintenir le peuple sous leur emprise chancelante cédera la place à un discours plus sobre et plus réaliste. Les jours de certains gouvernements sont comptés.
Des événements se produiront sous peu, qui entraîneront un nouveau partage du pouvoir et une émancipation du peuple. La démocratie mensongère d’aujourd’hui sera remplacée par une participation authentique ; ainsi commencera un chapitre inédit dans la longue quête humaine de justice et de liberté. [Celui qui frappe à la porte (Maître –)]

A l’exception de quelques régions du monde où les groupes dominants s’accrochent aux vieilles structures, souvent au prix de dissensions et de guerres civiles, les peuples ont fait valoir leurs droits à l’autodétermination. Ils ont pris la responsabilité d’instaurer une forme de gouvernement juste et mis en place différents modes de représentation leur permettant d’exprimer leur volonté. Plus que jamais auparavant, les peuples réclament une participation plus grande dans les décisions qui affectent leur vie. [Les droits de l’homme (Maître –)]

Les systèmes politiques actuels perdent de leur crédibilité et de leur pouvoir dans le monde entier ; ils finiront par donner naissance à de nouveaux systèmes de gouvernement beaucoup plus représentatifs. Dans l’ère nouvelle, la population passera au premier plan et les gens feront eux-mêmes connaître leurs besoins dans tous les domaines – social, politique, religieux et éducatif. Ils s’exprimeront et manifesteront leur compassion à travers l’assistance qu’ils porteront aux autres. Citoyens ordinaires, intellectuels, éducateurs, personnes de tous les milieux, s’apercevront que leur voix est désormais prise en compte dans les décisions. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

D’une manière générale et dans la majorité des pays, les gouvernants se croient investis du rôle de protecteurs et défenseurs du statu quo selon l’idée erronée que la vie est statique et que, en conséquence, tout changement est indésirable car synonyme de rébellion.
Telle est l’attitude de la plupart des gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, capitalistes ou socialistes. Toutes tendances confondues, ils ignorent l’aspiration des peuples au changement, leur besoin d’une nouvelle conception de la vie qui leur donnerait l’assurance que chacun peut élever sa famille dans la paix, la sécurité et le bien-être. L’échec de ces gouvernements réside dans leur incapacité à voir que leur véritable rôle consiste à veiller au bien-être du peuple. [Les besoins des hommes (Maître –)]

 

Photo :  Doran, CC BY-NC-ND 2.0 DEED, via flickr.com
« S’organisant eux-mêmes en groupes, des hommes de bonne volonté clameront bien haut leurs espoirs et leurs rêves de justice et de paix. Cette clameur allumera la torche de la vérité parmi les nations et, en son centre, on pourra me trouver. » Maitreya, message n°135

Où que vous puissiez regarder dans le monde, vous trouverez du changement. La structure de l’ordre ancien et décadent se trouve bouleversée de fond en comble. Nous pouvons nous en réjouir, car, en dépit de la souffrance que ce processus entraîne, un monde nouveau et meilleur est en train de voir le jour. Aussi, mes amis, trouvez du réconfort à cette idée, et envisagez l’avenir avec confiance. [Message n° 130 (Maitreya)]

Aucun des partis politiques actuels, basés comme ils le sont sur des structures de pouvoir du passé, n’est en mesure de répondre aux nécessités de ce temps. C’est un problème global qui ne peut être abordé qu’à un niveau international. Cela se produira grâce à la pression des peuples sur les gouvernements du monde – pression exercée, sous l’inspiration du Christ, par les innombrables millions de dépossédés (qui aspirent à la possession). [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Les peuples du monde, eux, ont désormais une vision de liberté, de justice et de paix, et ne l’abandonneront pas. Ce sont eux, plus que leurs leaders, qui dessineront les contours de l’avenir et le façonneront selon leurs besoins. […] Ils n’attendront pas indéfiniment. Déjà, dans le monde entier, ils donnent des signes de désaccord et de contestation, exigeant que soient pris au sérieux leurs besoins et leurs souffrances. Dépourvus de toute vision, leurs dirigeants ont recours aux promesses et aux palliatifs pour noyer les revendications sans cesse croissantes d’équité et de justice. […]. Cette nouvelle force dans le monde – la voix du peuple – gagne rapidement en cohésion et en vigueur, et jouera dorénavant un rôle majeur dans les affaires mondiales. [Les conseils de Maitreya (Maître –)]

Le capitalisme, dans sa forme pure, est en voie de disparition en Europe. A l’avenir, les pays modèleront leurs gouvernements sur une forme de capitalisme démocratique. Progressivement, ce modèle s’imposera à toutes les nations, car c’est le moyen le plus efficace de garantir que la voix et la volonté du peuple soient correctement représentées. [Les lois de la vie (Maitreya)]

Q. A quoi ressemblerait un système socio-économique adapté à l’ère nouvelle ?
R.
A mon sens, il devrait être le reflet de la relation intérieure existant au sein de l’humanité entre chacun de ses membres, ainsi qu’entre l’humanité et la planète. Une suffisance répondant aux besoins devrait remplacer l’actuel système de surproduction, de compétition et de gaspillage. L’interdépendance, la coopération, la justice sociale, la liberté et le partage devraient donc être les dominantes d’un système viable, fondé sur des principes spirituels. Il devrait également prendre en compte et favoriser l’initiative individuelle et l’esprit d’entreprise créatif, mais pas au détriment de la justice sociale et du bien du groupe.
Maitreya, par l’intermédiaire de son collaborateur, a affirmé que l’unification de l’Allemagne représente un symbole de ce futur système social : ni le capitalisme ni le socialisme, mais une démocratie sociale, ou un socialisme démocratique, impliquant la pleine participation de tous les individus à leur propre gouvernement. Les femmes au foyer, les médecins, les artistes, les enseignants, etc, joueraient pleinement leur rôle dans un gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple. Une formule qui n’a jamais été tentée jusqu’ici, ni à l’Est ni à l’Ouest. [PI, janvier/février 1991 (Maître –)]

Pendant de longues années, dans la plupart des pays, les peuples se sont soumis plus ou moins docilement aux décrets de leurs législateurs, les hommes politiques. Tel a été le plus souvent le cas, que le système législatif fût ou non démocratique. Aujourd’hui cet état de choses commence à changer. Dans de nombreux pays, loin d’accepter sans broncher des lois impopulaires, les peuples manifestent et réclament le changement. Excepté dans les pays que l’armée dirige d’une main de fer, les gens exigent de plus en plus qu’on les écoute, que leurs besoins soient pris en compte, et que les lois injustes soient modifiées. A mesure que les énergies bénéfiques du Verseau gagneront en intensité, la voix du peuple se fera entendre toujours plus haut, au point de devenir la plus puissante de la Terre. [L’heure de la révélation (Maître –)]

Q. Que puis-je faire dans l’immédiat ? Je ne suis qu’un petit individu.
R.
Vous n’êtes pas tout seul. Il y a des millions de personnes comme vous dans le monde, des millions de personnes sensées et de bonne volonté. Rejoignez-les. Comme vous, elles veulent la paix dans le monde et savent que ce sont les injustices qui empêchent l’établissement de la paix. Faites-le savoir. Rejoignez les gens qui pensent comme vous entrez dans un groupe.
L’humanité est une gigantesque force de bien, et les changements se feront lorsque les peuples feront entendre leur voix. Inspirée par Maitreya, conduite par Maitreya, mise en marche par Maitreya, la voix des peuples de toutes les nations se lèvera, que les gens sachent qu’il est Maitreya ou non. La voix unie des peuples contraindra les gouvernements à changer. [L’éveil de l’humanité (B. Creme)]

Je soutiendrai tous ceux qui appellent à la paix, à la justice et à l’amour fraternel. J’appellerai à mes côtés tous ceux qui aiment leurs frères. De tous les partis et de toutes les nations, ils viendront, se rassemblant autour de moi. J’emplirai leur cœur d’espoir et d’amour et, en nombre croissant, ils conquerront le monde. Ce processus a débuté. On peut déjà entendre la voix des peuples. De plus en plus fort, ils réclament la justice, la paix pour toujours. [Message n° 131 (Maitreya)]

 

De nos correspondants

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Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Ovnis à Saint-Pétersbourg (Russie) [sommaire]

Des miracles à travers le monde

Russie – Tandis qu’il marchait sur le quai de l’Université près de l’Académie des Arts à Saint-Pétersbourg (Russie), le 21 janvier 2024, un témoin rapporte avoir vu dans le ciel un objet blanc, brillant, de forme ovale, pendant deux secondes. Tout en continuant sa marche, il a vu ensuite l’objet « semblable à la description des soucoupes volantes se déplacer plusieurs fois dans le ciel. J’ai vu comme une lumière blanche ovale apparaître pendant deux secondes au-dessus du bâtiment de l’Hermitage et ensuite disparaître, et le même objet a réapparu plus loin sur la droite quelques secondes plus tard pendant deux secondes avant de disparaître. »

Il ajoute : « Je regardais plus loin dans le ciel au-dessus de l’Hermitage et j’ai vu que sous les ovales de lumière blanche en train de disparaître de nombreuses petites lumières blanches apparaissaient qui ressemblaient à des étoiles. »

Les plus petites lumières ne sont restées visibles que quelques secondes. Plusieurs minutes plus tard, l’objet réapparut deux fois dans le ciel pendant environ deux secondes à chaque fois avant de disparaître.

Source : National UFO Reporting Center

Un ovni à San Pedro de Colalao [sommaire]

Argentine – Le 1er février 2024, Rina Valle Juárez et son mari se rendaient en voiture à San Pedro de Colalao. Après avoir pris des photos le long de la voie rapide, Mme Juárez rapporte : « J’ai vu un point sombre dans le ciel, et j’ai commencé à le photographier, pensant que c’était un oiseau noir. » Mais alors qu’ils se rapprochaient de l’objet, elle a réalisé que c’était une sorte de soucoupe volante.

Tandis que son mari continuait de conduire, Mme Juárez a pris plusieurs photos de l’objet pendant environ trois minutes avant qu’il ne disparaisse. En regardant les photos plus tard, elle fut stupéfaite de leur clarté : on pouvait distinctement voir l’objet en forme de soucoupe sur les photos, ce qui lui a enlevé le dernier doute quant à ce qu’elle avait observé. Rina Valle Juárez a raconté à un média local : « Vous devez le voir pour le croire, et moi je l’ai vu. »

(Photos reproduites avec l’autorisation de Rina Valle Juárez.)

Source : coasttocoastam.com ; YouTube : Manana y Media – Canal 10.

Motifs lumineux [sommaire]

Motifs lumineux pris par M. L., le 8 novembre 2023.

Bénédiction à Maastricht [sommaire]

Une éventuelle bénédiction sur les bougies allumées à la mémoire de l’un des membres de la famille récemment décédé. Photo prise le 5 août 2017, dans la chapelle de Marie étoile de la mer, à Maastricht (Pays-Bas).

Bénédiction statue de Rembrandt ? [sommaire]

Statue de Rembrandt réalisée par le sculpteur Gabriël Sterk. Cette photographie a été prise par P. Z., le 16 mai 2018, dans le jardin intérieur de l’ancienne annexe du musée de l’Hermitage à Amsterdam. Bénédiction ou rayons de soleil ?

 

 

 

Bénédiction ou rayons du soleil ? [sommaire]

Cette photo de mon fils et moi a été prise par ma fille Ella, le 22 février 2014. Photo envoyée par P. Z.

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.

Déclaration de Jane Goodall lors du Forum économique mondial [sommaire]

Jane Goodall, célèbre primatologue et messagère de la paix des Nations unies, voyage 300 jours par an pour évoquer les préoccupations environnementales et ses raisons d’espérer que nous résoudrons les problèmes auxquels notre planète est confrontée.

En cette année 2024 où plus de 40 pays – dont les États-Unis, l’Inde et l’Afrique du Sud – vont élire leurs dirigeants, Jane Goodall, âgée de 89 ans, dit à qui veut l’entendre que la santé de la Terre elle-même est en jeu.

Lors du Forum économique mondial qui a eu lieu du 15 au 19 janvier 2024, à Davos, elle a déclaré : « La moitié de la population de la planète va voter. Cette année pourrait être l’année de vote la plus importante pour le destin de notre planète. »

J. Goodall a souligné que les résultats des élections nationales peuvent avoir des impacts profonds et immédiats. Elle a donné l’exemple du Brésil où, il y a deux ans, les électeurs ont chassé le dirigeant d’extrême droite, Jair Bolsonaro, et remis au pouvoir le président Lula, qui a redoublé d’efforts pour protéger la forêt amazonienne.

Des changements politiques similaires pourraient se produire dans le monde entier à l’occasion des élections des mois prochains. Selon elle à mesure que des conditions météorologiques extrêmes frappent tous les continents, de plus en plus d’électeurs commencent à comprendre l’importance des politiques climatiques, mais seuls les dirigeants qui mesurent la gravité des crises auxquelles la planète Terre est confrontée mettront en œuvre ces politiques. « Nous devons faire passer le message pour que les gens le comprennent et qu’ils votent en ce sens, a-t-elle déclaré. Ils comprendront alors à quel point c’est important pour leurs enfants et les enfants de leurs enfants. »

Source : nytimes.com

États-Unis : moratoire sur les nouveaux terminaux gaziers [sommaire]

Depuis des mois, les groupes de défense de l’environnement planifiaient une action de grande envergure qui devait se dérouler à Washington en février 2024. Ils étaient prêts à se faire arrêter pour protester contre le projet de l’administration Biden d’autoriser de nouveaux terminaux gaziers le long du golfe du Mexique, du Texas à la Floride.

Cependant, fin janvier, le président J. Biden a surpris en suspendant temporairement toutes les décisions en cours concernant les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL), sauf en cas d’urgence liée à la sécurité nationale.

Il a déclaré que pendant cette pause : « Nous examinerons attentivement l’impact des exportations de GNL sur les coûts de l’énergie, la sécurité énergétique des États-Unis et notre environnement. Cette pause dans l’approbation de nouveaux projets de ports méthaniers tient compte de la crise climatique à sa juste importance : c’est la menace existentielle de notre époque. Nous tiendrons compte des appels des jeunes et des communautés sur le terrain qui font entendre leur voix pour exiger des mesures de la part de ceux qui ont le pouvoir d’agir. »

 

Photo : Radosław Drożdżewski (User:Zwiadowca21)CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Un terminal méthanier. Aux Etats-Unis, les nouveaux projets méthaniers entraîneraient plus d’émissions carbonées que toute l’Union européenne. La Maison blanche a suspendu tous les nouveaux projets.

 

Bien que ce moratoire ne soit forcément pas permanent, les objections des écologistes et des scientifiques concernés seront entendues. Les États-Unis sont le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié. La majeure partie est destinée à l’Europe pour remplacer le gaz russe, dont l’acheminement a été interrompu en raison de la guerre en Ukraine.

L’exportation de gaz naturel fait en réalité augmenter le prix pour les consommateurs américains, contrairement à ce que prétendent les détracteurs républicains. En outre, l’Europe dispose aujourd’hui d’une grande quantité de gaz naturel, et la demande devrait diminuer dans les années à venir car le vieux continent a accéléré sa conversion aux énergies renouvelables.

Le gaz naturel est principalement composé de méthane et, bien qu’il soit plus propre que le charbon lorsqu’il est brûlé, il est beaucoup plus dangereux pour le climat que le dioxyde de carbone à court terme et peut fuiter n’importe où le long de la chaîne d’approvisionnement. Le processus de liquéfaction est également extrêmement gourmand en énergie, ce qui crée encore plus d’émissions carbonées.

Selon une lettre envoyée au président J. Biden le mois dernier par 170 scientifiques, les 12 projets de terminaux gaziers actuels et les 16 projets prévus entraîneraient l’émission de 3,9 milliards de tonnes de gaz à effet de serre par an, soit plus que l’empreinte carbone totale de l’Union européenne.

La réalisation de l’analyse environnementale requise prendra probablement quelques mois et sera suivie d’une période de consultation avant que les nouvelles lignes directrices ne soient adoptées. La manifestation de février à Washington a été annulée, désormais jugée inutile.

Source : The Hill ; Bill McKibben’s Substack

L’écocide poursuit son chemin législatif [sommaire]

Depuis mars 2023, le Parlement européen envisage d’inclure les crimes écocidaires dans la directive européenne relative aux crimes contre l’environnement et, en décembre, il a adopté une loi qui pénalise certaines des formes les plus graves d’atteinte à l’environnement.

Le préambule indique que la loi vise à ériger en crime « tout acte assimilable à un écocide », et le texte mentionne spécifiquement la pollution des eaux, le recyclage et la pollution des navires, l’introduction et la propagation d’espèces exotiques envahissantes et la destruction de la couche d’ozone.

D’autres actes non spécifiquement énumérés, tels que les marées noires et les rejets de composés perfluorés (connus sous l’acronyme PFAS, des produits chimiques persistants, bioaccumulables et toxiques), pourraient également être visés en raison de l’introduction d’une disposition « écocide » fourre-tout. Cette disposition interdirait les actes qui détruisent ou causent des « dommages étendus et substantiels », c’est-à-dire « irréversibles ou durables », à des zones protégées ou à des écosystèmes d’une « taille » ou d’une « valeur considérable ».

Ces nouvelles règles, qui s’appliquent aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises incitant, aidant ou encourageant à perpétrer des crimes contre l’environnement, prévoient également de lourdes sanctions. Les particuliers peuvent être condamnés à une peine d’emprisonnement d’au moins dix ans, tandis que les entreprises peuvent se voir infliger des amendes représentant au minimum 5 % de leur chiffre d’affaires total, ou jusqu’à 40 millions d’euros par infraction.

Le Parlement européen et le Conseil de l’UE doivent maintenant adopter officiellement le texte, ce qui devrait avoir lieu au printemps. Ensuite, les pays de l’UE disposeront de deux ans pour le transposer en une législation nationale conforme à la directive, libre à chacun d’établir des règles plus strictes que les minima européens.

Monica Schüldt, cofondatrice de l’Ecocide Law Alliance (Alliance pour une législation contre l’écocide), a déclaré : « La prochaine étape est évidente. Il est temps d’interdire l’écocide au niveau mondial. »

Source : Inside Climate News, thecooldown.com

Une architecture respectueuse des oiseaux [sommaire]

Chaque année, près d’un milliard d’oiseaux meurent au cours de leur migration annuelle en survolant les villes américaines, en raison des collisions avec les façades en verre des gratte-ciel et de la désorientation causée par l’éclairage artificiel.

En 2019, la ville de New York a légiféré afin de rendre les nouvelles structures en verre plus sûres pour les oiseaux. Les surfaces des nouveaux bâtiments en verre de plus de vingt-trois mètres devront désormais intégrer des motifs les rendant plus visibles pour les oiseaux. Cela a poussé les fabricants de verre à prendre ce problème beaucoup plus au sérieux et à développer de nouveaux produits.

La société d’ingénierie britannique Buro Happold et le studio d’architecture américain CookFox Architects en ont profité pour mettre au point un prototype de système de façade en terre cuite qui donne à la faune, notamment aux abeilles, aux oiseaux et aux plantes, l’espace nécessaire pour prospérer sur les façades des bâtiments en milieu urbain.

Dans l’intention d’intégrer la conception biophilique – qui vise à accroître la connexion quotidienne des gens avec l’environnement naturel –, ce partenariat a cherché à combiner « les thèmes d’un toit vert, d’un habitat pour les oiseaux et d’un habitat pour les abeilles dans le projet, créant ainsi un mini écosystème », explique Andre Parnther, associé de Buro Happold.

Source : dezeen.com

 

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
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Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

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Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.

Intervention illégale des forces israéliennes en Cisjordanie [sommaire]

« Sous couvert des bombardements implacables et des atrocités commises à Gaza, les forces israéliennes ont déchaîné une force meurtrière illégale contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée, commettant des homicides et faisant preuve d’un mépris effrayant pour la vie des Palestiniens. Ces homicides constituent une violation flagrante de la réglementation internationale relative aux droits humains et sont commis en toute impunité dans le cadre du maintien du régime d’oppression et de domination systématiques d’Israël sur les Palestiniens », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice du programme mondial de recherche, de plaidoyer et d’action politique d’Amnesty International.

Le déploiement par les forces israéliennes d’armes meurtrières en réponse à des jeunes qui lancent des pierres contrevient au droit à la vie prévu par le droit international relatif aux droits humains et aux normes internationales régissant le recours à la force dans le cadre des activités de maintien de l’ordre. La force létale ne peut être utilisée dans le cadre du maintien de l’ordre qu’en cas de menace imminente pour la vie ; son utilisation n’est pas une réponse proportionnée aux jets de pierres.

Source : Amnesty International

L’UNRWA, ressource vitale des Palestiniens, injustement prise pour cible [sommaire]

Photo : EU Civil Protection and Humanitarian Aid,  CC BY-NC-ND 2.0 DEED, via Flickr.com
L’UNRWA est le principal fournisseur de services vitaux pour des millions de Palestiniens.

Les rapporteurs spéciaux des Nations unies ont exprimé leur vive inquiétude face à la récente décision préjudiciable de 19 États de suspendre le financement de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). « Ces annonces interviennent à un moment crucial pour plus de deux millions de Palestiniens de Gaza qui endurent des conditions de vie catastrophiques en raison de l’attaque militaire à grande échelle d’Israël, que la Cour internationale de justice (CIJ) considère comme un génocide plausible. » L’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, le Canada, l’Estonie, les États-Unis, la Finlande, la France, l’Islande, l’Italie, le Japon, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse ont tous annoncé la suspension du financement de l’UNRWA. « Même si les allégations contre des individus étaient prouvées, sur la base d’une enquête impartiale et indépendante, l’UNRWA dans son ensemble, qui fournit traditionnellement des services à 1,7 million de réfugiés palestiniens et offre un emploi à 13 000 personnes recrutées localement à Gaza, ne doit pas être blâmé ni sanctionné collectivement », ont déclaré les experts.

Fondé en 1949, l’UNRWA est la plus grande agence des Nations unies à Gaza et le principal fournisseur de services vitaux et de soutien à des millions de Palestiniens en Palestine, au Liban, en Jordanie et en Syrie, notamment en matière d’aide alimentaire, d’hébergement et de soins de santé.

Source : Haut-Commisariat des Nations unies aux droits humains, ohchr.org

Le Conseil de sécurité de l’Onu doit faire respecter le droit international [sommaire]

Alors que les violations des droits humains se poursuivent à Gaza, le Conseil de sécurité de l’Onu doit faire davantage pour faire respecter le droit international et ses propres résolutions, affirment différents pays devant le Conseil de sécurité, le 24 janvier 2024. « Il est désormais clair que la situation sur le terrain exige un cessez-le-feu humanitaire immédiat », a déclaré le représentant de l’Irlande, exhortant le Conseil à appeler à une telle mesure, conformément à l’opinion d’une large majorité de la communauté internationale. Tout en rappelant que son pays a condamné fermement les attaques du Hamas le 7 octobre et celles qui ont suivi, il a souligné que le droit international limite le recours à la force en cas de légitime défense à ce qui est nécessaire et proportionné. « Pas plus », a-t-il répété, affirmant que ces limites ont été dépassées.

L’observateur du Saint-Siège, rappelant la condamnation par le pape François de toute forme de terrorisme et d’extrémisme, a également rappelé sa déclaration à l’Onu : « Ce n’est pas ainsi que l’on résout les différends entre les peuples. » Il a réitéré l’appel du pape François à un cessez-le-feu « sur tous les fronts », qui permettrait d’ouvrir un espace de dialogue – « aussi difficile soit-il » – afin d’obtenir la libération des otages encore détenus et de faciliter la distribution de l’aide humanitaire dont le besoin se fait cruellement sentir. « Il est essentiel d’éviter qu’une population entière paie les conséquences d’un acte terroriste odieux », a-t-il souligné, ajoutant que toute action entreprise dans le cadre de la légitime défense doit être guidée par les principes de distinction et de proportionnalité. Prenant acte de l’appel du pape François à un effort accru de la communauté internationale pour défendre et mettre en œuvre le droit international humanitaire – « qui semble être le seul moyen d’assurer la défense de la dignité humaine dans les situations de guerre » – il a conclu que le moyen le plus efficace de parvenir à une paix durable restait la solution à deux États.

Le représentant du Sri Lanka a déclaré qu’au lieu d’ajouter au récit tragique de cette réunion, il faisait un vœu silencieux et priait pour que la raison l’emporte le plus tôt possible. Il a ensuite récité un verset sur la paix au Moyen-Orient de la femme rabbin Sheila Weinberg, professionnelle des relations communautaires : « Deux peuples, une terre, trois religions, une racine, une Terre, une mère, un ciel, un début, un avenir, un destin, un cœur brisé, un dieu. […] Comme elle l’a formulé : Respirons tous ensemble », a-t-il déclaré, reconnaissant le droit légitime et inaliénable du peuple palestinien à un État fondé sur une solution à deux États.

Le Sri Lanka préside le Comité spécial des Nations unies chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits humains du peuple palestinien et des autres populations arabes des territoires occupés et reste solidaire de la cause palestinienne.

Source : press.un.org

 

Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Divers

Objectifs et possibilités des temps à venir [sommaire]

par Benjamin Creme,

Le but de l’humanité est, dans cet âge à venir, la création de la conscience de groupe, ce sentiment de faire partie intégrante d’un Tout. Les énergies nouvelles qui, de la constellation du Verseau, arrivent sur cette planète, travaillent dans ce sens ; leurs qualités intrinsèques sont la synthèse et l’universalité.

Nous allons vivre des transformations profondes dans toutes nos institutions et nos structures – politiques, économiques, religieuses, sociales, scientifiques et dans le domaine éducatif et culturel. Ces transformations auront lieu lorsque, peu à peu, l’humanité saisira son unité essentielle et adoptera les mesures nécessaires pour mettre en œuvre cette Unité.

 

La fin de la maladie

La venue de Maitreya et l’émergence des Maîtres de Sagesse amèneront un sentiment d’immense soulagement et une diminution de la tension dans le monde. Le bien-être physique et émotionnel en sera considérablement accru. La grande majorité des maladies d’aujourd’hui sont d’origine psychique : le stress, les tensions et les peurs inhérents à notre société et à notre monde divisé. L’état général de l’humanité s’améliorera lorsqu’on lui redonnera espoir en l’avenir.

Dans un autre ordre d’idées, de nouvelles approches seront utilisées pour découvrir les causes des maladies. Les ésotéristes ont depuis longtemps admis l’existence des plans éthériques de la matière, c’est-à-dire d’une matière moins dense que le gaz et normalement invisible. Ce sera le prochain domaine d’investigation de nos scientifiques exotériques. La photographie Kirlian et le travail de Wilhelm Reich ont déjà montré la voie. On se rendra compte que la santé du corps physique dépend entièrement de son « double » ou de sa « contrepartie », le corps éthérique. Les centres de forces qui focalisent le flux éthérique – les chakras, comme on les appelle en Orient – ont leurs contreparties sur le plan physique dans les glandes majeures et mineures du système endocrinien. Nous commençons à peine à comprendre l’importance pour notre bien-être d’un système endocrinien fonctionnant correctement. Celui-ci dépend, à son tour, du bon fonctionnement du corps éthérique, corps vital qui le soutient.

 

La télépathie

L’ère prochaine verra la perception humaine se modifier de manière considérable. La nouvelle perception autorisera une expérience plus profonde et plus riche de la Réalité dans laquelle nous vivons. La télépathie et la vision éthérique deviendront parties intégrantes de l’homme, ce qui est actuellement relativement rare. Nous sommes tous télépathes, partageant cette faculté avec le règne animal, mais, pour la plupart d’entre nous, cela demeure inconscient, spasmodique, sans contrôle et sans intention. Finalement, à l’aube de cette ère nouvelle, la télépathie deviendra le mode normal de communication entre les personnes ayant atteint un même niveau d’évolution. Le jour de la Déclaration, l’adombrement de l’humanité par le Christ laissera entrevoir la future aptitude de l’humanité à communiquer mentalement et télépathiquement, à volonté, et à n’importe quelle distance. De ce fait, le mensonge deviendra impossible et la parole disparaîtra progressivement.

 

Photo : C4r0CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
La photographie Kirlian et les travaux de Wilhelm Reich ont déjà mis en évidence l’existence des plans éthériques de la matière.

 

La vision éthérique

Nous connaissons, aujourd’hui, trois états de la matière physique : le solide, le liquide et le gazeux. L’ésotérisme postule l’existence de quatre états supplémentaires : les plans éthériques se trouvant au-dessus du plan physique gazeux. Nous vivons dans un océan éthérique, nos corps éthériques étant des concentrations plus complexes de cet océan.

Le Maître Djwal Khul a prédit une transformation de l’œil physique qui lui conférerait « une double focalisation », la vision éthérique, permettant la perception de ces plans subtils. Un monde totalement nouveau s’ouvrira alors à l’humanité, et la beauté des plans subtils sera révélée. La plupart des grandes villes du monde sont construites sur des points de forces éthériques, la qualité et l’atmosphère de ces concentrations énergétiques deviendront une source essentielle de découvertes et d’études.

 

Les médecines alternatives

Les médecines alternatives, aujourd’hui soi-disant « marginales », mais qui sont en fait très anciennes, trouveront leur place aux côtés des méthodes plus orthodoxes. Des équipes de médecins et de guérisseurs de différentes disciplines travailleront ensemble, chacun apportant ses dons et sa vision, pour le plus grand bien du patient. Les Maîtres sont, sans exception, des adeptes dans l’art de la guérison ésotérique, comme l’a démontré d’une manière si spectaculaire le Christ en Palestine. Leur inspiration et leurs conseils accéléreront le rythme de l’expérimentation et des découvertes, engendrant des résultats à présent inconcevables.

Il existe une autre grande ligne d’évolution, parallèle à celle de l’être humain, celle des Anges (appelés aussi deva en Orient), qui a beaucoup à offrir et à enseigner à l’humanité en ce qui concerne la maladie et sa guérison. Dans un avenir relativement proche, de réels contacts s’établiront entre ces deux lignes d’évolution, aboutissant pour l’être humain à une grande expansion de la conscience de sa véritable nature et de sa place dans l’ordre des choses. C’est un sujet profondément ésotérique et complexe que l’on ne pourra approfondir ici.

Certaines maladies comme la syphilis, la tuberculose et le cancer sont endémiques au sein de l’humanité et incroyablement anciennes. Il faudra bien du temps avant que le monde ne soit débarrassé de ces fléaux, mais en fin de compte ce temps viendra. En attendant, des progrès extraordinaires seront réalisés dans leur contrôle et dans l’atténuation de leurs effets, comme c’est déjà le cas pour la tuberculose. L’adoption universelle de la crémation, comme seule méthode hygiénique de restitution du corps à la terre après la mort, accélérera ce processus. Pendant des siècles, les maladies du corps physique ont été absorbées par le sol du fait de la pratique de l’inhumation, pour être ensuite réabsorbées par les cellules végétales et animales. Cela se produit depuis si longtemps que la terre elle-même est contaminée. (Juin 1982, passages extraits de la Mission de Maitreya, tome 1)

La vision d’un monde unifié (2) [sommaire]

par Lars Graf,

La première partie1 de cet article a abordé différents types de problèmes, tels que le changement climatique et les nouvelles technologies émergentes, qui, dans un avenir très proche, nécessiteront une coopération entre la plupart des nations au sein d’une forme politique d’union mondiale ; elle a analysé l’histoire de l’évolution sociale de l’humanité, qui nous conduit vers une intégration et une interdépendance accrues ; et conjecturait sur la structure potentielle d’une Union mondiale, y compris d’un quatrième pouvoir – que nous avons appelé le Conseil – qui serait responsable de la planification à long terme en vue de protéger les générations futures. La seconde partie va examiner comment cette planification pourrait fonctionner dans la pratique.

Une mise en œuvre internationale

Pour que les règles mondiales soient largement acceptées et réellement appliquées, il est essentiel que la plupart des nations et leurs citoyens comprennent et soutiennent les décisions relatives à leur mise en œuvre. L’application des règles mondiales doit se faire selon les mêmes normes et les mêmes contrôles que celle des lois nationales par les juridictions et les services de police, et avec les mêmes possibilités de recours.

L’application des règles internationales est possible et a déjà été mise en œuvre par les États-Unis et d’autres pays. Les méthodes utilisées comprennent les sanctions économiques et les pénalités fiscales sur les importations et les exportations, le gel des fonds de particuliers ou de nations, et l’exclusion des réseaux internationaux de transfert de fonds. Les restrictions de voyage, les arrestations et l’appréhension de dirigeants sur le sol étranger et leur poursuite devant les tribunaux internationaux sont déjà pratiquées. Nous avons également observé des blocages efficaces de navires, des actions policières ou militaires contre des groupes ou des individus ciblés, ainsi que la saisie ou la destruction sélective d’installations gouvernementales spécifiques (telles que des installations d’enrichissement de l’uranium) qui mettent en danger la communauté mondiale.

Les règles et les lois internationales doivent être débattues publiquement et adoptées dans le cadre d’un processus législatif parlementaire démocratique, avec des contrôles et des contre-pouvoirs judiciaires. Les lois doivent s’appliquer à tous, tandis que les individus ou les nations en infraction doivent être jugés par des tribunaux compétents, et leurs décisions doivent être appliquées par la police dans le cadre d’un pouvoir exécutif soumis à l’examen et au contrôle du Parlement et d’une presse libre. À titre d’exemple, l’application des règles et des lois internationales pourrait ressembler à ce qui s’est passé aux États-Unis au regard de la législation sur les droits civiques dans les années 1960 : le gouvernement fédéral faisait appliquer ces lois, y compris au niveau des États et des villes, et contre les autorités qui choisirent de violer ces lois.

Si l’Union mondiale comptait suffisamment de membres engagés, même les nations militairement et économiquement puissantes et leurs dirigeants pourraient effectivement être sanctionnées lorsqu’elles commettent des crimes contre l’humanité ou contre la communauté mondiale. Peu de dirigeants pourraient rester longtemps au pouvoir ou ignorer les règles environnementales mondiales si les exportations de leurs pays étaient frappées d’une taxe spéciale sur le carbone. Ils seraient également incités à respecter les règles si eux-mêmes ou les membres de leur famille ne pouvaient pas voyager à l’étranger, leur immunité diplomatique était partout suspendue et leurs avoirs gelés, ou s’ils craignaient d’avoir à justifier leurs actes devant la Cour pénale internationale, même à la fin de leur mandat de chef d’État.

 

La question du financement

Les contributions que chaque pays devrait verser à l’Union mondiale correspondraient à une partie de son produit intérieur brut (PIB). Par exemple, les pays membres de l’Otan sont censés consacrer 2 % de leur PIB à la défense commune ; pourquoi les pays membres de l’Union mondiale ne pourraient-ils pas consacrer 5 % de leur PIB au bien commun ? Les exportations des pays non membres « profiteurs » pourraient être taxées par les pays membres à hauteur de la contribution qu’ils auraient versée s’ils avaient été membres de l’Union. La majeure partie de ces fonds n’aurait pas à être transférée directement à l’Union mondiale, mais serait imputée aux dépenses nationales consacrées aux programmes préconisés par l’Union, comme c’est déjà le cas pour les dépenses liées à la défense ou à l’aide au développement.

 

Des appels d’offres ouverts

Le Conseil donnerait des directives sur les normes minimales à atteindre pour chaque objectif (similaires aux objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les Nations unies), et sur la manière dont les progrès réalisés dans un domaine devraient être évalués. Le Conseil fixerait des objectifs concrets, tels que le tonnage de carbone à séquestrer ou la réduction du nombre de décès infantiles dans une certaine région, et ces objectifs seraient révisés en fonction de l’évolution des conditions environnementales, sociales et économiques. Toutefois, le Conseil ne déciderait pas des sommes à consacrer à chaque objectif, ni de qui recevrait ces fonds. Au lieu de cela, les pays et les organisations répondraient à des appels d’offres ouverts et concurrentiels pour des projets visant à atteindre ces objectifs mondiaux ; les projets les plus rentables et les plus prometteurs seraient alors autorisés par le Parlement mondial.

 

Les pays agiraient en fonction de leurs compétences

Pour les pays dotés de vastes forêts tropicales, il serait plus économique et plus rentable d’offrir des services de protection de l’environnement et de la biodiversité. En revanche, les pays dotés de solides compétences dans les domaines de la recherche, de l’industrie et de l’armée seraient les plus efficaces et les plus compétents pour offrir des services de recherche en vue de la mise au point de nouveaux antibiotiques indispensables pour lutter contre les souches bactériennes résistantes, de la réduction des émissions de carbone et de la fourniture de services de maintien de la paix dans les régions en proie à des troubles.

Ce processus ouvert et transparent éviterait les pièges des programmes de développement du passé : les dépenses ont souvent été orientées de manière à ce que les entreprises des pays donateurs deviennent les principaux bénéficiaires des fonds fournis, les pays en développement devant souvent en assumer le coût en contractant des dettes auprès des pays donateurs et de leurs banques. Tout processus d’attribution par un gouvernement est toujours entaché d’un certain degré de corruption et de favoritisme à l’égard d’intérêts particuliers. Toutefois, la séparation des tâches consistant à faire déterminer des objectifs mondiaux par les membres du Conseil – essentiellement des scientifiques ; à mettre en place d’un processus d’appel d’offres ouvert et concurrentiel par le pouvoir exécutif ; à approuver les décisions de financement par le Parlement mondial et à faire garantir les services par les nations concernées et leurs institutions devrait réduire considérablement la collusion observée dans les programmes de développement par le passé.

 

Photo : Yann (discours) domaine public, via Wikimedia Commons 
En relativement peu de temps, le Mahatma Gandhi a mobilisé le peuple indien dans un mouvement de résistance non violente contre la Grande-Bretagne.

 

Une réforme réalisable

Est-ce vraiment réaliste ? La réponse est oui, car il n’y a rien de nouveau à inventer. À l’échelle mondiale, nous coopérons avec succès depuis longtemps – souvent sans en être conscients – dans des domaines tels que les télécommunications, la sécurité des voyages aériens et la sécurité du transport maritime mondial. Une structure semblable à un gouvernement fédéral avec de multiples pouvoirs indépendants qui assureraient contrôle et équilibre, telle que proposée pour l’Union mondiale, est mise en œuvre depuis la fondation des États-Unis. L’institution du Conseil, en tant que quatrième pouvoir de gouvernance chargé d’élaborer des politiques à long terme, a été expérimenté par certaines tribus amérindiennes par le biais du principe des « sept générations », qui exige que toutes les décisions soient bénéfiques aux sept générations suivantes. Quant aux mécanismes visant à tenir les dirigeants des différentes nations responsables de leurs actions ils ont été testés et validés au cours des 70 dernières années par les États-Unis et d’autres pays, même si ce ne fut pas toujours au bénéfice de la communauté mondiale. Même des concurrents internationaux et des adversaires militaires ont montré qu’ils pouvaient collaborer dans l’intérêt commun. Il y a un peu plus de 100 ans, l’Allemagne et la France se tiraient des obus de gaz moutarde par-delà leurs frontières respectives lors de la Première Guerre mondiale dans une Europe déchirée ; aujourd’hui, ces deux nations collaborent pacifiquement au sein de l’Union européenne, et leurs disputes portent sur la question de savoir combien chacun paiera lors des renflouements bancaires.

 

Une réforme possible dès aujourd’hui

L’histoire n’évolue pas par paliers réguliers mais par périodes de stabilité ou de stagnation suivies de grands sauts, entraînant des bouleversements, résultat d’une pression accumulée nécessaire pour passer de l’ancien au nouveau. En janvier 1776, Thomas Paine publiait un pamphlet de 40 pages intitulé Le Sens commun, qui remporta un vif succès, tellement qu’il était lu à haute voix dans les pubs des colonies américaines. Il expliquait aux sujets des colonies américaines britanniques du roi George III, pour la plupart loyaux, les raisons pour lesquelles les colonies américaines devaient rompre leurs liens avec la Grande-Bretagne. Six mois plus tard, la Déclaration d’indépendance américaine était signée et les États-Unis fondés. En cinq ans seulement (1789-1794), la Révolution française a aboli la monarchie en France. En 1950, les Britanniques, la superpuissance mondiale de l’époque, furent chassés de l’Inde grâce aux efforts du Mahatma Gandhi, qui mobilisa le peuple indien dans un mouvement de résistance non violente contre ses suzerains coloniaux. Le 11 février 1990, Nelson Mandela était libéré après 27 ans d’incarcération dans une prison sud-africaine et, quatre ans plus tard, il était élu président de ce pays. En 1989, à la surprise générale, le mur de Berlin tombait et, moins d’un an plus tard, l’Allemagne était réunifiée après avoir été divisée pendant plus de 40 ans.

 

La pression monte

L’émergence de mouvements nationalistes à tendance identitaire de droite dans de nombreux pays occidentaux et la réapparition de conflits armés en Europe et au Moyen-Orient indiquent clairement que la pression monte à nouveau après près de 70 ans de relative coopération mondiale. Si nombre de ces mouvements nationalistes sont alimentés par les inégalités sociales, politiques et économiques, la promesse d’un salut par l’isolement national ne se vérifiera pas cette fois-ci. En effet, les problèmes mondiaux modernes ne s’arrêtent pas aux frontières nationales. Même la Chine, en tant que superpuissance émergente, ne peut faire cavalier seul, et le Parti communiste chinois (PCC) s’effondrerait si les livraisons d’énergie s’arrêtaient en raison de l’insécurité des voies maritimes mondiales.

Toutes les nations devront apprendre à coopérer au niveau mondial pour éviter la désintégration politique, et il suffira d’une poignée de dirigeants dotés d’une vision claire pour montrer la voie de la coopération internationale, qui prendrait probablement la forme d’une Union mondiale. Si nous travaillons ensemble à résoudre la crise climatique et utilisons judicieusement les technologies émergentes, il sera sans doute possible de créer un avenir prospère pour tous, qui dépassera tout ce que nous avons connu jusqu’à présent.

Une interview de Lars Graf est disponible sur YouTube : https://youtu.be/flxS9_hbaMY

1 – Voir Partage international, janvier/février 2024.

La science [sommaire]

par Aart Jurriaanse,

Tout travail scientifique est essentiellement spirituel, et, bien que les travailleurs scientifiques et les inventeurs en soient généralement inconscients, leur travail est inspiré par les royaumes subjectifs.

Même si, pour le moment, ces scientifiques nient vigoureusement un tel contact spirituel, considérant leur propre intelligence comme la véritable source de leur créativité, ils manipulent d’une manière ou d’une autre les forces du monde des énergies, et devraient en réalité être reconnus comme de véritables ésotéristes. Il est vrai que de nombreux scientifiques, naturellement plutôt sûrs d’eux et conscients de leur savoir-faire, se montreront soit méprisants, soit indignés face à de telles assertions. Ils ne réalisent pas encore que leur formation scientifique n’a fait que les rendre intellectuellement mieux qualifiés et plus sensibles pour la perception et la transmission des idées par lesquelles ils seront impressionnés ou inspirés à partir des sphères éthériques. Il arrive qu’un scientifique pourvu de qualifications spéciales ou travaillant dans un environnement particulier – ou encore dans des circonstances favorables – soit sélectionné par les Maîtres pour la révélation de quelque nouvelle « découverte » scientifique, dont les idées seront alors « imprimées » dans son esprit en tant que pensées inspirées.

 

Les idées scientifiques « diffusées » dans les éthers

D’autres fois, les idées scientifiques seront « diffusées » dans les éthers par les entités concernées, les rendant ainsi accessibles aux antennes mentales de nombreux scientifiques. Cela peut alors conduire à la découverte plus ou moins simultanée d’un même principe par plusieurs scientifiques, travaillant dans des localités souvent disséminées dans le monde entier et sans contact conscient les uns avec les autres. Dans de tels cas, il peut arriver que deux scientifiques contactent le même principe, mais que leur traduction et leur compréhension de l’impression reçue soient si différentes, en raison de différences dans la qualité de leurs instruments de réception, qu’une fois transposées en forme matérielle ou en mots, qu’on puisse à peine reconnaître que ces idées proviennent d’une forme-pensée identique.

Bien que de nombreux scientifiques soient guidés spirituellement et travaillent principalement pour le bénéfice de l’humanité, il y a aussi des exceptions : ceux qui s’intéressent uniquement aux potentialités financières de leur produit intellectuel et à la manière dont leurs idées peuvent être commercialisées ou même traduites en pouvoir sur les destinées de leurs semblables. Une telle attitude pourrait facilement conduire ces travailleurs entre les mains des forces noires, avec pour conséquence que des inventions destinées à des fins bénéfiques puissent au moins temporairement être utilisées au détriment des hommes. Un exemple typique en est la découverte de l’énergie nucléaire, dotée d’un large éventail de possibilités de service à l’humanité, mais qui a été principalement utilisée à des fins stratégiques et pour la destruction de l’homme.

 

Le vent a tourné

En général, les scientifiques du passé n’ont cessé d’afficher une attitude très sceptique ou même méprisante envers tout ce qui est spirituel, parce que ces mondes subjectifs contiennent beaucoup de choses invisibles, intangibles et impossibles à mesurer, dont l’existence ne peut donc pas être « prouvée scientifiquement ». Au cours de la première moitié du XXsiècle, le Tibétain [le Maître Djwal Khul] a prophétisé qu’un changement dans cette attitude méprisante était en cours. Cette nouvelle ère est maintenant arrivée, le vent a tourné et à travers le monde, l’intérêt croissant de la science pour les questions subjectives devient perceptible. Certes, comme on pouvait s’y attendre, il reste encore beaucoup d’obstinés qui, appartenant en grande partie à la génération plus âgée, opposent une résistance rigide et refusent de reconnaître l’existence des mondes éthériques. Ils répugnent fortement aux « points de vue non scientifiques » des membres de leur confrérie qui s’éloignent du chemin sûr et bien battu du passé.

L’une des premières percées a été l’intérêt timide que quelques pionniers ont manifesté pour la « perception extra-sensorielle ». Pendant un certain temps, des histoires assez vagues et non confirmées ont circulé au sujet d’individus affirmant avoir photographié des corps éthériques. Au début, ces affirmations furent la plupart du temps rejetées, souvent même avec mépris et assorties d’accusations de tromperie. Mais la faisabilité de telles photographies a ensuite été largement testée et prouvée au-delà de tout doute. À cette fin, un équipement meilleur et plus efficace est en cours de développement rapide.

Gaza : la loi doit être respectée [sommaire]

Mary Robinson, présidente de The Elders (les Aînés) et ancienne Haut-Commissaire des Nations unies aux droits humains, a publié la déclaration suivante sur la décision de la Cour internationale de justice d’ordonner des mesures conservatoires pour protéger les Palestiniens à Gaza. « La Cour internationale de justice a rendu une décision historique pour protéger les Palestiniens à Gaza contre les actes de génocide. Israël est tenu, en vertu du droit international, de respecter le verdict de la Cour et de mettre en œuvre toutes les mesures conservatoires immédiatement. Les alliés d’Israël, en particulier les États-Unis, doivent respecter la décision de la Cour et s’abstenir de toute déclaration ou action susceptible de saper l’autorité de la Cour. Toutes les parties du conflit doivent se conformer au droit humanitaire international et mettre fin dès maintenant aux souffrances des civils. La loi doit être respectée. »

Benjamin Creme décrit ses tableaux Rituel et Masque rituel [sommaire]

Cette année, la peinture reproduite sur la couverture de ce magazine s’appelle Rituel. Nous présentons également un autre tableau, Masque rituel. Les deux ont rapport au 7rayon.

Rituel [peint en 1965] : Ce tableau s’intitule Rituel et symbolise une activité ésotérique et rituelle qui a beaucoup à voir avec la descente de la force spirituelle représentée par le cercle bleu et la forme blanche dans la partie haute. Vous trouverez ce thème de façon récurrente dans mes peintures : ce qui est amené par des moyens magiques sur le plan physique et ce qui se manifeste par le rituel sur le plan physique par l’intermédiaire du 7rayon de l’ordre cérémoniel, de la magie ou du rituel.

Masque rituel : comme son titre l’indique, représente ou symbolise un masque porté par le prêtre lors de l’accomplissement d’un rite.
Le 7rayon relie l’esprit à la matière, synthétisant ainsi ces opposés. Par l’intermédiaire de ses représentants, il concrétisera, sur le plan physique, les idéaux et les visions des cycles précédents. De même que le 6rayon sortant a favorisé le séparatisme et l’exclusivité, ainsi le 7rayon apportera la fusion et l’unité mélangée. De même que le 6rayon a stimulé la croissance de l’individualité, le 7rayon favorisera l’esprit et la conscience de groupe. Il s’agit d’un rayon intensément pratique. Ses adeptes ont les « pieds sur terre » et reconnaissent la nécessité d’un rythme ordonné et d’un travail rituel. Comme le 6rayon a produit le mystique, le 7produira – et produit déjà – le magicien, le travailleur de la magie blanche. Que sont les merveilles de notre science contemporaine si ce n’est l’application magique de certaines lois ? (Share International, février 1983)

Benjamin Creme : Il est intéressant de constater que l’art espagnol est en grande partie magique, rituel et incantatoire – c’est l’un des aspects positifs de l’art espagnol, en particulier de l’art moderne, mais aussi de l’ensemble de l’art espagnol. Il a toujours eu cette qualité.

Q. Je ne comprends pas le terme « incantatoire » en matière artistique.
BC.
C’est comme si la création artistique était un moyen de contacter des forces supérieures, une sorte d’incantation. Tous les peintres espagnols ont cette caractéristique, d’une manière ou d’une autre. Il s’agit d’un mélange d’âme 6rayon et de personnalité de 7rayon. La personnalité de 7rayon colore l’œuvre de Dali, Miró, Picasso, Juan Gris. Il en existe bien d’autres exemples, mais ce sont les plus connus. Plus loin dans le passé, il en était de même pour Zurbarán ; et aussi pour Goya. (Benjamin Creme, La mission de Maitreya, tome 2)

Q. Quelle différence y a-t-il entre magie et incantation ?
BC.
Je pense qu’à la base, il s’agit d’un processus d’invocation ; en d’autres termes, ce qui compte, c’est le rituel de la magie. Le travail d’un artiste comme le Greco – qui en fait était grec, mais totalement imprégné par l’Espagne de son temps – était à la fois magique et incantatoire, et sans aucun doute ritualiste.
Tous les rayons ont une expression supérieure et une expression inférieure, et DK indique que l’expression supérieure du 7rayon se réalise dans la magie blanche. La magie fait partie du rituel du 7rayon – rayon du rituel pour ce qui concerne le disciple. L’expression inférieure en est le spiritisme, dans tous ses aspects inférieurs, qui a pris de l’ampleur à la fin du XIXsiècle, assez curieusement sous la stimulation d’un Maître du 5rayon, le Maître Hilarion, aux États-Unis, nation fortement influencée par l’ancienne force de 7rayon des temps atlantéens. (Benjamin Creme, La mission de Maitreya, tome 2)

Cette nouvelle focalisation peut être amenée plus rapidement par le rituel scientifique de la méditation. Elle se développera par la culture du rituel de service. Le rituel du système solaire est le résultat de la méditation de Dieu, et de l’acte de service divin, poursuivi pendant toute la période de manifestation. La subordination de la vie inférieure au rituel de service est littéralement la synchronisation de l’individu au rythme de la vie, du cœur et de l’esprit de Dieu lui-même. Le développement spirituel découle automatiquement de cette synchronisation. (Le Maître Djwal Khul, Psychologie esotérique, volume 1)

Pour plus d’informations sur l’art de Benjamin Creme, voir The Esoteric art of Benjamin Creme (en anglais) et sur le site www.benjamin-creme-lithographs.com

Conditions d’un nouvel ordre mondial [sommaire]

Ce qui suit est un extrait d’Extériorisation de la Hiérarchie, que le Maître Djwal Khul (DK) a dicté à Alice Bailey. Le Maître DK y expose une approche pratique pour résoudre les problèmes qui surgissent en période de chaos et de totalitarisme.

En opposition avec l’ordre mondial totalitaire, quels plans mondiaux le reste du monde devrait-il faire ? Les projets utopiques, les formes idéalistes de gouvernement, les procédés de vie culturelle ont toujours été un jeu de l’esprit humain. Mais ces utopies dépassent tellement les possibilités que les présenter semble sans objet. La plupart sont entièrement impraticables. On peut, néanmoins, dégager certaines possibilités immédiates et certains objectifs accessibles, en supposant, de la part de l’humanité, une volonté-de-bien précise et de la patience.

Certaines prémisses spirituelles importantes doivent servir de base à toute tentative de formulation d’un nouvel ordre mondial. Permettez-moi d’en citer quelques-unes :

  1. L’ordre mondial nouveau doit répondre au besoin immédiat, et non à une tentative de satisfaire quelque vision idéaliste et lointaine.
  2. L’ordre mondial nouveau doit être adapté à un monde qui est passé par une crise de destruction et à une humanité fortement secouée par cette expérience.
  3. L’ordre mondial nouveau doit poser les fondements d’un futur ordre mondial, qui ne sera possible qu’après un temps de récupération et de reconstruction.
  4. L’ordre mondial nouveau sera basé sur la reconnaissance que tous les hommes sont égaux par l’origine et le but, mais tous à des stades différents d’évolution ; que l’intégrité personnelle, l’intelligence, la vision, l’expérience et une bonne volonté marquée, devraient désigner les gouvernants. La domination du prolétariat sur l’aristocratie et la bourgeoisie, comme en Russie, où la domination d’une aristocratie retranchée sur le prolétariat et les classes moyennes, comme cela a été le cas en Grande-Bretagne jusqu’à une date récente, doivent disparaître. L’autorité du travail sur le capital ou du capital sur le travail doit disparaître aussi.
  5. Dans l’ordre mondial nouveau, le corps gouvernant de toute nation devrait être composé de ceux qui travaillent pour le plus grand bien du plus grand nombre et qui, en même temps, offrent leur chance à tous, en veillant à ce que la liberté individuelle soit respectée. Aujourd’hui des hommes doués de vision parviennent à la reconnaissance, rendant possible un juste choix des gouvernants, ce qui était impossible jusqu’à notre siècle.
  6. L’ordre mondial nouveau sera fondé sur un sens actif de la responsabilité. La règle sera « tous pour un, et un pour tous ». Cette attitude devra être développée entre les nations. Elle n’est pas encore présente.
  7. L’ordre mondial nouveau n’imposera pas aux nations un type uniforme de gouvernement, une religion de synthèse ou un système de standardisation. Les droits souverains de chaque nation seront reconnus, ainsi que son génie particulier ; les tendances individuelles, les qualités raciales pourront s’exprimer pleinement. Dans un seul domaine, il faudrait tenter de réaliser l’unité, dans le domaine de l’éducation.
  8. L’ordre mondial nouveau reconnaîtra que les produits du monde, les ressources naturelles de la planète et ses richesses n’appartiennent à aucune nation en particulier, mais doivent être partagés par tous. Il n’y aura pas de nations dans la catégorie des « possédantes » et d’autres dans la catégorie opposée. Une distribution équitable et convenablement organisée du blé, du pétrole et des richesses minérales du monde entier se développera, basée sur les besoins de chaque nation, sur ses ressources intérieures et sur les besoins de son peuple. Tout ceci sera exécuté en relation avec le tout.
  9. Dans la période préparatoire à l’ordre mondial nouveau il y aura un désarmement régulier et contrôlé. Ce ne sera pas facultatif. Il ne sera permis à aucune nation de produire et d’organiser des équipements à des fins de destruction ou d’enfreindre à la sécurité de toute autre nation. L’une des premières tâches d’une future conférence de paix sera de régler cette question et de veiller au désarmement progressif des nations.

Voici les prémisses simples et générales sur lesquelles l’ordre mondial nouveau doit commencer à travailler. Ces stades doivent être maintenus fluides et expérimentaux ; la vision de ce qui est possible ne doit pas être perdue et les fondations doivent demeurer inviolées, mais les processus intermédiaires et les expérimentations doivent être menés par ceux qui, ayant à cœur l’intérêt supérieur de tous, peuvent changer le détail de l’organisation, tout en sauvegardant la vie de l’organisme.

L’esprit a quitté ces croyances anciennes et la vraie lumière spirituelle prend une forme nouvelle, qui se manifestera finalement sur terre en tant que nouvelle religion mondiale. Contribuera à cette forme, tout ce qui est vrai, juste et bon dans les formes anciennes, car les forces du bien en retireront ce qui est bon et l’incorporeront à la nouvelle forme. Le judaïsme est vieux, désuet et séparatif ; il n’a pas de vrai message pour les personnes d’inclination spirituelle, celui-ci étant mieux exprimé par les croyances plus récentes ; la foi musulmane a rempli son rôle et tous les vrais musulmans attendent la venue de l’Imam Mahdi qui les conduira à la lumière et à la victoire spirituelle ; la foi chrétienne a aussi rempli son rôle ; son fondateur cherche à apporter un nouvel Évangile et un nouveau message, qui illuminera tous les hommes, en tous pays. Donc aujourd’hui, Jérusal)em ne représente rien d’important, sauf ce qui est passé et devrait disparaître. La « Terre Sainte » n’est plus sacrée, mais est désacralisée par les intérêts égoïstes, et par une nation fondamentalement conquérante et séparative. (Traité sur les Sept Rayons – Les Rayons et les Initiations, Alice Bailey

 

Les justes relations humaines

Le nouvel ordre mondial facilitera l’établissement de justes relations humaines, basées sur la justice, la reconnaissance des droits hérités, des chances égales pour tous – quelles que soient la race, la couleur et la croyance – sur la suppression du crime et de l’égoïsme par une éducation adéquate, sur la reconnaissance de pouvoirs divins chez l’homme, ainsi que sur une reconnaissance d’une Intelligence divine dirigeante, en laquelle l’homme a la vie, le mouvement et l’être. (Extériorisation de la Hiérarchie, Alice Bailey, éditions Lucis Trust).

 

Le Maître Jésus [sommaire]

Le Maître Jésus est incarné dans un corps syrien depuis plus de 600 ans ; il est décrit dans Initiation humaine et solaire d’Alice Bailey comme : « Un personnage plutôt martial, un disciplinaire, un homme de grande autorité et d’une volonté de fer. Il est grand et maigre, avec un visage assez mince et allongé, des cheveux noirs, un teint pâle et des yeux bleus perçants. » Il est appelé « le Grand Guide, le Général et le Sage Exécuteur. »

Pendant la majeure partie de cette période, il a vécu principalement en Palestine. Depuis 1984, il vit à Rome. Son intention est d’essayer de sortir les Églises chrétiennes de leur état de cristallisation et de rivalité et, s’il y est invité, de diriger une nouvelle Église unie. Ce faisant, il espère résoudre les nombreuses contradictions et incompréhensions apparues au cours des siècles à propos de son rôle historique et des enseignements qu’il a diffusés en tant que véhicule de Maitreya.

Plus loin, dans Initiation humaine et solaire, il est écrit : « Personne n’est en contact aussi étroit avec ceux qui encouragent tout ce qu’il y a de meilleur dans les enseignements chrétiens et personne n’est aussi conscient des nécessités de l’heure présente. »

 

Un rôle majeur

Avec l’émergence de Maitreya, le Maître Jésus joue un rôle majeur pour la deuxième fois, tout comme les apôtres Pierre et Jean, qui étaient alors des initiés du troisième degré et qui se sont vus confier une grande partie de l’achèvement du Plan en tant que Maîtres Morya et Koot Hoomi. Ce dernier succédera à Maitreya en tant que Christ dans environ 2 500 ans, au cours de la prochaine ère. Cette collaboration ouverte et visible par tous mettra fin à tout doute persistant concernant la véritable relation entre Maitreya le Christ et son disciple, le Maître Jésus, qui est apparu auparavant dans les temps bibliques en tant que Josué, le fils de Noun, puis en tant que Josué dans le livre de Zacharie.

L’affirmation apparemment paradoxale selon laquelle Jésus et « le Christ » ne sont pas la même personne au sens littéral du terme s’explique facilement. Les chrétiens qui ont du mal à accepter que « leur » maître ne soit pas le plus haut dirigeant de l’humanité pourraient être satisfaits par un second paradoxe : Jésus et Maitreya le Christ étaient (et sont) un, dans le sens où, chacun à son niveau, ils travaillent ensemble en parfaite concordance pour faire avancer le plan divin. (Share International, février 1986)

Le Maître Jésus s’efforce également de réaliser l’union entre la science et la religion, grâce à laquelle il espère contrer l’attitude extrêmement matérialiste de nombreuses personnes, et aussi de briser l’attachement sentimental et irraisonné à la religion, si caractéristique d’une grande partie de la population. (Source : Bridges, Aart Jurriaanse)

Il y a 2000 ans, en Palestine, Maitreya a utilisé le mode normal d’apparition de l’Enseignant à chaque cycle : l’adombrement. Le processus d’adombrement de Jésus a commencé lorsqu’il avait 12 ans, c’est pourquoi il a pu discuter d’idées théologiques profondes avec les rabbins. A l’âge de 24 ans, le processus était plus ou moins achevé. De l’âge de 30 à 33 ans – c’est-à-dire du baptême à la crucifixion – Maitreya a totalement adombré Jésus. Parfois, Maitreya était seul à utiliser le corps de Jésus ; à d’autres moments, c’était Jésus qui l’utilisait ; et parfois, la conscience de Maitreya et celle de Jésus agissaient en même temps par l’intermédiaire de ce corps. Maitreya enseignait et Jésus observait ce qui se passait à travers lui. Jésus est un disciple de Maitreya qui est le Maître de tous les Maîtres.

La plupart des chrétiens, je pense, trouveront plus facile d’accepter et de suivre le Maître Jésus plutôt que le Seigneur Maitreya. Jésus a représenté le Seigneur Maitreya. En ce qui concerne les Juifs, le Maître Jésus est le Messie, bien qu’ils aient encore à le reconnaître. Il est venu à eux, en tant que Juif, pour mettre fin à la loi juive et préparer la voie à la chrétienté.

Personne ne peut en être certain, mais j’ai le sentiment que la grande majorité des chrétiens ouverts d’esprit accepteront Maitreya et le Maître Jésus, qu’ils verront côte à côte. Maitreya présentera le Maître Jésus et d’autres Maîtres au monde après le jour de Déclaration. Le Maître Jésus a une tâche spéciale en ce sens qu’il est responsable des Eglises chrétiennes, et de très nombreux chrétiens se tourneront vers lui pour recevoir conseils et enseignements. (Partage international, janvier/février 1997).

Défendre le droit international et la coopération multilatérale [sommaire]

Gro Harlem Brundtland a été la première femme à accéder à la fonction de premier ministre en Norvège. Elle a aussi été directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En tant que membre de The Elders (les Aînés) elle a déclaré :

« Quatre mois se sont écoulés depuis qu’Israël a lancé son assaut militaire sur Gaza en réponse aux attaques terroristes du Hamas, du 7 octobre 2023. Le nombre de victimes et l’étendue de la destruction est choquant et les risques d’escalade sont dangereusement élevés. Face à la poursuite des violences, nous, les Aînés, demeurons fermes dans notre appel à la protection des civils à Gaza, à la libération de tous les otages israéliens et à un accès humanitaire immédiat. Un cessez-le-feu doit être urgemment mis en œuvre pour que ces appels deviennent réalité. Le mois dernier, nous avons salué le leadership moral exercé par l’Afrique du Sud, la patrie de notre fondateur Nelson Mandela, qui a déposé une plainte à la Cour internationale de justice dans le cadre de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide afin de protéger la population à Gaza. Dans le cadre d’une obligation légale internationale, chaque État doit prévenir le génocide. Israël doit immédiatement se soumettre aux mesures conservatoires émises par la Cour internationale de justice dans sa décision du 26 janvier 2024.

Il est impératif que les dirigeants du monde défendent l’importance du droit international et de la coopération multilatérale. Ceci s’applique aussi bien aux conflits armés qu’aux autres menaces existentielles auxquelles l’humanité doit faire face. Ceci est un sujet que mes pairs les Aînés et moi allons aborder plus tard ce mois-ci, à la Conférence sur la sécurité de Munich qui a lieu du 16 au 18 février.

Nous allons rencontrer des leaders politiques, des hauts fonctionnaires et des représentants de la société civile afin de promouvoir la paix et la justice de par le monde. Cela comprendra des discussions sur Israël et la Palestine, et la guerre que mène la Russie en Ukraine. Nous exhorterons aussi les dirigeants à intensifier les actions pour faire face aux menaces existentielles auxquelles nous sommes confrontés collectivement : la crise climatique, les pandémies, les armes nucléaires ainsi que les risques émergents dus à l’intelligence artificielle.

Face aux crises, les leaders mondiaux doivent faire preuve d’une vision à long terme ancrée dans l’action. Cela signifie donner la priorité à la coopération, agir au-delà des intérêts à court terme et implémenter les valeurs qui ont rassemblé les Aînés il y a plus de 15 ans : vérité, justice, droits humains et une profonde connaissance de notre humanité commune.

Les menaces existentielles et les conflits pèsent lourdement sur notre monde. L’Horloge de la fin du monde1 reste bloquée à 90 secondes avant minuit, reflétant l’état précaire de la géopolitique mondiale. Mais en tant qu’Aînés, nous continuons à croire au pouvoir de l’espoir, pour nous guider vers des changements positifs. »

1 – Doomsday Clock : cette « horloge » conceptuelle indique figurativement le temps qu’il nous reste avant la fin du monde – minuit sur l’horloge. Pour cela, ses administrateurs calculent chaque année les risques qui pèsent sur le monde.

Source : theelders.org

Naomi Klein et le boycott de l’État d’Israël [sommaire]

par Phyllis Creme,

Phyllis Creme commente un récent article de Naomi Klein

Dans cet article percutant paru dans The Guardian, nous disposons d’outils pour mettre fin aux crimes de guerre d’Israël : boycott, désinvestissement et sanctions1, Naomi Klein s’attaque de front aux raisons pour lesquelles de nombreux Juifs – dont elle-même – et non-Juifs du monde entier hésitent à critiquer Israël d’une manière qui semblerait banale pour n’importe quel autre pays : il s’agit d’une culpabilité collective liée au traumatisme des Juifs qui ont été la cible de la haine pendant des siècles, avec pour point culminant l’Holocauste, et à la crainte d’être catalogués comme antisémites.

Dans les années 1960, Israël, avec son système de kibboutz, a attiré de nombreux jeunes qui y voyaient une façon innovante et inspirante de bâtir une nouvelle société. « L’image de marque qu’Israël s’est forgée est celle d’un avant-poste occidental rebelle et branché dans le désert, une petite bulle de San Francisco ou de Berlin qui se trouve par hasard dans le monde arabe. »

N. Klein montre clairement que cette description est aujourd’hui complètement erronée. Elle critique Israël en termes très clairs et évoque l’« hésitation » : « Il existe une longue et douloureuse histoire d’entreprises et d’institutions juives ciblées par les antisémites – des attaques haineuses contre les Juifs en tant que groupe identitaire. » Mais aujourd’hui, la plupart de ces « attaques » contre Israël sont justifiées. N. Klein détaille comment Israël peut désormais être qualifié d’État pratiquant l’apartheid : « L’apartheid est en effet le terme juridique correct pour décrire les conditions dans lesquelles Israéliens et Palestiniens mènent des vies nettement inégales et ségréguées ». L’État agit en toute impunité – c’est-à-dire avec un sentiment d’imperméabilité et d’intouchabilité qui conforte le traitement qu’il réserve aux Palestiniens.

Le gouvernement israélien, de plus en plus à droite, s’est attaqué à ses opposants et a clairement exprimé son ambition territoriale : « Le peuple juif a un droit exclusif et incontestable sur toutes les régions de la Terre d’Israël […] la Galilée, le Néguev, le Golan, la Judée et la Samarie. » Cette déclaration d’intention, souligne-t-elle, ne tient absolument pas compte des revendications palestiniennes territoriales ou envers d’autres droits.

N. Klein nous ramène en 2005, lorsqu’« une importante coalition de groupes palestiniens […] a appelé les gens dotés de sens moral du monde entier à imposer de vastes boycotts et à mettre en œuvre des initiatives de désinvestissement contre Israël, semblables à celles appliquées à l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid. La campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) était née. » BDS est un mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité. Il défend le principe simple selon lequel les Palestiniens peuvent prétendre aux mêmes droits que le reste de l’humanité. Il s’agit désormais d’un mouvement mondial composé de syndicats, d’associations universitaires, d’Églises et de mouvements populaires à travers le monde. Depuis son lancement en 2005, le BDS a un impact majeur et remet en question le soutien international à l’apartheid israélien et aux colonies d’occupation.

Avec l’invasion et la destruction de Gaza par Israël, N. Klein soutient qu’il est plus que temps de mettre en œuvre ces outils de la même manière que la communauté internationale a sanctionné l’Afrique du Sud, ce qui a conduit à la fin de l’apartheid. La campagne BDS contre Israël ne vise pas les individus, mais les organisations et les systèmes qui contribuent à pérenniser le gouvernement oppressif d’Israël et ses politiques. Ce n’est pas facile ; le gouvernement israélien a adopté des lois contre le boycott et, avec une aide extérieure il a pu agir en toute impunité pendant de nombreuses années pour imposer sa volonté et sa propre façon de se percevoir, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. « Les experts en communication qui font du lobbying pour le compte d’Israël savent comment utiliser son traumatisme et présentent les campagnes conçues pour contester les politiques discriminatoires et violentes d’Israël comme des attaques haineuses contre les Juifs. » L’objectif est clairement d’écraser le mouvement palestinien pour l’autodétermination par la force et par l’isolement physique et politique.

Le groupement BDS a des alliés en Israël, mais le gouvernement a pris des mesures pour les priver de leur pouvoir.

« En 2017, Israël a commencé à interdire aux militants pro-BDS d’entrer en Israël ; vingt organisations internationales ont été placées sur la soi-disant liste noire de BDS, y compris l’anti-guerre Jewish Voice for Peace (la voix juive pour la paix). »

Cependant, et conformément à l’ensemble de son œuvre, N. Klein entrevoit un espoir même en dépit – ou peut-être en partie à cause – de ces mesures draconiennes. Elle se réfère de nouveau à l’Afrique du Sud des années 1980, où le mouvement anti-apartheid contre le gouvernement a porté ses fruits car l’opinion publique mondiale a poussé les grandes entreprises à se retirer. Israël est si brutalement extrémiste que N. Klein pense que cela fera fuir davantage d’industriels, ce qui, en fin de compte, lui portera préjudice.

« Il n’est pas trop tard pour que chacun d’entre nous crée sa propre politique étrangère, une politique qui intervient dans la culture et l’économie de manière intelligente et stratégique – des moyens qui offrent un espoir tangible que les décennies d’impunité d’Israël enfin prennent fin. »

1. La version originale est en anglais

Source : The Guardian, Royaume-Uni

Une diplomatie forte est nécessaire [sommaire]

Les dirigeants mondiaux ont manqué de conviction pour protéger les droits humains en 2023, année marquée par les pires crises et défis, ce qui a eu des conséquences mortelles, a déclaré Human Rights Watch (HRW, Observatoire des droits humains) le 11 janvier dans son Rapport mondial 2024.

Les gouvernements devraient cesser de s’engager dans une diplomatie transactionnelle et faire tout leur possible pour faire respecter les principes universels des droits humains.

La reprise du conflit entre les Israéliens et le Hamas a causé d’énormes souffrances, tout comme en Ukraine, au Myanmar, en Ethiopie et au Sahel.

« Le système international sur lequel nous comptons pour protéger les droits humains est menacé, car lorsque leurs principes universels sont violés, les dirigeants mondiaux détournent le regard, a expliqué Tirana Hassan, directrice exécutive de HRW. Chaque fois qu’un pays ignore ces principes universels et mondialement acceptés, quelqu’un en paie le prix, et ce prix, c’est parfois la vie des gens. »

Dans ce rapport, HRW passe en revue les pratiques en matière de droits humains dans plus de 100 pays. Dans son essai introductif, T. Hassan constate que 2023 a été une année importante non seulement pour la répression des droits humains et pour les atrocités commises en temps de guerre, mais aussi pour l’indignation sélective des gouvernements et la diplomatie transactionnelle qui ont entraîné de sévères pénalités pour les droits de ceux exclus des accords.

 

Des signes d’espoir

Cependant, elle souligne qu’il y a également des signes d’espoir, montrant la possibilité d’une voie différente, et appelle les gouvernements à respecter systématiquement leurs obligations en matière de droits humains. La politique partiale des gouvernements dans l’application du cadre relatifs aux droits humains met d’innombrables vies en danger et ébranle la confiance dans les institutions chargées de faire respecter et de protéger ces droits, a déclaré HRW. Lorsque les gouvernements condamnent les crimes de guerre commis par les Israéliens contre les civils à Gaza, mais se taisent face aux crimes contre l’humanité commis par le gouvernement chinois au Xinjiang, ou exigent des poursuites internationales pour les crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine tout en sapant l’obligation de rendre des comptes pour les abus commis par les États-Unis en Afghanistan, ils affaiblissent la croyance en l’universalité des droits humains.

Les gouvernements ont trouvé plus facile de négliger les questions relatives aux droits humains sur la scène internationale, en partie car les violations commises dans leur pays n’ont pas été contestées par la communauté internationale.

Les crises humanitaires et des droits humains ont conduit de nombreuses personnes à remettre en question l’efficacité du cadre des droits humains, parce que des gouvernements autoritaires sont en mesure de bénéficier d’une approbation veule au sujet de ces mêmes droits par des gouvernements plus démocratiques et plus respectueux des dits droits, a observé HRW. Les organisations de la société civile, les mouvements populaires et les défenseurs des droits humains peuvent contribuer à rétablir le cadre des droits humains pour en faire la feuille de route pour la construction de sociétés prospères et inclusives.

De nombreux gouvernements qui ont condamné les crimes de guerre du Hamas se sont montrés réservés face à ceux du gouvernement israélien. Cette réticence à dénoncer ces abus fait suite au refus des États-Unis et de la plupart des pays membres de l’UE d’exhorter le gouvernement israélien à mettre fin au blocus de Gaza qui dure depuis seize ans.

Les compromis sur les droits humains au nom de la politique sont parfois évidents. Ainsi, la persécution culturelle et la détention d’un million d’Ouïghours et d’autres musulmans d’ethnies turques par les autorités chinoises constituent des crimes contre l’humanité, mais de nombreux gouvernements, y compris dans des pays majoritairement musulmans, restent silencieux.

Au Soudan, qui a sombré dans un conflit armé en avril 2023 lorsque les deux principaux généraux soudanais ont commencé à s’affronter pour le pouvoir, les Nations unies n’ont pas réussi à mettre un terme aux abus massifs commis contre les civils, notamment dans la région du Darfour. Le Conseil de sécurité des Nations unies a fermé sa mission politique au Soudan sur l’insistance du gouvernement soudanais, mettant fin au peu de capacités qui restait à l’Onu à protéger les civils dans le pays et à rendre compte publiquement de la situation des droits.

 

Les droits humains compromis

Aux États-Unis, le président Joe Biden s’est montré peu enclin à tenir pour responsables les auteurs de violations des droits humains au cœur de son programme national ou ceux qui se trouvent dans la sphère d’influence de la Chine. Des alliés des États-Unis comme l’Arabie saoudite, l’Inde et l’Égypte continuent de violer massivement les droits de leur population.

L’UE a contourné ses obligations en matière de droits humains, repoussant les demandeurs d’asile et les migrants vers d’autres pays, ou en concluant des accords avec des gouvernements abusifs comme la Libye et la Turquie, pour empêcher les migrants d’entrer. Les gouvernements démocratiques de la région Asie-Pacifique, notamment le Japon, la Corée du Sud et l’Australie, ne cessent de faire passer au second plan les droits humains au nom des alliances militaires et du commerce.

Sous la direction du premier ministre Narendra Modi, la démocratie indienne a glissé vers l’autocratie, les autorités s’en prenant aux minorités, renforçant la répression et démantelant les institutions indépendantes.

En Tunisie, le président Kaïs Saïed a supprimé les contre-pouvoirs. Le président du Salvador, Nayib Bukele, a prétexté des niveaux élevés de criminalité pour entamer une répression sécuritaire afin de s’emparer du pouvoir et de le consolider. Au Bangladesh, le gouvernement de la première ministre Sheikh Hasina a ordonné l’arrestation de plus de 10 000 dirigeants et sympathisants de l’opposition avant les élections de janvier 2024. Certes, ces menaces sont interconnectées, mais c’est aussi le cas des droits humains dont le cadre à le pouvoir de protéger la liberté et la dignité des personnes.

La Cour internationale de justice a ordonné au gouvernement syrien d’empêcher la torture et d’autres abus. Le parlement japonais a adopté sa première loi visant à protéger les minorités LGBT contre des « discriminations injustes ». Au Mexique, une coalition de la société civile a persuadé le Parlement d’adopter une loi établissant la pleine capacité juridique, pour des millions de personnes handicapées et âgées.

En mars, la CPI a délivré des mandats d’arrêt à l’encontre de V. Poutine et de son commissaire aux droits de l’enfant, pour des crimes de guerre liés au transfert forcé d’enfants des territoires occupés de l’Ukraine vers la Russie. La Cour suprême du Brésil a confirmé les droits de tous les peuples autochtones sur leurs terres traditionnelles, qui constituent l’une des barrières les plus efficaces contre la déforestation en Amazonie.

En novembre, la plus haute juridiction du Royaume-Uni a estimé à l’unanimité que le Rwanda n’était pas un pays tiers sûr où le gouvernement pouvait envoyer des demandeurs d’asile, annulant ainsi un accord qui transférait de fait les responsabilités du Royaume-Uni en matière d’asile au Rwanda.

« Les crises des droits humains montrent qu’il est urgent d’appliquer les principes anciens et mutuellement acceptés du droit international, a conclu Mme Hassan. Une diplomatie fondée sur des principes, par laquelle les gouvernements privilégient leurs obligations en matière de droits humains dans leurs relations avec d’autres pays, peut influencer les comportements oppressifs et avoir un impact significatif sur les personnes dont les droits sont violés. »

Source : Human Rights Watch

Des centaines de fonctionnaires occidentaux fustigent leurs gouvernements [sommaire]

par Jake Johnson,

Le 2 février 2024, plus de 800 fonctionnaires aux États-Unis et en Europe ont publié une lettre ouverte pour critiquer les dirigeants de leurs pays qui fournissent une aide diplomatique et militaire inconditionnelle à Israël alors que ce dernier ravage Gaza.

Les fonctionnaires, qui ont signé la lettre anonymement par peur des représailles, affirment que leurs tentatives de faire entendre ces préoccupations en interne ont été « écrasées par des considérations idéologiques et politiques ».

« Nous avons l’obligation de faire tout ce que nous pouvons pour ne pas devenir les complices de l’une des pires catastrophes humaines de ce siècle, déclarent-ils. Nous avons l’obligation de mettre en garde les peuples de nos pays, que nous servons, et d’agir en concertation avec nos collègues à l’étranger. Israël n’a montré aucune limite à Gaza, avec des dizaines de milliers de morts de civils évitables. Il y a un risque que la politique de nos gouvernements contribue à de graves violations du droit humanitaire international, des crimes de guerre et même à un nettoyage ethnique ou à un génocide. »

Cette lettre a été coordonnée par des fonctionnaires gouvernementaux des Pays-Bas, des États-Unis, dans des institutions de l’UE et a été approuvée par des fonctionnaires de dix pays dont la Belgique, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Josh Paul, ancien membre du Département d’État américain1, qui a démissionné en octobre devant la décision de l’administration Biden de continuer à armer Israël alors qu’il pilonne Gaza, juge que cette lettre est « une déclaration remarquable de la part de centaines de personnes ayant consacrées leurs vies à construire un monde meilleur ».

« Le soutien unilatéral aux atrocités d’Israël à Gaza, et l’aveuglement devant l’humanité des Palestiniens, sont à la fois une faute morale, et, une faute politique pour les dégâts occasionnés aux intérêts occidentaux de par le monde, a-t-il déclaré au Huffpost. A une époque où nos politiciens semblent les avoir oubliées, […] cette lettre est un rappel plus que nécessaire du noyau de valeurs au centre des relations transatlantiques et une preuve qu’elles perdurent. »

J. Paul a indiqué au New York Times qu’il connaissait les organisateurs de la lettre. Ce document témoigne de la montée d’un mécontentement au sein des gouvernements occidentaux à propos de leur soutien à la guerre israélienne à Gaza, alors que la famine et les maladies se propagent à travers l’enclave. Les experts des Nations unies ont averti, plus tôt cette semaine, que les Gazaouis « endurent des conditions humanitaires apocalyptiques, la destruction, les massacres, les blessures, et des traumatismes irréparables ».

Barber van der Woude, ancienne diplomate néerlandaise qui a démissionné en 2022 face au soutien de son gouvernement à l’oppression des Palestiniens par Israël, s’est exprimée pour soutenir la nouvelle lettre des fonctionnaires européens et américains. Des associations de défense des droits de l’homme ont accusé le gouvernement néerlandais de complicité dans les crimes de guerre d’Israël, à causes des exportations de matériel militaire.

« Être fonctionnaire n’absout pas de la responsabilité de continuer à penser, a déclaré B. van der Woude au Times. Quand le système produit des décisions ou des actions perverses, nous avons la responsabilité de l’arrêter. Il ne s’agit pas simplement de la fermer et de faire ce qu’on nous dit, nous sommes aussi payés pour penser. »

Les fonctionnaires anonymes implorent leurs gouvernements d’arrêter de raconter au public qu’il y a « une rationalité stratégique défendable derrière l’opération israélienne et que la soutenir est dans l’intérêt de nos pays ».

Israël clame que l’offensive vise le Hamas, cependant un observateur des droits humains estime que plus de 90 % des tués par les forces israéliennes sont des civils. Le Wall Street Journal a rapporté que les fonctionnaires américains et israéliens croient que plus de 80 % des tunnels du Hamas sont toujours intacts après près de quatre mois de bombardements incessants, qui ont tué plus de 27 000 Gazaouis.

Pour arrêter le carnage, les fonctionnaires demandent à leurs gouvernements « d’utiliser tous les leviers possibles – y compris la fin de l’aide militaire – pour sécuriser un cessez-le-feu durable, l’accès humanitaire complet à Gaza et une libération de tous les otages ». Ils pressent les dirigeants du monde de « développer une stratégie pour une paix durable ».

Source : commonsdreams.org

 

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Message de Maitreya

Message n° 65 [sommaire]

« Ma venue transformera ce  monde, mais le travail essentiel de reconstruction vous incombe. Je suis seulement l’architecte du Plan. Vous, mes amis et frères, vous êtes les bâtisseurs volontaires du temple radieux de la Vérité. Je vous donnerai la clé de ce temple et, en y pénétrant, vous connaîtrez Dieu. »

Maitreya

 

 

Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Tout dépend de vous [sommaire]

Je me trouvais au comptoir d’un magasin et je parlais à l’employé. Soudain, un Afro-Américain d’âge moyen avec de longues dreadlocks et portant une casquette de base-ball rouge apparut près de moi, remplissant l’espace autour de nous d’une énergie très positive. Il se tourna vers moi, les bras en l’air, comme s’il dirigeait un orchestre, et déclara : « Je suis venu vous souhaiter une bonne journée ! » Je lui répondis : « Merci. Aujourd’hui c’est tout ce qui compte. » Il ajouta : « Bien sûr, vous n’êtes pas obligée de passer une bonne journée. C’est à vous de décider et je vous dis à bientôt ! » Je me tournai vers l’employé puis vers lui, mais il avait disparu.

J’y repensai par la suite. J’avais fait un vœu à Noël pour qu’un des membres de ma famille retrouve le bonheur. Le reste de la journée, je me sentis vraiment heureuse. Je pensai que c’était gentil de la part de quelqu’un de me le souhaiter pour moi aussi. Ses paroles et son énergie me rappelèrent d’anciennes rencontres avec le Maître Jésus et Maitreya qui m’ont laissé le même sentiment de joie. Je ne sais pas qui il était, mais l’expérience m’a vraiment rendue heureuse.

A. S., Long Island, New York, États-Unis

Réponse rapide, résultat satisfaisant ! [sommaire]

En décembre 2023, une amie eut des problèmes de santé et des difficultés financières simultanés et eut du mal à payer son logement temporaire. Je lui envoyai de l’argent, mais ce ne fut pas suffisant. Je décidai de demander à Maitreya, par l’intermédiaire de sa « main », ce que je pouvais faire d’autre pour l’aider. Immédiatement, l’idée m’est venue de créer un message sur les réseaux sociaux pour demander à d’autres amis de contribuer. Je sais qu’une aide visuelle est toujours utile pour attirer l’attention de quelqu’un, alors je suis allée sur un site de photos auquel je suis abonnée et je trouvai rapidement la photo ci-jointe pour l’utiliser dans le message.

Ce qui est intéressant, c’est que cette photo a été prise à Boston, qui est précisément l’endroit où vit mon amie. Bien qu’elle ait été prise en 2018, je la trouve frappante et me demande s’il ne s’agit pas de Maitreya sous la forme d’un « familier ». Inutile de dire que le message a généré suffisamment d’argent pour que mon amie puisse payer son logement temporaire jusqu’à la nouvelle année, ce qui est exactement ce dont elle avait besoin.

A. S., Long Island, New York, États-Unis

 

Photo : Matt Collamer, via unsplash
« Cherche bonté humaine »

 

L’architecte en route vers la perfection [sommaire]

Le samedi 13 janvier 2024, sur le trajet de retour d’un séjour de ski en Autriche, je fis une rencontre intéressante. J’étais assise seule dans le hall d’une petite gare à Mittenwald, dans les Alpes bavaroises, lorsqu’un homme se dirigea vers moi et engagea la conversation. Il semblait avoir dans les 80 ans, avait peu de dents et portait un jean bleu foncé, des baskets de skateboard, une casquette de base-ball et deux sacs à provisions pliés. Sa veste coupe-vent verte ne semblait pas assez chaude, car la température était inférieure à zéro ce jour-là. Il s’adressa à moi en allemand et me demanda où j’allais. Je lui répondis que nous venions de passer des vacances de ski au Tyrol, mais que nous retournions dans le nord de l’Allemagne, puis je lui demandai s’il avait assez chaud. De ses doigts, il tapota sa poitrine au niveau du cœur, je compris qu’il s’agissait de son cœur spirituel, et dit : « Cela me tient chaud. » Il expliqua qu’il vivait à Sharnitz, la ville autrichienne voisine, et ajouta qu’elle était moins chère que Garmisch-Partenkirchen, ville allemande plus proche de Munich. Sans que je le lui demande, il précisa le montant exact de son loyer et de ses charges. Mon mari et moi avions prévu de nous renseigner sur le coût du logement dans la région, il était donc surprenant qu’il en parle. Au cours de notre conversation de dix minutes, il indiqua qu’il était architecte et ajouta que sa femme avait voulu cinq enfants (mon mari avait toujours voulu cinq enfants) et qu’il estimait que c’était une trop grande responsabilité. Il ajouta que ses deux fils vivaient en Bavière, mais qu’ils « vivaient les choses à fond » et qu’ils étaient toujours très occupés, alors que lui était beaucoup plus décontracté. Il a parlé un peu en espagnol et nous avons également conversé un peu en français.

Ce qui m’impressionna le plus chez lui, était son expression de détachement. Je n’eus pas l’impression qu’il était préoccupé par l’horaire. Il était très présent et je me sentais très disponible en sa compagnie. Je dus partir pour notre prochaine correspondance, en bus, il me salua et déclara : « J’espère que vous resterez en bonne santé. »  J’avais récemment craint que le stress ne nuise à ma santé, mais quand il me fit cette remarque je compris que ma santé était entre mes mains. Lorsqu’il partit, je remarquai que son jean était déchiré au niveau de la poche arrière droite, laissant apparaître son vêtement thermique. Plus tard, lorsque mon mari et moi avons atteint la station suivante et descendîmes du bus, il était soudain de nouveau là et nous parla brièvement. C’est alors que je remarquai le logo sur sa casquette de base-ball : « Voyage vers la perfection. »

E. G., Steyerberg, Allemagne

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

Extrait de : « Le triomphe ultime » [sommaire]

 « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la Loi qui unit toutes les nations dans le respect de leurs responsabilités et de leurs besoins mutuels. Le gain en maturité se signale précisément par ce respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre en paix ensemble.

De temps à autre, il peut advenir qu’une nation se sente assez puissante pour ignorer la loi qui fait obstacle à ses ambitions dominatrices, et qu’elle se lance dans la guerre en dépit des avertissements de ses amis et de leurs incitations à la prudence. […]

Lorsque, parmi les nations, l’autorité de la loi est bafouée, c’est le monde entier qui en souffre. C’est ainsi qu’aujourd’hui, la tension dont s’est accompagnée cette futile démonstration de force militaire affecte des millions d’hommes innocents de toute destruction et de tout terrorisme. Le monde subit maintenant toutes sortes d’épidémies parce que le système immunitaire humain ne parvient plus à résister au stress. Si seulement les va-t-en-guerre prenaient conscience des effets karmiques de leurs actions irréfléchies, ils chercheraient sans doute à se racheter et à changer de cap. »

Extrait de Le triomphe ultime, par le Maître de Benjamin Creme, Partage international, avril 2004

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

LES QUESTIONS ET RÉPONSES SUIVANTES ONT ÉTÉ PUBLIÉES DANS PARTAGE INTERNATIONAL, JANVIER/FÉVRIER 2005. Les noms et les personnages principaux ont changé, mais les obstacles à une quelconque résolution du conflit et à une paix stable et durable sont toujours d’actualité. La justice, l’autonomie effective et une patrie viable sont toujours hors de portée des Palestiniens, tout comme l’est la sécurité pour les Israéliens. À l’époque, la deuxième Intifada ou « deuxième soulèvement », a été déclenchée par un acte de provocation d’Ariel Sharon, alors chef de l’opposition israélienne. La seconde Intifada, également connue sous le nom d’Intifada al-Aqsa, a débuté quand Ariel Sharon a délibérément foulé un lieu saint musulman, la mosquée al-Aqsa. Elle a duré de 2000 à 2005 et a entraîné la mort d’environ 3 000 Palestiniens et 1 000 Israéliens. En 2004, John Kerry était candidat à l’élection présidentielle américaine. [sommaire]

J. Kerry a déclaré qu’il soutenait le gouvernement israélien et ses méthodes. Pensez-vous qu’il modifiera son approche ? [sommaire]

Dire que l’on soutient le gouvernement israélien et ses méthodes suscite beaucoup de questions. Soutient-il la force terroriste qui est utilisée contre le peuple palestinien ? Si vous lui posiez la question que répondrait-il ? Personnellement, je ne soutiens pas l’action israélienne en Palestine. Mais est-ce que je soutiens Israël en tant que membre des Nations unies ? Israël est membre des Nations unies, mais ne respecte pas la Charte des Nations unies et a passé outre à soixante-trois résolutions prises par les Nations unies à son encontre. Il n’a pas respecté ces résolutions à cause du soutien des États-Unis. Si vous lui enleviez le soutien des États-Unis, Israël serait en faillite au bout de six mois.
Vous devez demander au sénateur Kerry s’il soutient les positions prises par Israël, pas seulement pour assurer sa défense, parce que c’est l’excuse donnée à l’oppression du peuple palestinien. Israël pourrait facilement se défendre contre ce qu’il appelle des attentats terroristes sans opprimer les Palestiniens. Si les Israéliens mettaient un terme à leur oppression des Palestiniens dans tous les domaines, ils subiraient une pression moins grande venant des attentats terroristes de kamikazes qui les terrifient plus que tout autre chose. Quelqu’un monte dans un bus et se fait exploser. Pourquoi le font-ils ? Parce que c’est tout ce qui leur reste ; ils n’ont ni armée, ni armes. Ils savent par ailleurs que cela a un effet très puissant. Ils croient retourner rapidement vers Allah en tant que martyrs, et que leur famille recevra un peu d’argent. Ils sont délibérément maintenus dans la pauvreté par les Israéliens, qui leur enlèvent la possibilité de travailler ou même de se rendre en Israël pour faire le travail auquel ils étaient habitués. Ils avaient des vergers que les Israéliens ont détruits. Comment peuvent-ils vivre ? Ils sont désespérés, ils n’ont aucun espoir dans l’avenir.
Il est égal aux Israéliens que les Palestiniens vivent ou meurent. Ils préféreraient qu’ils meurent. Non pas qu’ils veuillent réellement aller tous les tuer. Certains le voudraient, tout comme certains Palestiniens voudraient aller tuer chaque Israélien. Mais ils voudraient rendre les choses si difficiles pour les Palestiniens afin que ceux-ci soient tout simplement obligés de partir, en Syrie, au Liban, en Jordanie. Les Israéliens en auraient alors fini avec ce problème – et le poids de leur culpabilité.
Les Israéliens ont un réel problème car ils ont volé la terre du peuple palestinien. Ils le savent et ils connaissent la loi du karma. Ils savent qu’un jour ils devront la restituer. Cela leur fait peur et les irrite, et par conséquent ils utilisent tous les moyens qu’ils peuvent, même illégaux, même repoussants et horribles, de notre point de vue, pour forcer le peuple palestinien à céder, ce qui signifie renoncer au terrorisme.
Ils ne pourront jamais faire renoncer au terrorisme certains Palestiniens – le Hamas, le Hezbollah en Syrie – car c’est la seule arme dont ils disposent. Il y a des Palestiniens qui n’accepteront jamais le droit d’Israël à exister, tout comme des Israéliens aussi nombreux n’accepteront pas le droit des Palestiniens à une terre qui leur revient de droit. Pas même la Cisjordanie, qui leur appartient car elle a été donnée au peuple palestinien par l’ancien roi de Jordanie à la requête de Maitreya. Tant qu’une certaine forme de compromis, une convergence de vues, n’aura pas eu lieu entre les Israéliens et les Palestiniens à ce sujet, la guerre et la terreur continueront.
J’ai dit depuis le début que cette situation ne peut être résolue que par Maitreya. Je suis convaincu que c’est toujours le cas. Rien de ce que j’ai appris depuis, rien de ce qui est arrivé, ne m’a fait changer d’avis.
L’une des premières prévisions de Maitreya, en 1988, fut : « Les Palestiniens auront leur propre pays. L’armée israélienne se retirera de la Cisjordanie et de Gaza, et les deux nations vivront ensemble, partageant les ressources de la région. » Cela arrivera seulement lorsque Maitreya sera accepté, après le jour de Déclaration. Les Israéliens devront renoncer à beaucoup de choses d’ici un an, ou deux peut-être, le temps qu’il faudra.

Vous avez dit que Maitreya avait conseillé à M. Arafat de ne pas signer l’accord d’Oslo. M. Arafat connaissait-il Maitreya, ou Maitreya s’était-il présenté à lui sous un déguisement ? [sommaire]

M. Arafat est venu à Londres. Il assistait à la rencontre organisée par Maitreya à Londres en 1990. Il faisait partie des quelque 350 invités qui y prirent part. Il connaissait donc Maitreya.

Connaissait-il toute l’histoire ? [sommaire]

Absolument.

Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
[Article 25A de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adopté par les Nations unies en décembre 1948]

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