Partage international no 417 – mai 2023
par Aart Jurriaanse
Par le passé, les Occidentaux ont souvent considéré le bouddhisme sous l’angle d’un paganisme construit sur l’adoration d’images et de statues de Bouddha. En vérité, Bouddha fut un envoyé divin pour les peuples d’Extrême-Orient tout comme le fut le Christ en Palestine, six siècles plus tard. Le Bouddha était le chef spirituel en Orient d’une façon similaire à la fonction que tint le Christ en Occident.
Ces dernières années, beaucoup abordent ces questions plus clairement et reconnaissent que l’un des moyens employés par le Seigneur du Monde afin de faire subjectivement grandir l’homme, est d’envoyer périodiquement à l’humanité des émissaires spirituels ou « avatars » – messagers divins qui, en tant que prophètes ou en tant qu’instructeurs, apportent chacun quelque révélation, message ou enseignement spécial, correspondant aux besoins des peuples d’une époque, d’une région et d’un niveau de développement.
Pendant les trois derniers millénaires, deux de ces approches majeures avec l’humanité ont eues lieu, chacune permettant à l’âme humaine d’exprimer un aspect de la divinité : premièrement, la manifestation de la Lumière, l’Intelligence ou la Sagesse, telle qu’incarnées par le Bouddha, et deuxièmement, la manifestation de l’Amour divin, associé à la lumière de la raison, tel que démontré par le Christ.

Bouddha, une peinture de Nicolas Roerich
Le Bouddha vint à l’Est, focalisant en lui les qualités divines de lumière, sagesse et raison – attributs qui pourraient rapidement être transférés et utilisés par l’humanité. L’« illuminé » indiqua la voie, et mit l’humanité au défi de parcourir le « chemin de l’illumination » par la compréhension mentale, la sagesse et l’intuition. Pour ces raisons, le Bouddha est aujourd’hui largement reconnu comme le « Porteur de lumière ».
Le Maître Djwal Kuhl, par l’entremise d’Alice Bailey, a insisté fortement sur l’importance du service au moment du Festival de Wesak : « Aucun coût n’est trop élevé pour être utile à la Hiérarchie au moment de la pleine lune de mai, lors du Festival de Wesak ; aucun prix n’est trop élevé pour obtenir l’illumination spirituelle qui est possible, particulièrement à cette période. » [Alice Bailey, L’état de disciple dans le nouvel âge, tome I]
Son enseignement porta principalement sur les Quatre Nobles Vérités :
- Cesse de t’identifier avec la vie matérielle et les désirs physiques – la cause de toute la souffrance tient au mésusage du désir.
- Acquiers un vrai sens des valeurs spirituelles.
- Ne considère pas les possessions mondaines et l’existence dans le corps physique comme étant d’importance majeure.
- Suis le Noble Sentier octuple de justes relations avec Dieu et tes semblables, il te mènera au bonheur.
Les huit étapes sur ce sentier sont : des valeurs justes ; une aspiration juste ; la juste parole ; la bonne conduite ; le juste mode de vie ; le juste effort ; la juste pensée ; les justes ravissements et le bonheur.
Comment concevoir de meilleures fondations à l’Amour du Christ et aux justes relations humaines, que l’humanité appelle désormais de ses vœux ? Quand vint le Bouddha, il démontra par sa vie le double aspect immanent et transcendant de Dieu ; l’homme, dès lors, devint conscient du Soi, le Dieu dans le cœur de l’homme, et simultanément, l’idée et la conscience du Dieu universel furent évoquées, présent dans chaque forme de la nature et de la Création.
Ceux suffisamment sensibles pour absorber la lumière de la Sagesse, et lui permettre de se répandre dans le mental, évoqueront la sagesse et la discrimination. Le degré auquel l’humanité exprimera cette Lumière de la Raison déterminera sa capacité à dissiper le mirage.
Dans le système hiérarchique, le Bouddha œuvre en tant qu’intermédiaire entre Shamballa et les Maîtres. Il est un point du triangle de force constitué entre lui, l’Esprit de Paix et l’Avatar de Synthèse. Tous trois soutiennent conjointement le Christ, l’approvisionnant des forces de Lumière, d’Amour et de Pouvoir si urgemment requises pour mener à bien sa tâche en tant que chef de la Hiérarchie et instructeur de l’humanité pendant l’ère aquarienne, qui entre en manifestation.
Le Bouddha et le Christ sont étroitement associés sur les niveaux subjectifs, le premier prenant une part active aux préparatifs de la réapparition du Christ dans le monde des humains. Les liens forts qui unissent le Bouddha, le Christ et l’humanité s’étendent loin dans le passé, mais relativement parlant, ils sont actuellement à leur point haut. Après avoir soutenu le Christ dans la tâche ardue de revenir sur les niveaux physiques de la vie, le Bouddha se retirera de tout contact direct avec l’humanité, afin de focaliser son attention exclusivement sur les plus hautes sphères d’activité, qui ne concernent plus directement l’évolution de l’humanité.
