Compte-rendu de lecture

Partage international no 411novembre 2022

En juillet 2009, lors d’un examen oral à l’Université de Catane en Sicile, j’interrogeai un étudiant nommé Alessandro (le Maître de B. Creme avait déjà indiqué qu’il s’agissait du Maître Jésus sous les traits d’un familier). Pendant l’épreuve, Alessandro décrivit le livre qu’il était en train d’écrire, précisant que l’inspiration venait de son âme. Il s’agissait en fait du même livre, avec des détails précis, que j’étais en train d’écrire moi-même. Lorsque je mis fin à la séance en raison de la fatigue, il ajouta : « Oh, mais je voulais continuer à vous parler. » Je ne lui en donnai cependant pas l’occasion. Je partis en Angleterre peu après, mais revins à l’université en septembre pour une autre session d’oraux.

Je pris le train pour Catane et, pendant le voyage, je repensai à Alessandro, regrettant de ne pas avoir poursuivi notre conversation, et je me demandai s’il serait encore là ce jour-là, sachant que c’était improbable. Lorsque j’arrivai à Catane, j’avais prévu de marcher jusqu’à l’université, mais il s’était mis à pleuvoir. Je remarquai qu’il n’y avait qu’un seul taxi et décidai de le prendre.

Le chauffeur de taxi était un Sicilien jeune, courtois et calme, mais par ailleurs parfaitement « normal ». Il me demanda ce que j’allais faire ce jour-là à l’université, et je commençai à lui expliquer le système des examens. Mais il m’interrompit en disant qu’il avait lui-même été étudiant et qu’il savait donc comment cela fonctionnait, mais que comme il avait déjà commencé à être chauffeur de taxi il avait arrêté ses études après trois trimestres. Il ajouta qu’il y avait une autre raison pour laquelle il ne poursuivait pas ses études : il écrivait un livre. J’eus l’intuition de ce qui allait se passer. En même temps, je me disais : « C’est certainement un homme intelligent et sensible, pourquoi n’écrirait-il pas un livre ? » Une autre partie de moi s’est mise à sourire intérieurement.

Puis il me décrivit son livre et, là encore, il ressemblait tellement au mien que je ne pus m’empêcher de penser que c’était plus qu’une coïncidence. A un moment donné, il me regarda dans le rétroviseur en m’expliquant : « Je n’écris pas tous les jours. J’écris peut-être trois jours d’affilée, puis je reprends le cours de ma vie. Il ajouta que la Sicile avait besoin d’un livre comme le sien. La Sicile devait se réveiller. Elle était ligotée par des traditions, par des idées fausses […]. Il précisa qu’une partie de son livre était une histoire d’amour, mais pas une histoire d’amour comme les autres. Cette relation a contribué à changer ma conception de la vie. » Ensuite il se mit à parler des chakras. J’avoue avoir souvent pris des taxis mais n’avoir jamais eu une conversation comme celle-ci.

Je ne pus m’empêcher de me demander si Alessandro était revenu sous une autre forme pour poursuivre la conversation commencée en juillet. Pourriez-vous me dire si c’est le cas, ou s’il s’agissait simplement d’un chauffeur de taxi charmant, bien qu’inhabituel ?

G. B., Catane, Sicile

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait du Maître Jésus sous les traits d’un familier.]

Lieu : Catane (Sicile),
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)