Le 16 novembre 2020, 47 institutions religieuses de 21 pays ont annoncé qu’elles allaient réduire en tout ou partie leurs investissements dans le secteur des combustibles fossiles.
Bill McKibben, co-fondateur de 350.org, a rendu hommage aux militants du mouvement de désinvestissement des combustibles fossiles qui, ces dernières années, ont fait pression sur les banques, les universités et d’autres entités pour qu’elles coupent leurs liens financiers avec ce secteur d’activité. « Alors que les chefs de gouvernement s’accrochent aux modèles économiques d’hier, les chefs religieux se tournent vers l’avenir énergétique que nous partageons, a-t-il déclaré dans un communiqué. Les énergies renouvelables se développant à un rythme plus rapide que les combustibles fossiles, les investisseurs institutionnels s’orientent de plus en plus vers des investissements durables dans l’économie des énergies propres. Les investisseurs religieux contribuent à ce virage et constituent à ce jour le plus grand mouvement de désinvestissement au monde, représentant un tiers de tous les engagements. A date, près de 400 institutions religieuses se sont engagées à désinvestir. »
Parmi les institutions qui ont annoncé leur désinvestissement figurent la Commission des conférences épiscopales de l’Union européenne, l’ordre religieux irlandais des Sœurs de Notre-Dame des Apôtres, l’American Jewish World Service et les Missionnaires Clarétains au Sri Lanka. Des organisations catholiques, protestantes et juives ont rejoint la coalition.
« L’annonce d’aujourd’hui démontre que des personnes de nombreuses traditions religieuses s’engagent pour un avenir meilleur en matière d’énergie propre », a commenté 350.org, soulignant que sous la direction du pape François, l’Eglise catholique a engagé de nouveaux efforts pour mettre fin à sa propre participation à la pollution de la Terre.
Le pape a d’ailleurs convoqué une conférence sur L’économie de François, au cours de laquelle les dirigeants et les jeunes militants de l’action pour le climat ont débattu des moyens pour l’Eglise de contribuer au développement d’une économie mondiale durable.
« Le pouvoir économique des religions, lorsqu’il est tourné vers les investissements responsables et l’économie verte, peut être un moteur majeur de changement positif et une source d’inspiration pour les autres, alors que nous reconstruisons mieux », a déclaré Inger Andersen, directrice du Programme des Nations unies pour l’environnement et secrétaire générale adjointe des Nations unies.
L’American Jewish World Service a déclaré qu’il avait décidé de se désengager des combustibles fossiles au début de l’année.
Date des faits : 16 novembre 2020
Auteur : Julia Conley, journaliste à Common Dreams (commondreams.org)
Sources : commondreams.org
Thématiques : environnement
Rubrique : Point de vue ()
