Plus qu’un simple film

Partage international no 382juin 2020

En janvier 2020, deux amis et moi envisageâmes de voir le nouveau film de Sam Mendes, « 1917 », qui dépeint la sinistre réalité de la guerre des tranchées pendant la Première Guerre mondiale. Je n’avais pas envie d’y aller. J’ai vu tant de films de guerre qui racontent tous la même histoire. Mais les critiques ont plus que suggéré que ce film était exceptionnel, et mes amis pensèrent qu’il offrirait une nouvelle approche. J’acceptai donc d’y aller et me résolus à en tirer le meilleur parti.

Dès que je pris place dans la salle bondée, je sentis un agréable courant d’énergie autour de la tête, comme un chapeau. Je fus surprise et perplexe. Je décidai de me détendre et d’éviter d’être bouleversée. Mais cette résolution fut mise à l’épreuve avant même que le film ne commence ! Une publicité de l’Unicef montrait des enfants chantant dans un paysage urbain déchiré par la guerre, et déplorait la mort de trois millions d’enfants par an à cause de la famine. Je trouvai cela profondément bouleversant et luttai pour ne pas pleurer. Je réussis à ne pas fondre en larmes car il y avait une réponse tout aussi forte dans ce que je crois être mon centre du cœur. Je ressentis du réconfort, un renforcement, une ouverture.

Cette réaction s’est intensifiée lorsque je fus plongée dans le film et que je vis se dérouler ce qui m’a semblé être une allégorie du voyage de l’humanité : rien à voir avec « ce camp-ci » ou « le camp adverse » ou les puissances qui ont provoqué ce terrible embrasement, mais tout à voir avec le fait d’aller au-delà de nous-mêmes et de découvrir notre fraternité, notre compassion et notre humanité dans ces événements. Une expérience profondément émouvante qui emmène le spectateur sur le même chemin que les protagonistes, vers une résolution qui ne peut être décrite que comme une paix épuisée. Elle m’a laissée beaucoup plus profondément affligée que je ne l’avais craint, mais aussi pleine de compassion et d’aspiration à l’humanité.

Les effets énergétiques m’ont accompagné tout au long des deux heures de film et jusqu’au lendemain. C’était comme une bénédiction constante et intense. Je ne sais pas si j’étais la seule à vivre cela. Mais les gens étaient subjugués. Ont-ils vécu quelque chose de similaire ? Je l’espère, car nous savons que les Maîtres utilisent toutes les occasions pour faire ressortir le meilleur de nous-mêmes.

Nom et adresse non communiqués


Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)