Partage international no 375 – novembre 2019
Le dernier jour du mois [courrier écrit en juin 2004], après le travail, je vends des livres en bon état pour gagner un peu d’argent, ensuite je prends un très bon repas de poisson dans un bistrot abordable. Puis je vais au parc tout près. Malgré les fortes pluies de ces derniers jours, le jardin de roses nous offre néanmoins des fleurs de toutes les couleurs, de toutes les formes et de tous les parfums, belles comme des bijoux même si le soleil ne brille pas toujours. Dans cette partie du grand jardin, les gens se promènent et parlent plus doucement. C’est si beau que je suis pleine de joie et de gratitude.
Un jour, je vis un jeune homme, un vagabond, assis sur l’herbe (normalement les gens s’assoient sur les bancs, car dans cet endroit l’herbe fait partie des plates-bandes), si doux et serein comme s’il inhalait les roses. Il était une partie intégrante du tableau et simultanément, sans attirer l’attention, agissait comme un aimant plein de paix. Sa présence me rendit heureuse. En passant devant lui je lui demandai : « N’est-ce pas magnifique ? – Oui », répondit-il, en souriant.
Un peu plus tard, je ressentis une très forte envie de partager l’argent qui me restait avec lui et je me présentai devant lui, avec précaution car il ne mendiait pas. Prudemment et un peu excitée, je lui demandai s’il voulait bien partager avec moi mes derniers euros. Il réagit de façon inattendue : « Je suis si surpris… » La situation m’étonna moi-même : cette forte impulsion à partager la beauté, l’argent et à prononcer les mots : « Je veux partager avec vous. »
Au moment où j’écris cette lettre, je me sens si heureuse, bien que ma situation personnelle ne soit pas toujours « rose ». Cette rencontre a été pour moi une bénédiction.
H. P., Hambourg, Allemagne
[Le Maître de B. Creme a indiqué que le vagabond était Maitreya.]
Allemagne
Date des faits : 30 juin 2004
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
