Partage international no 411 – novembre 2022
Des milliers de jeunes dans environ 450 endroits dans le monde ont quitté leurs écoles, universités et emplois le 23 septembre 2022 dans le cadre d’une grève mondiale coordonnée pour le climat, demandant « réparation et justice » pour les personnes les plus touchées par la crise climatique.
Il s’agissait de la dernière journée d’action du mouvement Vendredis pour l’avenir, lancé en 2018 par l’adolescente suédoise Greta Thunberg.
Les manifestations ont eu lieu six semaines avant le sommet international sur le climat COP 27, où les pays en développement chercheront à obtenir des dédommagements pour les destructions de maisons, d’infrastructures et de moyens de subsistance liés au climat.
À Berlin, environ 20 000 personnes ont participé à un rassemblement appelant le gouvernement allemand à créer un fonds de 100 milliards d’euros pour faire face à la crise climatique.
« Nous faisons grève dans le monde entier parce que les gouvernements en place font encore trop peu pour la justice climatique », a déclaré Darya Sotoodeh, porte-parole de la section allemande des Vendredis pour l’avenir.
« Un jour, c’est peut-être ma maison qui sera inondée, a déclaré Park Chae-yun, 15 ans, l’une des quelque 200 manifestants à Séoul, en Corée du Sud. Je vis avec un sentiment de crise, donc je pense qu’il est plus important de faire part de mes préoccupations au gouvernement pour qu’il prenne des mesures préventives plutôt que d’aller à l’école. »
Environ 400 militants se sont rassemblés dans la capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa, en scandant « Agissez pour l’Afrique, protégez notre planète ! » Ils ont défilé en portant des pancartes en carton indiquant « Justice climatique » et « SOS Climat ».
Landry Ninteretse, le directeur régional de 350.org Africa, qui a participé aux grèves mondiales du climat, a déclaré : « L’urgence de la crise climatique ne peut être surestimée, en particulier ici en Afrique, qui est la région la plus vulnérable aux impacts climatiques. Il est donc inquiétant qu’au lieu de financer une transition juste et nécessaire en Afrique, les pays de l’Union européenne tournent leur regard vers l’Afrique pour satisfaire leurs besoins en gaz. Plutôt que d’enfermer notre continent dans la production de combustibles fossiles, les nations développées devraient être tenues responsables de leur rôle dans la crise climatique. Avant la COP 27, nous attendons d’eux qu’ils fournissent une compensation aux pertes et dommages subis par les nations en développement en raison des impacts climatiques, qu’ils soutiennent les mesures d’adaptation pour nous permettre de renforcer notre résilience à ces impacts et qu’ils injectent des fonds dans la transition équitable vers les énergies renouvelables en Afrique. »
Date des faits : 23 septembre 2022
Sources : The Guardian, Royaume-Uni ; Common Dreams
Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)
