Juillet-août 2020

Partage international no 383juillet 2020

Ce numéro double est l’occasion de publier des articles et des entretiens de fond, ainsi qu’un éventail de points de vue. Les auteurs se joignent à la voix des peuples pour réclamer justice. Nous analyserons la responsabilité de l’humanité et sa réponse aux crises actuelles. Chaque numéro de Partage international insiste sur le besoin de changement. A présent, demandons-nous : le monde est-il prêt pour le changement ? Et qui prend les initiatives ? Les dirigeants ou le peuple ? A en juger par la réponse actuelle au racisme endémique, c’est le peuple. Nous entendons les opinions et les témoignages de ceux qui, par solidarité, sont prêts à risquer leur vie au nom de la justice et de l’unité.Considérons également comment les Maîtres envisagent de telles circonstances : « Ce que préconise Maitreya n’est pas la révolution, mais l’évolution. Il sait bien que la révolution, avec les conflits et les carnages qu’elle engendre, ne fait que remplacer certains problèmes par d’autres. » [La Grande Décision, PI, janv./fév. 2012]

« La voie que nous préconisons est celle de l’évolution pacifique, et nous la recommandons à ceux qui pourraient compromettre davantage la sécurité du monde. Notre méthode est simple et à portée des hommes : le principe du partage est la réponse bénie à leurs maux. » [Les deux piliers de l’avenir, PI, sept. 2013]

« Gardez précieusement les acquis du passé et restaurez les anciens repères. » [Le chemin de l’avenir, PI, sept. 1985]

Dans Pandémie et fenêtre d’Overton, Scott Champion analyse l’impact du virus sur les systèmes économiques et sur la détermination croissante du public qui appelle au changement. « Pour que les politiciens réussissent, leurs politiques doivent rester dans une fourchette d’acceptation. Et s’ils veulent étendre leur influence, leurs propositions doivent rester dans le cadre de l’Overton existant (qui désigne l’ensemble des idées, opinions ou pratiques considérées comme acceptables par l’opinion publique d’une société) ou bien répondre à une pression suffisamment forte du public exigeant de nouvelles politiques. »

Rutger Bregman nous assure que l’humanité est naturellement bonne et coopérante comme l’a montré le confinement dû au coronavirus ; Graeme Maxton nous montre la fausseté d’un certain nombre d’idées, tandis que des universitaires néerlandais ont déjà élaboré un plan pour un monde post-Covid : « En tant qu’universitaires, nous sommes convaincus que cette vision politique conduira à des sociétés plus durables, égalitaires et diversifiées, fondées sur la solidarité internationale, et qui pourront mieux prévenir et gérer les chocs et les pandémies à venir. Pour nous, la question n’est plus de savoir si nous devons commencer à mettre en œuvre ces stratégies, mais comment procéder. » Ils prônent le changement dans tous les secteurs : le revenu universel de base, par exemple, ainsi que l’annulation de la dette, qui trouve un écho dans l’article de Luc Guillory : Un plan Marshall mondial serait-il de nouveau à l’ordre du jour ?

L’impact de la pandémie et l’injustice du racisme montrent que nous devons trouver notre volonté commune, faire entendre nos voix et prendre des mesures sages pour ouvrir des fenêtres d’Overton et respirer l’air vital de la justice.


Thématiques : Editorial
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