Juin 2020

Partage international no 382juin 2020

Depuis plusieurs mois le monde est en proie à la pandémie et malgré les appels à redéfinir les objectifs pour prendre un nouveau départ, les dirigeants mondiaux préconisent un « retour rapide à la normale », le maintien du statu quo et le redémarrage de l’économie. Ce n’est pas une coïncidence si leurs déclarations ressemblent à du jargon publicitaire, car elles ont leurs racines dans la marchandisation. Presque chaque page de cette revue rappelle que l’humanité doit se réveiller, s’engager dans une nouvelle relation avec toute vie sur cette planète et constater que la crise offre une occasion extraordinaire pour changer de direction et créer un monde équitable, sain et durable. Les articles du Maître remettent en question, conseillent et rappellent que « nul n’est isolé ou séparé ; que tous les hommes, qu’ils le sachent ou non, sont unis par des liens invisibles dans un long voyage jalonné de révélations successives ».Jusqu’à présent, l’humanité a progressé lentement, car elle a dû apprendre à ses dépens, bien que, depuis des décennies, Maitreya et des Maîtres lui conseillent et l’exhortent à se percevoir elle-même comme étant une et indivisible. Comme l’écrit Lynne Girdlestone dans L’éveil de l’humanité : « Cette pandémie peut signifier : ARRÊTEZ… MAINTENANT… regardez le monde que vous avez construit… des souffrances indicibles au milieu d’excès obscènes… toutes les formes de vie et la planète elle-même en danger de mort. » Des organisations essentielles des Nations unies, l’Organisation mondiale de la santé et le Programme alimentaire mondial, sont confrontées quotidiennement aux conséquences du refus de ces conseils.

L’économiste et auteur Graeme Maxton l’affirme : « Le temps présent est une opportunité incroyable de repenser notre monde. Saisissons-la ! » Alors qu’une disciple pratiquement inconnue, Elisabeth Warnon, a écrit il y a plusieurs décennies : « Les problèmes matériels, importants sur la Terre, sont à résoudre, et ce, dans tous les domaines. L’économie mondiale doit pouvoir assurer, rétribuer et distribuer à chaque nation les biens matériels et les aliments indispensables. Les Nations prospères sont responsables vis-à-vis de leurs sœurs moins favorisées […]. »

La militante écologiste Vandana Shiva incite à l’action : « En ces temps de crise, imaginons et créons de nouveaux modèles économiques basés sur la démocratie de la Terre et la démocratie économique pour protéger la Terre et l’humanité. Traitons ces trois crises par la participation démocratique et la solidarité et prenons des mesures pour participer à l’élaboration des économies futures afin de garantir qu’aucune main ne soit sans travail, qu’aucune personne ne soit sans voix. »

La compilation de ce mois ne laisse aucun doute sur la responsabilité de l’humanité et son interdépendance avec la nature.

A l’heure actuelle, nos dirigeants fanfaronnent et bluffent, peut-être pour cacher leur propre confusion, tandis que des millions de personnes se demandent anxieusement : « Et maintenant… ? » Cette période est pleine de possibilités de changements radicaux et il est temps que nous exigions de nos dirigeants et de nous-mêmes d’appuyer sur le bouton « remise à zéro ».


Thématiques : Editorial
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