Partage international no 405 – mai 2022
En septembre 1977, dans son tout premier message public par l’entremise de Benjamin Creme, Maitreya, l’Instructeur mondial, a mis en exergue les problèmes majeurs auxquels le monde est confronté et a expliqué : « Je viens pour changer tout cela ; pour vous montrer comment, ensemble, avancer vers une vie plus simple, plus saine et plus heureuse. Les hommes ne s’opposeront plus entre eux, ni les nations entre elles, mais ensemble, comme des frères, nous avancerons vers ce monde nouveau. »
Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons prendre ces mots à cœur et nous rappeler que la fraternité et le bon sens ne sont pas facultatifs mais essentiels dans un monde qui ne peut se permettre la division, l’inimitié et la guerre. Pourtant, peu avant la fin de ce premier quart du siècle, nous sommes au cœur d’une guerre dévastatrice.
Cette date, 2025, et notre époque actuelle, ont un sens pour les lecteurs familiers des Enseignements de la sagesse éternelle, du travail des Maîtres de Sagesse et de Benjamin Creme en étroite collaboration avec son Maître. La revue Partage international a pour objectif de faire connaître la présence de Maitreya, l’existence d’un plan divin pour cette planète et le travail des gardiens de ce plan – les Maîtres de Sagesse. Nous avons décrit le processus d’émergence de Maitreya et expliqué les difficultés qu’il entraîne – difficultés générées par le manque général de perspicacité de l’humanité, son incapacité à s’élever au-dessus du matérialisme, ses habitudes de peur, d’avidité et de séparatisme. Compte tenu de ces facteurs, auxquels s’ajoute l’action des forces de la matérialité, aucune date précise ne saurait être donnée pour le moment où Maitreya pourrait se faire connaître dans le monde. Cependant, le Maître Djwal Khul, par l’entremise d’Alice Bailey, a indiqué que l’année 2025 était une date significative dans le processus d’émergence de Maitreya. C’est aussi la fin du premier quart de ce siècle, un moment où, selon une tradition ancienne, les Maîtres de la Hiérarchie spirituelle tiennent une réunion particulière pour évaluer le passé et pour ajuster et planifier la prochaine phase de leur travail et le plan pour notre planète.
Les schémas de perturbation
Ce n’est peut-être pas une coïncidence si une guerre a éclaté juste au moment où les conditions semblaient favorables à la manifestation de Maitreya. Les forces du chaos et de la matérialité sont engagées dans une ultime tentative pour faire échouer l’émergence publique de Maitreya et des Maîtres. Par-dessus tout, elles sont déterminées à faire diversion, à affaiblir par la peur et la division, et à maintenir l’humanité dans un état de chaos absolu. L’horreur relayée par nos médias, qu’ils soient traditionnels ou alternatifs, qu’il s’agisse de faits ou de désinformation – tout cela fait le jeu des forces qui travaillent furieusement pour retarder l’inévitable : le « retour » du Christ. Ces événements annoncent la naissance d’une nouvelle dispensation spirituelle. Et nous savons tous que nous faisons partie de cette grande vie une – tous indispensables, tous interconnectés, tous avec un but et un sens, tous en accord avec le Plan de la conscience unique « en qui nous vivons, nous déplaçons et avons notre être. »
Au cours des quarante dernières années, notre équipe de rédaction a vu se reproduire ce genre de schéma caractéristique, chaque fois que les conditions étaient réunies. En 1982, une fenêtre d’opportunité s’est présentée : elle rendait possible la pleine émergence de Maitreya dans la vie publique, et juste à ce moment précis, un événement a détourné l’attention des médias et de l’opinion publique mondiale : une guerre a éclaté – et en conséquence, cette fenêtre d’opportunité particulière s’est refermée.
Dès que les conditions sont suffisamment favorables à la manifestation de Maitreya, le schéma de chaos et de diversion intervient – pas forcément sous la forme d’une guerre, mais quelque chose qui perturbe les affaires internationales et attire l’attention des médias et du public. L’aspiration et la concentration sont perturbées et, dans l’atmosphère d’anxiété qui s’ensuit, on exploite la confusion et la haine, on désigne des boucs émissaires et des ennemis.
Nous avons vu ce phénomène se produire à plusieurs reprises depuis 1982, et chaque fois que le processus est retardé, Maitreya et les Maîtres doivent attendre, adapter leurs plans, et continuer à encourager l’humanité et à la galvaniser afin que nous ne perdions pas espoir et que nous ne retombions pas dans nos vieilles habitudes d’inimitié. L’humanité a le libre arbitre ; on nous laisse le choix d’évoluer ou non vers une société adaptée aux dieux potentiels que nous sommes. Les forces de la matérialité et du chaos utilisent la peur pour créer la division car elles savent que les bénéfices et les avantages de la coopération et de l’unité rendront finalement inévitable le triomphe de la bonne volonté.
L’affirmation suivante ne peut pas être prouvée mais, à en juger par ce schéma récurrent, il ne semble pas exagéré de supposer qu’il vient d’y avoir (et qu’il y a probablement encore) une fenêtre d’opportunité qui aurait permis à Maitreya de commencer à se manifester au grand jour.
Le fait qu’une guerre ait éclaté une fois de plus et que l’attention du monde soit focalisée sur elle peut être une indication que le schéma récurrent est de retour. Il ne s’agit pas de prendre à la légère cette guerre. Cette vision de la situation n’est pas non plus une déclaration de solidarité avec l’un ou l’autre camp. Chacun d’entre nous a sa part dans le karma de l’humanité. Il y a des fautes, des erreurs, des négligences dans tous les pays – certains plus que d’autres. Nous subissons la guerre, la crise climatique, la faim, le terrorisme et la violence parce que nous n’avons pas réussi, collectivement, à traiter les problèmes actuels de manière appropriée. Dans tous les pays, nous avons ignoré le besoin de justice sociale.
Les gens se battent pour des « faits », se disputant la vérité qui, depuis des années, est manipulée sans scrupules, et pas seulement en temps de guerre, de sorte que la vérité et les faits sont devenus matière à discussions et question d’opinion. Le Maître de B. C. a mis en garde contre le risque de voir une opinion se transformer en fait. « La première des priorités est une véritable connaissance des faits. Mais ce n’est pas là chose facile. Tant de voix discordantes s’élèvent, en un concert d’affirmations conflictuelles, tant d’opinions sont érigées au rang de faits avérés, qu’il n’est guère de sources d’informations qui paraissent crédibles ou dignes de respect. En de telles circonstances, la sagesse impose prudence et retenue. » (Le mirage du pouvoir, le Maître de B. Creme, Partage international, nov. 2002)
Partage international se place aux côtés de toute l’humanité, sans choisir de « camp » (l’idée même est choquante). Il ne s’agit pas de choisir un camp mais simplement d’exprimer spontanément de la compassion pour ceux qui souffrent. Qu’il existe une politique visant clairement l’affaiblissement de la Russie et une politique déclarée de non-négociation de la part des Etats-Unis n’empêche pas l’empathie envers les peuples qui souffrent. La majorité du monde sait que les Etats-Unis et l’Otan ont été source de provocation. De même, la majorité du monde se rend compte que tout n’est pas juste, libre et équitable dans la Russie autocratique. Le monde est certainement au courant de l’accueil opportuniste que la Grande-Bretagne réserve aux oligarques et à leur argent tout en rejetant les réfugiés qui en ont désespérément besoin. L’Europe sait qu’il est opportun de s’aligner sur les politiques des Etats-Unis et de l’Otan. En général, on reconnaît que les intrigues et la recherche de pouvoir freinent le progrès. Malheureusement, le monde entier sait que la corruption sévit partout, à tous les niveaux et dans tous les secteurs de la société.
Ce que notre revue a fait et continuera de faire, c’est d’exprimer sa réponse sincère à la souffrance de nos semblables – quelle que soit leur nationalité, leur couleur de peau ou leur croyance. Il ne pourrait en être autrement. Si nous nous identifions avec – ou au moins si nous savons être une partie d’un Être extraordinaire dont la nature est Amour, pour autant que nous ayons été en mesure de le comprendre faiblement jusqu’à présent, alors notre réponse spontanée à la souffrance et aux besoins des autres est une effusion de ce même amour – à quelque niveau que nous en soyons capables.
Il semble exister un point de vue selon lequel montrer de la sympathie pour l’un revient à haïr l’autre – l’habitude de vivre dans un monde binaire, en noir et blanc. Tant que nous n’aurons pas une confiance basée sur le partage, nous aurons la guerre. Aucun pays n’a le droit d’en détruire arbitrairement un autre. Le droit à l’autodéfense est stipulé et codifié en droit, y compris dans la Charte des Nations unies.
L’aspiration et l’idéalisme doivent être traduits en actions. Les informations présentées au monde par B. Creme, son Maître et Maitreya ne sont pas simplement des théories ésotériques. L’évolution consiste à nous changer, à grandir progressivement pour devenir un reflet plus vrai de notre moi supérieur. Maitreya a mentionné la possibilité de travailler en nous et à travers nous ; tant que nous ne mettrons pas en œuvre les changements nécessaires, en faisant du partage la base d’une nouvelle civilisation, une paix durable nous échappera.
Benjamin Creme a répondu par le passé à quelques questions qui pourraient s’appliquer à la crise actuelle.
Q. [1] En ce qui concerne l’Ukraine, ce pays ne fait-il pas partie de la sphère d’influence russe ? [2] L’Union européenne et les Etats-Unis ne devraient-ils pas cesser d’intervenir dans les affaires intérieures de ces deux pays ?
R. [1] Oui. [2] Oui. Néanmoins, l’Ukraine ne fait plus partie de l’ancienne Union soviétique et même si elle demeure dans la sphère d’influence russe, sa souveraineté doit être respectée. (Partage international, oct. 2014)
Q. Comment la Russie doit-elle se comporter avec les anciennes républiques soviétiques ? L’indépendance de la Tchétchénie (et celle d’autres pays ayant une relation similaire avec Moscou) fait-elle partie du plan divin ?
R. Que tous les peuples soient libres de choisir leur propre évolution et leur destinée fait partie du plan divin. La Russie devrait avoir depuis longtemps accédé aux exigences d’une certaine forme d’autonomie manifestées par la Tchétchénie. (PI, oct. 2004)
Q. Le pouvoir du peuple commence à attirer l’attention des médias. Le Kirghizistan est le dernier exemple en date. [1] A t-il été « aidé » par des agents provocateurs ? [2] La révolution « orange » d’Ukraine fut-elle alimentée par des agents provocateurs ? [3] L’exemple du Kirghizistan provoquera-t-il un effet domino dans la région, tout comme chaque exemple précédent de peuple affirmant son pouvoir semble avoir inspiré le soulèvement suivant ?
R. [1] Non. [2] Oui, des deux côtés. [3] Oui, très probablement. (PI, mai 2005)
Q. L’une des tâches de Maitreya sera-t-elle d’ouvrir nos cœurs à la souffrance des autres ?
R. L’un des espoirs de Maitreya est d’ouvrir nos cœurs à la souffrance des autres. C’est ce qu’il fait chaque fois qu’il libère ses énergies dans le monde. Cela a été au centre de tout ce qu’il a dit et de tout ce que j’ai dit dans toutes les conférences. C’est exactement ce qu’il espère faire, ouvrir nos cœurs à la souffrance du monde. C’est ainsi que l’on change le monde. Il a dit : « Faites que votre action soit à la mesure des besoins de votre frère, et résolvez les problèmes du monde. Il n’y a pas d’autre possibilité. » (message n° 52). Il explique cela en détail. (PI, déc. 2000)
Q. En 1982, près de la date prévue pour le jour de Déclaration, la guerre des Malouines a éclaté. Alors que l’émergence de Maitreya est à nouveau imminente, le terrorisme et la tension entre la Lybie et les Etats-Unis s’accroissent. [Les Etats-Unis ont mené une opération militaire de représailles contre la Lybie suite à un attentat]. Existe-t-il un lien ?
R. Oui, ceux qui ont à perdre du fait de l’émergence de Maitreya, font tout ce qui est en leur pouvoir pour l’empêcher. La guerre, le terrorisme, les tensions, la peur, le chaos sont leurs armes principales. De nombreux dirigeants font leur jeu, non parce qu’ils sont mal intentionnés, mais parce qu’ils sont souvent ignorants, dogmatiques et chauvins. Ils manquent d’une vision globale. (Share International, nov. 1986).
