Le don du service

Partage international no 373septembre 2019

En mai 2003, le groupe de méditation de transmission de Voorheesville (New York), dont je suis un participant actif, a tenu un stand à la Whole Life Expo à l’hôtel Marriott, à Albany. Notre groupe, cependant, n’avait pas l’argent pour payer un stand ; un collègue a donc demandé au responsable de l’Expo si nous pouvions peut-être donner plusieurs heures pour aider à « monter et démonter les stands » en échange d’un emplacement. Inutile de dire qu’il leur restait un stand que personne n’allait prendre de toute façon et ils l’ont donc généreusement offert à notre groupe. Même si on ne nous a rien demandé, nous nous sommes mis à leur disposition pour aider si on nous demandait de le faire.

Dans l’ensemble, la journée s’est bien déroulée, nous avons distribué quelques documents et vendu plusieurs livres. Pendant toutes ces années en tant que collaborateur de l’Emergence, c’était, ironiquement, mon premier salon et c’était très amusant pour ceux comme moi qui n’avaient jamais participé.

Vers la fin de la matinée, un homme intéressant vint à notre stand. Il avait un accent, la peau plutôt foncée, semblait avoir la cinquantaine, était trapu et portait une casquette. Un collègue pensait qu’il était peut-être pakistano-américain. Je crois qu’il a mentionné un pays sud-américain, mais honnêtement je ne m’en souviens pas. Après avoir dit quelle était son origine ethnique, il a toutefois souligné qu’il était « cependant américain », je m’en souviens assez succinctement.

Je me demande (en supposant qu’il était Maitreya ou un Maître), si le but était de ne pas se sentir inférieur d’une manière ou d’une autre (ou « anti-américain », slogan déplacé et très souvent mal interprété de nos jours) parce que notre message de paix contraste avec le nationalisme dominateur que l’on peut ressentir actuellement.

Nous étions trois collègues sur le stand, au moment de la visite de ce monsieur. Il nous interrogea sur la méditation de transmission et sa relation avec les différents yogas. Mes deux collègues, Boris et Jeannette, qui répondaient à la plupart de ses questions, parlèrent de laya (énergie) et de karma (service) dans la composition de la méditation de transmission. Je crois que nous parlâmes également du kriya yoga émanant des enseignements de Paramahansa Yogananda, puisqu’on nous a posé cette question.

Avant de partir, ce monsieur nous demanda si la méditation de transmission était payante. Nous répondîmes que c’était gratuit et ouvert au public. Il s’exclama, en plaisantant, que nous devrions faire payer les gens pour assister à la MT ! Il n’a pas dit que nous devrions faire payer la Transmission. Je pense que la plupart des gens n’accorde pas de valeur à ce qu’on leur donne gratuitement – dans ce contexte, j’imagine qu’il parlait de la possibilité de croissance spirituelle et du service.

Cet homme très intéressant était-il Maitreya ou l’un des Maîtres ?

J. V F., Clarksburg, Massachusetts, Etats-Unis

[Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.]

Lieu : Albany, Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)