Jeu de rôle

Partage international no 369mai 2019

Le 19 mai 2003, vers 22 h 30, Wilfrid et moi étions dans le métro sur la ligne de Finch à Toronto, rentrant de notre séance hebdomadaire de méditation de transmission. Dès que le train quitta la station de Bloor-Yonge, un homme dans notre wagon se mit à crier fort. Il demandait à tout le monde s’il était dans la bonne rame pour se rendre à la station de Finch. Il se plaignait bruyamment d’avoir été mal conseillé précédemment et de s’être retrouvé au mauvais endroit, alors il voulait s’assurer qu’il était bien sur la bonne ligne.

Il était maigre et petit, avait de longs cheveux et une grande barbe, et portait un T-shirt vert et un jean. Il avait un vieux sac à dos. Il paraissait ivre, et je n’étais pas d’humeur à discuter avec lui, comme tout le monde dans cette voiture. Cependant, Wilfrid lui répondit d’une voix forte qu’il était cette fois-ci dans le bon train. Cela le rendit très heureux et il n’arrêtait pas de parler très fort à tout le monde et à personne en particulier.

Il voyageait en autobus depuis trois jours de Thunder Bay pour se rendre à une soirée dans un café Tim Hortons près de la station de Finch, puis son frère devait ensuite l’emmener pêcher. Il ne connaissait pas l’emplacement exact de ce café et ne savait pas non plus de combien d’heures, sinon de jours, il était en retard pour le rendez-vous ! Il était bruyant et avait l’air incontrôlable, de sorte que la plupart des passagers sont descendus à la station suivante. L’homme s’est alors approché de nous et se mit à parler avec Wilfrid.

Wilfrid avait une carte des transports en commun de Toronto et savait exactement où cet homme devrait prendre le bon autobus et l’arrêt où il devrait descendre. Il était alors clair qu’il m’avait désigné « volontaire » pour accompagner cet homme heureux et ivre jusqu’à l’arrêt de bus alors que lui et moi allions dans la même direction. (En fait, le café est assez proche de chez moi.)

Cela rendit cet homme ivre si heureux, que je veuille bien m’occuper de lui, qu’il essaya de vendre sa « camelote » à Wilfrid. Il ne nous avoua pas explicitement qu’il voulait lui vendre une substance illégale, mais le fit comprendre indirectement. Bien sûr, ni Wilfrid ni moi n’étions intéressés. Je n’étais pas de très bonne humeur à l’idée de l’accompagner à l’arrêt de bus, néanmoins, je décidai de lui envoyer un amour sincère dans l’espoir que cela le calme.

Il n’arrêtait pas de raconter son histoire d’une voix forte, jusqu’à ce que le train atteigne la station de Finch. Mais, dès qu’il descendit du métro, il redevint un homme normal. J’essayais de le soutenir de sorte qu’il ne tombe pas accidentellement dans l’escalier, mais il était parfaitement serein, calme et maître de lui depuis qu’il était descendu du train. A l’arrêt de bus, il me remercia même pour ma courtoisie. J’étais heureux de me débarrasser de lui, mais son changement de comportement me laissa une impression qui perdure encore.

T. A., Toronto, Canada

[Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.]

Lieu : Toronto, Canada
Date des faits : 19 mai 2003
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)