Partage international


Les articles en lien sont consultables gratuitement. Les autres articles et le numéro en cours sont réservés à nos abonnés (connectés à leur compte). Nos abonnés ont également accès à une version feuilletable (visionneuse) des numéros les plus récents de la version papier.
Diffusion de l’information et droits de reproduction © Share International/Partage international. Tous droits réservés. Nos contenus ne peuvent être reproduits ou postés en ligne, sous quelle que forme que ce soit, sauf autorisation formelle de notre part. Nous encourageons bien sûr nos lecteurs à faire connaître nos contenus, et à les commenter avec leurs propres mots. Idéalement, il sera fait mention d’un titre, suivi de quelques phrases de l’article suivies d’un lien « lire la suite » pointant vers le site PartageInternational.org ou indiquant un numéro de la revue.

novembre 2022 – No 411

Sommaire


 

Article du Maître —

Préparer l’avenir [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme, novembre 2007

Lorsque s’achève un âge et que débute un nouveau cycle cosmique, tout commence à se désintégrer. Les vieux modèles de société se révèlent de plus en plus insatisfaisants et ne répondent plus aux besoins d’une humanité en progrès. Les certitudes s’effondrent, le « connu » ne rassure plus, et les hommes, déconcertés et égarés, sont en proie à la peur. Ainsi en est-il aujourd’hui que nous nous tenons, perplexes, dans la phase de transition entre l’ancien âge des Poissons et le nouvel âge du Verseau.

L’ère du Verseau durera environ 2 350 ans et apportera aux hommes de nombreux bienfaits à mesure que ses énergies monteront en puissance au fil des siècles. Pour l’instant toutefois les vieilles habitudes des Poissons, dépassées mais pas encore abandonnées, conditionnent et déterminent toujours les pensées et les actions du plus grand nombre. Ainsi les multitudes restent-elles sous l’emprise des dirigeants des nations qui dominent actuellement la scène mondiale. Ainsi notre époque est-elle marquée par l’agitation et la tension, la discordance et le conflit.

Il ne fait aucun doute que cette époque troublée ne durera guère plus longtemps. Déjà, pour nous qui sommes vos Frères aînés, les signes de changement sont manifestes. Nous voyons clairement se profiler une situation totalement différente de celle qui prévaut actuellement. Nous voyons un monde en paix, où règne la justice et où la liberté embellit partout la vie des hommes et des femmes. Nous savons que les maux actuels sont transitoires et voués à disparaître, que le jour n’est pas éloigné où la lumière d’une aube nouvelle illuminera la vie des hommes, les stimulant à l’action. Nous savons aussi que dans leur cœur les hommes sont prêts pour le changement, qu’ils y aspirent ardemment et qu’ils relèveront le défi qu’il leur présente avec enthousiasme et énergie ; ils n’attendent pour cela que d’être inspirés et guidés.

C’est là précisément ce que Maitreya s’apprête à leur offrir en abondance, à profusion même, comme il se tient dans l’attente du moment qui, de par la loi karmique, lui permettra de passer à l’action. Le Grand Seigneur fera alors son entrée en scène dans le monde des hommes, et mettra en cause les dogmes des riches et des puissants. Maitreya parlera pour la multitude des sans-voix ; pour les indigents et les affamés qui jour après jour vivent dans la souffrance ; pour ceux qui croupissent dans les prisons du monde pour avoir osé contester la volonté des autorités en place. Il parlera pour tous les hommes épris de justice et de liberté, et plaidera haut et fort leur cause. Il tempérera la fureur de ceux qui gouvernent par la guerre ; il scellera à jamais la porte par laquelle la guerre pénètre au royaume des hommes pour le profaner.

Tout cela, il l’accomplira par l’entremise des hommes, restaurant ainsi équilibre et paix sur la Terre. Calme et résolu, il prépare l’âge d’or à venir, le juste héritage des hommes, et rassemble autour de lui les « lumières rayonnantes », ces hommes et femmes qui façonneront le futur.

 

Editorial

Aucun article pour cette rubrique

 

Ce mois-ci dans Partage international

Novembre 2022 [sommaire]

Chaque mois nous aimerions pouvoir écrire sur tout ce qu’il serait nécessaire de dire ; sur tout ce qui exige notre attention. Il y a tant de sujets sur lesquels nous devrions orienter notre conscience. Il n’est pas facile de devoir faire abstraction des crises, des situations et des questions qui nécessitent des solutions urgentes. Des régions entières du monde ont besoin que des personnes de bonne volonté prennent des décisions adaptées en leur nom. Ce numéro ne fait pas exception. Il présente des aspects positifs, des problèmes, des solutions, des reculs et des progrès. Il y a tant de sujets à aborder et tant d’opportunités de service. D’où ce numéro de 28 pages, au lieu des 24 pages habituelles.

Le Maître de Benjamin Creme aborde le sujet : la dissolution de l’ordre ancien et la question de savoir ce qui va le remplacer : « Ainsi notre époque est-elle marquée par l’agitation et la tension, la discordance et le conflit. » Mais, il esquisse un avenir magnifique en termes de justice, de liberté et de paix, prévenant tout sentiment de désespoir. Il explique comment travaille Maitreya : « Il mettra en cause les dogmes des riches et des puissants. Maitreya parlera pour la multitude des sans-voix ; pour les indigents et les affamés qui jour après jour vivent dans la souffrance ; pour ceux qui croupissent dans les prisons du monde pour avoir osé contester la volonté des autorités en place. Il parlera pour tous les hommes épris de justice et de liberté, et plaidera haut et fort leur cause. Il tempérera la fureur de ceux qui gouvernent par la guerre ; il scellera à jamais la porte par laquelle la guerre pénètre au royaume des hommes pour le profaner. »

Notre correspondant français, Luc Guillory, met en lumière l’analyse de Thom Hartmann sur le malaise américain – l’impact néfaste de l’oligarchie sur la démocratie, sur les institutions du pays et son avenir.

Dans un autre compte-rendu de lecture, notre correspondante norvégienne Ana Bie met l’accent sur le rôle que chacun peut jouer dans un monde interconnecté, en contribuant à une réaction en chaîne de changements positifs. Les conflits sociaux se répandent, révélant la profonde frustration des peuples, et un mouvement d’opposition à l’escalade nucléaire se constitue.

Un article sur les progrès de la télémédecine dans les zones rurales du Kenya révèle comment les pays émergents doivent lutter pour obtenir des soins de santé et d’autres droits fondamentaux. Le pape, le secrétaire général des Nations unies, les jeunes militants pour le climat du monde entier et le professeur Jeffrey Sachs nous exhortent tous – l’humanité – à revenir à la raison pour trouver des solutions qui sauveront notre planète et nos vies. Leurs appels dénotent un sentiment d’urgence.

Malgré les crises actuelles, Maitreya, par l’entremise de l’humanité, instaurera l’avenir auquel nous aspirons tous. Dès à présent, il travaille pour préparer « l’âge d’or à venir, le juste héritage des hommes ».

 

Point de vue

Aucun article pour cette rubrique

 

Compte rendu de lecture

Un livre de Thom Hartmann : The Hidden History of American Oligarchy — Reclaiming our democracy from the Ruling Class [sommaire]

L’histoire cachée de l’oligarchie américaine

par Luc Guillory,

Dans son livre L’histoire cachée de l’oligarchie américaine – Reconquérir notre démocratie auprès de la classe dirigeante, Thom Hartmann donne une définition sans concession de la démocratie et de l’oligarchie ; la démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple, pour le peuple, dit-il ; l’oligarchie est le gouvernement par les riches, pour les riches.

Son livre détaille comment les oligarques ont tenté sans succès à deux reprises de substituer l’oligarchie à la démocratie aux Etats-Unis. Mais il avertit qu’aujourd’hui une troisième tentative est en cours, en vue de changer l’expérience américaine de la démocratie en une oligarchie, dans le but de faire passer l’Amérique de l’oligarchie à une tyrannie pure et simple.

Il a écrit son ouvrage lorsque Donald Trump était en poste à la Maison blanche.

T. Hartmann considère à l’évidence l’ancien président Trump comme un partisan de l’oligarchie et comme un oligarque lui-même. Il décrit comment l’oligarchie opère, mais aussi comment il est possible de gagner la guerre qu’elle a déclarée à la démocratie.

T. Hartmann est un auteur à succès du New York Times, il a écrit 32 livres et il est le premier animateur d’émissions de radio progressives aux Etats-Unis.

Selon lui, le processus de transition entre la démocratie et l’oligarchie débute généralement lorsque les plus riches acquièrent le pouvoir politique en achetant l’influence des élus.

Ils se justifient en prétendant que l’oligarchie est plus stable que la démocratie et moins encline à tomber dans le chaos.

Dans les étapes finales, les oligarques eux-mêmes sont susceptibles d’émerger à travers des processus en apparence démocratiques et ainsi de prendre le contrôle du gouvernement presque totalement. De là ils commencent de manière caractéristique à déconstruire les services de l’État. Très clairement, T. Hartmann voit dans l’élection de Donald Trump un exemple parfait de sa théorie.

Nombre des points développés par T. Hartmann dans son analyse de l’histoire de l’Amérique s’appliqueraient bien entendu à d’autres pays, y compris certains pays au sein de l’Union européenne, car le processus de contrôle de la politique et de la richesse des nations par les oligarchies se répète dans le monde entier.

 

Contexte historique

T. Hartmann identifie précisément deux périodes de l’Histoire au cours desquelles les oligarques américains ont saisi leur chance pour établir leur domination : « La première tentative, dit-il, concerne les États du Sud d’avant la guerre civile. L’oligarchie a contrôlé les États esclavagistes et défié le pouvoir de la nation elle-même, ce qui a conduit par la suite à la mort de plus de six cent mille Américains. »

La seconde tentative majeure s’est produite lorsque la révolution industrielle a donné naissance à un nouveau groupe d’oligarques américains qui, en 1920, ont vu leur pouvoir porté au pinacle et ont pris le contrôle de l’essentiel du gouvernement fédéral. Selon T. Hartmann, il en a résulté la période dite des « années folles » (au cours de la décennie 1920), pendant laquelle les riches sont devenus encore plus riches tandis que le reste de la population s’appauvrissait, les pauvres se voyant refuser jusqu’à leurs droits à l’éducation et à un niveau de vie décent par cette oligarchie.

Mais, nous dit T. Hartmann, les systèmes oligarchiques sont en réalité instables. Ils tendent à s’effondrer sous l’effet de leur propre « pourriture intérieure ». Ils peuvent toutefois se métamorphoser en tyrannie. À l’évidence, il considère que le chapitre particulier de l’histoire politique américaine qui s’est ouvert avec l’administration Trump pourrait connaître semblable épilogue tyrannique qui soit en fait intentionnellement provoquée.

Depuis, certes, Donald Trump a été démocratiquement évincé du pouvoir. Mais il s’active comme jamais pour revenir au-devant de la scène politique, la porte n’est donc pas définitivement scellée.

 

La troisième bataille est engagée

T. Hartmann croit que nous nous trouvons maintenant au milieu d’une troisième bataille majeure. Il affirme qu’à la fin des années 1990 les oligarques avaient acquis le contrôle direct ou indirect de la majorité des Etats de l’Union, de la totalité du parti républicain (appelé parfois aussi le GOP – Grand Old Party – le grand vieux parti) et, au niveau fédéral, de plus de la moitié du parti démocrate. En 2005, ce contrôle s’était très largement étendu à la branche exécutive du gouvernement fédéral. Arrivé au pouvoir en janvier 2017, Donald Trump s’est embarqué dans une campagne visant à détruire les institutions de l’Amérique qui avaient été si consciencieusement édifiées depuis plus de deux cent quarante ans. Pour ce faire il a nommé certains de ses acolytes à des postes clés au département d’État, au département du Trésor, au département du Commerce et, plus tard, à la Cour suprême.

 

Comment opère l’oligarchie

L’oligarchie consume les institutions existantes à petit feu, elle les déforme et les transforme de manière à ce qu’elles servent ses propres fins. Les oligarques écrivent les lois qui sont ensuite votées par les élus politiques qu’ils contrôlent. En dernier ressort, ils ont recours au pouvoir policier pour poursuivre en justice ceux qui défient l’oligarchie, ces poursuites étant ratifiées par des juges qu’ils ont mis en place au préalable.

Pour abattre la démocratie, trois choses seulement sont nécessaires en phase initiale : le contrôle (ou au moins une influence substantielle) exercé sur une portion critique des médias ;

– la légalisation de la corruption d’agents publics, afin que les oligarques puissent contrôler l’essentiel du process législatif ;

– le contrôle des institutions les plus critiques du système judiciaire, afin qu’ils puissent influencer les processus judiciaires.

 

Le contrôle des médias

Le sujet des médias est important à notre époque du fait de leur influence sur l’opinion de nos concitoyens. Il fut un temps où l’Amérique bénéficiait de très nombreux médias locaux indépendants, notamment plus de mille deux cents stations de radio dans quelques trois cents villes. Il en allait de même pour les stations de télévision indépendantes.

Mais suite à la promulgation par le président Bill Clinton de la loi Télécommunications de 1996, tous les garde-fous ont été levés et la concentration de l’industrie des médias a commencé. De nos jours, environ 90 % des médias américains sont la propriété de seulement six entreprises. Comme l’explique T. Hartmann, le résultat de cette concentration est que « la ligne éditoriale favorite des oligarques est constamment serinée auprès des Américains, tandis que les voix qui défieraient l’oligarchie et feraient la promotion de la démocratie sont limitées à une poignée d’entités à but non lucratif qui survivent comme elles le peuvent ».

 

Le contrôle du Congrès

Aux Etats-Unis, le Congrès joue un rôle politique majeur en tant que gardien de la structure démocratique des institutions du pays. En 1907, le Congrès a voté la loi Tillman, qui a établi que toute contribution de quelque valeur que ce soit apportée par une entreprise à une campagne politique ou à un candidat postulant à un poste fédéral constituait un crime. Cette loi forgeait ainsi une protection majeure des processus démocratiques.

Mais cette loi et d’autres du même ordre ont été réduites à néant en 1976 et 1977 par plusieurs décisions prises par la Cour suprême. Les entreprises se sont vues octroyer le droit de bénéficier du Premier Amendement, garantissant la « liberté d’expression ». Ce n’est donc pas un acte de corruption mais un acte juridique qui a consacré le pouvoir des oligarques de contrôler les politiciens. Ces décisions ont fait se déverser un flot d’argent qui a permis l’arrivée au pouvoir de Ronald Reagan lors des élections de 1980, donnant un « coup de pouce à l’ère moderne de l’oligarchie américaine », comme l’affirme T. Hartmann. En 2015, dans une interview que lui avait accordée l’ancien président Jimmy Carter, il a demandé à son hôte ce qu’il pensait de la transformation majeure de ces lois protectrices. J. Carter a expliqué : « Cela viole l’essence même de ce qui a fait de l’Amérique un grand pays par son système politique. Désormais, il s’agit ni plus ni moins d’une oligarchie et d’une corruption politique illimitée qui est l’essence même des nominations à la présidence ou de l’élection du président. Et la même situation s’applique aux gouverneurs, aux sénateurs et aux membres du Congrès. »

 

Le biais de la séduction

L’oligarchie séduit, explique T. Hartmann. Pour le citoyen ordinaire, les formes oligarchiques de gouvernement semblent offrir au départ plus de stabilité, ainsi qu’un puissant sentiment d’identité nationale. Mais cette sécurité apparente retire le véritable consentement des gouvernés et cela implique un recalibrage très sophistiqué de la façon dont les gens considèrent le gouvernement et la richesse.

En Amérique, activer le ressentiment à l’encontre du gouvernement fédéral est une rhétorique récurrente, qui a été répandue par les groupes de réflexion et les médias d’extrême droite, pour justifier son affaiblissement. Ainsi, R. Reagan affirmait dès 1981 que « le gouvernement n’est pas la solution à notre problème, le gouvernement est le problème ».

Comme Thom Hartmann le rappelle au lecteur, il n’est guère surprenant que la rhétorique favorable à l’idéologie pro-oligarchie ait connu un crescendo avec D. Trump, coutumier de ses manières outrancières, lorsqu’il a affirmé que « le contrôle du gouvernement par les plus riches a toujours apporté le plus haut niveau de stabilité et de paix – regardez comment l’Europe a été stable pendant près de mille ans lorsque les familles royales et leurs noblesses terriennes régnaient. Nous sommes les élus choisis par Dieu, ou peut-être par une lignée d’ADN brillante, pour diriger. Allez faire du shopping et laissez-nous faire. »

 

Affamer la bête et vider la République

La première étape du processus est d’instiller l’idée que les impôts sont trop élevés et qu’ils obèrent la capacité des riches et de leurs entreprises à stimuler l’économie qui, supposément, augmenterait autrement les salaires et les avantages sociaux des travailleurs (une référence explicite à la théorie économique du fameux effet de ruissellement de la richesse).

Sur la base de cette promesse, ils font voter des réductions massives d’impôts sur les entreprises, sur le capital et sur les revenus. Notons au passage que la première ministre britannique qui a récemment pris ses fonctions a fait de semblables réductions d’impôts la pierre d’angle de son programme politique.

Ensuite, les oligarques et le GOP font remarquer qu’il existe un fort déficit (induit en fait par les réductions d’impôts) et ils déclarent qu’il est vital de « réduire le gaspillage, la fraude et les abus » au sein du système. Et ils réduisent le personnel des agences gouvernementales.

 

Quand l’oligarchie devient tyrannie

L’oligarchie concentre le pouvoir politique d’une manière similaire à la manière dont les monopoles économiques concentrent le pouvoir économique. De ce fait elle produit des systèmes politiques qui sont mûrs pour une transition vers la tyrannie. La tyrannie s’installe progressivement, non d’une manière abrupte, jusqu’à ce qu’elle atteigne un point de basculement où elle ne peut plus être défiée. Ensuite, elle submerge tout et ne peut être stoppée aisément. Les opposants potentiels sont menacés ou même poursuivis en justice, une chape de plomb étouffe toute contestation démocratique et recouvre les médias. Ce qui se passe en Hongrie depuis quelques années constitue un exemple typique de tels développements.

 

Les tyrans modifient le langage même d’une culture

Le langage est un mécanisme clé de contrôle. Joseph Goebbels ne cessait d’affirmer que pour contrôler une société, il faut au préalable contrôler son langage. Il a été expliqué aux élus du parti républicain combien il était important de se présenter sous un jour favorable en utilisant un vocabulaire bien déterminé : humain, précieux, mobiliser, préserver, force, labeur…

Lorsque la tyrannie commence à émerger, des changements de langage deviennent évidents. Certaines phrases sont utilisées de manière répétitive. D. Trump usait à l’envi d’expressions telles que « fausses nouvelles », « meurtriers et violeurs », « fraude électorale ». Et il avait recours au mot « liberté » pour caractériser la suppression d’impôts sur les riches, ou pour qualifier ce qui était en fait une volonté de renverser la société et l’État de droit.

 

Un bouc émissaire pour affaiblir l’indignation

Il est de notoriété que les tyrans accusent leurs opposants de commettre des fautes qu’ils commettent en fait eux-mêmes. C’est une technique très efficace pour détourner l’indignation en direction des victimes des tyrans et affaiblir la contestation à laquelle ils sont confrontés.

Trump accusait ses opposants politiques de fraude électorale, de corruption et de tromperie, alors même que le GOP pratiquait ces mauvaises œuvres d’une manière agressive. A l’heure actuelle, D. Trump semble avoir convaincu un fort pourcentage d’électeurs républicains que l’élection de 2020 a été truquée, alors qu’aucune autorité en charge n’a relevé de fraudes et malgré la reconnaissance officielle des résultats de cette élection par des personnalités majeures du parti républicain.

 

Briser l’emprise de l’oligarchie n’est pas une mince affaire

Si l’on veut avoir une chance de briser l’oligarchie, il faut pouvoir couper le lien entre l’argent des oligarques et le process politique. Ou bien que ce lien soit pour le moins considérablement atrophié. Certaines étapes sont indispensables et T. Hartmann ne manque pas de donner des pistes au lecteur. Citons-en quelques-unes parmi les plus significatives :

 

Restaurer une presse libre

Les tyrans ont la presse libre en horreur. Staline accusait les reporters et les journaux d’être des « ennemis du peuple ». D. Trump s’est également approprié ce terme vénéneux, avec sa calomnie favorite de « fausse nouvelle ». À chaque fois, le but est d’empêcher le public de prendre connaissance des mensonges du tyran, pour que le doute s’installe dans l’esprit de ce public sur la validité des reportages qui pourraient révéler les abus du tyran.

 

Des droits économiques pour tous

Quelques mois avant sa mort en décembre 1944, Franklin D. Roosevelt a inclus dans son discours sur l’État de l’Union un plan qui était conçu pour bloquer de manière permanente les oligarques dans leur tentative d’exploiter les travailleurs et de maintenir les Américains dans un état de dépendance et de peur par le truchement du pouvoir économique.

FDR Presidential Library & Museum, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons
Franklin D. Roosevelt

F. D. Roosevelt était convaincu qu’une classe moyenne solide constituait la meilleure défense contre l’oligarchie. Il a de ce fait établi une liste de droits qui s’appliqueraient à tous. Il a noté que les droits politiques devraient inclure certains droits économiques pour tous les Américains :

– le droit à un travail utile et rémunérateur ;

– le droit à un logement décent pour chaque famille ;

– le droit à des soins médicaux appropriés ;

– le droit à une protection adéquate contre les risques économiques de la vieillesse, de la maladie, des accidents et du chômage ;

– le droit à une bonne éducation.

Il ne fait aucun doute que ces propositions sont toujours d’actualité. Selon T. Hartmann, l’Amérique refuse encore ces droits à la majorité de ses citoyens, parce que les oligarques américains ont décidé qu’il n’était pas dans leur intérêt que les citoyens en bénéficient.

 

Passer à des élections financées sur fonds publics

Ce n’est que lorsque les gros chèques seront bannis de la politique que les oligarques seront vaincus. Retirons tout l’argent de la politique, en dehors de financements fournis par l’État lui-même, comme il en va dans nombre de pays européens par exemple. Si le Congrès allouait des fonds pour financer les dépenses légitimes et raisonnables de chacun des grands partis nationaux, le besoin de collecter de vastes fonds de campagne disparaîtrait.

 

Restaurer l’intégrité des élections

Quand un certain seuil de manipulations des votes est atteint, il devient difficile pour les personnes de bonne volonté de ramener la démocratie dans un État, une nation ; l’éradication d’électeurs des listes électorales s’auto-alimente. La dernière stratégie utilisée par D. Trump et le GOP pour se maintenir au pouvoir a été de fabriquer une fausse épidémie de « fraude électorale » et de l’utiliser comme excuse pour faire voter des lois qui ont empêché des millions de pauvres, de personnes de couleur, de personnes âgées et d’étudiants, de voter. D. Trump a amplifié et répété ce process une bonne dizaine de fois, avec ses diatribes à l’encontre des « élections frauduleuses ». Les oligarques qui détiennent le parti républicain ont fait de l’éradication des électeurs un véritable art et une activité quasi industrielle, soutient T. Hartmann. Au cours des deux années précédant 2016, ce ne sont rien moins que dix-sept millions d’électeurs qui ont été effacés des listes électorales dans les États rouges (républicains), la plupart d’entre eux résidant dans des villes universitaires et des agglomérations à fortes populations hispaniques et afro-américaines.

T. Hartmann affirme que l’Amérique se tient à la croisée des chemins. Elle a subi l’un des assauts les plus agressifs et les plus décomplexés de l’oligarchie contre la démocratie.

Malgré les résultats de l’élection présidentielle de 2020, T. Hartmann semble penser que la tentative de coup d’État n’est pas terminée. C’est pourquoi il cherche à sensibiliser ses concitoyens aux processus à l’œuvre et aux défis à relever par les forces de bonne volonté, afin de restaurer et de sauver la vie démocratique.

 

Thom Hartmann, The Hidden History of American Oligarchy : Reclaiming our democracy from the Ruling Class (L’histoire cachée de l’Oligarchie américaine – Reconquérir notre démocratie auprès de la classe dirigeante (non traduit). Cet ouvrage appartient à la série Histoires cachées de Thom Hartmann, dont le dernier titre est l’Histoire cachée du néolibéralisme. Publié par Berrett-Koehler Publishers, 2021, 192pp, ISBN 9781523091584.

Un livre de Karen O’Brien : You Matter More Than You Think (Vous êtes plus important que vous ne le pensez) [sommaire]

par Ana Swierstra Bie,

Karen O’Brien est professeure au département de sociologie et de géographie humaine de l’université d’Oslo (Norvège), et cofondatrice de cCHANGE, organisation qui soutient la transition dans un contexte de changement climatique.

Karen O’Brien a contribué à la rédaction de quatre rapports pour le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) et dirige les travaux de conception d’un rapport pour la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), qui sera présenté en 2024. Elle a écrit plusieurs livres, dont You Matter More Than You Think (Vous êtes plus important que vous ne le pensez, non traduit), le dernier en date.

« Ce livre s’adresse à tous ceux qui s’intéressent au changement social et sont ouverts à la possibilité que chacun d’entre nous puisse contribuer à effectuer un saut quantique vers la durabilité. Il s’adresse également aux personnes qui s’inquiètent de l’état du monde et qui peuvent ressentir une profonde anxiété face à l’avenir. Il s’agit avant tout d’un livre sur l’importance de chaque personne et de toute chose, en particulier sur la manière de traduire l’idée abstraite d’« importance » en un changement structurel à grande échelle qui soit non seulement rapide et efficace, mais aussi équitable, éthique et durable. Pour y parvenir, nous devons adopter une perspective différente et envisager de nouveaux modes de relation avec nous-même, avec les autres, avec l’environnement et avec l’avenir. Nous avons besoin de penser le changement social d’une nouvelle façon. »

Ainsi commence le livre You Matter More Than You Think, et il y a certainement des millions de personnes dans le monde qui prennent conscience de la nécessité urgente d’une profonde transformation structurelle mondiale, et qui éprouvent l’envie profonde et la responsabilité de contribuer à ces changements.

Des millions d’autres attendent désespérément un tel changement, car elles souffrent déjà des effets dévastateurs d’un climat et d’une nature déséquilibrée par l’exploitation et la folie humaines, ainsi que des conséquences brutales causées par nos théories et croyances économiques et financières les plus répandues.

Comme nous le savons d’après les observations et les données scientifiques, la décennie que nous vivons est décisive, c’est notre dernière chance d’arrêter ou d’inverser l’emballement du réchauffement climatique, la perte de biodiversité, l’appauvrissement des sols et la pollution qui menacent la vie telle que nous la connaissons sur Terre.

Nos choix et nos décisions, ce que nous accomplissons ou non en cette période charnière de l’histoire de l’humanité, auront des conséquences à long terme sur l’avenir et l’existence même de la vie sur Terre.

Ce sentiment de catastrophe imminente peut conduire de nombreuses personnes à se sentir abattues, insignifiantes et impuissantes, car elles pensent que les nombreux problèmes liés aux crises actuelles sont trop grands, trop généralisés et trop ancrés pour pouvoir être changés ou même abordés.

En tant que scientifique et chercheuse, K. O’Brien voit les choses différemment : « Ayant une formation en sciences sociales, je me sens provoquée lorsque les gens m’affirment qu’il est trop tard pour agir contre le changement climatique, et que nous devrions nous préparer à l’effondrement de la société et à l’extinction.

Je crois que nous pouvons faire mieux que simplement faire face et nous adapter à une crise après l’autre. Pour y parvenir, il faut penser différemment, agir différemment et être différent. Par être différent, j’entends avoir une relation différente avec soi-même, avec les autres, avec l’environnement et avec le changement social.

Un sentiment d’urgence appelle un changement radical, où radical signifie aller à la racine du problème. Les crises offrent toujours des occasions de penser et d’agir différemment, et de s’attaquer aux causes profondes des problèmes.

La situation est grave, et si nous prenons l’aspect scientifique au sérieux, nous devons nous transformer à un rythme et à une échelle sans précédent dans l’histoire de l’humanité. »

Dans ses travaux de recherche, K. O’Brien s’est particulièrement intéressée au rôle que jouent les croyances, les valeurs, les visions du monde et les paradigmes dans la mise en place du changement social conscient, en mettant l’accent sur la dimension sociale et humaine du changement climatique. Elle souligne le paradoxe suivant : même si de nombreuses personnes aspirent à être considérées comme des acteurs importants et reconnaissent que les actions humaines modifient l’environnement mondial, nous avons encore du mal à nous transformer, à transformer nos systèmes et nos sociétés de manière équitable et durable.

À l’échelle mondiale, les changements de grande ampleur qui s’imposent de toute urgence semblent encore manquer pour la plupart, et nombre de dirigeants ne défendent pas les valeurs qui garantiraient le bien de tous et protégeraient la nature, entraînant ainsi la société encore davantage dans le chaos, l’injustice et la fragmentation.

Ce n’est pas le manque d’informations sur les terribles perspectives, qui nous attendent si nous ne relevons pas ce défi, qui nous empêchent de rompre avec nos habitudes. Alors pourquoi sommes-nous si lents à traduire ces connaissances en actions appropriées ? Serait-ce en partie parce que nous sommes encore largement prisonniers des anciennes conceptions de la réalité, de nous-même et du monde ?

K. O’Brien examine de plus près la façon dont les différents paradigmes, croyances, métaphores et relations définissent et façonnent notre époque et notre expérience de nous-même et de la réalité, et elle le fait en étudiant comment la physique quantique peut être appliquée aux sciences sociales. Pour ce faire, elle s’appuie sur des recherches menées dans le domaine émergent des sciences sociales quantiques, « qui cherchent à savoir si et comment les concepts, les interprétations et les modèles formels de la physique quantique peuvent être utilisés dans des domaines tels que les relations internationales, l’économie, la finance, la psychologie et la sociologie », et elle fonde son exploration du potentiel du changement social quantique « sur l’idée que le changement climatique est, par essence, une question de relations ».

Les hypothèses classiques qui ont façonné notre perception prédominante du monde occidental industrialisé reposent sur l’idée que nous sommes intrinsèquement séparés les uns des autres et de la nature. Comme l’écrit l’anthropologue Arturo Escobar : « La question du tout, de la forme et de la cohérence reste non résolue dans les théories sociales. » Influencée par la conception mécaniste de la physique newtonienne, notre relation à nous, aux autres et à la nature est principalement dualiste, ce qui entraîne une perspective du « nous contre eux » qui maintient une société fragmentée et divisée.

Cette approche individualiste, déterministe et réductionniste nous entraîne à sous-estimer notre capacité individuelle et collective de changement social. Elle limite notre compréhension de ce qui est réellement possible pour l’humanité et de la rapidité avec laquelle des changements majeurs peuvent se produire.

« À l’opposé d’un monde mécaniste et déterministe, la physique quantique décrit un univers d’indétermination, d’enchevêtrement, de superposition, de complémentarité, d’incertitude et en particulier de potentialité.

Dans les systèmes quantiques, il n’y a rien qui soit à part ou totalement séparé, et si nous considérons l’univers comme un grand système quantique, cela inclut les humains et les non-humains. » Cette perspective reconnaît notre unité inhérente, et le concept de bonnes relations devient ce qu’Irmelin Gram-Hanssen, doctorante en géographie humaine et ses collègues décrivent comme « une obligation d’assumer les responsabilités liées à une relation, que ce soit avec d’autres humains, d’autres espèces, la planète ou le climat. »

La physique quantique remet en question notre perspective du temps comme étant unidirectionnel et linéaire et introduit des idées telles que l’intrication temporelle et les expériences non locales. Elle bouleverse également notre vision traditionnelle de la relation entre le passé, le présent et le futur.

En physique quantique, les fractales (à ne pas confondre avec les fragments) sont définies comme des modèles auto-similaires qui se répètent, quelle que soit leur échelle. La création de nouvelles fractales sociales fondées sur des valeurs compatibles avec un monde prospère est potentiellement un moyen puissant d’accroître le changement social. Les fractales se répètent à toutes les échelles, et chacun peut être une fractale de changement qui génère de nouveaux modèles et relations.

Par le biais de questions pertinentes présentées au lecteur tout au long de l’ouvrage, Karen O’Brien nous invite à réfléchir et à nous interroger sur nos propres hypothèses et croyances profondément ancrées et que souvent nous ne remettons pas en question, sur la nature de la réalité et de la société, et sur notre rapport au changement. Comme le titre l’indique, ce livre traite avant tout de l’importance, ainsi que du rôle et de la responsabilité que nous avons tous dans la création d’un changement transformateur dans le monde, du point de vue des sciences sociales quantiques.

« […] La sphère personnelle de transformation tend encore à être ignorée dans de nombreuses initiatives de développement durable, et lorsqu’elle est abordée, c’est le plus souvent par des efforts visant à changer les croyances, les valeurs, les visions du monde et les paradigmes des autres, plutôt que de créer les conditions permettant à chacun de réaliser son propre potentiel sur la base de valeurs qui résonnent et se reproduisent à toutes les échelles. On ne le dira jamais assez : une approche fractale du changement de nature transformatrice ne consiste pas à changer les autres, mais à se manifester et à être important de manière à transformer les cultures et les systèmes qui perpétuent des pratiques inéquitables et non durables, afin de créer des résultats qui permettent à toute vie de s’épanouir. »

Cette importance dépend de la pratique et implique de vivre nos croyances, théories et valeurs au quotidien. Selon K. O’Brien, les résultats découlant de notre pratique ne dépendent pas seulement de ce que nous pratiquons, mais aussi de la qualité et de la manière dont nous le pratiquons.

« Pratiquer est un verbe qui désigne l’application ou l’utilisation effective d’une idée, d’une croyance, d’une intention, d’une théorie ou d’une méthode. Il décrit également la transformation de quelque chose en une manière de procéder ou une habitude.

Dans le langage courant, la pratique est souvent considérée comme la voie d’accès à un état particulier – la maîtrise en termes de sport, de talent ou d’état d’être (comme dans la voie de l’illumination). Le changement social quantique ne consiste pas seulement à choisir un paradigme différent. Il s’agit d’être un paradigme différent. »

Ce livre peut laisser le lecteur avec de nombreuses questions importantes, car il nous pousse à nous interroger, à réfléchir et à agir.

En ces temps cruciaux, où l’humanité est confrontée à des choix et à des décisions fondamentales, comment incarnons-nous nos valeurs, nos théories et nos croyances dans notre quotidien, ou comment échouons-nous à le faire ?

Croyons-nous qu’en tant qu’individus, nous avons peu d’influence sur la dynamique du pouvoir et des intérêts dans le monde, ou avons-nous confiance en notre capacité individuelle et collective à répondre aux crises et à faire un bond en avant dans notre évolution ?

Prolongeons-nous l’ancien système défaillant en alimentant ses postulats et ses récits, en nous sentant découragés par l’état actuel des choses, ou nous concentrons-nous sur le vaste et vital réseau mondial de mouvements sociaux en faveur de la durabilité et de la justice qui est déjà en marche, en investissant notre temps et nos énergies dans la création de nouvelles formes pour un monde prospère ?

Fournissons-nous des canaux pour les nouvelles énergies puissantes qui se déversent et transforment le monde, ou ne sommes-nous pas disponibles pour un tel service ? Restons-nous simplement les mêmes, ou bien, grâce à ce que nous mettons en pratique dans notre vie quotidienne, nous transformons-nous réellement et devenons-nous des fractales de changement dans le monde ?

Karen O’Brien, You Matter More Than You Think. ISBN 978-82-691819-3-7.cCHANGE Press, Norvège.

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

La méditation et l’âme [sommaire]

Pourquoi la méditation est-elle si importante ?
Ce qui est réel, c’est l’âme, pas l’homme ou la femme. Le plan physique est réel de son propre point de vue, mais du point de vue de l’âme il n’est pas réel, il est relatif. Notre problème est que nous le prenons pour le tout, alors qu’il n’est qu’une partie relative d’un tout beaucoup plus grand. La partie ne peut voir le tout, mais le tout peut voir la partie, ainsi que les différentes parties qui le composent. Le but de l’âme, par ses incarnations répétées, est de créer une série de corps qui, peu à peu, construiront un pont permettant d’unifier ce qui était jusqu’alors fragmenté. Le processus d’involution dans la matière est inversé et la spiritualisation de la matière peut avoir lieu.

Nous spiritualisons la matière par l’intermédiaire de nos corps. L’âme crée une série de corps dont chacun, à chaque incarnation, passe sur une branche supérieure de la spirale et vibre à un taux plus élevé (si tout se passe bien). Le processus se répète jusqu’à ce que nous disposions d’un corps par lequel l’âme s’exprime sans trop de limitation, puis, finalement, sans aucune limitation.

La méditation met en mouvement ce processus. C’est pourquoi, dans toutes les religions et toutes les pratiques, on trouve la méditation, sous une forme ou une autre, à la base de tous les sentiers d’ascension. Il ne s’agit pas nécessairement de méditation de transmission, ni des diverses formes de méditations que l’on connaît, directement ou par les livres. Mais il y a forcément une forme de méditation ou un alignement avec l’âme et sa nature, parce que c’est l’âme qui s’est incarnée. Il est impossible de ne pas passer par l’âme. L’âme est la réalité. Cette réalité doit être reconnue, et cette reconnaissance ne peut avoir lieu que par la création du pont, du sentier du retour. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

 

Jusqu’à présent, notre connaissance de l’âme a reposé sur les textes religieux. Ceux-ci ont laissé l’homme dans l’impression qu’elle est très éloignée de lui et qu’il doit juste accepter qu’elle existe, et l’adorer à distance. Pourtant, à mesure qu’il progresse, l’homme en vient à comprendre que l’âme est sa nature essentielle ; une partie de lui-même qui, si élevée et si pure soit-elle, n’en est pas moins lui-même.

Aujourd’hui, des milliers de personnes ont conscience d’être engagées dans un voyage évolutif ; pour elles, le sens de la vie s’approfondit au fil de leur quête de connaissance et d’expérience. Ainsi, avec le temps, elles se tournent vers la méditation, qui les amène à une découverte majeure : pas à pas, il leur devient évident qu’elles sont des âmes, et que l’âme n’est pas une idée lointaine mais constitue leur être même. Progressivement le tempo de leur vie change, tandis qu’une compréhension plus profonde de l’existence et de sa finalité donne une portée accrue à tout ce qu’elles font. Ainsi les hommes avancent-ils dans leur voyage vers la perfection en reflétant de plus en plus la divinité et la sagesse de l’âme. [Le sentier de l’élévation (Maître –)]

 

La méditation constitue un moyen plus ou moins scientifique (cela dépend de sa forme), qui permet d’entrer en contact, puis de nous unir graduellement avec l’âme. Les personnes parvenues à un certain degré dans cette union rayonnent d’intention et de dessein intérieur. Ce sont, par exemple, ces créateurs exceptionnels qui ont marqué leur domaine, que ce soit l’art, la science, la politique, l’éducation… De tels êtres sont de toute évidence gouvernés par une force différente de la norme, qui n’est autre que l’énergie de l’âme s’écoulant à travers eux et faisant d’eux les êtres créatifs qui enrichissent notre culture et notre civilisation.

La méditation de transmission est la méthode la plus simple que je connaisse pour parvenir à ce contact avec l’âme. Beaucoup de méditations, en effet, demandent une puissance de concentration mentale bien au-dessus de celle dont la plupart des individus sont capables. D’ailleurs, ce que l’on appelle généralement méditation, n’est souvent guère plus qu’un exercice de concentration, quand ce n’est pas tout simplement de la rêverie. Car la véritable méditation comporte cinq étapes successives : la concentration, la méditation proprement dite, la contemplation, l’illumination et l’inspiration. [La méditation de transmission (B. Creme)]

 

Personne ne peut vous diriger. Vous êtes né pour devenir conscient de vous-même, pour reconnaître le Maître en vous. Votre espace intérieur est sacré. C’est le lieu où tous les problèmes se dissipent. « Cet espace vous a été donné afin que la confusion et le chaos qui vous entourent se dissipent. La méditation est en fait un voyage de retour vers cet espace intérieur qui permet de trouver la paix et le bonheur. » [Les lois de la vie (Maitreya)]

 

Darwin, et ceux qui partagent à juste titre ses idées, décrivent seulement le développement extérieur, physique de l’homme, et ignorent pour la plupart que nous sommes engagés dans le développement de la conscience. Le corps humain a pratiquement atteint son état définitif : il ne lui reste plus grand-chose à accomplir. Du point de vue de la conscience, toutefois, c’est à peine si l’homme a fait ses premiers pas vers l’épanouissement qui prouvera qu’il est véritablement divin, qu’il est une âme en incarnation. Un jour, la réalité de l’âme sera prouvée par la science et fera ainsi l’objet d’une acceptation générale. Ainsi la vieille dichotomie sera-t-elle résolue. [Évolutionnisme et créationnisme (Maître –)]

 

Le véritable but de la méditation est de vous amener en contact et en alignement avec votre âme. Par la méditation vous construisez un pont, un canal de lumière, entre le cerveau physique et votre âme. Le terme sanscrit désignant ce canal, est « antahkarana ». Par l’antahkarana, l’énergie de l’âme se déverse dans son véhicule. La méditation permet l’imprégnation progressive de l’individu par l’âme. L’individu est progressivement imprégné par l’énergie de son âme, c’est-à-dire l’énergie des aspects Dessein, Amour et Intelligence de l’âme. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]

 

En chaque homme siège un dieu. Ce dieu est votre Soi véritable. Ma tâche consistera à libérer en vous cet être divin et, ainsi, à accomplir un Plan divin. Rien n’est plus simple que Dieu car, derrière toute chose, demeure ce principe divin. Lorsque l’homme en sera conscient, il parviendra à sa véritable grandeur et de lui se déversera un flot créateur. J’ai pour projet de vous montrer, étape par étape, comment manifester ce principe divin, et de vous amener ainsi à votre Source. [Message n° 54 (Maitreya)]

 

L’homme est essentiellement une âme, un reflet parfait de Dieu. À travers d’innombrables incarnations, depuis les temps les plus reculés, l’âme a cherché à exprimer sa nature divine dans le temps et l’espace. Lorsqu’elle se crée une contrepartie physique, elle dote celle-ci des moyens qui lui permettront d’évoluer vers la perfection. Ainsi se réalise le Plan de Dieu.

La clé de ce développement est l’aspiration. Dans le cœur de chaque homme demeurent le désir de perfection et le besoin d’exprimer le bien, le beau et le vrai – les attributs de l’âme. Personne, quelles que puissent être ses défaillances, n’est dépourvu du désir de devenir meilleur, de quelque façon que ce désir s’exprime. Il n’est pas un seul être en qui cette aspiration n’existe pas. Comment dès lors expliquer les errements de l’homme, sa violence et sa haine ?

La réponse se trouve dans la position unique qu’il occupe, au point de rencontre de l’esprit et de la matière, et dans les tensions que provoque en lui la coexistence de ces deux aspects. L’homme est une âme immortelle, plongée dans la matière, et, par conséquent, assujettie aux limitations que celle-ci lui impose. Sa lutte pour la perfection implique l’union et la fusion totales de ces deux pôles opposés de sa nature.

Au moyen d’incarnations répétées, le processus d’évolution atteint progressivement ce but, jusqu’au moment où la qualité et le rayonnement de la matière coïncident avec ceux de l’esprit. Le Plan est alors accompli et un nouveau Fils de Dieu est rentré chez lui. [Les paires d’opposés (Maître –)]

 

Par la méditation, le contact avec l’âme s’approfondit et s’affermit, et cette dernière imprègne peu à peu la personnalité de ses énergies. Les énergies et les attributs de l’âme que sont la Volonté spirituelle, l’Amour et l’Intelligence, trouvent en la personnalité un moyen d’expression qui ne cesse de se perfectionner jusqu’à l’aboutissement de leur fusion complète. […]

La méditation reste la voie royale pour entrer en contact avec l’âme. Mais une fois ce contact réalisé, il reste également à celui qui aspire au discipulat, à accepter de mener une vie de service. Les focalisations intérieure et extérieure doivent s’équilibrer et il devient nécessaire de se mettre en route sur la Voie infinie, la voie du service, qui appelle tous les véritables Fils de Dieu, du disciple le plus humble au Christ lui-même, voire au-delà. C’est ce même besoin de servir qui pousse le Logos à se manifester et à nous donner vie. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

 

Le monde commence à s’éveiller à la vérité de l’existence : l’homme est divin, et il exprime extérieurement sa vraie nature, qui est celle de l’âme. À travers toutes les vicissitudes, son âme l’a protégé et lui a montré la voie. Jamais l’âme n’a été absente de la vie, avec ses peines et ses joies, ses plus hautes réalisations et ses efforts les plus rebutants. Homme et âme sont un. Telle est la vérité qui n’attend que d’être découverte. L’âme n’attend que de voir poindre cette révélation. L’homme est à la fin de son apprentissage de la vie. L’âme, désormais, le guide sur un sentier plus élevé et plus clair. [Le chaînon manquant (Maître –)]

 

Le moment est venu d’entamer le processus de changement, de transformer la vie des hommes, de telle manière que le Dieu en chacun puisse rayonner. Cela, mes amis, n’est pas difficile à accomplir car, en vous tous, réside un tel être divin. Ma tâche consistera à éveiller en vous cette Lumière rayonnante et à vous conduire à sa source. [Message n° 74 (Maitreya)]

 

Mon enseignement vous montrera qu’il n’y a rien dans ce monde que, si nécessaire, l’homme ne puisse accomplir. L’homme est un dieu et il lui suffit de manifester cette divinité pour s’épanouir. Ma présence vous confirmera qu’il en est ainsi, car mes Frères, les Maîtres de Sagesse, et moi-même, nous vous révélerons les merveilles de votre nature divine. Ainsi prendrez-vous conscience de votre potentiel, et grandirez-vous dans la lumière. [Message n° 71 (Maitreya)]

 

Pour faire descendre l’âme de plus en plus dans la vie d’une personne, nous disposons de deux techniques : la méditation et le service. Rien n’est plus utile à l’invocation de l’âme que la méditation et le service. Ce sont les outils qui nous sont donnés, les chemins qui mènent à l’imprégnation de l’âme. L’imprégnation de l’âme est très lente, elle se fait petit à petit. Pourtant, chaque vie amène la personne plus près de son âme. Il peut parfois y avoir des vies paresseuses ou rétrogrades pendant lesquelles rien ou presque n’est appris. Mais si tout se passe bien, l’âme transmet sa lumière à la personne. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]

 

Toute expansion de conscience est précédée d’une période de tension, et l’époque de conflits et de difficultés que traverse actuellement l’humanité sera suivie d’une époque de tranquillité et d’équilibre, ce qui préparera le terrain pour l’épanouissement progressif de l’intuition. L’homme connaîtra alors de façon directe, et sans aucun doute possible, sa véritable nature en tant qu’âme créée à l’image de Dieu. [Raison et intuition (Maître –)]

 

Je voudrais vous montrer une nouvelle manière de vivre, fondée sur la fraternité innée de l’homme, sur sa capacité d’aimer et de partager, et sur sa divinité essentielle. Devenir divin est un processus simple, naturel, accessible à tous les hommes. Il consiste à libérer ce Dieu qui, depuis l’origine, demeure à l’intérieur de vous.

Ma promesse est la suivante : si vous me suivez dans l’ère nouvelle, je libérerai pour vous votre nature divine. [Message n° 28 (Maitreya)]

 

De nos correspondants

Aucun article pour cette rubrique

 

Dossier

Aucun article pour cette rubrique

 

Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Des signes dans le ciel : Pacifique Sud [sommaire]

La nuit du 18 juin 2021, de nombreux témoins des Iles du Pacifique Sud – comprenant les Iles Fiji, Samoa, Tokelau et la Nouvelle- Calédonie – ont filmé un objet aérien brillant créant une immense spirale dans le ciel. Les images postées sur les réseaux sociaux montrent la spirale grossir en l’espace de quelques secondes, avant de disparaître. [Source : strangesounds.org]

Des scientifiques de Nouvelle-Calédonie affirment, sans présenter de preuves, que ce phénomène était une scène de dégazage d’une fusée chinoise. En décembre 2009, une spirale similaire mais plus colorée était apparue pendant 15 minutes au-dessus de la Norvège. Les autorités, après quatre jours de silence, avaient expliqué qu’il s’agissait d’un missile russe dont le lancement avait été raté. Cependant, le Maître de Benjamin Creme avait indiqué qu’il s’agissait en fait d’une manifestation de l’« étoile de Maitreya ».

Une feuille d’olivier [sommaire]

J’ai un olivier et j’ai récemment découvert une feuille en forme de cœur assez différente de toutes les autres. Envoyé par A. B., Norvège.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 411 de novembre 2022.]

Le mont Canigou [sommaire]

Lors d’un récent séjour en France, en regardant par la fenêtre le mont Canigou (dans les Pyrénées), je me pris à imaginer voir des nuages en forme d’ovnis en sortir. Je demandai à en voir un de près mais je travaillais sur mon ordinateur portable et j’oubliai tout cela. Et à un moment donné, alors que je levai les yeux, un gros nuage se trouvait là, à proximité. J’en ai pris quelques photos après qu’il se soit déplacé et ait changé de couleur. (F. E., Amsterdam, Pays-Bas)

Bénédiction du Maître Jésus [sommaire]

Cette photographie de S. G., prise en 1997, montre une bénédiction du Maître Jésus.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 411 de novembre 2022.]

Bénédiction à Workum-en-Frise [sommaire]

Cette photo de la sculpture d’un veau, en 2005 à Workum-en-Frise (nord des Pays-Bas), entre Noël et le Nouvel An, montre une bénédiction de Maitreya. (Photo : B. S., Amsterdam, Pays-Bas)

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 411 de novembre 2022.]

De mystérieux objets au-dessus de la Caroline du Nord [sommaire]

Etats-Unis – La nuit du 12 août 2022, un pilote de ligne volant au-dessus de la Caroline du Nord a photographié de mystérieux objets aériens brillants, vibrants, à haute altitude, qui semblaient s’aligner sur la vitesse de l’avion et parfois se déplaçaient de part et d’autre.

Source : ufosightingsdaily.com 

Une étoile à basse altitude à Buxton [sommaire]

Etats-Unis – Dans la nuit du 13 août 2022, à Buxton, dans le Maine, un témoin a filmé un objet ressemblant à une étoile à basse altitude qui s’est dirigé vers le témoin, s’est transformé en un objet triangulaire coloré et lumineux, et est resté stationnaire pendant environ trois minutes.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 411 de novembre 2022.]

 

Source : Crédit : nuforc.org/ufocenter.com

Une étoile à Hidden Valley Lake ? [sommaire]

credit : mufon
Etats-Unis – Le 10 août 2022, à Hidden Valley Lake (Californie), un témoin a photographié un brillant objet aérien, silencieux, ressemblant à une étoile, qui planait au-dessus d’une montagne proche. Après quelques minutes, il « s’éleva dans le ciel jusqu’à perte de vue », rapporte le témoin.

Source : mufon.com

Un engin lumineux à Rome [sommaire]

Italie – A Rome, dans la nuit du 10 août 2022, un témoin a photographié un engin lumineux en forme de disque qui « a laissé une traînée », selon le témoin.[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 411 de novembre 2022.]

Source : Crédit : nuforc.org/ufocenter.com

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.

Des milliers de jeunes demandent réparation pour les victimes de la crise climatique [sommaire]

Des milliers de jeunes dans environ 450 endroits dans le monde ont quitté leurs écoles, universités et emplois le 23 septembre 2022 dans le cadre d’une grève mondiale coordonnée pour le climat, demandant « réparation et justice » pour les personnes les plus touchées par la crise climatique.

Il s’agissait de la dernière journée d’action du mouvement Vendredis pour l’avenir, lancé en 2018 par l’adolescente suédoise Greta Thunberg.

Les manifestations ont eu lieu six semaines avant le sommet international sur le climat COP 27, où les pays en développement chercheront à obtenir des dédommagements pour les destructions de maisons, d’infrastructures et de moyens de subsistance liés au climat.

À Berlin, environ 20 000 personnes ont participé à un rassemblement appelant le gouvernement allemand à créer un fonds de 100 milliards d’euros pour faire face à la crise climatique.

« Nous faisons grève dans le monde entier parce que les gouvernements en place font encore trop peu pour la justice climatique », a déclaré Darya Sotoodeh, porte-parole de la section allemande des Vendredis pour l’avenir.

« Un jour, c’est peut-être ma maison qui sera inondée, a déclaré Park Chae-yun, 15 ans, l’une des quelque 200 manifestants à Séoul, en Corée du Sud. Je vis avec un sentiment de crise, donc je pense qu’il est plus important de faire part de mes préoccupations au gouvernement pour qu’il prenne des mesures préventives plutôt que d’aller à l’école. »

Environ 400 militants se sont rassemblés dans la capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa, en scandant « Agissez pour l’Afrique, protégez notre planète ! » Ils ont défilé en portant des pancartes en carton indiquant « Justice climatique » et « SOS Climat ».

Landry Ninteretse, le directeur régional de 350.org Africa, qui a participé aux grèves mondiales du climat, a déclaré : « L’urgence de la crise climatique ne peut être surestimée, en particulier ici en Afrique, qui est la région la plus vulnérable aux impacts climatiques. Il est donc inquiétant qu’au lieu de financer une transition juste et nécessaire en Afrique, les pays de l’Union européenne tournent leur regard vers l’Afrique pour satisfaire leurs besoins en gaz. Plutôt que d’enfermer notre continent dans la production de combustibles fossiles, les nations développées devraient être tenues responsables de leur rôle dans la crise climatique. Avant la COP 27, nous attendons d’eux qu’ils fournissent une compensation aux pertes et dommages subis par les nations en développement en raison des impacts climatiques, qu’ils soutiennent les mesures d’adaptation pour nous permettre de renforcer notre résilience à ces impacts et qu’ils injectent des fonds dans la transition équitable vers les énergies renouvelables en Afrique. »

Source : The Guardian, Royaume-Uni ; Common Dreams

Onu : un nouveau signal d’alarme [sommaire]

Le responsable de l’Onu déclare que le monde est dans une « lutte à mort » pour sa survie.

S’adressant aux dirigeants du monde entier le 3 octobre 2022, António Guterres, secrétaire général des Nations unies, a averti que le monde était engagé dans une « lutte à mort » pour sa survie alors que « le chaos climatique galope ». Il a accusé les vingt pays les plus riches du monde de ne pas faire assez pour empêcher la planète de surchauffer.

Le responsable de l’Onu a déclaré que les émissions de carbone ont atteint un niveau record et continuent d’augmenter. Il a appelé à un « compromis de niveau quantique » ; les pays riches développés émettent la plupart des gaz à effet de serre responsables du réchauffement de la planète, tandis que les économies émergentes souffrent le plus de leurs effets.

Au cours des dernières semaines, A. Guterres a augmenté la pression pour faire payer les pollueurs pour ce qu’ils ont fait, ce que l’on appelle généralement les « pertes et préjudices ». Il a souligné que les gens doivent agir maintenant : « Si nous n’agissons pas sur la question des pertes et des préjudices, la perte de confiance et les dégâts climatiques s’aggraveront. C’est un impératif moral qui ne peut être ignoré. »A. Guterres a averti que les vœux pieux « ferment la porte à nos chances de limiter la hausse de la température mondiale à 2° C, sans parler de l’objectif de 1,5° ».

« Nous sommes dans une lutte à la vie à la mort pour notre propre sécurité aujourd’hui et notre survie demain », a-t-il déclaré. Alors que se déroulent les réunions préalables à la COP 27, António Guterres a déclaré que la réunion de la COP 27 en Égypte « doit être le lieu de l’action sur les pertes et les préjudices. […] La COP 27 est le lieu où tous les pays – menés par le G20 – doivent montrer qu’ils sont dans ce combat, et qu’ils y sont ensemble, a-t-il conclu. Et la meilleure façon de le montrer est de se rendre à la COP 27 à Charm el-Cheikh. »

Source : www.pbs.org ; news.un.org

 

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
Aucun article pour cette rubrique

 

Vers un meilleur avenir pour tous

Aucun article pour cette rubrique

 

Entretien

La confrontation de l’arrogance [sommaire]

Interview de Jeffrey Sachs par Felicity Eliot,

Le professeur Jeffrey Sachs est un universitaire américain, économiste et analyste des politiques publiques. Il est connu pour ses travaux sur le développement durable, le développement économique et la lutte contre la pauvreté. Le 9 octobre 2022, Felicity Eliot l’a interviewé pour Partage international.

Partage international : Les points de vue qui s’expriment sur la guerre en Ukraine placent généralement d’un côté le mal absolu et de l’autre le bien. Le bon sens et l’histoire sont moins catégoriques. Comment voyez-vous cela ?
Jeffrey Sachs : C’est une guerre entre deux superpuissances avec l’Ukraine au milieu. D’un côté, les Etats-Unis veulent renforcer leur alliance militaire, l’Otan, non seulement jusqu’à la frontière avec la Russie, mais aussi dans toute la mer Noire. Alors que depuis trente ans, la Russie leur demande de cesser de repousser cette alliance militaire vers l’Est. De l’autre côté, la Russie, après 1991, avec l’éclatement de l’Union soviétique (lorsque l’Ukraine est devenue un pays indépendant), a connu des luttes et des guerres frontalières permanentes.
Le conflit ukrainien présente deux aspects distincts. Le premier concerne les divisions politiques internes de l’Ukraine – l’ouest ukrainophone et le sud-est russophone. Des tensions existent depuis 1991. Le second concerne l’immixtion, désastreuse à mon avis, des Etats-Unis qui ont déclaré en 2008, de façon très provocante, que l’Ukraine ferait partie de l’alliance militaire dirigée par les Etats-Unis. Les dirigeants européens savaient que cette déclaration était imprudente et provocatrice, mais les Etats-Unis sont si puissants qu’ils obtiennent ce qu’ils veulent et les dirigeants européens ne disent pas en public ce qu’ils disent en privé.
La situation s’est aggravée en 2014. Le président pro-russe Viktor Ianoukovytch, qui maintenait une sorte de stabilité délicate, a déclaré que l’Ukraine devait être neutre. Mais il a été renversé. Selon le récit occidental, il a été renversé par des manifestations publiques de masse. La version russe est qu’il a été poussé dehors par un coup d’État mené par les Etats-Unis.

PI. Y a-t-il une part de vérité dans ces points de vue ?
JS. Oui. Il y a du vrai dans ces deux positions parce que les Etats-Unis ont été fortement impliqués dans l’organisation des mouvements de protestation – en les finançant en 2014. Les Etats-Unis se mêlent beaucoup des affaires des autres et engendrent provocation et dégâts. Et vous n’en entendez pas parler parce que les grands médias occidentaux n’en parlent pas. Il y a donc beaucoup de propagande et le gouvernement américain est très puissant et ne veut pas que cela se sache. Le résultat a été que le président pro-russe de l’Ukraine a été évincé en 2014. Cet événement a complètement déstabilisé l’Ukraine, tant sur le plan interne que sur le plan international, car le nouveau gouvernement ukrainien pro-américain a annoncé qu’il voulait rejoindre l’Otan.

PI. Comment les Etats-Unis ont-ils réagi ?
JS. Ils ont obligeamment commencé à déverser des milliards de dollars d’armements. Et les Russes n’arrêtaient pas de leur répéter « Ne jouez pas à ça ! » La Russie a repris la Crimée parce que c’est là que se trouve leur base navale et qu’il y réside une population russophone. Et les Etats-Unis ont intensifié leurs activités. En fait, en 2014, nous étions déjà entrés dans une guerre par procuration. Et à défaut de personnes raisonnables des deux côtés, les choses ont empiré.
En 2021, V. Poutine a déclaré : « Vous armez notre voisin ; c’est incroyablement provocateur. Vous devez arrêter l’élargissement de l’Otan – c’est une menace fondamentale pour notre sécurité. » La réponse des Etats-Unis a été : « Nous n’avons pas à vous répondre. » C’était la faillite de la diplomatie. Et en février 2022, la Russie a envahi le pays.

PI. Diriez-vous que la faute incombe aux deux parties ?
JS. On peut se demander qui a déclenché le conflit. Les deux parties. Et ce qui est incroyablement frustrant, c’est qu’il existe visiblement un affrontement entre deux arrogances qui nous mènera à une guerre nucléaire si nous ne l’arrêtons pas. Mais nous ne voyons pas notre propre arrogance. C’est en partie parce que les médias occidentaux colportent presque exclusivement la propagande des gouvernements.
J’ai beaucoup à dire à ce sujet. Je suis engagé dans cette région depuis trente-deux ans. J’ai été directement impliqué : j’ai conseillé les présidents M. Gorbatchev et B. Eltsine. J’ai conseillé le président ukrainien L. Koutchma. En d’autres termes, j’ai travaillé avec les deux parties. Je connais intimement la situation. Je sais à quel point les Etats-Unis ont été provocateurs.

PI. Un élément frustrant est celui des médias grand public. Les intérêts particuliers ont clairement muselé les médias. J’ai vu par hasard une émission d’informations au cours de laquelle vous étiez interviewé et vous avez été soudainement interrompu. Il y avait de fortes protestations contre ce que vous veniez de dire. Où est la démocratie ?
JS. Oh, je n’ai pas le droit de dire ces choses. Ils m’ont sorti de l’émission parce que j’ai dit que je pensais que ce sont les Etats-Unis qui ont fait exploser le gazoduc Nord Stream, comme J. Biden l’avait annoncé en février. Si vous rassemblez toutes les preuves, c’est très clairement les Etats-Unis. Et d’ailleurs, c’est ce que pensent les journalistes si vous leur demandez en privé. Mais si vous le dites dans les médias occidentaux… eh bien, vous ne pouvez pas. Vous ne pouvez pas poser des questions, avoir une opinion ou faire une observation et demander aux journalistes d’interroger le gouvernement américain – ce que les journalistes sont pourtant censés faire.

PI. Oui, j’ai bien peur que les grands médias aient trahi le public. J’aimerais revenir sur ce que vous avez déclaré il y a quelques minutes : vous déploriez le manque actuel de dirigeants sensés. Et cela m’a rappelé un dirigeant américain très sensé – le président Kennedy (JFK). Je lisais un de ses discours – un discours fantastique, si pertinent à notre époque et dans le contexte de cette crise particulière. Son approche de la paix est formidable. Et son bon sens est tellement nécessaire aujourd’hui. Je sais que vous admirez ce discours dans lequel, pour le paraphraser, il affirme que nous devons absolument éviter de pousser toute puissance nucléaire, tout adversaire dans une position où il doit choisir entre l’humiliation ou le recours aux armes nucléaires. Et à mon avis, c’est exactement là où nous en sommes actuellement.
JS. Oui. C’est insensé. Et laissez-moi vous donner le contexte de tout cela. J’ai écrit un livre à ce sujet parce que j’ai tellement aimé ce discours. Les gens peuvent aller sur Internet et trouver le discours de remise des diplômes de JFK à l’université américaine le 10 juin 1963. Le contexte est le suivant : les Etats-Unis et l’Union soviétique, à une époque différente mais avec une dynamique similaire, sont entrés dans la crise des missiles de Cuba. Cela peut sembler bizarre car, pour l’oreille occidentale, le récit est différent et unilatéral : il s’agissait « simplement pour l’Union soviétique d’installer des missiles à Cuba. »
La véritable version des faits est que les Etats-Unis avaient envahi Cuba l’année précédente car Cuba avait déclaré vouloir s’allier avec l’Union soviétique. L’invasion américaine de Cuba a échoué. N. Khrouchtchev (NK) a décidé de donner une leçon aux Etats-Unis. À l’époque, les Etats-Unis avaient placé des missiles nucléaires en Turquie visant l’Union soviétique, laquelle décida donc de déployer des missiles à Cuba. Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Andrei Gromyko, était horrifié par cette politique en demandant si cela signifiait la guerre. La réponse de NK a été qu’il ne s’agissait certainement pas d’une guerre, mais simplement d’un geste destiné à administrer aux Américains un peu de leur propre traitement. La raison pour laquelle je mentionne ceci est que les dirigeants, qu’ils soient sensés ou non, tombent dans le piège. Nous ne pouvons pas faire confiance à ces personnes ; à l’époque, nous avions un dirigeant brillant, JFK, mais même lui a failli tomber dans le bourbier de la guerre nucléaire.

Le professeur Sachs décrit comment, lorsque les missiles soviétiques ont été découverts à Cuba, JFK a réuni ses principaux conseillers qui l’ont tous exhorté à attaquer. De son côté, Adlai Stevenson, alors ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies, a par hasard rencontré JFK le premier jour de la crise et lui a conseillé de ne pas attaquer. Il a fortement insisté sur la nécessité de la diplomatie. Les jours suivants, JFK prit le temps d’essayer de comprendre NK et d’envisager des solutions. La pression des conseillers bellicistes s’est accentuée, mais JFK a résisté et a décidé d’entamer un dialogue avec NK. Les deux hommes se sont rendus compte que ni l’un ni l’autre ne voulait la guerre. Et ils ont trouvé un moyen de faire machine arrière par le recours au compromis et à la diplomatie. JFK a trouvé un compromis, il a accepté de retirer les missiles de Turquie et de ne pas envahir Cuba, et les Soviétiques ont accepté de retirer leurs missiles. Les deux parties ont tenu leur promesse.

JS. NK et JFK ont réalisé qu’il était insensé de persister. Ils ont décidé de signer ce qui est devenu le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires. Et la brillante citation que vous avez justement paraphrasée dit ceci, si je peux la lire pour son éloquence et son importance en ce moment : « Surtout, tout en continuant à défendre leurs intérêts vitaux, les puissances nucléaires doivent éviter les confrontations qui forcent un adversaire à choisir entre une retraite humiliante et une guerre nucléaire. Une telle ligne de conduite à l’ère nucléaire résulterait de la faillite de notre politique – ou d’un souhait collectif de voir disparaître notre planète. »
Mais, nos dirigeants stupides du moment, et je suis désolé d’utiliser cette expression, nous conduisent vers la guerre nucléaire. Pourquoi V. Zelensky défie-t-il un pays voisin qui possède des armes nucléaires – dont la plupart sont dirigées vers des villes du monde entier ? Ne le provoquez pas – trouvez une issue.
Enfin, J. Biden a déclaré que nous n’avions jamais été aussi proches de l’Armageddon que depuis la crise des missiles de Cuba. De nombreuses personnes l’ont critiqué pour cela ou lui ont demandé pourquoi il disait une telle chose. Il l’a dit, s’est évident, parce que c’est vrai !
Aux Etats-Unis, le public ne semble pas connaître l’histoire et se figure qu’il existe le mal absolu d’un côté et le bien de l’autre. Il n’est pas informé de l’échec de l’administration Biden à négocier honnêtement et décemment l’élargissement de l’Otan qui n’a pas à s’étendre à l’Ukraine et à la Géorgie. C’était une provocation. Un tissu de mensonges. Les Etats-Unis ont promis à M. Gorbatchev : « Nous n’attaquerons pas si vous mettez fin au Pacte de Varsovie. » et ils déclarent ensuite avoir « changé d’avis » ! Cela s’appelle mentir – sur l’une des questions les plus importantes des temps modernes.

PI. Vous semblez très pessimiste. La négociation est-elle encore possible ?
JS. Je pense vraiment que nous sommes dans un terrible pétrin, en partie parce que nos soi-disant « maîtres à penser » ou nos dirigeants politiques ne semblent pas comprendre que nos vies sont mises en jeu de manière irréfléchie et insensée. J. Biden et V. Poutine devraient s’asseoir autour d’une table car il est possible de négocier. Mais des voix s’y opposent : « Nous devons gagner », disent-elles. Gagner ? Contre un adversaire qui dispose d’un arsenal nucléaire ?

PI. Quelles seraient alors les conditions de la négociation ? Je suppose que la progression de l’Otan constitue un facteur essentiel ? Je crois savoir que vous avez téléphoné à la Maison Blanche pour la supplier d’ouvrir des négociations avec la Russie. En d’autres termes, vous croyez aux négociations, même à ce stade ?
JS : Pas « même à ce stade », mais maintenant tout particulièrement. Bien sûr, il faut parler avant de déclencher une guerre nucléaire. Mais les Etats-Unis poursuivent l’escalade. Alors oui, il faut négocier.

Sachs prête l’oreille à de nombreux blogs russes – ainsi qu’à des blogs de « notre » camp. Tous appellent à une solution diplomatique depuis des mois, ce qui reflète le fait que les Russes seraient favorables à des pourparlers. V. Poutine a appelé à des négociations, mais, selon J. Sachs, les Etats-Unis maintiennent qu’il n’y a personne avec qui négocier. Cela contredit directement les observations de J. Sachs.

PI. Quelque chose de très étrange s’est produit en mars 2022, si je me souviens bien. On s’est efforcé de négocier une sorte d’accord avec la Turquie en tant que médiateur. À un stade très précoce, il semblait y avoir un certain espoir de négociation. Soudainement et mystérieusement, tout s’est arrêté. Que s’est-il passé ?
JS. Nous ne le savons pas. Nos gouvernements ne nous disent pas la vérité sur ces questions, donc nous n’avons aucune lisibilité objective. Ce que nous savons, c’est qu’en mars, les trois parties ont déclaré qu’une percée était à portée de main. Il y a même eu un échange de documents. À l’époque j’ai interrogé de hauts fonctionnaires : les Ukrainiens avaient avancé l’idée d’une neutralité assortie de garanties et l’avaient présentée à la Russie, qui avait répondu positivement. V. Poutine a alors proposé d’arrêter un projet d’accord. Ce document est retourné aux Ukrainiens qui s’en sont soudainement éloignés. Et nous ne savons pas pourquoi.
J’ai des preuves qui laissent penser que les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont refusé d’accepter l’offre de neutralité de l’Ukraine, et ils ont exhorté V. Zelensky et les dirigeants ukrainiens à aller de l’avant pour gagner cette guerre – en leur promettant de les soutenir par de nouvelles livraisons d’armes. C’est mon opinion personnelle ; au lieu d’exprimer leur soutien à cette avancée, les Etats-Unis ont adopté une ligne dure à un moment où des pourparlers étaient possibles. Récemment, V. Zelensky a déclaré qu’il ne négocierait pas avec V. Poutine.
Les Ukrainiens devraient appeler à la paix mais, chaque jour, l’Ukraine cherche à humilier la Russie et appelle à une victoire militaire totale. C’est notre alliée ? Je préfère une négociation et sauver la planète plutôt que de continuer la provocation.

PI. Compte tenu des tensions et des positions prises, qui pourrait jouer les médiateurs ? La Turquie ? Et quel rôle pourrait jouer la Chine ?
JS. Oui, la Turquie est toujours un médiateur efficace et d’autres pays aussi. La Chine pourrait être un bon médiateur ; la Chine ne veut pas de cette guerre mais elle pense aussi que la Russie a des intérêts légitimes de sécurité en jeu. Et c’est vrai. L’Inde, également, pourrait être un élément constructif, tout comme l’Indonésie. Mais la principale initiative qui devrait être prise maintenant est que J. Biden téléphone au président Poutine, car la situation est totalement désastreuse pour nous tous et parce qu’il faut trouver un moyen de nous sortir de ce pétrin. C’est le travail du président des Etats-Unis.

J. Sachs a expliqué qu’il avait appelé la Maison Blanche fin 2021 et que sa réponse avait été qu’elle refusait d’envisager des négociations, car c’était le choix de l’Ukraine de rejoindre l’Otan. J. Sachs estime qu’il s’agit d’une réponse absurde : il n’est pas question du choix de l’Ukraine, mais du manque de prudence de Washington qui cherche à imposer une alliance militaire à un pays qui a une frontière de plus de 1 000 kilomètres avec la Russie. L’Occident sait à quel point c’est dangereux.
J. Sachs continue à envoyer des messages à la Maison Blanche pour inciter l’Administration à œuvrer pour la paix. Heureusement, J. Biden a enfin reconnu la précarité de la situation et s’en préoccupe. C’est une bonne nouvelle. J. Biden se demande également quelle est la « porte de sortie » pour V. Poutine.
Les conditions de V. Poutine sont connues depuis trente ans : arrêter l’élargissement de l’Otan à l’Ukraine. Bien sûr, il y a d’autres questions, la Crimée, etc.

PI. Pensez-vous que la communauté de la paix a un rôle à jouer ? Que doit-il se passer ?
JS. La communauté de la paix doit s’adresser à chaque gouvernement pour lui demander de faire entendre sa voix favorable aux négociations. Il suffit de dire : « Ne détruisez pas cette planète ! » La communauté de la paix peut dire à l’Assemblée générale de l’Onu : votez une résolution unanime pour les négociations. Voyons qui est contre les négociations. Soumettons-la à un vote ; voyons vraiment. Quoi ? Les Etats-Unis vont voter contre une résolution ?! Vraiment ? Nous verrons cela. C’est ce qui devrait se passer maintenant.
Le monde entier est partie prenante dans cette affaire. Nous avons tous un intérêt dans cette situation. Nous ne pouvons pas laisser deux, trois ou dix hommes – et ce sont généralement des hommes – déterminer l’avenir de la planète. Nous avons besoin que tout le monde élève la voix. Nous devons dire : « Non ! Nous n’allons pas mettre fin au monde à cause d’un débat sur le Donbass, la Crimée et l’élargissement de l’Otan. Nous allons trouver une issue qui ne fasse pas disparaître la planète. » Cela me semble assez élémentaire, et la communauté de la paix peut jouer un rôle énorme et devrait être dans les rues, et communiquer avec les chefs de gouvernement, en les exhortant à revenir à la raison et à arrêter cette folie avant qu’elle ne devienne complètement incontrôlable.

PI. D’après ce que j’ai compris, la situation est déjà assez incontrôlable. Je veux dire qu’il doit y avoir un facteur temps ici.
JS. Nous n’avons plus le temps d’entamer des négociations. Nous avons besoin que les deux superpuissances se retirent et discutent. J. Biden et V. Poutine doivent se parler, pas par tweets, pas par intermédiaires, mais d’homme à homme, et commencer à faire leur travail. Leur travail consiste à sauver le monde.

PI. Je m’écarte un peu du sujet, mais je ne peux m’empêcher de penser à la terrible diversion que cela représente : le monde oublie la crise climatique, l’énorme dégradation écologique en cours, les pénuries, la faim, la pauvreté, la sécheresse, etc.
JS. Pour résoudre tous ces problèmes, il faut une coopération mondiale. C’est la ligne de base. Vous ne pouvez résoudre aucun de ces problèmes dans un contexte de guerre. Et nous n’avons pas qu’un seul terrain de confrontation. Ces derniers jours, en plus de tout ce chaos, les Etats-Unis ont coupé les exportations de haute technologie (des microcircuits) vers la Chine. C’est une tentative délibérée de briser l’économie chinoise. Nous ouvrons un autre dossier : Nancy Pelosi s’est rendue à Taïwan. C’était incroyablement provocateur.

PI. Qu’est-ce qui va ramener le gouvernement des Etats-Unis à la raison ?
JS. J. Biden commence à reconnaître les menaces. C’est le moment où la communauté de la paix et tous les dirigeants des 150 pays du monde qui connaissent la vérité doivent s’exprimer et exiger une paix négociée. La neutralité de l’Ukraine doit être garantie par les Nations unies et d’autres pays, et nous devons tous appeler à la fin de cette folie.

 

Environnement

Aucun article pour cette rubrique

 

Esotérisme

Aucun article pour cette rubrique

 

Faire le lien

Aucun article pour cette rubrique

 

Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Aucun article pour cette rubrique

 

Fenêtre sur le monde

Aucun article pour cette rubrique

 

La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012

La nouvelle économie du pape François [sommaire]

Le pape François s’est exprimé lors du séminaire L’économie de François, à Assise (Italie), en septembre. Il a appelé à une économie mondiale qui exprime « une nouvelle vision de l’environnement et de la Terre ». Cet appel a été formulé devant un millier de jeunes économistes, d’entrepreneurs et d’acteurs du changement venus de plus de 100 pays pour participer à la conférence.

Cet événement de trois jours, qui s’est tenu dans la ville natale de saint François d’Assise, a été inspiré par la lettre du pape aux jeunes économistes et entrepreneurs du monde entier. Dans cette lettre, le souverain pontife expliquait le raisonnement qui sous-tend l’initiative L’économie de François et la nécessité de « conclure une alliance pour changer l’économie d’aujourd’hui et donner une âme à l’économie de demain », saint François d’Assise servant de modèle et d’inspiration.

Le rassemblement de septembre était initialement prévu pour mars 2020, mais il a été reporté en raison de la pandémie. Pendant ce temps, des réunions et des discussions mondiales pour faire avancer l’initiative ont eu lieu en ligne, avec des jeunes travaillant et étudiant avec des experts plus âgés sur des questions telles que l’agriculture et l’emploi, la finance et le développement, la paix et l’écologie.

L’économie de François est maintenant devenue un mouvement mondial de jeunes de tous horizons et dans tout domaine visant à changer les modèles économiques actuels et à construire un avenir plus inclusif, plus juste et plus durable.

 

Les jeunes au premier plan

À Assise, le pape François a rencontré un certain nombre de participants à la conférence et a entendu leurs témoignages. Parmi eux, Mateusz Ciasnocha, agriculteur polonais, qui a parlé de la Ferme de François, un réseau mondial de fermes pédagogiques pratiquant l’agriculture régénératrice, dotées de programmes d’enseignement professionnel pour lutter contre certaines des principales injustices auxquelles le pape a appelé l’humanité à s’attaquer. « Nous avons pour mission de relier deux mondes et deux mots : agriculture et justice, a déclaré M. Ciasnocha. Il y a ici une communauté qui travaille pour lutter contre ces injustices auxquelles nous sommes confrontés chaque jour. »

Nous voulons continuer à mettre nos rêves en action, a souligné M. Ciasnocha : « Soyez assurés que la Ferme de François et les agriculteurs du monde, les jeunes agriculteurs en particulier, sont disposés et prêts à continuer à soutenir activement l’engagement de L’économie de François dans les processus internationaux, ainsi qu’à renforcer les actions fraternelles lancées par la base partout dans le monde, notamment par le biais de la plateforme d’action Laudato si’ [l’encyclique environnementale du pape François de 2015]. »

 

Une économie de la vie

Le troisième jour de la conférence, le pape François s’est adressé aux jeunes présents : « Notre génération vous a laissé un riche héritage, mais nous n’avons pas su protéger la planète et nous n’assurons pas la paix. Vous êtes appelés à devenir les artisans et les bâtisseurs de notre maison commune qui tombe en ruine.

Aujourd’hui, une nouvelle économie inspirée par François d’Assise peut et doit devenir une économie d’amitié avec la Terre, et une économie de paix. Il s’agit de transformer une économie qui tue, en une économie de la vie, dans tous ses aspects.

Nous avons souvent pillé afin d’augmenter notre propre bien-être, et même pas le bien-être de tous, mais d’un petit groupe. Le moment est venu de faire preuve d’un nouveau courage en abandonnant les combustibles fossiles pour accélérer le développement de sources d’énergie à impact nul ou positif.

Beaucoup de personnes, d’entreprises et d’institutions opèrent une conversion écologique. Nous devons avancer sur cette voie et faire plus. Il ne suffit pas d’apporter des changements cosmétiques, nous devons discuter de modèles de développement. La situation est telle que nous ne pouvons pas nous contenter d’attendre le prochain sommet international : la Terre brûle aujourd’hui, et c’est aujourd’hui que nous devons changer, à tous les niveaux. »

Rappelant l’amour de saint François pour les pauvres, le pape François a déclaré que L’économie de François doit « respecter, aimer et prendre soin des pauvres, de chaque personne démunie, de chaque homme fragile et vulnérable. »

Cela, a-t-il dit, signifie non seulement travailler pour les pauvres, mais aussi changer l’économie. Nous ne devons pas embrasser la pauvreté, comme l’a fait saint François, mais nous devons changer l’économie afin de combattre la misère à laquelle les gens sont confrontés.

À la fin de la conférence, les participants, dont le pape François, ont signé un pacte, promettant de travailler pour « une économie de paix et non de guerre ; une économie qui s’oppose à la prolifération des armes, en particulier les plus destructrices ; une économie qui prend soin de la création et ne la pille pas ; une économie au service de la personne, de la famille et de la vie, respectueuse de chaque femme, homme, enfant, personne âgée et surtout des plus fragiles et vulnérables. »

Le Pacte conclut : « Nous croyons en cette économie. Il ne s’agit pas d’une utopie, car nous sommes déjà en train de la construire. Et certains d’entre nous, par des matins particulièrement lumineux, ont déjà entrevu le début de la terre promise. 

Source : francescoeconomy.org, vaticannews.va ; americamagazine.org

Appel à la paix en Ukraine [sommaire]

Le pape François a déjà condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie, mais il n’a jamais lancé un appel aussi personnel au président Poutine que lors de son discours sur la place Saint-Pierre, le 2 octobre 2022, pour qu’il « stoppe cette spirale de violence et de mort. Même par amour pour son propre peuple […] Certaines actions ne peuvent jamais être justifiées, jamais ! »

Le pape a déploré les annexions territoriales du président Poutine, contraires au droit international et risquant l’escalade vers une guerre nucléaire. Il a poursuivi en lançant « un appel tout aussi confiant au président de l’Ukraine pour qu’il s’ouvre à des propositions sérieuses de paix ».

Il a appelé la communauté internationale à faire un effort pour aider les deux nations à s’asseoir à la table des négociations « sans se laisser entraîner dans de dangereuses escalades » et a renouvelé son appel à un cessez-le-feu immédiat, ajoutant : « Faisons cesser les armes et recherchons les conditions de négociations qui conduiront à des solutions non pas imposées par la force, mais consensuelles, justes et stables. Et elles le seront si elles sont fondées sur le respect de la valeur sacro-sainte de la vie humaine, ainsi que de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chaque pays, et des droits des minorités et de leurs préoccupations légitimes.

Après sept mois d’hostilités, utilisons tous les moyens diplomatiques, même ceux qui n’ont peut-être pas été utilisés jusqu’à présent, pour mettre un terme à cette horrible tragédie. La guerre en soi est une erreur et une horreur ! »

Source : Vatican News

 

La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.

Manifestations contre l’inflation au Royaume-Uni : Ça suffit ! [sommaire]

Des centaines de milliers de personnes ont défilé dans plus de 50 villes du Royaume-Uni pour une journée nationale de mobilisation, le 1er octobre 2022. Elles protestaient contre la crise engendrée par le coût de la vie. C’est la plus grande mobilisation nationale en Grande-Bretagne depuis de nombreuses années.

Les organisateurs de la campagne Trop c’est trop ont exposé cinq demandes majeures au gouvernement britannique, dans un contexte où les loyers ont augmenté de 11 % en moyenne depuis l’année dernière, et où les factures énergétiques des foyers approchent 4 000 euros (3 500 livres) par an.

Photo : Alisdare Hickson from Woolwich, United Kingdom, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons
Des centaines de milliers de personnes ont défilé dans plus de 50 villes du Royaume-Uni pour une journée nationale de mobilisation, le 1er octobre 2022. Elles protestaient contre la crise engendrée par le coût de la vie.

Voici leurs demandes :
– augmenter significativement le revenu minimum national ;
– réduire considérablement les factures d’énergie ;
– mettre fin à la pauvreté alimentaire grâce à des repas scolaires gratuits pour tous, des cuisines communautaires, et d’autres aides ;
– fournir un logement décent pour tous : plafonner les loyers, construire 100 000 logements sociaux supplémentaires par an, isoler les maisons et introduire une charte pour les droits des locataires ;
– faire payer aux riches leur juste part en augmentant les impôts pour les plus riches et sur les bénéfices des grosses entreprises. Sévir contre la fraude et l’évasion fiscale.

Coordonnées par de multiples organisations locales et des syndicats pour augmenter leur impact, ces manifestations furent organisées malgré la plus grande grève des chemins de fer en Grande-Bretagne depuis des décennies.

La forte dépendance du Royaume-Uni au gaz pour chauffer les maisons a eu pour conséquence l’augmentation significative des prix de l’énergie, et les organisateurs de Trop c’est trop affirment que le prix plafond de 2 900 euros (2 500 livres), annoncé par le gouvernement reste trop élevé pour aider les ménages en difficulté.

« Nous devons revenir aux niveaux d’avant avril, au lieu d’utiliser l’argent des contribuables pour renflouer les sociétés d’énergie qui font des bénéfices records », a déclaré Laura Dickinson à Vice News, organisatrice de rassemblements dans le nord de l’Angleterre.

Farzana Khanom, enseignante qui a participé à la manifestation de Londres, relate qu’elle devait choisir entre payer les factures d’énergie en augmentation et investir dans sa carrière : « Mais si nous nous unissons et faisons entendre nos voix, alors peut-être que ça fera une différence. »

« Un PDG a-t-il besoin d’un zéro supplémentaire sur son bulletin de salaire, ou les infirmières, facteurs et enseignants doivent-ils pouvoir chauffer leur maison ? » a demandé Rob Delaney, comédien et militant pour la justice économique, qui s’est exprimé lors de la manifestation de Londres.

Partout au Royaume-Uni, on rapporte que des chefs de famille mettent le feu à leurs factures d’électricité – geste symbolique encouragé par Don’t pay UK (Ne payez pas Royaume-Uni), un mouvement populaire qui a reçu presque 200 000 promesses de ménages prêts à annuler leurs autorisations de prélèvements si un million de Britanniques s’engageait à ne plus payer.

Source : Common Dreams ; The Guardian, Royaume-Uni ; wesayenough.co.uk

 

Le point de vue de Maitreya

Aucun article pour cette rubrique

 

Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Aucun article pour cette rubrique

 

Les enseignements de Maitreya

Aucun article pour cette rubrique

 

Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Aucun article pour cette rubrique

 

Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
Aucun article pour cette rubrique

 

L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
Aucun article pour cette rubrique

 

L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Aucun article pour cette rubrique

 

Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Aucun article pour cette rubrique

 

Autres

S’unir pour lutter contre l’urgence climatique [sommaire]

par John Feffer,

Rien de tel qu’une crise climatique pour que tous se rendent compte qu’ils vivent sur la même planète. Les guerres, même les conflits internationaux, sont généralement circonscrits à une région. Les ralentissements économiques sont parfois si confinés à l’intérieur des frontières nationales qu’ils n’affectent même pas les voisins : pensez à la Marche forcée de la Corée du Nord dans les années 1990 et à son absence d’impact sur l’économie sud-coréenne.

Auparavant, les catastrophes liées au climat suivaient la même règle, et les personnes qui vivaient dans des zones tempérées sûres regardaient avec un mélange de pitié et de compassion celles qui souffraient de tempêtes lointaines. Maintenant, même si les impacts sont différents, presque tout le monde voit les conséquences de cette crise climatique.

Même si elle n’est pas encore terminée, 2022 a été une année record de souffrances liées au climat.

Aux Etats-Unis, l’ouragan Ian a provoqué une des plus grandes inondations de l’histoire de la Floride, l’eau montant jusqu’à 60 cm le long de la côte ouest de l’État. Il fait suite à l’ouragan Fiona, qui a dévasté les Caraïbes et le Canada.

En Asie, le typhon Hinnamnor a causé d’importantes inondations en Corée du Sud, le typhon Nanmadol a provoqué l’évacuation de neuf millions de personnes au Japon et le typhon Noru a dévasté le Vietnam et les Philippines. Des pluies de mousson sans précédent à la fin de cet été ont submergé un tiers du Pakistan.

L’Europe a connu une année record pour les incendies de forêt, avec la destruction de 660 000 hectares de terres. Rien qu’en juillet, une vague de chaleur torride a entraîné 53 000 décès supplémentaires. La sécheresse a entraîné des niveaux élevés de malnutrition en Afrique de l’Est, tandis que de graves inondations ont touché le Soudan du Sud, le Nigeria, la République du Congo et le Burundi. En Amérique latine, les glaciers fondent dans les Andes, le Chili subit une très grande sécheresse depuis 13 ans et la déforestation de l’Amazonie a atteint un rythme record au cours des six premiers mois de 2022.

Pendant ce temps, les petites îles des océans Indien et Pacifique deviennent chaque jour plus petites. L’année dernière, une étude du Giec a conclu que 85 % de la population mondiale avait été touchée par le changement climatique. Cette année, le Giec a estimé que 40 % de la population mondiale était « très vulnérable » au changement climatique. « Très vulnérable » a une signification différente selon les endroits. Certaines personnes sont inondées par l’eau, tandis que d’autres n’en ont pas assez. Les incendies de forêt détruisent des maisons et des vies dans une partie du monde, tandis que les ouragans ont le même effet dans une autre partie. Aussi différentes que soient ces catastrophes naturelles, elles sont aggravées par un seul facteur : la quantité croissante de carbone dans l’atmosphère.

Les réponses à ces catastrophes ont également été variées. Les pays riches sont capables de faire face aux catastrophes plus rapidement et plus efficacement que les pays pauvres. L’argent ne peut pas arrêter les ouragans ou les typhons, mais il peut certainement aider à protéger davantage de personnes contre ces catastrophes et à réparer plus rapidement les dégâts.

Malgré ces différences, le changement climatique nous unit dans une souffrance planétaire. Il devrait avoir le même genre d’effet unificateur que la Covid a eu dans la mobilisation des ressources, la recherche scientifique et les efforts humanitaires pour traiter la pandémie et trouver un remède. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé avec la crise climatique.

Les pays se sont bien sûr réunis à Paris en 2015 pour s’engager à réduire leurs émissions de carbone. La plupart des pays ont ensuite convenu d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Ce consensus superficiel masque des approches profondément différentes. La différence la plus importante se situe entre les pays les plus riches du Nord et les pays les plus pauvres du Sud.

En 2009, les pays riches se sont engagés à transférer 100 milliards de dollars par an au monde en développement pour l’aider à effectuer la transition vers un avenir énergétique propre. Les pays les plus riches ont promis d’atteindre cet objectif d’ici 2020. Ils ne l’ont pas fait. Au mieux, ils ont atteint 80 milliards de dollars en 2019. Et ce chiffre a été gonflé avec l’inclusion de l’aide au développement non liée au climat ainsi que des prêts aux taux du marché, qui ne font qu’alourdir le fardeau global de la dette des pays les plus pauvres.

De plus, même ce chiffre de 100 milliards de dollars est largement insuffisant pour la tâche. Le G7 reconnaît par exemple que la facture pour bâtir les infrastructures d’énergie propre pour le monde en développement s’élèvera à au moins 1 000 milliards de dollars par an.

Pendant ce temps, les pays les plus riches investissent des milliards et des milliards dans leur propre transition vers des énergies propres – les Etats-Unis, l’Union européenne, la Chine – ou ils ne font rien du tout, comme la Russie. Il n’y a toujours pas d’effort concerté pour travailler tous ensemble pour faire face à l’urgence climatique. Vous pensez peut-être : d’accord, mais d’où vient tout cet argent ? Des milliards de dollars, c’est beaucoup d’argent. Et n’avons-nous pas simplement dépensé beaucoup d’argent pour faire face à la Covid ?

Le militant pour la justice climatique Tom Athanasiou indique un certain nombre de sources de financement. Premièrement, les subventions gouvernementales pour soutenir l’extraction et la production de combustibles fossiles ainsi que d’autres activités destructrices de l’environnement totalisent au moins 1 800 milliards de dollars par an. Les dépenses militaires dépassent les 2 000 milliards de dollars par an. Taxer les riches du monde pourrait rapporter plus de 2 500 milliards de dollars par an. Et, bien sûr, les pays les plus pauvres paient beaucoup d’intérêts sur leur dette extérieure qui s’élève à plus de 11 000 milliards de dollars.

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles le Nord devrait transférer cet argent au Sud, afin qu’il puisse sauter l’étape des technologies polluantes. Tout d’abord, la crise climatique se produit en raison des émissions de carbone des pays les plus riches, qui sont responsables d’environ la moitié de toutes les émissions depuis 1850 et d’un quart de toutes les émissions depuis 1990. Les pays qui souffrent le plus des catastrophes liées au climat, comme le Pakistan et l’Ethiopie, n’ont contribué que dans une infime proportion au problème.

Deuxièmement, les engagements de neutralité carbone des pays du Nord, aussi ambitieux soient-ils, dépendent de l’externalisation de l’industrie et de l’agriculture à forte intensité de carbone vers le monde en développement. C’est une grande lacune dans les Green New Deals des pays les plus riches. Payer des réparations climatiques au Sud aide à combler ces échappatoires.

La crise climatique est le plus grand défi collectif auquel l’humanité ait été confrontée depuis qu’elle a commencé à marcher sur deux jambes. La seule réponse viable à ce défi est une réponse équitable qui exige que les pays les plus riches tendent la main aux plus pauvres. La planète nous teste. L’intelligence et l’application de la technologie sont une réponse nécessaire mais insuffisante à cette épreuve.

Seules la compassion et la coopération nous sortiront de l’impasse des combustibles fossiles et de la surconsommation.

Source : commondreams.org ; initialement publié dans Hankyoreh, Corée du Sud.

Etats-Unis : manifestations pour la désescalade nucléaire [sommaire]

par Julia Conley,

Alors qu’un nouveau sondage montre cette semaine que la crainte des Américains d’une guerre nucléaire ne cesse de croître depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février, les militants antinucléaires exhortent les parlementaires fédéraux à prendre des mesures pour réduire ce risque et s’assurer que les Etats-Unis font tout leur possible pour désamorcer les tensions avec les autres puissances nucléaires.

Le 14 octobre, des groupes pacifistes, dont Peace Action (Action pacifiste) et RootsAction (Action des racines), ont organisé des rassemblements devant les permanences des sénateurs et des députés américains dans plus de 40 villes de 20 États. Ils les ont appelés à faire pression en faveur d’un cessez-le-feu en Ukraine, de la relance des traités antinucléaires dont les Etats-Unis se sont exclus ces dernières années, et d’autres actions législatives visant à prévenir une catastrophe nucléaire.

« Toute personne vigilante devrait s’inquiéter du danger croissant de la guerre nucléaire, mais ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’actions, a déclaré Norman Solomon, cofondateur de Roots-Action, à Common Dreams. Les rassemblements devant les bureaux de tant de parlementaires à travers le pays montrent que de plus en plus de citoyens en ont assez de la frilosité des élus, lesquels refusent de voir l’ampleur du risque de guerre nucléaire, de s’exprimer et de prendre des mesures pour atténuer le danger. »

 

Une inquiétude persistante et inhabituelle

Un sondage du 10 octobre, publié par Reuters/Ipsos, a montré que 58 % des Américains ont peur que les Etats-Unis se dirigent vers une guerre nucléaire.

Le niveau de crainte concernant un conflit nucléaire est plus faible qu’il ne l’était en février et mars 2022, peu après l’invasion de l’Ukraine, mais les experts ont déclaré ce 14 octobre que ce sondage révèle une inquiétude persistante et inhabituelle concernant l’utilisation des armes nucléaires. « Je n’ai pas vu un tel niveau d’anxiété depuis la crise des missiles cubains, a déclaré Peter Kuznick, professeur d’histoire et directeur de l’Institut d’études nucléaires de l’Université américaine, au journal The Hill. Et cette crise a été de courte durée. La crise actuelle dure depuis des mois. »

Chris Jackson, vice-président d’Ipsos, a déclaré à The Hill qu’il ne se « souvenait pas d’un moment au cours des vingt dernières années où nous avons connu ce niveau d’inquiétude concernant une possible apocalypse nucléaire. »

Le mois dernier, V. Poutine a menacé d’utiliser des armes nucléaires, affirmant que les Etats-Unis avaient créé « un précédent » en larguant deux bombes atomiques sur le Japon en 1945. Il a ajouté qu’il utiliserait « tous les moyens disponibles » pour défendre la Russie.

Le New York Times a rapporté cette semaine que « de hauts responsables américains déclarent n’avoir aucune preuve que le président Poutine procède à un quelconque déplacement de ses actifs nucléaires, mais qu’ils sont également beaucoup plus préoccupés qu’ils ne l’étaient au début de ce conflit par la possibilité qu’il déploie des armes nucléaires tactiques ».

Afin de dissiper ces inquiétudes les membres du rassemblement Defuse Nuclear War (Désamorcer la guerre nucléaire) ont demandé aux membres du Congrès :

– d’adopter une politique de « non-recours en premier » aux armes nucléaires, afin de réduire les possibilités légales dans lesquelles le président des Etats-Unis pourrait envisager une frappe nucléaire et de rappeler que ces armes sont destinées à la dissuasion plutôt qu’à la guerre ;

– de faire pression pour que les Etats-Unis réintègrent le traité sur les missiles antibalistiques (ABM), dont ils se sont retirés en 2002, et le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF), dont ils se sont retirés en 2019 ;

– d’adopter la résolution H.R.1185, qui demande au président « d’adhérer aux objectifs et aux dispositions du traité sur l’interdiction des armes nucléaires et de faire du désarmement nucléaire la pièce maîtresse de la politique de sécurité nationale des Etats-Unis. » ;

– de réorienter les dépenses militaires, qui représentent la moitié du budget discrétionnaire du pays, afin de garantir que chaque Américain bénéficie de « soins de santé, d’une éducation, d’un logement et d’autres besoins fondamentaux » et que les Etats-Unis prennent des mesures ambitieuses en matière de climat ;

– de faire pression sur l’administration Biden pour qu’elle réduise le niveau d’alerte qui permet actuellement le lancement rapide des armes nucléaires et « augmente le risque de déclenchement en réponse à une fausse alerte », selon les organisateurs de Defuse Nuclear War.

 

Une opportunité

« Nous en avons assez que les membres du Congrès agissent comme des observateurs au lieu de susciter des mesures que le gouvernement américain pourrait prendre pour réduire les risques terriblement réels d’annihilation mondiale, a déclaré N. Solomon à Common Dreams. Le silence absurde des membres du Congrès est intolérable – et il est temps de leur mettre le pied à l’étrier. »

Le pouvoir détenu par les présidents Biden et Poutine, ainsi que les dirigeants des sept autres puissances nucléaires du monde est « inacceptable, écrit Kevin Martin, président de Peace Action, dans une chronique du 13 octobre. Cependant, la crise actuelle offre l’opportunité de remobiliser les citoyens sur la question du désarmement nucléaire afin de montrer à notre gouvernement qu’il doit prendre au sérieux la réduction, et non le renforcement, de la menace nucléaire. »

En plus des rassemblements du vendredi 14, les militants ont organisé une journée d’action le dimanche 16 octobre, avec des manifestations, la distribution de tracts et le déploiement de banderoles appelant à une désescalade de la menace nucléaire.

Source : Common Dreams

 

Citation

Aucun article pour cette rubrique

 

Message de Maitreya

Aucun article pour cette rubrique

 

Brève

Aucun article pour cette rubrique

 

Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Une compagne de voyage enjouée [sommaire]

En février 2004, ma famille et moi nous rendîmes à Hawaï, avec des billets offerts par la fondation Make A Wish (Fais un vœu) qui propose de réaliser les souhaits d’enfants atteints de maladies potentiellement mortelles. Notre fils de onze ans, Sebastian, souffrait d’anémie aplasique, et son souhait était de voir Hawaï.

J’étais assise à côté d’un couple de personnes âgées, et mes enfants et mon mari étaient assis dans la rangée derrière moi. Ma fille de huit ans était contrariée car elle voulait s’asseoir à côté de moi. La dame proposa donc de changer de place avec elle. C’est ainsi que s’engagea une conversation entre notre famille et ce couple.

Elle était extrêmement sociable et parlait avec franchise de ses expériences de vie, et certaines d’entre elles semblaient étrangement parallèles à ma propre vie. Assise à côté de mon mari, elle s’empara littéralement du livre de science-fiction qu’il lisait et lui posa des questions à son sujet. Elle répondit qu’elle n’avait jamais entendu parler de science-fiction, et il lui expliqua l’intérêt de lire de tels livres pour envisager de nouvelles sociétés et idées pour l’avenir. Puis elle retira la casquette de base-ball de la tête de mon fils et la tendit à une hôtesse de l’air qui passait par là, lui demandant de la faire dédicacer par le pilote. Elle s’intéressa beaucoup à mon fils, lui posant de nombreuses questions sur sa vie. Elle avait une expression joyeuse et une lueur d’espièglerie dans les yeux.

À la fin du vol, alors que nous étions debout, attendant de quitter l’avion, mon fils lui fit remarquer qu’elle semblait très jeune. Avec une certaine fierté, elle nous affirma qu’elle veillait à faire de l’exercice tous les jours. Ensuite elle ouvrit la veste de son élégant costume de sport et dévoila un très grand pendentif en argent accroché à une longue et épaisse chaîne en argent. Tous nos regards furent attirés par ce pendentif. Elle nous demanda si nous pouvions deviner ce qu’il représentait. En l’examinant, je remarquai qu’il semblait porter des symboles religieux ; le signe sanskrit OM, une croix chrétienne, une faucille, une étoile pour l’islam, et une roue pour le bouddhisme. Elle m’expliqua qu’elle l’avait acheté au Mexique et que c’était l’un de ses bijoux préférés. Nous avons ensuite quitté l’avion et poursuivi notre voyage.

Cette femme aurait-elle pu être Maitreya sous cet aspect ?

 E. G., Steyerberg, Allemagne

Le Maître de B. Creme a confirmé que la « femme » était Maitreya.

En costume mais sans chaussures [sommaire]

Un jour de l’été 1996, un jeune homme se présenta à ma porte à Albany (État de New York), il démarchait le voisinage à la recherche de dons pour un groupe environnemental local. J’eus une longue et agréable conversation avec lui et je finis par lui parler de la présence dans le monde d’êtres éclairés exceptionnels qui pourraient aider l’humanité à supporter son lourd fardeau de maux sociaux et environnementaux. Au moment où je mentionnais cela, presque comme si c’était un signal, un jeune homme aux cheveux longs châtain clair et à la barbe épaisse passa sur le trottoir. Il était vêtu d’un costume d’homme d’affaires marron, mais il avait l’apparence un peu débraillée et était pieds nus. Étonnés, nous le regardâmes passer. Mon quartier était rarement, voire jamais, fréquenté par des sans-abri – mais malgré sa piètre apparence, il ne me semblait pas vraiment être un sans-abri. Sans s’arrêter, il se retourna pour nous regarder. Était-il un Maître ?

E. G., Steyerberg, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » qui passait par là était Maitreya.

De l’alarme au calme [sommaire]

Le 30 octobre 2006, en fin de journée, je me rendis dans un supermarché près de Buena Vista, au Texas, où je séjournais. De retour sur le parking, après seulement quelques minutes, je constatai que l’alarme de ma voiture sonnait intempestivement. « Etrange », pensai-je, car l’alarme n’était pas branchée et le moteur était éteint.

Lorsque je m’asseyais, déconcertée par cette situation, deux hommes vinrent de différentes directions pour m’aider. Le premier était de petite taille, habillé de façon soignée et traînait les pieds en marchant. Il s’efforça de désactiver l’alarme sans grand succès. Elle s’arrêtait, puis repartait immédiatement. Le deuxième homme, très grand, s’approcha et les deux mirent la tête sous le capot et bientôt tout redevint normal. Quel soulagement, car mon porte-monnaie et mon compte en banque étaient presque vides ! Inutile de dire que je ne pourrais jamais assez les remercier.

J’étais inquiète car la nuit tombait et je me demandai à voix haute si j’allais pouvoir rentrer chez moi, à quelques kilomètres de là. Le grand homme déclara qu’il allait dans cette direction et qu’il me suivrait en voiture – ce qu’il fit, jusqu’à mon allée. Mon anxiété fut progressivement remplacée par un calme qui m’accompagna plusieurs jours et mon moral remonte au plus haut chaque fois que j’y pense. Ma voiture fonctionna parfaitement par la suite.

S’agissait-il simplement de deux hommes gentils et bienveillants, ou pouvait-il s’agir de Jésus et de Maitreya à qui je demande souvent de l’aide pour qu’ils me guident ?

W. J., Houston, Texas, Etats-Unis

Le Maître de B. Creme a indiqué que le « grand homme » était le Maître Jésus et le « petit » Maitreya.

Une rencontre inoubliable [sommaire]

En août 2000, je me trouvais par hasard à San Francisco où je participais à un atelier de méditation de transmission. En sortant d’un magasin, je vis, face à la porte, un sans-abri assis les jambes croisées. Je mis quelques pièces de monnaie dans son gobelet et continuai à gravir la colline en direction de l’hôtel.

Puis un homme se plaça devant moi et déclara : « Je ne veux pas de votre argent. » Quelle apparence frappante ! C’était un grand Noir, avec de grands yeux lumineux et des traits sculptés comme ceux d’une statue grecque. Il expliqua, très rapidement, qu’il venait de sortir de prison, qu’il avait réussi à se libérer de la drogue, mais qu’il continuait à boire. Je hochai la tête en signe d’empathie, car j’apprécie moi-même un petit verre. Je lui donnai de l’argent et il dit : « Que Dieu vous bénisse » et me serra la main. Sa main était fraîche et agréable.

Par la suite, je n’arrivais pas à oublier cette rencontre. Est-il possible que cet homme soit Maitreya ?

C. C., Londres, Royaume-Uni

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.

La force dans la simplicité [sommaire]

Par une nuit glaciale de février 2006, après la méditation de transmission, je marchais d’un pas pressé vers l’arrêt de bus. Au début de la rampe d’accès, je vis une dame âgée, d’environ 80 ans, qui tirait un panier en osier contenant des parchemins roulés. Elle était chaudement vêtue, mais portait des chaussettes blanches et des sandales légères. Je trouvais bizarre de voir une dame aussi âgée dehors à cette heure-là. Elle déclara qu’elle revenait d’un cours d’art. Je lui demandai de quel genre d’art. Elle répondit de dessin d’après nature. Je souris en moi-même, car cela semblait si incongru.

Remarquant mon châle, elle affirma : « C’est du tartan Royal Stewart, n’est-ce pas ? » Elle avait vu juste. « Je suis d’Aberdeen », ajouta-t-elle. Les Ecossais peuvent se nourrir de très peu. Le porridge est excellent. » J’acquiesçai par un sourire.

Comme nous franchissions la passerelle, elle expliqua qu’elle avait failli être en retard pour son cours car elle s’était retrouvée enfermée dans les toilettes publiques de Portobello Road. Je ne pus m’empêcher de rire. En nous séparant, je déclarai : « Je suis contente que vous ayez pu vous libérer. » Elle ajouta : « Moi aussi. » L’état de mes finances me préoccupait et cette chère dame avec sa simplicité me redonna le sourire.

C. C., Londres, Royaume-Uni

Le Maître de B. Creme a indiqué que la dame était le Maître Jésus.

Compte-rendu de lecture [sommaire]

En juillet 2009, lors d’un examen oral à l’Université de Catane en Sicile, j’interrogeai un étudiant nommé Alessandro (le Maître de B. Creme avait déjà indiqué qu’il s’agissait du Maître Jésus sous les traits d’un familier). Pendant l’épreuve, Alessandro décrivit le livre qu’il était en train d’écrire, précisant que l’inspiration venait de son âme. Il s’agissait en fait du même livre, avec des détails précis, que j’étais en train d’écrire moi-même. Lorsque je mis fin à la séance en raison de la fatigue, il ajouta : « Oh, mais je voulais continuer à vous parler. » Je ne lui en donnai cependant pas l’occasion. Je partis en Angleterre peu après, mais revins à l’université en septembre pour une autre session d’oraux.

Je pris le train pour Catane et, pendant le voyage, je repensai à Alessandro, regrettant de ne pas avoir poursuivi notre conversation, et je me demandai s’il serait encore là ce jour-là, sachant que c’était improbable. Lorsque j’arrivai à Catane, j’avais prévu de marcher jusqu’à l’université, mais il s’était mis à pleuvoir. Je remarquai qu’il n’y avait qu’un seul taxi et décidai de le prendre.

Le chauffeur de taxi était un Sicilien jeune, courtois et calme, mais par ailleurs parfaitement « normal ». Il me demanda ce que j’allais faire ce jour-là à l’université, et je commençai à lui expliquer le système des examens. Mais il m’interrompit en disant qu’il avait lui-même été étudiant et qu’il savait donc comment cela fonctionnait, mais que comme il avait déjà commencé à être chauffeur de taxi il avait arrêté ses études après trois trimestres. Il ajouta qu’il y avait une autre raison pour laquelle il ne poursuivait pas ses études : il écrivait un livre. J’eus l’intuition de ce qui allait se passer. En même temps, je me disais : « C’est certainement un homme intelligent et sensible, pourquoi n’écrirait-il pas un livre ? » Une autre partie de moi s’est mise à sourire intérieurement.

Puis il me décrivit son livre et, là encore, il ressemblait tellement au mien que je ne pus m’empêcher de penser que c’était plus qu’une coïncidence. A un moment donné, il me regarda dans le rétroviseur en m’expliquant : « Je n’écris pas tous les jours. J’écris peut-être trois jours d’affilée, puis je reprends le cours de ma vie. Il ajouta que la Sicile avait besoin d’un livre comme le sien. La Sicile devait se réveiller. Elle était ligotée par des traditions, par des idées fausses […]. Il précisa qu’une partie de son livre était une histoire d’amour, mais pas une histoire d’amour comme les autres. Cette relation a contribué à changer ma conception de la vie. » Ensuite il se mit à parler des chakras. J’avoue avoir souvent pris des taxis mais n’avoir jamais eu une conversation comme celle-ci.

Je ne pus m’empêcher de me demander si Alessandro était revenu sous une autre forme pour poursuivre la conversation commencée en juillet. Pourriez-vous me dire si c’est le cas, ou s’il s’agissait simplement d’un chauffeur de taxi charmant, bien qu’inhabituel ?

G. B., Catane, Sicile

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait du Maître Jésus sous les traits d’un familier.

Juste pour vous [sommaire]

En octobre 2005, à 7 h 45, je sortais de la gare de Baker Street pour me rendre à mon bureau. En haut des escaliers se trouvait un homme assis sur un vélo, avec de longues dreadlocks et vêtu entièrement à la jamaïcaine. Ce qui était inhabituel, c’est qu’il écoutait de la musique à fond (bien que je ne vis pas de haut-parleurs) et que son vélo était littéralement couvert de couleurs jamaïcaines (rouge, jaune et vert) assorties à sa tenue. Il chantait et était assis là, mais personne ne le remarquait. Je passai près de lui et entrai dans mon bureau à une centaine de mètres de là.

Mon bureau possède une très grande baie vitrée. Quelques minutes plus tard, il arriva à vélo et se tint près de ma fenêtre, tout en diffusant sa musique très fort. Il y a des fenêtres à triple vitrage pour réduire le bruit de la circulation mais elles n’atténuèrent pas le son !

Il leva les yeux vers moi, je lui fis signe et lui souris. Il ne me rendit pas mon sourire, mais se contenta de lever les yeux et de hocher la tête. Puis il fit un tour, rangea son vélo juste devant la fenêtre et s’assit là, presque dos à moi. Personne ne le remarquait, malgré la musique si forte. Ensuite il repartit en vélo. Cet homme n’était-il qu’un Jamaïcain qui aimait la musique forte et avait un vélo très décoré ?

A M., Londres, Royaume-Uni

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était Maitreya. Il est resté invisible pour tous les autres.

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Aucun article pour cette rubrique

 

Dernière de couverture

Article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, 1948 [sommaire]

photo : Petar Milošević&lt Uffizi Gallery, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

1 – Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.

2 – Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur.

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Aucun article pour cette rubrique

 

Questions-réponses de Benjamin Creme

Aucun article pour cette rubrique

Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

INTERVIEW DE BENJAMIN CREME SUR IMPACT (le 27 novembre 1989) [sommaire]

Ici, aux Etats-Unis, l’usage des drogues est un problème majeur, tout comme la criminalité et la violence. Notre société est très violente. Quelles sont les causes de tout cela ? [sommaire]

Maitreya dit que l’Amérique a, entre autres, trois très gros problèmes : la corruption, l’anarchie et les drogues. Et votre président ou son Administration ne se sont jamais soucié d’y porter remède ! Il y a pourtant beaucoup à faire…
Le chaos social et la corruption saturent toutes les strates de la société américaine, et ce dans tous les secteurs – politiques, économiques, sociaux, religieux. Tout est privatisé et essentiellement corrompu. Beaucoup de pays sont corrompus, mais les Etats-Unis le sont particulièrement. Ces façons de faire chaotiques sont permises et encouragées par le comportement criminel des escrocs les plus retors qui ont conquis pouvoir et fortune et ne songent qu’à les maintenir et à les augmenter. Leurs conflits d’intérêts sont légion et ils favorisent volontairement le chaos. Ils l’aggravent en armant toutes les parties en conflit.
Comme je l’ai indiqué, le trafic de drogues est un fléau tout aussi grave, affectant toutes les couches de la société et s’étendant au monde entier. Les Maîtres considèrent même qu’il est sur le point d’atteindre son paroxysme. Lorsqu’il en sera là, on peut espérer qu’il n’aura plus d’autre option que de régresser. Mais ce n’est pas encore le cas.
En fait, la Nouvelle Technologie de la Lumière, qui sera apportée par les Maîtres, sera une arme contre ce fléau. Les Maîtres affirment que la Lumière est faite de vibration, de couleur et de son. Cette nouvelle technologie permettra de déplacer d’énormes objets d’une extrémité à l’autre du monde. Les médecins l’utiliseront pour restructurer les organes malades. Combinée avec l’ingénierie génétique, elle hissera la science médicale au plus haut, régénérant nos corps physiques si rapidement que les opérations chirurgicales ne seront plus que des curiosités d’un lointain passé. Les gens vivront plus longtemps, leur corps ayant véritablement recouvré une santé authentique.
[« La Technologie de la Lumière, utilisant la couleur, le son et la vibration, sera la science du XXIsiècle » Maitreya, janvier/février 1990 (NdlR)]
Cette technologie et ces solutions seront rendues possibles et disponibles dès que l’humanité acceptera certains principes de base – le premier d’entre eux étant que nous sommes un. Nous sommes des frères et des sœurs dans la même humanité. Quelle que soit la couleur de notre peau, quels que soient notre milieu et notre système politique, nous sommes frères et sœurs dans une humanité unique – et nous sommes des dieux. Tel est le premier principe que nous devons accepter.
La suite logique et inévitable de ce principe, c’est que nous devrons accepter la redistribution égale des ressources dans le monde entier. Aujourd’hui (1989), les nations développées, qui représentent le tiers de la population mondiale, usurpent et gaspillent les trois quarts des ressources de la planète, dans les domaines scientifiques, énergétiques, technologiques, éducatifs, etc. Et pendant ce temps, les pays en voie de développement doivent naturellement se contenter du quart restant. Pourtant, l’an dernier, ces pays en développement ont contribué pour plus de 44 milliards de dollars à la prospérité des pays industrialisés, soit plus de deux fois le montant de ce qu’ils avaient reçu. Cela s’appelle de l’usure, et le fossé entre le monde développé et le monde en développement ne cesse de s’élargir. Des millions et des millions de gens aujourd’hui meurent littéralement de faim. C’est la première raison de la venue du Christ sur Terre. Il affirme : « Ce crime me remplit de tristesse. L’hérésie de la séparation doit être éradiquée de ce monde. »
[NdlR : En 2022, les famines ont plus que doublée en six ans, dans dix des pays les plus touchés par le changement climatique, à savoir : l’Afghanistan, le Burkina Faso, Djibouti, le Guatemala, Haïti, le Kenya, Madagascar, le Niger, la Somalie et le Zimbabwe. Ces pays – qui avaient déjà suscité le plus grand nombre d’appels aux dons de la part des Nations unies suite à des événements climatiques extrêmes – sont régulièrement dévastés par de tels événements depuis deux décennies. Aujourd’hui, 48 millions de personnes souffrent de famine dans ces pays (contre 21 millions en 2016), et 18 millions d’entre eux risquent de mourir de faim. (Rapport d’Oxfam : La faim dans un monde qui se réchauffe, 5 sept. 2022)]

Vous parlez des priorités de Maitreya, mais pourquoi y a-t-il tant de crimes et de drogues dans notre société ? [sommaire]

La criminalité et la consommation de drogues résultent du fait que les gens, ne sachant pas qui ils sont réellement, ne peuvent donc pas l’exprimer. Chaque personne est une âme, un reflet divin de Dieu en incarnation dans un corps physique. Mais leur éducation lacunaire, leur conditionnement ou des conditions sociales défavorables rendent les hommes incapables de refléter cette divinité dans leur vie quotidienne. Dès lors ils ne cessent de mener une guerre contre eux-mêmes et contre la société dont ils font partie, mais qu’ils perçoivent comme une extension de leur personne. Plus une société est divisée, plus il y a de sociétés et de nations riches et pauvres, et de gens riches et pauvres au sein des nations, plus la séparation s’intensifie. Et cela conduit immanquablement à davantage de sociétés fragmentées, davantage de délits et de crimes, et davantage de trafic de drogues.
Les gens se droguent pour échapper à la vie qu’ils mènent, aux tensions qu’elle leur occasionne, sans pour autant gommer leur sentiment d’être inutiles et incapables d’exprimer la grandeur qu’ils pressentent au fond d’eux-mêmes. Ils éprouvent frustration et hostilité. Ils pensent : « À quoi bon ? Je pourrais aussi bien être mort. » Effectivement, pour beaucoup, la prise de drogues n’est qu’un lent suicide. C’est au fond ce qu’ils veulent, car ils ont perdu tout respect d’eux-mêmes. Ils se sentent exclus de la société, et le désespoir les conduit à des comportements délictueux ou antisociaux comme la prise de drogues.
Justement, la première chose à enseigner est le respect de soi. Aucun progrès n’est possible sans cela. Peu à peu, le respect de soi devient conscience de soi, puis réalisation de soi. Tel est le but commun à toute l’humanité. Pratiquez cela. Sans faux-semblants. Pratiquez l’honnêteté du mental, la sincérité d’esprit, le détachement, et vous vous connaîtrez vous-mêmes. Vous connaîtrez Dieu. C’est aussi simple que cela.