Partage international no 370 – juin 2019
Après le séminaire de méditation de transmission de 2001 à Kerkrade (Pays-Bas), avec une amie, nous décidâmes de faire des achats de dernières minutes à Amsterdam avant de reprendre l’avion pour Londres. Le grand magasin où nous souhaitions nous rendre n’ouvrait qu’à 11 heures ; nous décidâmes donc d’aller prendre un café en attendant. En chemin, nous passâmes devant une boutique tibétaine. Mon amie s’est toujours beaucoup intéressée au Tibet, je lui ai donc suggéré d’y entrer. Dans le magasin, je ressentis un profond désir d’acheter un article tibétain, en guise de soutien à la cause tibétaine. Derrière le comptoir, se tenait un vendeur tibétain qui observait tout ce que nous regardions. Nous discutâmes de couleurs et de celles qui nous convenaient le mieux, et là, sur une étagère en verre, je vis une collection de belles écharpes en soie sauvage. Elles coûtaient cher et dépassaient nos budgets. Alors, nous regardâmes pratiquement tout ce qu’il y avait dans le magasin, et nous rîmes en voyant des sandales comme en portent les moines, estimant qu’elles seraient idéales pour la méditation de transmission. Pendant tout ce temps, nous étions conscientes que le vendeur semblait apprécier notre plaisir à observer toutes ces belles choses, mais j’avais l’impression qu’il m’incitait à en acheter une. Finalement, nous achetâmes des cartes postales tibétaines typiques, en lui déclarant : « Vous avez de très belles choses et nous aimerions en acheter, mais nous n’avons pas assez d’argent sur nous – désolé. » Il acquiesça de la tête.
En partant, j’eus un horrible sentiment de trahison, l’impression que je ne pourrais pas rentrer chez moi avant de retourner dans ce magasin. Je ne parvenais plus à penser à rien d’autre en buvant mon café, mais je me ressaisis estimant que tout cela était stupide. Nous eûmes l’impression de prendre la direction opposée au magasin, puis soudain au coin de la rue nous nous retrouvâmes devant la boutique tibétaine ! Nous étions maintenant en retard et ma camarade passa à toute allure devant le magasin, je la suivis, mais ne pus m’empêcher de jeter un coup d’œil à l’intérieur, et je vis le vendeur derrière le comptoir. C’en était trop. J’interpelai mon amie et lui expliquai ce sentiment irrésistible. Il était maintenant 11 h et il ne nous restait plus beaucoup de temps. Je me rendis compte qu’elle voulait encore faire des emplettes dans le grand magasin. Je me sentais tiraillée. Cependant, elle fut adorable et accepta immédiatement.
Nous rentrâmes dans la boutique, et cette fois le vendeur mit une cassette de chants de moines tibétains. Je pris un T-shirt bon marché sur les portants et il me montra la cabine. J’essayai le T-shirt mais mon amie et le vendeur estimèrent qu’il ne m’allait pas. Je réalisai alors que je devais essayer l’écharpe chère. Comme le temps s’écoulait, je saisis l’écharpe et courus l’essayer. Et tous les deux déclarèrent qu’elle me convenait parfaitement. Curieusement, j’avais juste assez d’argent pour la régler en espèces. Le vendeur l’emballa et me donna deux autocollants. Il me rendit la monnaie et essaya de me persuader d’acheter des insignes du dalaï-lama, mais ma conscience coupable ne me permettait plus d’acheter autre chose. Puis, il donna des badges gratuits à mon amie. Nous nous saluâmes et immédiatement, je me sentis heureuse et libre, c’était comme si j’étais libérée d’un fardeau.
Plus tard, j’examinai l’écharpe violette avec respect. Elle était assez grande pour envelopper une personne. Elle était vraiment belle, et d’une très belle couleur.
Ce fut une expérience si profonde que cela m’incite à vous écrire pour vous demander [1] si j’ai vraiment été poussée à me rendre dans ce magasin pour acheter l’écharpe, et [2] si le vendeur était une personne ordinaire ?
A. P., Forest Row, Sussex, Royaume-Uni
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que [1] Oui. [2] Le « vendeur » était Maitreya et il a béni l’écharpe.]
Lieu : Kerkrade, Pays-Bas
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
