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mai 2019 – No 369

Sommaire


 

Article du Maître —

Eveil à la responsabilité [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme (première parution : mai 1989)

Autrefois, les changements étaient lents et, pendant de longs siècles, la société restait relativement statique dans sa structure et ses activités. De plus, de vastes régions du monde ne se connaissaient pas entre elles. Les relations, même entre localités proches, étaient épisodiques et ne concernaient la plupart du temps que les commerçants et les soldats.

Aujourd’hui, tout cela a changé. Presque partout sur la planète les communications se développent, portant les nouvelles du monde à la connaissance de tous. Nulle part il n’est possible d’ignorer les événements souvent violents qui se succèdent à intervalles rapprochés, agressant quotidiennement les yeux et les oreilles de milliards d’individus. En fait, le monde s’est réduit à la taille d’un village et, comme dans un village, les actions des uns influent sur la vie et les intérêts de tous les autres. Aucune nation ne peut désormais se tenir à l’écart et refuser d’endosser la responsabilité de ses méfaits. A lui seul, le pouvoir ne confère plus ce privilège. Les nations prennent de plus en plus conscience de leur interdépendance et de leurs responsabilités mutuelles, ce qui est de bon augure pour l’avenir du monde.

Sous la pression des peuples, les gouvernements admettent enfin la nécessité de préserver et d’entretenir l’environnement, dont dépend toute vie future. Faute d’une gestion sage et respectueuse de cet environnement, l’avenir pour l’humanité s’annoncerait bien sombre. Peu à peu, les décideurs se rendent compte que le temps ne joue pas en faveur de ceux qui pillent et polluent la planète, que ses ressources ne sont pas illimitées, et que la nature ne peut supporter l’exploitation et l’agression. On prend de plus en plus conscience que seule une action prudente et concertée à l’échelle mondiale peut remédier aux nombreuses transgressions de l’ordre naturel que l’homme a commises par ignorance et cupidité. C’est un début, mais il faudra de nombreuses années de travail assidu ne serait-ce que pour mettre un terme à la pollution et à la déprédation qui aujourd’hui menacent l’homme. Heureusement, tout n’est pas si sombre dans notre avenir.

Comme toujours, l’homme n’est pas seul, et des mesures ont été prises pour que lui soient révélés de nouveaux modes de production d’énergie, à la fois plus sûrs et moins polluants. Des technologies entièrement nouvelles transformeront la vie quotidienne et lui donneront le temps nécessaire pour se consacrer à l’exploration de son Etre et du sens de sa vie. Ainsi l’homme apprendra-t-il à travailler et à vivre en harmonie avec la nature, dont la générosité lui offrira toutes les richesses susceptibles de satisfaire ses besoins autant que ses désirs.

Lorsque les hommes verront le Christ, une alternative leur sera clairement présentée : relever le défi de travailler ensemble pour le bien-être de tous et de changer leur mode de vie pour que tous aient accès à l’essentiel, ou bien sonner le glas d’une planète déjà durement éprouvée et compromettre gravement leur avenir.

Maitreya, quant à lui, ne doute pas que les hommes entendront son appel et y répondront.

Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles susceptibles d’être publiés chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, certains semblent encore plus actuels que lorsqu’ils ont été publiés initialement, comme l’article ci-dessus paru en mai 1989.

 

Editorial

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Point de vue

La nature peut nous sauver [sommaire]

Environnement :

par Jessica Corbett,

Le 3 avril 2019, un groupe composé de militants, d’experts et d’écrivains ont lancé une campagne audacieuse, appelant à adopter « une approche enthousiasmante mais négligée » : compter sur les capacités régénératives de la nature pour combattre les crises écologiques et climatiques.

Les scientifiques préviennent que pour éviter le réchauffement climatique mondial et le déclin dévastateur de la biodiversité, il faudra non seulement modifier les activités humaines émettrices de carbone, par exemple en sortant progressivement du pétrole, mais également faire baisser la quantité de carbone qui se trouve déjà dans l’atmosphère.

Promouvoir des solutions climatiques naturelles

Dans une lettre aux gouvernements, la campagne Solutions climatiques naturelles (Natural climate solutions) appelle à traiter ces crises en décarbonant l’économie, mais aussi en « retirant le dioxyde de carbone de l’air, ainsi qu’en protégeant et en régénérant les écosystèmes. »

« En défendant, en restaurant et en réinstallant des forêts, des tourbières, des mangroves, des marais salants, des prairies sous-marines et d’autres écosystèmes cruciaux, une énorme quantité de carbone peut être capturée et stockée, lit-on dans la lettre. En même temps, la protection et la restauration de ces écosystèmes peut aider à réduire l’ampleur de la sixième grande extinction (en cours), tout en augmentant la résilience des populations face aux désastres climatiques. »

Cette lettre presse les politiciens, les organisations sans but lucratif et les institutions internationales à soutenir ce genre de solution par la recherche, le financement, et un engagement politique. Elle leur demande également de « travailler sous la conduite et avec le consentement libre, préalable et informé des peuples indigènes et des autres communautés locales. »

La vidéo promotionnelle fait remarquer que « des plans exotiques et souvent dangereux ont été proposés » pour réduire le carbone atmosphérique – en se référant à une approche de géo-ingénierie controversée qui a les faveurs de certains politiciens et scientifiques – « mais il y a une meilleure voie : laisser la nature le faire pour nous. » L’écrivain et environnementaliste George Monbiot, engagé dans cette campagne, a exposé le soutien scientifique dont cette approche bénéficie dans un article sur le site officiel de la campagne, ainsi que dans sa chronique dans le journal The Guardian.

Ce journaliste détaille l’impact potentiel de la restauration des terres « La régénération des écosystèmes côtiers – mangroves, marais salants, prairies sous-marines – présente le plus grand potentiel de réduction [du carbone] par hectare (même si les zones concernées sont plus petites). Elles capturent le carbone quarante fois plus vite que les forêts tropicales. Les sols tourbeux sont également des puits de carbone essentiels. Ces sols subissent actuellement une oxydation [une dégradation due au contact avec l’oxygène] à cause de la déforestation, du drainage et de l’assèchement des sols, des brûlis, de l’agriculture, et de l’extraction de la tourbe pour les besoins en agriculture et en combustibles. Restaurer les tourbières, en bloquant les canaux de drainage et en laissant la végétation naturelle revenir, permettrait de recapturer une grosse partie du carbone qui avait été libéré dans l’atmosphère. »

« Les scientifiques commencent à peine à explorer comment le rétablissement de certaines populations d’animaux pourrait radicalement modifier la balance carbone », ajoute-t-il, en citant les exemples des éléphants et des rhinocéros en Afrique et en Asie, et des tapirs au Brésil.

« Plutôt que confronté à des choix difficiles et d’user d’effroyables moyens en vue d’une fin désirable, conclut G. Monbiot, nous pouvons nous protéger du désastre en améliorant notre monde merveilleux. »

Parmi les figures connues qui soutiennent cette campagne, nous trouvons la jeune Greta Thunberg, la journaliste Naomi Klein, l’auteur militant Bill McKibben, le scientifique climatique Michael Mann, l’ancien président des Maldives Mohamed Nasheed, et l’activiste Yeb Saño.

« Guérir et régénérer le monde naturel est un facteur clé de la réduction carbone, commente Naomi Klein. De plus, cela rend la vie plus pleine et plus riche, et permettrait de créer des millions d’emplois. »

Malgré la reconnaissance publique dont jouissent plusieurs signataires, le lancement de la campagne n’a pas attiré l’attention des grands médias.

G. Monbiot s’en est pris à ces derniers sur Twitter, parce qu’ils faillissent selon lui à rendre compte de la crise climatique et écologique, mais également des solutions potentielles, comme celle offerte par cette nouvelle campagne. « Ils vivent dans leur monde ! » a-t-il constaté.

Sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0

Source : nature4climate.org ; The Guardian

 

Compte rendu de lecture

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Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Prendre soin de la planète [sommaire]

On prend de plus en plus conscience que seule une action prudente et concertée à l’échelle mondiale peut remédier aux nombreuses atteintes à l’ordre naturel dont, par ignorance et cupidité, les hommes se sont rendus coupables. C’est un début, mais il faudra de nombreuses années de travail assidu ne serait-ce que pour mettre un terme à la pollution et à la déprédation qui menacent l’homme aujourd’hui.
Heureusement, tout n’est pas aussi sombre dans notre avenir. Comme toujours, l’homme n’est pas seul, et des mesures ont été prises pour que lui soient révélées de nouveaux modes de production d’énergie, plus sûrs et moins polluants. Des technologies entièrement nouvelles transformeront la vie quotidienne et laisseront à l’homme le temps et l’énergie nécessaires pour explorer son Etre et le but de sa vie. [Eveil à la responsabilité (Maître –)]

Ils sont des millions dans le monde à connaître les besoins des hommes, à avoir cette vision, mais à ignorer l’urgence du moment. Je compte sur ceux qui ont la connaissance des besoins de leurs frères, la compassion à l’égard de tous ceux qui souffrent, et la volonté de changer tout cela. Puissiez-vous être parmi ceux que je pourrai appeler, afin qu’ensemble, nous puissions inaugurer un monde nouveau et meilleur. [Message n° 46 (Maitreya)]

L’homme a ravagé et pollué la Terre, il a porté gravement atteinte à son environnement. Il lui faut maintenant considérer comme une priorité absolue de réparer ce qu’il a endommagé, et de rendre la santé à sa planète souffrante. Il lui faut apprendre à réduire ses exigences envers elle ; il lui faut apprendre la beauté de la simplicité, et la joie du partage. L’homme n’a guère le choix : l’urgence de la tâche à entreprendre nécessite une action immédiate ; rares sont ceux qui prennent la mesure des dommages déjà occasionnés. La question se pose : la planète Terre peut-elle être sauvée, et par quels moyens ? La réponse est un « OUI ! » retentissant ; les moyens à mettre en œuvre impliquent la transformation du mode de vie actuel de la majorité des hommes. [La Terre en travail (Maître –)]

Bientôt, vous me verrez sous une nouvelle apparence, présentant aux hommes les choix qui les attendent, soulignant pour vous les possibilités pour l’avenir, vous révélant les Lois de Dieu. Ces Lois, mes amis, régissent votre vie. Sans le Plan de Dieu, l’homme n’est rien. Souvenez-vous-en toujours, et ramenez l’équilibre. Ayez toujours en vous le sens de la grandeur de l’homme, de son unité avec toute chose, et de son envergure divine.
Néanmoins, de par lui-même, l’homme ne peut faire grand-chose. Prenez conscience de cela, et engagez-vous sur le véritable sentier. [Message n° 119 (Maitreya)]

Mon Maître affirme qu’après la redistribution des ressources, la priorité numéro un sera de s’attaquer aux problèmes écologiques de la planète. Maitreya a déclaré que cette question concernait tout le monde. Personne n’est trop jeune ou trop vieux, dit-il, pour apporter sa pierre. Qu’il s’agisse de gaspiller un petit morceau de papier ou de brûler une forêt entière afin de créer des pâturages pour le bétail, nous devons changer. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Si grand que soit le danger auquel nous expose le réchauffement planétaire, il n’est hélas pas le plus important ni le plus grave auquel nous sommes confrontés. Sans s’en rendre compte, l’homme est engagé dans un processus lent mais régulier d’intoxication de sa propre espèce comme des règnes inférieurs. Les poisons et pollutions de toute nature, en tous domaines, constituent aujourd’hui le plus grand des périls pour les hommes, les animaux, et la Terre elle-même. Tous sont intoxiqués et malades, d’une façon ou d’une autre.
Inconnu de l’humanité mais flagrant pour nous, le plus grand des maux dont souffrent l’homme et la planète dans cette triste conjoncture a pour cause les radiations nucléaires. Les hommes ont commis une grave erreur en développant cette source d’énergie à haut risque. Egarés par la cupidité et les faux espoirs de profits élevés, ils ont concentré leurs recherches sur la « domestication » de la plus dangereuse des sources d’énergie jamais découverte par l’homme et ont négligé, ce faisant, un autre usage parfaitement sûr de l’énergie de l’atome. La fusion atomique est à leur portée ; elle s’opère à froid et sans le moindre danger, à partir d’un simple isotope d’eau disponible partout dans les océans, les mers et les rivières, pour ne pas mentionner l’eau de pluie. […]
Sans les efforts incessants de nos Frères extra planétaires pour atténuer ce péril invisible dans les limites où le permet la loi du karma, nous serions d’ores et déjà en très mauvaise posture. Humanité, réveille-toi ! [Le péril invisible (Maître –)]

Les radiations nucléaires et les autres formes de pollution détruisent le système immunitaire humain (et animal) et nous exposent à un empoisonnement provenant des autres déchets toxiques qui sont libérés dans l’atmosphère.
Ce problème doit être réglé rapidement avant qu’il ne devienne trop grave, faute de quoi les Frères de l’espace ne pourront plus le régler. Des limites karmiques ne leur permettent de traiter qu’une certaine quantité de nos radiations nucléaires et autres pollutions. S’ils allaient au-delà, ils porteraient atteinte à notre libre arbitre. Il leur a fallu une permission spéciale pour faire ce qu’ils font. Ils passent de très longues heures chaque jour dans toutes les parties du monde à neutraliser et à réduire les effets des radiations nucléaires et des autres gaz nocifs que nous déversons dans notre atmosphère. Nous avons à leur égard une énorme dette karmique qu’il nous faudra régler un jour. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]

J’ai autour de moi, maintenant, un groupe de frères et sœurs qui me considèrent comme leur leader et leur guide vers l’avenir. Je leur parle des problèmes de l’homme, de ses imperfections, de son besoin de changement. Mais je leur dis aussi que l’homme est un dieu, un être divin de lumière, qui, un jour, resplendira comme tel.
Le choix est entre les mains de l’homme. S’il choisit le chemin que je lui indiquerai, en vérité, cette divinité rayonnera.  Sinon, mes frères et sœurs, l’avenir de l’homme sera funeste. Mais, mes amis, je connais d’avance votre réponse et votre choix. Grâce à votre amour, l’amour que vous portez en vos cœurs pour vos frères, n’ayez aucune crainte, vous qui m’êtes chers, car vous ferez le bon choix. [Message n° 78 (Maitreya)]

La fusion froide – procédé économique, sûr, sans déchets, utilisant un simple isotope d’eau, qui est disponible partout dans le monde – répondra à tous les besoins énergétiques futurs de l’humanité. Cette technique sera mise à notre disposition lorsque le partage sera mis en œuvre et deviendra la norme économique. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Mon intention a été de me révéler le plus tôt possible, de ne souffrir aucun délai, et de me présenter au monde comme votre ami et votre instructeur. Beaucoup dépend de votre promptitude à me découvrir, car ainsi je pourrai vous aider à sauver votre monde. Je suis ici pour aider et pour enseigner, pour vous montrer le chemin de l’avenir et vous révéler les uns aux autres en tant que dieux. [Message n° 140 (Maitreya)]

Le principe directeur doit être celui de la suffisance et non du gaspillage. A l’heure actuelle, c’est le gaspillage qui gouverne le système économique mondial. Ce gaspillage à outrance est à l’origine de nos différents problèmes de pollution et constitue un danger pour le bien-être de la planète. Ceci n’est qu’à moitié compris. Une économie durable est une économie qui satisfait les besoins de chacun, mais dans le respect des possibilités et de la santé de la planète.
Aujourd’hui, cela paraît irréalisable. Cependant, la technologie de la lumière transformera la situation de l’humanité et fournira, en quantité illimitée, une énergie écologiquement saine et répondant à tous nos besoins. Cela transformera l’attitude de l’humanité devant le problème de l’offre et de la demande et, par conséquent, devant celui des forces du marché. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Pour une solution définitive et parfaite, nous devons attendre les conseils des Maîtres. Mais nous pouvons faire beaucoup par nous-mêmes, en cessant d’abord d’utiliser le sol, les rivières et les océans comme les poubelles de notre appétit de croissance démesuré. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]

Maitreya fera appel à tous pour se joindre à l’armée de ceux qui l’aideront – pour protéger et purifier l’environnement ; pour inciter les peuples à agir dans leur propre intérêt ; pour nettoyer la planète des toxines qui la polluent, et rétablir l’harmonie entre les nations. Ce n’est pas une mince tâche que la sienne, mais il se tient prêt à combattre le mal existant – et à l’emporter. [L’heure est venue (Maître –)]

C’est justement le mésusage des ressources, la soumission aveugle aux forces du marché, la compétition, qui ont créé la pollution qui est en train de devenir une telle catastrophe écologique. Nous empoisonnons notre planète si rapidement que si nous ne changeons pas très vite notre fusil d’épaule, il sera bientôt trop tard et les générations futures en souffriront d’une manière inimaginable.
Heureusement, la Nature est très résistante et je crois qu’elle récupérera rapidement. Déjà, nombreux sont ceux – y compris au sein des gouvernements – qui, suite aux interventions véhémentes de divers groupes dans différents pays, commencent déjà à s’attaquer aux problèmes posés par la pollution. Toutefois, celle-ci ne s’arrêtera pas tant qu’une compétition aussi féroce régnera dans notre politique et nos méthodes de production. Nous devons transformer notre conception actuelle de la production fondée sur l’avidité, le gaspillage et la compétition, en une philosophie de la suffisance. Au lieu de nous dire : « Combien pouvons-nous produire et en combien de temps ? », nous devons nous demander : « De combien avons-nous besoin ? Quelle est la quantité minimale de ce produit dont nous pouvons nous contenter ? Quelle est la plus petite quantité de ceci ou de cela qui peut nous assurer une existence pleine et épanouie, à nous et à tout le monde ? ». [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Mon cœur déborde du besoin impérieux de mener à bien cette grande entreprise. J’aurai besoin pour cela de l’aide de tous ceux qui aiment leur prochain. Les hommes doivent sauver le monde qui souffre gravement. Mes Maîtres et moi-même vous montrerons le chemin pour y parvenir. Cela nous réjouit le cœur de voir que les gens ordinaires dans le monde se sont déjà attelés à cette tâche. C’est à eux que je parle maintenant. Faites entendre votre voix ; dites vos besoins au monde, votre besoin de paix, votre besoin de justice et de liberté, le besoin qu’ont tous les êtres de vivre en harmonie. Quelles que soient leur religion, leur couleur, leur race, tous les hommes, en essence, sont un. Ils sont mes frères, et j’aime chacun d’entre eux. [Message de Maitreya, 27 mars 2008]

 

De nos correspondants

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Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Soho, le 1er mars 2019 [sommaire]

Les miracles inonderont le monde

Le 1er  mars 2019, l’Observatoire solaire et héliosphérique de la Nasa a photographié un énorme objet structuré près du soleil.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 369 de mai 2019, page 13.]

Source : YouTube : myunhauzen74

Soho, le 14 mars 2019 [sommaire]

Le 14 mars 2019, l’Observatoire solaire et héliosphèrique de la Nasa a photographié un énorme objet ailé près du soleil.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 369 de mai 2019, page 13.]

Source : YouTube : myunhauzen74

Des lingams apparaissent dans le temple de swami Premananda [sommaire]

Les 4 et 5 mars 2019, 10 lingams sont miraculeusement apparus dans le temple de sri Premeshvarar à l’ashram de swami Premananda, Tamil Nadu (Inde), pendant la nuit divine du Mahashivaratri. « L’atmosphère était puissante et édifiante », a expliqué la direction de l’ashram. Trois lingams sont apparus le 4 mars 2019 dans la soirée, et sept autres au petit matin du 5 mars et plus tard le même jour.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Source : sripremananda.org

Motifs de lumière à Montréal [sommaire]

Photographie de motifs de lumière prise le 18 décembre 2018 à Montréal (Canada), envoyée par J. M.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 369 de mai 2019, page 14.]

De la myrrhe miraculeuse [sommaire]

Lors du Carême, des centaines de chrétiens orthodoxes se sont rendus à la cathédrale orthodoxe ukrainienne Saint-Vladimir de Parma (Ohio) pour voir ou vénérer une icône de la Vierge de type Kardiotissa. Les 29 et 30 mars 2019, des centaines de personnes, dont 200 écoliers, ont rempli la cathédrale. Un prêtre a levé l’icône et laissé couler la myrrhe qui suinte de l’icône dans les mains de chaque enfant.

Cette icône en bois d’où suinte de la myrrhe sans interruption depuis huit ans, avait été prêtée par l’église orthodoxe Saint-Georges de Taylor, en Pennsylvanie. Kardiotissa, qui signifie le Cœur tendre, est créditée de nombreux cas de guérisons miraculeuses.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 369 de mai 2019, page 15.]

Source : visionsofjesuschrist.com ; uocfusa.org ; schwebster.org

Photographie d’un objet en forme de disque [sommaire]

Etats-Unis – Tôt dans la soirée du 9 mars 2019, un témoin qui conduisait sur une autoroute de Los Angeles (Californie) a photographié un objet en forme de disque rougeoyant planant à basse altitude. « J’ai été étonné de voir que des avions et un hélicoptère à proximité semblaient passer en dessous sans le remarquer », a-t-il rapporté.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 369 de mai 2019, page 15.]

Source : mufon.com

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.

Angela Merkel soutient les manifestations des Vendredis pour le futur [sommaire]

La chancelière allemande Angela Merkel a fait l’éloge des élèves qui manifestent pour réclamer plus de mesures contre le changement climatique. Mais elle a également prévenu qu’ils allaient devoir faire preuve de patience avant d’obtenir l’abandon du charbon comme source d’énergie en Allemagne. Dans une vidéo en ligne, elle exprime son franc soutien aux « élèves qui descendent dans la rue au nom de la protection du climat et qui se battent pour cette cause ».

« Je sais que les élèves veulent que beaucoup de choses aillent plus vite, en particulier la sortie du charbon, déclare A. Merkel. Mais en tant que chef du gouvernement, je suis obligée de rappeler que nous devons tenir compte de beaucoup de paramètres : il nous faut concilier les emplois et la santé économique avec les objectifs de protection climatique. » La chancelière a expliqué que son gouvernement avait donc fixé à 2038 la date à laquelle l’Allemagne aurait abandonné sa dépendance au charbon dans la production d’énergie. « Du point de vue des élèves, cela paraît peut-être très lointain, mais [la sortie] est un défi majeur, et je les appelle à comprendre cela également », a-t-elle déclaré.

Source : dw.com

Climat : la nécessité de projets concrets [sommaire]

António Guterres, secrétaire général des Nations unies, a lancé un appel urgent aux leaders mondiaux pour leur demander de mettre en place des projets concrets pour s’occuper du changement climatique. Il leur a demandé de venir préparés, au sommet sur l’action pour le climat de New York, le 23 septembre 2019.

Le secrétaire général des Nations unies a lancé son appel lors de la présentation à l’Onu, le 28 mars 2019, d’un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale : « Chaque semaine amène un nouvel exemple de catastrophe liée au changement climatique, a-t-il déclaré. Aucun pays et aucune communauté ne sont à l’abri. Et comme toujours les plus pauvres et les plus vulnérables sont les premiers à en souffrir et les plus gravement touchés. […] Les marches climatiques mondiales envoient un message clair. Les jeunes demandent que les leaders d’aujourd’hui agissent pour les générations futures. Je me fais l’écho de cette demande. »

Source : democracynow.org ; un.org

Succès de l’initiative bavaroise pour « sauver les abeilles » [sommaire]

Les écologistes allemands fêtent l’adoption par la Bavière d’une série de mesures destinées à « sauver les abeilles » et qui pourraient révolutionner les pratiques agricoles à travers le pays.

« C’est une étape importante pour la protection de la nature et un grand moment de participation citoyenne à l’élaboration de la loi en Bavière, a déclaré Ludwig Hartmann du parti Les Verts, un des initiateurs de la pétition qui a permis ce résultat. C’est un motif de réjouissance, mais également une incitation à faire avancer ensemble d’autres projets importants pour la protection de notre environnement et du climat. »

Des militants de toute l’Europe se sont félicités de la traduction de la pétition dans la loi et se sont fixé pour objectif de répliquer cette initiative. La pétition a reçu le soutien de 1,75 million de Bavarois – plus d’un cinquième de l’électorat du Land – et est considérée comme la plus importante du genre. D’autres Länder allemands prévoient maintenant de tenir leur propre scrutin public.

La pétition demandait que 20 % des terres agricoles de Bavière soient converties aux pratiques biologiques d’ici 2025, puis 30 % d’ici 2030 ; que 10 % des espaces verts soient transformés en prairies sauvages ; et que les terres et les cours d’eau soient plus strictement protégés contre les pesticides et les engrais. La Bavière est le Land allemand qui possède le plus de terres agricoles.

Source : theguardian.com

La pollution plastique marine [sommaire]

La pollution plastique marine coûterait jusqu’à 2 500 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale, selon des chercheurs.

Dans une étude publiée récemment par le Marine Pollution Bulletin, des scientifiques alertent sur le coût social et économique mondial des déchets plastiques qui a selon eux été sous-estimé. La pollution plastique des océans coûte à la société des milliards de dollars chaque année en termes de ressources détériorées ou perdues. La pêche, l’aquaculture, les activités de loisir et le bien-être mondial sont tous négativement impactés par la pollution plastique, qui fait baisser de 1 à 5 % le bénéfice que les humains retirent des océans. La valeur de l’écosystème marin ainsi perdue pourrait atteindre 2 500 milliards de dollars (2 200 milliards d’euros) par an, selon l’étude. Environ huit millions de tonnes de pollution plastiques sont déversées chaque année dans les océans de la planète.

Nicola Beaumont, économiste de l’environnement au laboratoire de biologie marine de Plymouth (Royaume-Uni) qui a dirigé l’étude, indique que cette recherche est la première du genre à explorer l’impact socio-économique des plastiques dans la mer. « Nos calculs constituent la première tentative visant à déterminer « le prix du plastique ». Nous savons que nous devons poursuivre nos recherches pour affiner ces résultats, mais nous sommes déjà convaincus qu’ils sous-estiment les coûts réels pour la société mondiale », a déclaré N. Beaumont.

Des déchets plastiques sont retrouvés partout sur Terre, sur les côtes les plus peuplées comme sur les plus reculées, et leur impact sur le plancton, les invertébrés, les poissons, les tortues, les oiseaux et les mammifères est systématiquement négatif, d’après l’étude. Mais les auteurs ont également découvert que les plastiques – qui euvent rester à flot pendant des décennies, voire plus, et traverser des distances de plus de 3 000 km – fournissent de nouveaux habitats aux bactéries et aux algues. Ces « colonies » accroissent l’aire d’extension biogéographique de ces bactéries et algues, et par conséquent augmentent le risque de propagation d’espèces invasives et de maladies.

Source : theguardian.com

Les trains néerlandais fonctionnent à l’énergie éolienne [sommaire]

Aux Pays-Bas, les trains de passagers sont les premiers au monde à fonctionner entièrement à l’énergie éolienne. Depuis janvier 2017, cent pour cent de l’électricité alimentant le réseau ferré néerlandais provient de la production éolienne. Un projet lancé quatre ans auparavant fixait à janvier 2018 la date limite pour que la totalité des trains fonctionnent à l’énergie éolienne. Cet objectif a été atteint avec une année d’avance, grâce à un accroissement du parc éolien sur le territoire et au large des côtes.

Des mesures supplémentaires d’efficacité énergétique sont planifiées et permettront des économies d’un tiers. Trois tours de pales d’une éolienne feront avancer un train d’un kilomètre. Une éolienne tournant pendant une heure fournira de quoi faire parcourir 200 km à un train.

Source : The Guardian, R-U ; groenetrein.ns.nl

Slovaquie : une environnementaliste élue présidente [sommaire]

Pour la première fois en Slovaquie, les électeurs ont élu une femme comme présidente, la lauréate du prix Goldman pour l’environnement en 2016. Novice en politique, Zusana Caputova a porté un programme anti-corruption et pro-environnement pour contrer la rhétorique nationaliste et agir pour l’environnement.

Z. Caputova avait remporté le prestigieux prix Goldman pour l’environnement pour son combat pour la fermeture d’un dépôt de déchets toxiques dans sa ville de Pezinok. [Voir notre numéro de juin 2016].

Le président joue un rôle essentiellement protocolaire en Slovaquie, mais il est chargé de nommer le premier ministre, entre autres fonctions. Z. Caputova a obtenu 58 % des suffrages, devançant Maros Sefcovic, vice-président de la Commission européenne, qui a obtenu 42 % des voix.

Source : pressenza.com ; itv.com

Plus de dioxyde de carbone que jamais [sommaire]

Une étude d’avril 2019, publiée par les chercheurs de l’Institut de recherche sur l’impact du climat de Postdam et l’Institut météorologique Max Planck à Hambourg, établit qu’il y a plus de dioxyde de carbone dans l’atmosphère aujourd’hui qu’à aucun autre moment depuis trois millions d’années.

Pour la première fois, les chercheurs sont parvenus à créer une simulation informatique du climat des trois derniers millions d’années qui corresponde aux données issues des sédiments prélevés sur le plancher océanique.

« Grace à l’analyse des sédiments du fond des mers nous connaissons la température et les volumes de glace des océans du passé, mais jusqu’à présent le rôle du niveau de CO2 dans les cycles de glaciation n’étaient pas complètement compris, indique Matteo Willeit, dans une déclaration à la presse. Nous démontrons maintenant, grâce à des simulations informatiques, que les changements du niveau de CO2 constituent un des facteurs principaux des périodes glaciaires. »

Cette découverte a des implications terrifiantes. Durant la période modélisée, la température moyenne ne s’est jamais élevée à plus de 2°C au-dessus de celle de l’ère pré-industrielle. Si les hommes continuent à brûler les combustibles fossiles au rythme actuel, nous dépasserons cette limite d’ici cinquante ans, avec des conséquences colossales.

« Notre étude montre une forte sensibilité du système Terre à de relativement petites variations de CO2 dans l’atmosphère, explique Matteo Willeit. Aussi fascinant que cela soit, c’est aussi inquiétant. »

M. Willeit a déclaré sur CNN que le modèle montre que le taux de dioxyde de carbone ne serait pas de plus de 280 parties par million (ppm) si l’activité humaine n’était pas intervenue dans les cycles climatiques naturels. Or, il est maintenant d’environ 410 ppm. Si cette tendance n’est pas ralentie, « notre planète connaîtra des changements. » Les deux cents prochaines années pourraient voir une montée des mers d’un à deux mètres.

Source : ecowatch.com ; CNN.com

 

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
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Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

Libérer les enfants incarcérés [sommaire]

Interview de Dr David Scott par Shereen Abdel-Hadi Tayles,

« Nos prisons sont un désastre humanitaire et nos enfants sont traités d’une manière inhumaine et dégradante » – Dr David Scott.

Le Dr David Scott travaille à l’Université ouverte, au Royaume-Uni, et est professeur invité à l’Université de Toronto (Canada). Il a publié plus de 100 articles et 15 livres, il est membre fondateur du groupe de pression End Child Imprisonment (En finir avec l’emprisonnement des enfants). Il est cofondateur de la revue Justice, Pouvoir et Résistance et directeur fondateur de la maison d’édition indépendante EG Press. Le Dr Scott est également un ancien coordinateur du Groupe européen pour l’étude de la déviance et du contrôle social, et membre du comité consultatif académique d’Inquest. Il a réalisé de nombreux courts-métrages documentaires et en 2018, il a été primé au Festival du film documentaire britannique pour son film (avec Hamlett Films), Grenfell Tower and Social Murder (La tour Grenfell et le meurtre social, non traduit). Shereen Abdel-Hadi Tayles a interviewé le Dr Scott pour Partage international.

Partage international : Quand avez-vous commencé votre campagne pour l’abolition du système carcéral et quel est le message ?
David Scott : Je fais directement campagne sur ces questions depuis 13 ans. J’ai vraiment commencé à m’impliquer dans la campagne vers 2006 lorsque je me suis engagé dans un petit groupe de pression intitulé No More Prisons (Plus de prisons) au Royaume-Uni.
Je participe actuellement à la campagne pour mettre fin à l’emprisonnement des enfants qui a été lancée en novembre 2018 au Parlement. On milite car les enfants sont vulnérables, qu’ils ont des besoins énormes et qu’on doit élaborer des scénarios permettant aux enfants de grandir et de se développer. Ils vont faire des erreurs parce que tout le monde en fait. Ce sont les enfants qui ont connu les pires choses dans leur vie – ceux qui ont déjà connu un mauvais départ et toutes les difficultés et ceux qui ont déjà été confrontés à la violence et aux mauvais traitements, aux préjudices et aux blessures – qui semblent être happés dans le système criminel.
Essentiellement, ce qu’on essaie de faire, c’est de gagner une bataille des cœurs et des esprits. Le crime et le châtiment sont déjà des idées bien établies et on essaie de les changer. Au Royaume-Uni, il semble qu’un très grand nombre de personnes vulnérables sont incarcérées, dont certaines sont des enfants, bien sûr. Ces enfants ont souvent été confrontés à de nombreux problèmes très difficiles au début de leur vie. Beaucoup de ceux qui ont été placés dès leur plus jeune âge n’ont jamais reçu l’amour, les soins ou l’affection d’une famille. Ils n’ont jamais su ce que c’est que de se sentir membre d’une communauté. On ne leur a jamais accordé une chance.
Nous faisons campagne pour dire que les enfants sont des enfants et que nous devons leur donner une chance plutôt que de les envoyer en prison. Ces enfants sont aussi, de façon disproportionnée, issus des minorités noires et asiatiques. On leur a déjà fait du mal, ils ont eu très peu d’opportunités dans la vie et ont grandi dans des circonstances très difficiles. Ils sont donc beaucoup plus vulnérables et ils n’ont tout simplement pas le mécanisme de défense nécessaire pour vivre en prison parce qu’il leur manque les bases dans la vie. D’où toutes ces situations horribles de décès d’enfants en détention, ou d’enfants qui s’automutilent, ou se tournent vers la drogue ou d’autres activités parce qu’ils ne pensent pas qu’ils auront un jour une vie normale. Les prisons sont très nocives et elles génèrent des pensées et des actions très nocives.

PI. Lorsque vous parlez d’enfants, à quelle tranche d’âge faites-vous référence au Royaume-Uni ?
DS. Actuellement, l’âge de la responsabilité pénale en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord est de 10 ans. En Ecosse, l’âge officiel de la responsabilité pénale est de 8 ans, l’un des plus bas au monde, mais en pratique, cela concerne les enfants à partir de 12 ans. L’Ecosse envisage de relever l’âge officiel de la responsabilité pénale.
Mais lorsqu’on commence à examiner ces questions au sujet de l’âge de la responsabilité criminelle, c’est un peu ridicule. Considérez le fait que les enfants n’ont pas le droit d’avoir des relations sexuelles consentantes, qu’ils n’ont pas le droit d’acheter de l’alcool, qu’ils n’ont même pas le droit d’acheter un animal de compagnie quand ils ont 10 ans. Il y a donc quelque part dans le droit cette notion que les enfants ne sont pas encore vraiment responsables, qu’ils sont encore en développement, qu’ils apprennent encore et qu’ils commettent des erreurs.
Idéalement, l’âge de la responsabilité pénale devrait être de 18 ans. Donc, en fait, si l’on augmente l’âge de la responsabilité pénale à 14 ans, puis 16 ans, on abolit de fait la responsabilité pénale pour un groupe d’âge particulier, ce qui aboutirait à réduire le nombre d’enfants en prison.

PI. Les peines de prison pour enfants posent-elles un problème particulier au Royaume-Uni ?
DS. Nous avons un nombre extraordinaire de condamnations à perpétuité d’enfants en Angleterre et au Pays de Galles. Il y a eu 197 enfants condamnés à perpétuité entre 2006 et 2016.
Dans le droit coutumier anglais, la loi Joint Enterprise signifie qu’un groupe d’enfants est poursuivi s’il est au courant d’un crime mais n’a rien fait pour l’arrêter. Il y a donc un nombre extraordinairement élevé d’enfants, littéralement des centaines ces derniers temps, qui ont été incarcérés à perpétuité, mais qui n’ont rien fait d’illégal. Ils ont simplement connu une personne qui a commis une infraction grave. Dans le reste de l’Union européenne, environ cinq enfants au total sont emprisonnés dans le cadre de condamnations à perpétuité. La situation est donc absurde au Royaume-Uni.

PI. Avez-vous, vous ou votre groupe, présenté votre campagne au gouvernement et avez-vous reçu une réponse ?
DS. Nous avons lancé la campagne au Parlement en novembre 2018, en présence d’un nombre important d’acteurs du monde pénal. Et nous essayons constamment d’éveiller l’intérêt et de faire pression, ce que les abolitionnistes britanniques font depuis de nombreuses années. Un autre groupe d’inspiration abolitionniste, Inquest, donne constamment des informations et tente de faire pression sur le Parlement et les ministres. Nous essayons constamment de refroidir l’enthousiasme des gens pour les prisons et les punitions, ce qui signifie exposer les faits au public et aux politiciens.
Nous défendons une approche assez radicale en ce qui concerne l’abolition des prisons. Pour mettre fin au mal fait à ces enfants, il faut abolir complètement le système carcéral, mais il faut commencer quelque part. Nous travaillons donc avec le gouvernement sur toutes ces questions, ce qui signifie parler aux politiciens travaillistes et avec le « cabinet fantôme », et collaborer avec tous ceux qui sont prêts à écouter.

PI. Y a-t-il une différence dans vos rapports avec le gouvernement selon que vous ayez affaire à un gouvernement travailliste ou conservateur ? Ou avez-vous toujours eu le même genre de réponse ?
DS. Il y a eu deux discours dominants au sujet de la justice pour les jeunes, qui s’articulent autour des approches punitives ou non punitives, autrement dit le traitement social ou judiciaire. En fait, c’est tout à fait contradictoire et cela dépend des politiciens impliqués, et pas nécessairement de la ligne des partis. Par exemple, avec le gouvernement conservateur actuel, le nombre d’enfants en prison a considérablement diminué. Cependant, le nombre d’enfants noirs, asiatiques et appartenant à des groupes minoritaires a en fait augmenté, de sorte qu’ils représentent environ 46 % des enfants en prison. Il existe diverses institutions comme les Centres de formation en milieu fermé et les établissements pour jeunes contrevenants que l’on n’appelle pas des prisons pour enfants, mais qui en sont bien.
Et sous le gouvernement travailliste, dans les années 1990, le nombre d’enfants envoyés en prison a en fait augmenté. Il est ironique que notre actuel ministre [conservateur] de la Justice, David Gauke, ait déclaré catégoriquement qu’il ne pensait pas que les prisons soient la réponse, mais qu’il ne voyait pas d’alternative et que nous sommes en phase de création de nouvelles places de prison et ce, depuis plusieurs années. Ils essaient de construire de nouvelles méga prisons. A l’heure actuelle, le ministre des Prisons dit qu’il envisage des réductions de peine, y compris l’abolition des peines d’emprisonnement de moins de six mois, mais il n’a pas encore apporté les changements juridiques ou politiques nécessaires.

PI. Quelles sont les propositions d’alternative à la prison pour les jeunes ?
DS. On doit penser stratégiquement : tout d’abord, essayons de gagner un peu de terrain en appelant à une réduction de la population carcérale infantile, pour se concentrer sur une abolition partielle ou sélective. On pourrait donc vouloir abroger certaines lois sur la criminalisation de la consommation de stupéfiants, ou abolir les peines d’emprisonnement à perpétuité pour les enfants, par exemple.
Mais en termes d’alternatives, différentes approches peuvent être très utiles, comme une approche éducative ou une approche spirituelle. Il est certain qu’essayer de développer les aspirations des enfants et d’élaborer une compréhension humaniste des enfants en tant que personnes avec une âme et qui veulent être les meilleures possibles serait la base d’une approche éducative est vraiment précieuse.
L’une des approches est de reconnaître qu’un grand nombre d’enfants incarcérés le sont pour des infractions relativement mineures contre des biens. Ils sont enfermés parce qu’ils ont eu une vie vraiment difficile et, si nous voulons régler ce problème, nous devons adopter une approche non punitive, et donc une approche non carcérale. Nous devons voir comment nous pouvons reconstruire la vie de ces enfants. Parce que s’ils ont eu un manque de soutien dans leur vie, nous voudrions le leur apporter et essayer de construire leur vie en leur donnant des expériences de vie positives.
Même s’il y a des enfants qui, à un moment donné, doivent être pris en charge par l’Etat, il devrait y avoir des principes de base sur la façon dont ils doivent être traités. L’approche « l’enfant d’abord » est nécessaire, où l’enfant doit être accueilli dans des conditions de soutien, d’amour et de soins. Il devrait y avoir des principes de base sur la manière dont nous devrions traiter les enfants, qui incluent l’attention, l’amour et le soutien, et non en créant des obstacles que les enfants ne parviennent pas à surmonter.

PI. Il y a donc une situation où des enfants qui ont déjà un déficit, prennent la mauvaise décision ou étaient au courant d’un crime, puis sont incarcérés et perdent tout espoir d’un avenir meilleur et n’ont plus aucune motivation pour continuer à vivre.
DS. Vous venez d’utiliser une expression que je cautionne totalement, qui est « la fin de l’espoir ». Et en fait, c’est la seule chose qui manque vraiment dans les prisons. Les prisons sont des endroits qui semblent générer ce sentiment de désespoir, qu’il n’y a pas d’issue meilleure, que les choses ne vont pas changer, et qu’elles vont simplement être comme ça pour toujours. Evidemment, c’est l’un des principaux facteurs des idées suicidaires tant chez les adultes que chez les enfants.
Il est crucial que les enfants se sentent aimés et qu’ils sentent que leurs besoins sont satisfaits. Mais ils doivent aussi sentir qu’ils peuvent aimer en retour, qu’ils peuvent donner quelque chose en retour. Et cela signifie investir dans ces enfants, et cela signifie les soutenir.
Près de la moitié des enfants qui sont incarcérés viennent de familles où les enfants ont droit à des repas scolaires gratuits, nous parlons donc d’enfants pauvres. Alors, donnons-leur quelque chose. Découvrons quels sont leurs talents, ce qu’ils peuvent donner et ce qu’ils peuvent faire. Ne nous contentons pas de les exclure.

PI. Connaissez-vous un pays qui ait tenté d’abolir son système carcéral, que ce soit pour les jeunes ou les adultes ?
DS. Nous devons comprendre comment la réforme des prisons a évolué. Il n’y a pas toujours eu des prisons. Les prisons sont une invention du début du XIXe siècle, et les premières prisons du Royaume-Uni datent d’environ 1816, comme aux Etats-Unis et au Canada. Cela va de pair avec la montée du capitalisme industriel. Il faut regarder cette relation symbiotique entre la prison et les niveaux d’inégalité. En particulier, l’inégalité économique, mais aussi les inégalités liées à la perception de l’identité raciale, du genre, de la sexualité, de l’âge, etc.
Si vous regardez des pays comme la Norvège, la Suède ou la Finlande, vous voyez qu’ils ont toujours un système carcéral, mais ils ont aussi une approche beaucoup plus axée sur les allocations sociales. Et surtout, ils ont une forme de société plus social-démocratique et une approche très différente de la manière dont ils traitent les inégalités économiques.
Les gens qui agissent mal sont souvent ceux qui se trouvent au bas de l’échelle sociale, ceux qui sont perçus comme les indésirables, les défavorisés, les parias, ceux qui sont en marge de la société et ceux qui ne parviennent pas à réaliser les objectifs du capitalisme avancé. C’est le genre de gens qui finit en prison. Si nous voulons avoir une autre approche des prisons, nous devons avoir une approche différente de la façon dont nous traitons les gens.
Tout simplement, nous devons remettre en question l’inégalité. Si nous pouvons avoir une société fondée sur la coopération et si nous pouvons dépasser le stade d’un Etat raciste, capitaliste, patriarcal et néocolonialiste, alors seulement commencerons-nous à trouver une issue à notre actuel système pénal déshumanisant.

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.

Plus d’un million de jeunes en grève pour le climat [sommaire]

Dans de cadre d’une des plus grandes manifestations de l’histoire en faveur de l’environnement, environ 1,4 million de jeunes dans 123 pays ont déserté les cours et sont descendus dans la rue le 15 mars pour exiger des actes forts contre le changement climatique.

Ces manifestations mondiales ont été inspirées par la militante suédoise, Greta Thunberg, 16 ans, qui a commencé dès août 2018 à manquer l’école tous les vendredis pour manifester devant le parlement suédois. Très vite, des étudiants du monde entier se sont mis à protester de la même manière, et désormais ces grèves scolaires se sont répandues à travers toute la planète.

« Nous sommes nés dans ce monde et nous devons vivre avec cette crise, puis nos enfants et nos petits-enfants […]. Nous sommes confrontés à la plus grande crise existentielle que l’humanité ait jamais connue. Et pourtant, elle a été ignorée. Ceux qui l’ont ignorée se reconnaitront », a déclaré Greta.

D’éminents universitaires et scientifiques de nombreux pays ont signé des lettres ouvertes pour apporter leur soutien aux grèves pour le climat.

Aujourd’hui, parents et grands-parents du monde entier se mobilisent pour soutenir les grèves des jeunes en faveur du climat sous la bannière « Parents pour l’avenir » et ont également publié une lettre ouverte demandant une action urgente pour lutter contre le changement climatique et empêcher une hausse des températures de plus de 1,5°C : « Le mouvement mondial des jeunes pour le climat fait le plus gros effort : lutter contre l’inertie du système actuel pour protéger non seulement leur avenir, mais aussi le nôtre ! […] Nous leur devons maintenant d’agir, car l’espoir sans action est un vœu pieux. […] En tant que citoyens, nous devons donner à leurs voix le pouvoir de nos votes. En tant que consommateurs, nous devons prendre des décisions en matière de dépenses qui donnent la priorité à l’environnement. […]

Dans un article paru dans le journal britannique The Guardian le jour de la manifestation mondiale, le secrétaire général des Nations unies António Guterres a écrit : « Ces écoliers ont saisi quelque chose qui semble échapper à beaucoup de leurs aînés : nous sommes dans une course pour notre survie que nous sommes en train de perdre. La fenêtre d’opportunité se referme – nous n’avons plus le luxe du temps, et le retard climatique est presque aussi dangereux que le déni climatique. […]

Je sais que les jeunes peuvent changer le monde et le font. Beaucoup d’entre vous sont anxieux et inquiets pour l’avenir. […] Mais je sais que l’humanité est capable de réalisations énormes. Vos voix me donnent de l’espoir. Plus je vois votre engagement et votre dynamisme, plus je suis persuadé que nous gagnerons. Ensemble, avec votre aide et grâce à vos efforts, nous pouvons et nous devons vaincre cette menace et créer un monde plus propre, plus sûr et plus vert pour tous. »

Greta Thunberg, proposée comme candidate pour recevoir le prix Nobel de la paix cette année, a déclaré : « Les gens ne cessent de me demander : « Quelle est la solution à la crise climatique ? » Ils s’attendent à ce que je connaisse la réponse. C’est plus qu’absurde, car il n’y a pas de solutions dans nos systèmes actuels.

Nous avons besoin d’une toute nouvelle façon de penser. Le système politique que vous [les adultes] avez créé, est basé sur la compétition. […]

Nous devons commencer à coopérer et à partager les ressources encore disponibles de cette planète d’une manière équitable. Nous ne faisons que transmettre les paroles de la science. Notre seule exigence est que vous commenciez à écouter puis que vous commenciez à agir. »

Source : vox.com ; commondreams.org ; The Guardian, BBC, Royaume-Uni ; parentsforfuture.org

Nouvelle-Zélande : « Ils sont des nôtres » [sommaire]

Le 15 mars 2019 est une date que les Néo-Zélandais n’oublieront jamais. Bien qu’accueilli comme un frère, un tireur solitaire a ouvert le feu avec des armes d’assaut dans deux mosquées de Christchurch, tentant de tuer le plus grand nombre possible de fidèles pacifiques qui avaient répondu à l’appel à la prière de leur imam. Au moins 50 ont été tués et 50 blessés.

Sans l’arrestation rapide du tireur, le nombre de morts aurait été beaucoup plus élevé. Le cycle du terrorisme et du contre-terrorisme, déclenché par les événements de 2001, a finalement atteint les rives isolées de l’une des nations les plus pacifiques.

La réaction du peuple néo-zélandais a été immédiate. Dans des scènes rappelant le deuil de la princesse Diana, une montagne de fleurs et d’autres témoignages de soutien sont apparus presque du jour au lendemain.

Une semaine après le massacre, dès l’appel à la prière des imans, des centaines de Néo-Zélandais ont formé des chaînes humaines devant les mosquées du pays, tandis que des centaines de milliers d’autres se sont rassemblés dans les parcs pour exprimer leur sympathie. En signe de solidarité et de soutien, de nombreuses femmes ont porté le voile, que ce soit lors d’offices commémoratifs ou dans le cadre de leurs activités quotidiennes. L’humeur de la nation pourrait se résumer dans les mots simples de leur première ministre, Jacinda Ardern : « Ils sont des nôtres. »

Moins d’une semaine après l’attentat, la première ministre a annoncé l’interdiction immédiate de tous les fusils d’assaut et armes semi-automatiques de type militaire en Nouvelle-Zélande. Peu après, le Parlement a entériné ce changement par un vote favorable à 119 voix contre 1.

« Au nom de tous les Néo-Zélandais, nous sommes en deuil, ensemble nous sommes un, ils sont des nôtres. » Témoignage de la première ministre Jacinda Ardern, dans un livre de condoléances officiel (Radio New Zealand)

 

Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

Donner le droit de vote aux enfants pour renforcer la démocratie [sommaire]

par Graham Peebles,

En décembre 2018, David Runciman, responsable de la chaire de politique à l’Université de Cambridge, a fait une proposition radicale afin de lutter contre la discrimination fondée sur l’âge dans nos démocraties : permettre aux enfants de participer aux élections à partir de 6 ans. Permettre aux enfants de voter, a-t-il dit, donnerait un « surplus d’énergie » aux démocraties. Bien que l’idée d’un vote pour les enfants de six ans semble extrême et sera sans aucun doute rejetée, il existe un argument démocratique fort en faveur de l’abaissement de l’âge en deçà de 18 ans, l’âge normal de vote dans la plupart des pays.

En réponse à la suggestion D. Runciman, le journal The Guardian a demandé quelles seraient leurs priorités en matière de politique à un groupe d’enfants âgés de 6 à 12 ans. Leurs réponses intelligentes et directes sont inspirantes et en accord avec les vues de beaucoup d’entre nous. Libérés de l’idéologie et de la politique partisane, ces enfants voient les problèmes clairement et parlent sans encombre, directement du cœur.

Thomas Atkinson a 10 ans et vit à Belfast. « L’autre jour, j’ai vu quelqu’un assis sur le trottoir. Il avait l’air d’avoir 20 ans. Pourquoi est-ce que ça arrive ? Il a besoin d’un emploi et d’une maison – et il y a tant de travail à faire. Comme, par exemple, les problèmes environnementaux. Il y a du plastique sur les plages tout autour de Bangor. On a besoin de gens pour nettoyer tout cela. » Petra Pekarik a 11 ans et vit à Londres. C’est une citoyenne hongroise : « Cela n’a pas de sens pour moi que la Grande-Bretagne mette des barrières. Je pense que c’est le contraire qui devrait se produire, et nous devrions supprimer les séparations. » Elle dit qu’à l’école, on parle beaucoup d’équité, mais dans la société Il y a des gens qui habitent dans un grand luxe et d’autres qui n’ont même pas de foyer. « Parfois, je vois des gens qui vivent dans la rue et je me demande pourquoi ils sont là. C’est important parce que nous sommes tous pareils : ces gens ne sont pas différents, ils sont comme nous, nous sommes tous des humains. » Et Tom Ashworth, qui a 9 ans et vit à Ambleside : « Le changement climatique est le grand problème sur lequel les politiciens doivent travailler… Nous ne pouvons pas laisser cela se produire et ne rien faire – il faut y mettre un terme. Nous devons cesser de faire ce qui cause les changements climatiques. C’est très important en ce moment… On doit arrêter de gaspiller la nourriture ainsi que tout le reste. » Le seul enfant de 6 ans à qui nous avons parlé, Wilfie Tudor-Wills de Londres, a dit qu’il devrait y avoir plus de maisons à Londres. Il y a beaucoup de gens dans cette ville et ils ont besoin d’endroits où vivre… il devrait y avoir moins de pollution parce que c’est mauvais pour les poumons. Et, s’il avait l’occasion de parler au Premier ministre britannique, Theresa May, il lui dirait qu’il faut « inciter plus de gens à avoir des voitures électriques parce qu’elles sont meilleures pour l’environnement. » Il aimerait aussi qu’il y ait plus de parcs.

Les autres enfants interrogés ont donné des réponses tout aussi perspicaces, mais les opinions de ces enfants, comme celles de tous les enfants de leur âge, ne sont guère entendues. Les jeunes de moins de 18 ans sont généralement considérés, à tort, comme n’ayant pas la capacité de compréhension nécessaire pour participer aux affaires courantes et se voient donc refuser le droit démocratique le plus fondamental, celui de voter à une élection, qu’elle soit locale ou nationale. Mais à 18 ans, tout change ; c’est apparemment là où l’âge adulte commence et avec lui la pleine citoyenneté. Auparavant, c’était 21 ans.

Les arguments en faveur de l’exclusion des enfants du droit de vote font écho à ceux qui ont été avancés dans le passé pour interdire d’autres groupes – les femmes et les personnes de couleur, par exemple. Ils sont généralement fondés sur l’idée que les enfants sont intellectuellement incapables de comprendre les problèmes, qu’ils sont politiquement indifférents et que, n’ayant pas de jugement propre, ils voteront simplement pour le même candidat/parti que leurs parents. Ce raisonnement a été utilisé pour justifier le refus de voter aux femmes. Même si un enfant vote de la même manière que ses parents, comme beaucoup de personnes de plus de 18 ans le font, cela n’invalide pas le principe « une personne, une voix » et ne constitue pas une raison pour lui refuser la possibilité de voter.

Dans les pays ou les villes où les jeunes de 16 ans ont été autorisés à voter, ces justifications de l’exclusion se sont révélées sans fondement. De multiples études montrent que plus les électeurs qui votent pour la première fois sont jeunes, plus leur participation est importante : le Washington Post a donné l’exemple de Takoma Park, la première ville des Etats-Unis à abaisser l’âge du vote à 16 ans (en 2013), où « les 16-17 ans ont voté deux fois plus que la population plus âgée ». Lors du référendum de 2016 sur l’indépendance de l’Ecosse, les jeunes de 16 ans ont obtenu le droit de vote ; ils ont participé activement aux débats et 75 % des jeunes ayant le droit de vote l’ont exercé, soit 20 % de plus que les 18-24 ans. L’appui de l’ensemble de la population en faveur du droit de vote des jeunes a augmenté après le référendum, passant d’un tiers à 60 %. Le droit de vote en Ecosse a depuis été abaissé à 16 ans.

Toutefois, le fait que les jeunes de 16 ans, ou toute autre personne ayant le droit de vote, en fassent usage ou non ne devrait pas être considéré comme une raison d’accorder ou de refuser ce droit. Lors de la plupart des élections générales au Royaume-Uni, par exemple, seuls 65 % en moyenne des électeurs inscrits sur les listes électorales votent effectivement, et c’est du même ordre dans d’autres démocraties occidentales.

Les jeunes soutiennent massivement les partis progressistes et rejettent le nationalisme, accueillent favorablement les gens d’autres pays et sont à l’avant-garde du mouvement environnemental et des appels à la justice sociale. A mon avis, c’est cette caractéristique qui motive les groupes conservateurs de toutes sortes à résister à l’abaissement de l’âge du droit de vote.

Pour que la démocratie représentative soit véritablement le reflet de la société, il faut faciliter et encourager la participation du plus grand nombre et du plus large éventail possible de personnes, et ce, non seulement dans la sphère politique, mais dans tous les domaines de la vie contemporaine. Dans les pays où l’âge de vote a été maintenu à 18 ans, un pourcentage considérable de la population n’a pas voix au chapitre ; en Grande-Bretagne, où la population vieillit, cela représente environ 17 millions de jeunes. Cette situation est totalement antidémocratique et doit changer.

Les préoccupations et les opinions des jeunes doivent être entendues, reconnues et prises en compte, et on doit leur accorder le droit de vote, qui est le droit démocratique le plus rudimentaire. La discussion devrait se concentrer sur le niveau auquel abaisser l’âge du droit de vote, et non sur la question de savoir s’il convient de l’abaisser. La suggestion du professeur David Runciman d’autoriser les enfants à voter dès l’âge de six ans semble en effet extrême, en particulier si elle était appliquée telle quelle en une seule étape ; l’âge le plus largement proposé est 16 ans. Un processus de changements progressifs, qui pourrait être revu, pourrait être très fructueux et les enfants eux-mêmes devraient être impliqués dans le débat.

La démocratie, c’est la participation : les enfants ne doivent pas seulement être autorisés à voter aux élections de toutes sortes, ils doivent jouer un rôle actif dans la gestion des écoles et des collèges et dans la composition des programmes scolaires. Faciliter cette participation encouragerait non seulement une plus grande responsabilité sociale chez les jeunes, mais enrichirait et renforcerait la démocratie elle-même.

Krishnamurti et les Maîtres [sommaire]

par Phyllis Creme,

« Je dirais que Krishnamurti prépare la voie pour le travail du Christ. » (Benjamin Creme, 1980).

Jiddu Krishnamurti (1895-1986) fut un merveilleux enseignant spirituel, apprécié par des milliers de personnes à travers le monde, y compris par certains des acteurs du travail pour l’Emergence. Parmi ceux qu’il a inspirés se trouvent des scientifiques, des philosophes et, comme d’autres, il a contribué à faire connaître au monde occidental la philosophie et le mode de pensée de l’Inde. Mais son enseignement était bel et bien le sien propre. Il a voulu avant tout « libérer l’homme de manière inconditionnelle », le libérer de tout conditionnement, extérieur et intérieur, de tout ce qui fait obstacle au sentiment de notre individualité, qui naît du silence intérieur au-delà des bruits de notre vie quotidienne. Pour Krishnamurti, l’idéal est de vivre dans une « méditation » permanente, propice à expérimenter l’unicité de toute vie – une conscience profonde et sans faille. Benjamin Creme a déclaré que les enseignements de Krishnamurti sont ceux de Maitreya, simples et sans compromission1, et qu’il avait pris la 4e initiation à l’âge de 49 ans2, en 1944. Dans cet article, je me réfère à certaines déclarations de Benjamin Creme (BC) sur Krishnamurti et à des articles de Partage international.

Je me souviens de la première fois où j’ai assisté à une conférence de Krishnamurti à Londres en 1966, dans une grande salle comble. Je ne savais rien de lui à l’époque. J’ai été frappée par le silence intense et lourd d’expectative qui régnait dans la salle avant l’apparition sur la scène de sa petite silhouette contenue et élégante. Les énergies qu’il véhiculait faisaient déjà leur travail. Son discours pouvait être perçu comme très simple – et d’une certaine manière il l’était – ou comme extrêmement difficile, comme il l’était aussi, car il avait la capacité d’entraîner l’auditoire dans une introspection rigoureuse et, à certains égards, douloureuse. Si vous étiez capable de mettre de côté votre bagage mental, se laisser emporter par le discours de Krishnamurti pouvait provoquer en vous de véritables révélations. Mais cela demande du courage et une grande lucidité. Comme l’a dit BC : « Vous pouvez écouter Krishnamurti de deux manières : intellectuellement… ou en vous confrontant personnellement à ce qu’il dit » [PI, mai 1998].

Les enseignements de Krishnamurti

« Je ne suis pas venu susciter des adeptes » […]. « Sachez que je suis en vous » (Maitreya)3.

Tout au long de sa vie, Krishnamurti a affirmé que la religion, les « Maîtres » ou les prêtres, ou toute autorité en général, qu’elle exerce son pouvoir extérieurement ou mentalement, est un obstacle à la liberté. Pour beaucoup de ses partisans, en particulier en Occident, sa position non religieuse, qui ne voyait pas le besoin d’un Dieu, d’un gourou ou d’un maître, était très attrayante. Dès le début de son enseignement public, il s’en est expliqué : « … Que les Maîtres existent ou non, qu’il existe différents niveaux chez les initiés, les élèves, etc., n’a aucune importance ; ce qui est important, c’est de se connaître soi-même… aussi longtemps que l’esprit est pris au piège de la croyance, la liberté est inaccessible. Donc, pour moi, que les Maîtres existent ou non n’apporte rien à l’action… Même si leur existence est un fait, cela n’a aucune importance ; car pour avoir la compréhension, il faut être indépendant, il faut être seul, complètement dépouillé de toute sécurité… Si vous regardez au fond de vous-mêmes, la plupart d’entre vous constaterez que ce que vous recherchez, c’est la sécurité, le confort, des lieux où vous vous sentez protégés ; et dans cette recherche, vous adoptez des philosophies, des gourous, des pratiques de discipline personnelle. Mais en procédant ainsi, vous contrecarrez, vous entravez votre pensée. » [Adyar, 3e causerie publique, 1933]

Dans cette conversation, Krishnamurti commentait indirectement sa propre histoire. S’il ne désavoue pas les Maîtres, il écarte leur pertinence, leur utilité pour le chercheur en quête de la véritable liberté. Né dans une famille brahmane de l’Inde rurale, il avait été adopté, âgé de 13 ans, avec son frère Nitya, par les théosophes Annie Besant et Charles Leadbeater pour être préparé comme véhicule physique de Maitreya le Christ (comme Jésus l’avait été), dont les théosophes attendaient le retour. Leadbeater avait reconnu la « merveilleuse aura » du garçon. Une organisation, l’Ordre de l’Etoile, avait été créée en 1911 (initialement appelée l’Ordre international de l’Etoile de l’Orient) par Besant et Leadbeater afin de préparer le terrain pour le futur Instructeur planétaire, et Krishnamurti, placé à sa tête, commença à donner des conférences.

Mais en 1929, Krishnamurti prit la décision inattendue de dissoudre l’Ordre de l’Etoile. La Société théosophique à cette époque était tombée dans la bigoterie et le culte de la personnalité. Elle promettait par exemple des initiations rapides au cours d’une même vie. Après quelques années de résistance à tout cela, finalement, lors d’une grande réunion, Krishnamurti annonça qu’il dissolvait l’Ordre et promit que désormais, il enseignerait simplement, sans dogme. Dans son discours, bien connu, il a déclaré : « Ce qui vous préoccupe, c’est de savoir s’il existe un être tel que l’Instructeur mondial, qui se serait manifesté dans le corps d’une certaine personne, appelée Krishnamurti ; mais dans le monde, nul ne se préoccupe de cette question… Je maintiens que la Vérité est un pays sans chemin, et vous ne pouvez l’approcher par aucun sentier quel qu’il soit, par aucune religion, par aucune secte […]. Je ne veux appartenir à aucune organisation spirituelle, comprenez bien cela […] Si une organisation est créée dans ce but, elle devient une béquille, une faiblesse, un esclavage. Elle rend l’individu infirme et l’empêche de grandir et d’affirmer son caractère unique, qu’il trouvera dans la découverte par lui-même de cette Vérité absolue, inconditionnelle. »

Ceci est resté le principe de Krishnamurti : pas de dogme, pas de maître, mais une introspection rigoureuse. Il prônait le changement individuel comme voie de transformation de la société : « En provoquant un changement radical de l’être humain, vous produisez naturellement un changement radical de la structure et de la nature de la société. » [Entretiens avec des étudiants américains, The Krishnamurti Archives)]

Les enseignements de Krishnamurti sont devenus particulièrement importants pour de nombreuses personnes qui cherchent une voie spirituelle tout en étant imprégnées de la vision du monde matérialiste occidentale prédominante. Il en vint à se référer aux croyances spirituelles comme des accessoires émotionnels et spirituels que le vrai chercheur devait abandonner pour favoriser un simple état d’être dans le présent, sans pensée ni émotion, qu’il appelait « méditation », sans retrait de la vie mais plutôt dans une sorte d’immersion isolée – une manière d’être dans le monde mais pas du monde.

Le rejet de Krishnamurti de toute religion formelle ou de tout « isme » s’est maintenu toute sa vie. En cela, il est en accord avec les Enseignements de la Sagesse éternelle que le Maître Djwahl Kuhl (DK) a transmis par l’entremise d’Alice Bailey, dans lesquels il critique toutes les religions pour leurs faux enseignements. Au début de chaque livre de DK, il est demandé au lecteur de ne rien accepter aveuglément, mais de considérer ce qu’il dit comme une hypothèse à confirmer, ou non, par l’usage de l’intuition et du discernement. De la même manière, Benjamin Creme débutait ses conférences en recommandant de ne croire ses paroles que si elles trouvaient un écho dans le cœur et l’esprit de l’auditeur. A propos de Krishnamurti, il a déclaré : « Les gens comptent sur les Maîtres comme si eux, les Maîtres, leur appartenaient ! Krishnamurti était suffisamment avancé pour savoir que s’il parlait des Maîtres, il ne ferait qu’alimenter les mirages et les illusions des gens, ainsi que leur tendance à compter sur les Maîtres plutôt que sur eux-mêmes. » [PI, septembre 2017] L’approche spirituelle du nouvel âge – l’âge du Verseau – repose davantage sur l’indépendance de l’être humain alors que dans l’ère des Poissons l’accent était mis sur la dévotion et la croyance.

Krishnamurti a souvent eu à répondre à des questions sur les « Maîtres ». Cette question était naturelle pour ceux qui avaient une formation théosophique, ainsi que pour ceux qui réagissaient à la sagesse et à la sérénité de Krishnamurti et à l’impact de son énergie sur son public. Il disait que parfois, on essayait de le « prendre par surprise ». Sans nier leur existence, il a toujours insisté sur le fait que le sujet des Maîtres était « non pertinent » et qu’une croyance en eux ne servirait qu’à « emprisonner » une personne dans son propre dogme et son ensemble de croyances. Alors que sans Maître, elle devait se tourner vers l’intérieur et y trouver le salut.

Lors d’un « dialogue » avec Phillip Naudé, avec qui il collabora un certain temps, à Malibu (Californie) en 1972, Krishnamurti est interrogé sur les « maîtres » ou « entités » et il est question du « plan » de l’humanité qu’ils supervisent. Krishnamurti élude totalement la question. Il répond en parlant de son passé de brahmane, puis de son expérience avec la Société théosophique, paraissant connaître le Maître Koot Hoomi (KH) (un Maître de Sagesse de rang élevé proche de Maitreya) et le Seigneur Maitreya. Il raconte qu’il fut choisi par les théosophes Leadbeater et Besant alors qu’il était encore un jeune garçon, pour être le véhicule du prochain Instructeur du Monde, mais il semble expliquer cette démarche en disant qu’ils ont trouvé ce qu’ils cherchaient. Les dieux de toutes les religions sont des « mythes » conçus pour conforter les fidèles dans leur croyance. P. Naudé tente alors, de manière très respectueuse et discrète, de suggérer que Krishnamurti doit avoir un don spécial pour influencer autant de personnes. Cette remarque pousse Krishnamurti à être plus circonspect sur ce qu’il dit, et il devient moins explicite. Il parle des « mythes » qu’il y a dans toutes les religions et ne répond pas directement à la question, mais parle en métaphores d’une « énergie » venue d’en haut qui change les circonstances terrestres. De plus en plus à partir de 1929, Krishnamurti décrivait ce qu’il vivait comme une énergie, une force, voire une « bénédiction ».

Son expérience des Maîtres

Jusqu’à ce qu’il dissolve l’Ordre de l’Etoile, Krishnamurti semblait accepter sincèrement l’existence des Maîtres et sa propre relation avec eux. On le voit en particulier dans un petit livre que Krishnamurti écrivit alors qu’il n’avait que 14 ans, Aux pieds du Maître, sous-titré A ceux qui frappent. Le livre traite de la relation entre un élève/disciple et son Maître. Ce livre aurait semble-t-il été dicté à Krishnamurti par son Maître, Koot Hoomi. Krishnamurti a utilisé « Alcyone » comme nom d’auteur ; c’est le nom que lui avait donné Annie Besant lors de son adoption. Dans sa préface au livre, A. Besant écrit : « Puisse ce livre aider les autres, comme l’aida lui-même l’enseignement oral. » Dans l’avant-propos, Krishnamurti écrit : « Ces paroles ne sont pas de moi : ce sont celles du Maître qui m’instruisit. » Mais on peut voir dans le livre quelques graines des enseignements ultérieurs de Krishnamurti. Son contenu apparaît comme très ésotérique.

Aux pieds du Maître est très différent des autres livres de Krishnamurti, et même s’il est toujours disponible et a été édité à de nombreuses reprises, il n’est généralement pas inclus dans sa bibliographie. Le livre présente les enseignements et les préceptes du Maître, dont une grande partie est écrite à la deuxième personne, comme si le Maître s’adressait à son élève. Il parle également du Maître à la façon d’un véritable dévot : « Car l’élève ne fait qu’un avec son Maître et il lui suffit de ramener sa pensée vers celle du Maître pour voir si elles sont en accord. S’il n’en est pas ainsi, la pensée de l’élève est erronée et il la modifie immédiatement, car la pensée du Maître est parfaite, puisqu’il sait tout. »

Le livre souligne que « celui qui frappe », c’est-à-dire celui qui veut emprunter le chemin du discipulat, doit suivre précisément les instructions qui y figurent afin de satisfaire aux quatre « qualifications » nécessaires. Ce livre semble provenir d’une source complètement différente de celle des autres livres de Krishnamurti. Cependant, les nombreux préceptes pour le disciple sont universels et en ligne avec les enseignements de la Sagesse éternelle, comme la nécessité d’un engagement sérieux sur le « Chemin ». Dans ses entretiens avec différents publics, Krishnamurti a souvent parlé de la nécessité d’être « sérieux » dans sa quête sur la vie et sur sa vie. Bien sûr, il n’a rien contre l’humour, mais contre la superficialité.

Aux pieds du Maître est divisé en quatre chapitres, consacrés aux quatre qualités requises pour emprunter le chemin : le discernement, le détachement, le contrôle du comportement, l’Amour.

Le discernement. Pour ceux qui « savent », c’est-à-dire ceux qui comprennent que l’évolution n’est autre que le plan de Dieu, le discernement est essentiel. A ce stade précoce de la vie de Krishnamurti, il est déjà souligné que si quelqu’un est « du côté de Dieu », sa religion n’a aucune importance parce que « tous ne font qu’un ». Cependant, la discrimination est essentielle pour choisir entre le « réel » – le plan d’évolution de Dieu – et l’« irréel », les voies du monde matériel, qui sont fondamentalement illusoires. La distinction est faite entre « vous » en tant que Dieu immanent et le « vous » identifié à vos véhicules  physique, astral, mental. Cette distinction entre le réel et l’irréel est également à la base des enseignements ultérieurs de Krishnamurti, même si, par la suite, il n’a plus parlé à son auditoire de « Dieu » ni des enseignements qu’il avait donnés aux théosophes dans son enfance.

Dans le même ordre d’idées, ce chapitre se termine par : « Apprends à discerner le Dieu qui est dans tous les êtres et dans toutes les choses, quelque mauvais qu’ils soient ou qu’ils paraissent être. Tu peux toujours aider ton frère à travers ce que tu as de commun avec lui, c’est-à-dire la Vie divine. Nous faisons tous partie de la vie unique. »

Le détachement. Ce chapitre montre à quel point la plupart des gens sont prisonniers de leurs désirs et s’identifient à eux. Encore une fois, le seul moyen de se libérer de tout désir, qu’il soit physique, émotionnel, ou des désirs apparemment « supérieurs », comme le désir de reconnaissance pour l’aide apportée, est de « te donner au service du monde parce que tu l’aimes et que tu ne peux pas agir autrement ».

Le contrôle du comportement. Ce sujet est beaucoup plus vaste, avec des passages sur la maîtrise de soi (actions et pensée), la tolérance, le contentement, la détermination, la confiance.

La maîtrise de soi implique de cultiver un « esprit calme », insensible aux émotions, pour « affronter sans crainte les épreuves et les difficultés du Sentier… ». Il est demandé à l’élève de se rappeler qu’aucune circonstance extérieure ne doit perturber sa stabilité émotionnelle. Il doit toujours penser aux autres et ne pas succomber à la dépression. Le chemin n’est pas facile.

La tolérance. L’élève est invité à ne pas imposer aux autres ses croyances.

Le contentement. « Accepte ton karma avec un cœur léger même dans l’adversité, et abandonne l’amour des biens matériels. »

La détermination. « Toute œuvre utile et désintéressée est l’œuvre du Maître et tu dois la faire pour lui, de ton mieux. »

La confiance. « Il faut que tu aies confiance en ton Maître et en toi-même ». « Ta volonté doit être en acier trempé si tu veux pénétrer sur le sentier. »

L’Amour. C’est la plus importante des qualités. « L’amour est la volonté de ne faire qu’un avec Dieu… à cause de ton profond amour pour lui. » L’élève doit « éviter avec soin de faire du mal à tout être vivant ; il faut secondement épier toutes les occasions de venir en aide. » « Il y a trois péchés qui font plus de mal que n’importe quoi dans le monde : la médisance, la cruauté et la superstition, parce que ce sont des péchés contre l’amour ». Le traité se termine ainsi : « Volonté, Sagesse et Amour sont les trois aspects du Logos, et vous qui vous êtes enrôlés à son service, votre devoir est de manifester ces aspects dans le monde. »

Ceci est clairement en ligne avec les enseignements de la Sagesse éternelle.

La transformation

En 1922, alors que Krishnamurti dirigeait encore l’Ordre de l’Etoile, comme l’a rapporté sa biographe Mary Lutyens, un événement des plus puissants s’est produit : il a semblé être sous le contrôle d’une conscience différente. Il était comme transformé, parlait d’une manière différente. Son entourage était conscient qu’une énergie puissante rayonnait dans la pièce et que Krishnamurti n’était plus le même. Ils ont compris que Maitreya parlait à travers lui. Krishnamurti lui-même a décrit l’expérience comme une expérience de joie suprême et d’unité avec tout ce qui vit – mais accompagnée d’une grande douleur physique. Il a appelé cela le « processus », qui s’est produit de façon récurrente tout au long de sa vie. Dans sa biographie approfondie, Mary Lutyens, qui a bien connu Krishnamurti, était encline à croire que « le Maître » – le Seigneur Maitreya – était effectivement entré dans le corps de Krishnamurti. Krishnamurti écrivit à Leadbeater : « Je me sens de nouveau en contact avec le Seigneur Maitreya et le Maître et je n’ai rien d’autre à faire que de les servir… le but de ma vie est clair et l’horizon est beau et précis. »

Un événement similaire s’est produit en 1925 lors d’une réunion de l’Ordre de l’Etoile. Krishnamurti a soudainement commencé à parler à la première personne : «… Je viens pour réformer et non pour démolir. Je ne viens pas pour détruire, mais pour construire. » Il a écrit par la suite : « Je suis sûr qu’il reviendra très bientôt. » Benjamin Creme a affirmé que Krishnamurti a été fréquemment adombré par Maitreya tout au long de sa vie et qu’il en était pleinement conscient. En 1927, Krishnamurti a déclaré : « Pour moi, c’est Tout : c’est sri Krishna, c’est le Maître KH, c’est le Seigneur Maitreya, c’est le Bouddha, et pourtant ça dépasse toutes ces formes… Je suis un avec mon Bien-aimé… Vous ne pourrez comprendre le Bien-aimé que lorsque vous le verrez en chaque animal, en chaque brin d’herbe, en chaque personne qui souffre, en chaque individu. »

Ces expériences se sont déroulées avant que Krishnamurti ne dissolve l’Ordre de l’Etoile, lorsqu’il déclara que son rôle désormais serait d’être un enseignant (et non un gourou) pour « libérer l’homme inconditionnellement » de toute autorité. A partir de ce moment, il ne parla plus explicitement des Maîtres ou de Maitreya, mais le « Processus » se poursuivit et, à ses proches, il parlait souvent d’une énergie puissante autour de lui et en lui, qu’ils percevaient également.

Krishnamurti et Maitreya

« Je suis avec vous à chaque instant. » [Message de Maitreya n° 78]

Krishnamurti est mort en 1986, à l’âge de 90 ans. En 1977, Benjamin Creme a annoncé que Maitreya avait réintégré le monde moderne, non pas en adombrant un disciple, mais en utilisant un mayavirupa, à une époque où Krishnamurti enseignait encore dans le monde entier. Si Krishnamurti avait fait savoir que Maitreya était parmi nous, avec la possibilité qu’il se fasse connaître rapidement, aurait-il également parlé des Maîtres ?

Ceci est bien sûr une question hypothétique. Cependant, dans ma folle imagination, j’envisage un autre scénario : Krishnamurti pleinement informé de la présence de Maitreya parmi les hommes, se rend compte qu’après tout ce temps, le moment est venu pour lui de parler ouvertement de son expérience personnelle. A ce moment de l’histoire, le monde a besoin de connaître l’existence des Maîtres. Krishnamurti aurait donc parlé de Maitreya, l’Instructeur mondial, qui l’a si souvent adombré tout au long de sa vie. J’imagine l’impact que cela aurait eu sur de nombreux « élèves » de Krishnamurti. Certains, choqués et consternés, auraient rejeté ses nouveaux propos – mais il aurait tout de même continué à souligner que le dévouement envers un Maître peut nuire au développement d’une personne. Pour d’autres, cette « annonce » aurait été joyeusement libératrice, voyant en elle la dernière pièce du puzzle de sa vie, y trouvant un nouvel espoir, un nouveau but à la vitalité de ses enseignements. Krishnamurti a déclaré que les individus doivent se changer pour changer la société. Aujourd’hui, Maitreya enseigne que, parce que les domaines privé et social/politique sont inextricablement liés spirituellement, notre tâche va maintenant au-delà : travailler en tant que groupe, en tant qu’humanité toute entière, pour transformer notre monde, intérieurement et extérieurement.

Krishnamurti a été un merveilleux enseignant qui a guidé des milliers de personnes vers une plus grande liberté et une plus grande joie. Peut-être que lorsque Maitreya est arrivé dans le monde moderne, il était trop tard pour qu’il change son discours de façon aussi radicale. Son chemin a toujours été très particulier et son message, depuis le jour où il a dissous l’Ordre de l’Etoile, a toujours été le même : l’humanité toute entière est divine.

«… Une seule chose m’importe et elle est essentielle : rendre l’homme libre. […] cherchez en vous-même l’illumination, la gloire, la purification et l’incorruptibilité de soi… » [La dissolution de l’Ordre de l’Etoile, 1929]

Structure de rayons de Krishnamurti : Ame : 2 ; Personnalité : 2 (6) ; Mental : 4 (4) ; Astral : 6 (2) ; Physique : 7 (7). Point d’évolution : 4.0

Références :
The Krishnamurti Archives: kfa.org/the-archives, The Krishnamurti Foundation of America, Ojai, California, E.-U..  Aux Pieds du Maître, J. Krishnamurti, Editions Adyar. Vie et mort de Krishnamurti, Mary Lutyens, Edition Amrita.

1. Voir Bette Stockbauer, Maitreya et Krishnamurti – étude comparative de leurs enseignements, Partage international, mars 1996.
2. La Mission de Maitreya, tome 2.
3. Voir Les Lois de la vie – Enseignements de Maitreya, Partage publication.

Un pouvoir de coordination qui opère par le cœur [sommaire]

Charles Eisenstein en profondeur (2e partie)

par Felicity Eliot,

Dans la première partie [voir notre numéro de janvier/février 2019], Charles Eisenstein a évoqué son nouveau livre intitulé Climate : A New Story (non traduit) et une approche différente de la protection de notre environnement. Son appel à un changement de paradigme dans notre réflexion sur la manière dont nous, l’humanité, interagissons les uns avec les autres et avec toute la vie sur notre planète a conduit à discuter de la nécessité d’un changement similaire dans la façon dont on se définit et définissons la vie elle-même. La première partie de l’interview s’est terminée par une explication sur la manière dont on peut, par notre comportement avec les autres, apporter des changements politiques et sociaux radicaux. En signalant aux autres « qu’on est dans le même bateau ; que l’univers fonctionne par l’amour et la générosité ; que chaque fois que je suis témoin ou que je reçois de la générosité ou de l’amour inconditionnel, cela me détend et me pousse à faire de même ; et que si l’on est suffisamment nombreux à le faire, la fondation de tous les systèmes de séparation commencera à se désagréger. »

Partage international : En fait, ils s’effondrent déjà, n’est-ce pas ? Depuis longtemps, il existe une nouvelle façon de penser et d’être, même si elle est qualifiée d’alternative et largement tournée en dérision depuis des décennies (peut-être depuis les années 1980). Mais maintenant, elle semble revenir, peut-être plus fort qu’avant, parce que l’effondrement de nos systèmes écologiques, politiques et économiques est désormais si évident.
Charles Eisenstein : Oui. Et maintenant le plus grand danger pour ce mouvement – l’élévation de la conscience – est qu’il risque d’être corrompu, que nous restions bloqués dans une manière d’être ancienne, même si nous focalisons notre attention sur autre chose. Cela surviendrait si l’on succombe à l’envie de haïr quelqu’un.
Alors que dans le passé, certains projetaient leur haine et leurs divisions sur les minorités raciales, ils les reportent maintenant sur les suprémacistes blancs ou sur les personnes qui nient le changement climatique ou la corporatocratie. L’idée sous-jacente est que l’on peut résoudre les problèmes du monde si l’on peut identifier le bon coupable et le vaincre. Fondamentalement, il s’agit d’une mentalité guerrière.

PI. Je me souviens que vous avez écrit un article intitulé Les élections aux Etats-Unis : de la haine au deuil, vers un nouveau système [PI, décembre 2016], peu après l’élection du président Trump, sur la nécessité d’éviter de chercher des boucs émissaires comme d’habitude, de « trouver le méchant » comme vous dites, car nous finissons par être tous aliénés de « l’autre » et donc de l’ensemble.
CE. A bien des égards, je constate que dans mon pays cette situation s’est encore aggravée en ce qui concerne la polarisation sociale. Les deux bords affirment que le problème est de l’autre côté. Et tout comme pour le climat, ils finissent par avoir des débats virulents et polarisants tandis que les problèmes plus profonds sont ignorés et s’intensifient.
Donc, le travail qu’on doit faire est très profond. On observe une intensification de la polarisation et un renforcement du contrôle du discours, où l’information même est jugée d’abord en fonction de son utilité, à sa propre cause, et peu importe qu’elle soit vraie ou non. Le critère semble être « sert-elle notre discours ? » Et si vous remettez en question cette position, « eh bien, vous appartenez à l’autre camp ! » Et si vous remettez en question les prémisses de ce récit, alors « Vous devez être pacifiste ».

PI. Ou antipatriotique. Bien sûr, il est toujours facile de trouver un bouc émissaire. Alors, sur quoi devrait-on se concentrer ?
CE. Je pense qu’on doit élargir la réflexion pour examiner les systèmes qui génèrent toutes les crises. Il s’agit donc de considérer le système économique mondial. Je ne dis pas que le capitalisme est le problème parce que cette formulation suppose certaines choses concernant le capital qui doivent également changer. Nous avons besoin d’une transformation complète de nos systèmes monétaires et de propriété, et cela commence par la compréhension du fonctionnement actuel des choses.

PI. Comme vous le savez, notre nom est Partage international ou « Partage » fait référence à la nécessité, selon nous, de redistribuer les ressources, la technologie, les connaissances scientifiques, les matières premières, l’alimentation, etc. Nous examinons également comment y parvenir. Cela implique donc d’examiner l’infrastructure, les systèmes de distribution, du niveau international aux aspects vraiment locaux des problèmes. Nous parlons d’un changement sys-témique qui serait probablement déclenché par une sorte de défaillance généralisée des systèmes actuels. Je me souviens qu’Oprah Winfrey vous a demandé une fois si un point de rupture avait été atteint aux Etats-Unis et que votre réponse avait été : « Pas encore. » Mais je me demande si vous sentez maintenant, comme beaucoup de gens, que nous sommes très proches de ce point de rupture ?
CE. J’ai parlé à des gens qui travaillent dans la médecine et l’éducation qui ont déclaré que dans les années 1980, ils n’imaginaient pas qu’une telle situation puisse durer encore cinq ans ; qu’on atteignait alors un point de rupture. Et malgré les crises successives, la réponse à chacune de ces crises, quand on aurait pu lâcher, a été de s’agripper encore plus fort. La même chose s’est produite en 2008 avec le krach financier. Cela arrive aussi dans la vie ; vous êtes peut-être un toxicomane et vous vivez un événement dévastateur. Vous pouvez prendre un nouveau chemin ou vous pouvez repartir pour un tour et essayer de continuer.
Par exemple, il y a un autre krach économique imminent dans les prochaines… eh bien, cela pourrait être n’importe quel jour ; ce pourrait être dans les deux ou trois prochaines années, mais cela ne nous obligera pas nécessairement à changer, mais cela nous offre un moment de choix – une occasion de changer. Ou nous pourrions renforcer les institutions de contrôle nécessaires pour continuer à vider la classe moyenne de sa substance, pour le dépouillement continue des richesses sociales et naturelles du monde. Maintenir cela exige d’augmenter le niveau de violence ou de contrôle. Mais on pourrait changer. C’est vraiment un choix. On ne nous forcera pas à vivre dans un monde plus beau, nous devons le choisir.

PI. Avez-vous le sentiment que plus de gens sont prêts à faire ce choix ? Et qu’ils sont prêts à entrer dans une vie validée par une signification, afin de pouvoir mener une vie créatrice pleine de sens renforcée par l’amour dont vous parlez ? Par exemple, beaucoup de jeunes politiciens appellent sans vergogne à l’expression de la compassion, de la tolérance, du respect, de la spiritualité, de l’âme.
CE. Oui. Et c’est pourquoi toute activité qui répand la vibration de l’amour et l’expérience de l’amour, et l’expérience de la gentillesse… C’est pourquoi il s’agit d’un travail politique important, car il modifie les conditions à partir desquelles nous faisons ce choix et indique aux gens qu’il existe une alternative – quoi que Margaret Thatcher ait pu affirmer ! Toute expérience de communauté, de générosité, où les gens s’occupent les uns des autres, toute expérience de notre nature divine – indique que le monde qu’on nous a présenté comme « normal » est inacceptable. Et nous n’avons pas à choisir cela.
Par ailleurs, les invocations de compassion et autres en politique, par exemple, peuvent entrer dans la catégorie du « spirituel » parce que séparée de l’économie, du matériel, etc., de sorte que cela signifie souvent : « On va laisser tourner cette machine à détruire le monde, mais dans ce cadre, on sera plus gentils les uns avec les autres. »

PI. Oui. Nous pouvons utiliser toutes sortes de mots et d’idées formidables, mais à moins d’apporter les changements nécessaires pour que les gens ne meurent pas de faim, le véritable changement ne se produira tout simplement pas.
CE. La mauvaise distribution des denrées alimentaires résulte de la mauvaise distribution de l’argent et fait partie du gâteau de la finance, en raison de la façon dont l’argent créé dans le système est intrinsèquement une dette avec intérêt. C’est donc fondamentalement cela qui doit changer. Nous devons changer la façon dont cet argent est créé et distribué.

PI. Bien sûr, les « hommes d’argent » ne vont pas abandonner très facilement, n’est-ce pas ?
CE. Certains vont y renoncer. Cela fait partie du choix et du changement dont nous parlions. Le choix qu’ils devront faire reflète le choix que nous devrons tous faire. Il y aura un sacrifice qui est le gardien au seuil d’un nouveau monde. Dans tout vrai don, il y a toujours un sacrifice. On ne prend pas simplement des choses superflues qu’on ne veut pas ou auxquelles on est attaché… ce n’est pas le genre de don que nous devons faire. Je pense que chacun dans sa vie est confronté à ce moment où son cœur l’appelle à une sorte de service et que sa tête lui dit : « Mais, est-ce que ça va aller si je le fais ? Serai-je irresponsable ? Vais-je y arriver ? » Une sorte de sécurité est sacrifiée. Vous savez, comme il est dit dans la Bible, « Vous ne pouvez pas servir deux maîtres ». En fait, vous pouvez servir deux maîtres jusqu’à ce que vous ayez atteint un moment de clarification et choisirez quel maître vous servez.
Les « hommes d’argent », comme vous les appelez, seront confrontés au même choix que tous les autres. Chaque fois que vous faites le choix, cela les aide également à faire le choix. Pour que le monde change, ils ne doivent pas tous choisir un monde plus beau. Ils n’ont pas tous à choisir de renoncer à l’illusion de la sécurité au service de ce que leur cœur leur demande, mais beaucoup devront le faire. Certains le font. C’est la même chose avec les généraux qui contrôlent l’armée, tout comme avec la police. Tout le monde sera confronté à ce choix : « Dans quel monde voulez-vous vivre ? »

PI. Vous pourriez trouver la question suivante intrusive, auquel cas veuillez l’ignorer. Vous avez dans le passé été confronté à un choix lors d’une expérience spirituelle où l’on vous a demandé si vous étiez disposé à renoncer à certains aspects de la célébrité et de la fortune (mes mots) et à choisir de servir d’une manière particulière. Avez-vous eu le sentiment d’être irresponsable ou de prendre un risque lorsque vous avez fait votre choix ?
CE. Je ne veux pas donner l’impression que c’était un choix unique, tout ou rien. Cette visite en particulier, ou cette expérience spirituelle était une sorte de distillation d’une série de choix auxquels j’ai été confronté et qui continuent à se présenter. C’est comme si cela existait comme un choix archétypal hors du flot linéaire du temps, puis qu’il se projette dans le temps linéaire et que j’en fais l’expérience comme de nombreux choix.

PI. Quand j’ai lu cela, cela m’a rappelé ce que Martin Luther King avait évoqué lors d’une interview. On lui demandait s’il avait déjà connu la peur ou la solitude [pendant son travail pour le mouvement des droits civiques]. En réponse, il avait parlé de « compagnie cosmique ». Pour moi, cela signifiait qu’il avait le sentiment d’être soutenu par un niveau ou un règne différent. Je suppose que beaucoup de gens ont le sentiment d’être soutenus d’une manière ou d’une autre. Il y a peut-être un moment crucial, mais il y a aussi une continuation de la croissance intérieure et un dévouement à ce nouveau monde magnifique et aux possibilités qu’il offre.
CE. Oui c’est vrai. Et puis, il y a aussi une sorte d’aide terrestre. J’ai eu des expériences où je n’ai peut-être pas eu la force et les ressources intérieures pour choisir cette voie de service, mais à ce moment-là, je rencontrais quelqu’un tellement incroyable, si généreux, altruiste et courageux que je me sentais entraîné dans son sillage. Cela me donne du courage. Il se peut que cette personne soit un être incroyablement évolué ou bien qu’au moment de croiser son chemin cette personne vivait un instant de ravissement, de gentillesse et d’intrépidité. Nous nous entraidons donc tous et c’est vraiment un changement collectif de conscience. J’ai le sentiment d’une directionalité dans l’évolution de la conscience, vers non pas une destination, mais une série de destinations, chacune d’elles étant une fin et un nouveau départ.

PI. Je me demande comment il serait possible de réunir l’ensemble des groupes militants. Comment rassembler les différents domaines du militantisme ? Je suppose que vous pourriez appeler cela une sorte d’alliance de personnes déterminées à servir cette grande Vie et à se servir mutuellement. Est-il possible de nous amener tous à une sorte d’alignement avec les autres pour produire les changements dont nous avons parlé ?
CE. Les gens parlent de plates-formes en ligne, de hubs, de choses de ce genre pour nous unir, mais je pense que l’union se produit déjà d’une manière beaucoup plus subtile que tout ce que nous pouvons concevoir de cette manière. Ce qui m’aide, ainsi que beaucoup de personnes à qui je parle, c’est d’énoncer un récit plus vaste auquel nous contribuons tous et qui donne un sens à des contributions qui n’auraient autrement aucun sens.
Nous devons reconnaître que nous sommes tous en train de jouer un rôle dans la naissance d’une nouvelle étape de civilisation – l’histoire de l’Inter-être. Et même s’il ne semble pas que ce pourquoi vous militez ait un lien avec mon activité militante, nous travaillons en fait au même but. Beaucoup suivent leur cœur pour fournir notre « remède » exactement à l’endroit où il est nécessaire ; il y a un pouvoir de coordination qui opère par le cœur, qui nous dirige d’une manière que nous ne pouvons pas comprendre. Nous n’avons donc pas besoin de nous occuper d’unir les militants. Un message unificateur prend forme. Il nous aide à reconnaître nos alliés activistes par-delà de grandes distances. Cela nous aide également à identifier ce qui ne sert pas cette entreprise commune et ce qui y contribue.
On dirait qu’il y a tant de désespoir et que ceux qui sont au pouvoir ne lâcheront jamais, et il semble que la situation s’aggrave. Je connais tous ces discours et tous les faits et, en même temps, je prends en compte également des données isolées telles que la femme sur YouTube qui est guérie d’un cancer au stade 4, avec une défaillance de plusieurs organes et dans le coma. Elle a vécu une expérience spirituelle et en quelques jours on lui a enlevé tous les tubes et elle est sortie de l’hôpital. De tels évènements se produisent. La plupart des gens en font probablement l’expérience : comme une guérison anormale, des expériences spirituelles, des synchronicités incroyables. Vous pouvez rejeter ces choses comme des coïncidences, mais si nous voulons avoir un mode de fonctionnement rigoureux qui permette d’être des agents du changement dans le monde, nous devons prendre en compte tout cela.
Nous devons inclure la pire horreur et le bonheur le plus sublime. Et quand je peux tout inclure, tout embrasser, alors je suis plus à même de comprendre que moi et l’espèce humaine sommes nés pour une raison précise, que Gaïa n’a pas commis d’erreur en donnant naissance à l’humanité. Une intelligence incompréhensible est à l’œuvre ici à tous les niveaux, de l’espèce à la planète, en passant par l’individu.

Pour plus d’informations : charleseisenstein.org
[Dernier ouvrage : Climate : A New Story, ed. North Atlantic Books]

Prendre soin de la planète [sommaire]

On prend de plus en plus conscience que seule une action prudente et concertée à l’échelle mondiale peut remédier aux nombreuses atteintes à l’ordre naturel dont, par ignorance et cupidité, les hommes se sont rendus coupables. C’est un début, mais il faudra de nombreuses années de travail assidu ne serait-ce que pour mettre un terme à la pollution et à la déprédation qui menacent l’homme aujourd’hui.
Heureusement, tout n’est pas aussi sombre dans notre avenir. Comme toujours, l’homme n’est pas seul, et des mesures ont été prises pour que lui soient révélées de nouveaux modes de production d’énergie, plus sûrs et moins polluants. Des technologies entièrement nouvelles transformeront la vie quotidienne et laisseront à l’homme le temps et l’énergie nécessaires pour explorer son Etre et le but de sa vie. [Eveil à la responsabilité (Maître –)]

Ils sont des millions dans le monde à connaître les besoins des hommes, à avoir cette vision, mais à ignorer l’urgence du moment. Je compte sur ceux qui ont la connaissance des besoins de leurs frères, la compassion à l’égard de tous ceux qui souffrent, et la volonté de changer tout cela. Puissiez-vous être parmi ceux que je pourrai appeler, afin qu’ensemble, nous puissions inaugurer un monde nouveau et meilleur. [Message n° 46 (Maitreya)]

L’homme a ravagé et pollué la Terre, il a porté gravement atteinte à son environnement. Il lui faut maintenant considérer comme une priorité absolue de réparer ce qu’il a endommagé, et de rendre la santé à sa planète souffrante. Il lui faut apprendre à réduire ses exigences envers elle ; il lui faut apprendre la beauté de la simplicité, et la joie du partage. L’homme n’a guère le choix : l’urgence de la tâche à entreprendre nécessite une action immédiate ; rares sont ceux qui prennent la mesure des dommages déjà occasionnés. La question se pose : la planète Terre peut-elle être sauvée, et par quels moyens ? La réponse est un « OUI ! » retentissant ; les moyens à mettre en œuvre impliquent la transformation du mode de vie actuel de la majorité des hommes. [La Terre en travail (Maître –)]

Bientôt, vous me verrez sous une nouvelle apparence, présentant aux hommes les choix qui les attendent, soulignant pour vous les possibilités pour l’avenir, vous révélant les Lois de Dieu. Ces Lois, mes amis, régissent votre vie. Sans le Plan de Dieu, l’homme n’est rien. Souvenez-vous-en toujours, et ramenez l’équilibre. Ayez toujours en vous le sens de la grandeur de l’homme, de son unité avec toute chose, et de son envergure divine.
Néanmoins, de par lui-même, l’homme ne peut faire grand-chose. Prenez conscience de cela, et engagez-vous sur le véritable sentier. [Message n° 119 (Maitreya)]

Mon Maître affirme qu’après la redistribution des ressources, la priorité numéro un sera de s’attaquer aux problèmes écologiques de la planète. Maitreya a déclaré que cette question concernait tout le monde. Personne n’est trop jeune ou trop vieux, dit-il, pour apporter sa pierre. Qu’il s’agisse de gaspiller un petit morceau de papier ou de brûler une forêt entière afin de créer des pâturages pour le bétail, nous devons changer. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Si grand que soit le danger auquel nous expose le réchauffement planétaire, il n’est hélas pas le plus important ni le plus grave auquel nous sommes confrontés. Sans s’en rendre compte, l’homme est engagé dans un processus lent mais régulier d’intoxication de sa propre espèce comme des règnes inférieurs. Les poisons et pollutions de toute nature, en tous domaines, constituent aujourd’hui le plus grand des périls pour les hommes, les animaux, et la Terre elle-même. Tous sont intoxiqués et malades, d’une façon ou d’une autre.
Inconnu de l’humanité mais flagrant pour nous, le plus grand des maux dont souffrent l’homme et la planète dans cette triste conjoncture a pour cause les radiations nucléaires. Les hommes ont commis une grave erreur en développant cette source d’énergie à haut risque. Egarés par la cupidité et les faux espoirs de profits élevés, ils ont concentré leurs recherches sur la « domestication » de la plus dangereuse des sources d’énergie jamais découverte par l’homme et ont négligé, ce faisant, un autre usage parfaitement sûr de l’énergie de l’atome. La fusion atomique est à leur portée ; elle s’opère à froid et sans le moindre danger, à partir d’un simple isotope d’eau disponible partout dans les océans, les mers et les rivières, pour ne pas mentionner l’eau de pluie. […]
Sans les efforts incessants de nos Frères extra planétaires pour atténuer ce péril invisible dans les limites où le permet la loi du karma, nous serions d’ores et déjà en très mauvaise posture. Humanité, réveille-toi ! [Le péril invisible (Maître –)]

Les radiations nucléaires et les autres formes de pollution détruisent le système immunitaire humain (et animal) et nous exposent à un empoisonnement provenant des autres déchets toxiques qui sont libérés dans l’atmosphère.
Ce problème doit être réglé rapidement avant qu’il ne devienne trop grave, faute de quoi les Frères de l’espace ne pourront plus le régler. Des limites karmiques ne leur permettent de traiter qu’une certaine quantité de nos radiations nucléaires et autres pollutions. S’ils allaient au-delà, ils porteraient atteinte à notre libre arbitre. Il leur a fallu une permission spéciale pour faire ce qu’ils font. Ils passent de très longues heures chaque jour dans toutes les parties du monde à neutraliser et à réduire les effets des radiations nucléaires et des autres gaz nocifs que nous déversons dans notre atmosphère. Nous avons à leur égard une énorme dette karmique qu’il nous faudra régler un jour. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]

J’ai autour de moi, maintenant, un groupe de frères et sœurs qui me considèrent comme leur leader et leur guide vers l’avenir. Je leur parle des problèmes de l’homme, de ses imperfections, de son besoin de changement. Mais je leur dis aussi que l’homme est un dieu, un être divin de lumière, qui, un jour, resplendira comme tel.
Le choix est entre les mains de l’homme. S’il choisit le chemin que je lui indiquerai, en vérité, cette divinité rayonnera.  Sinon, mes frères et sœurs, l’avenir de l’homme sera funeste. Mais, mes amis, je connais d’avance votre réponse et votre choix. Grâce à votre amour, l’amour que vous portez en vos cœurs pour vos frères, n’ayez aucune crainte, vous qui m’êtes chers, car vous ferez le bon choix. [Message n° 78 (Maitreya)]

La fusion froide – procédé économique, sûr, sans déchets, utilisant un simple isotope d’eau, qui est disponible partout dans le monde – répondra à tous les besoins énergétiques futurs de l’humanité. Cette technique sera mise à notre disposition lorsque le partage sera mis en œuvre et deviendra la norme économique. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Mon intention a été de me révéler le plus tôt possible, de ne souffrir aucun délai, et de me présenter au monde comme votre ami et votre instructeur. Beaucoup dépend de votre promptitude à me découvrir, car ainsi je pourrai vous aider à sauver votre monde. Je suis ici pour aider et pour enseigner, pour vous montrer le chemin de l’avenir et vous révéler les uns aux autres en tant que dieux. [Message n° 140 (Maitreya)]

Le principe directeur doit être celui de la suffisance et non du gaspillage. A l’heure actuelle, c’est le gaspillage qui gouverne le système économique mondial. Ce gaspillage à outrance est à l’origine de nos différents problèmes de pollution et constitue un danger pour le bien-être de la planète. Ceci n’est qu’à moitié compris. Une économie durable est une économie qui satisfait les besoins de chacun, mais dans le respect des possibilités et de la santé de la planète.
Aujourd’hui, cela paraît irréalisable. Cependant, la technologie de la lumière transformera la situation de l’humanité et fournira, en quantité illimitée, une énergie écologiquement saine et répondant à tous nos besoins. Cela transformera l’attitude de l’humanité devant le problème de l’offre et de la demande et, par conséquent, devant celui des forces du marché. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Pour une solution définitive et parfaite, nous devons attendre les conseils des Maîtres. Mais nous pouvons faire beaucoup par nous-mêmes, en cessant d’abord d’utiliser le sol, les rivières et les océans comme les poubelles de notre appétit de croissance démesuré. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]

Maitreya fera appel à tous pour se joindre à l’armée de ceux qui l’aideront – pour protéger et purifier l’environnement ; pour inciter les peuples à agir dans leur propre intérêt ; pour nettoyer la planète des toxines qui la polluent, et rétablir l’harmonie entre les nations. Ce n’est pas une mince tâche que la sienne, mais il se tient prêt à combattre le mal existant – et à l’emporter. [L’heure est venue (Maître –)]

C’est justement le mésusage des ressources, la soumission aveugle aux forces du marché, la compétition, qui ont créé la pollution qui est en train de devenir une telle catastrophe écologique. Nous empoisonnons notre planète si rapidement que si nous ne changeons pas très vite notre fusil d’épaule, il sera bientôt trop tard et les générations futures en souffriront d’une manière inimaginable.
Heureusement, la Nature est très résistante et je crois qu’elle récupérera rapidement. Déjà, nombreux sont ceux – y compris au sein des gouvernements – qui, suite aux interventions véhémentes de divers groupes dans différents pays, commencent déjà à s’attaquer aux problèmes posés par la pollution. Toutefois, celle-ci ne s’arrêtera pas tant qu’une compétition aussi féroce régnera dans notre politique et nos méthodes de production. Nous devons transformer notre conception actuelle de la production fondée sur l’avidité, le gaspillage et la compétition, en une philosophie de la suffisance. Au lieu de nous dire : « Combien pouvons-nous produire et en combien de temps ? », nous devons nous demander : « De combien avons-nous besoin ? Quelle est la quantité minimale de ce produit dont nous pouvons nous contenter ? Quelle est la plus petite quantité de ceci ou de cela qui peut nous assurer une existence pleine et épanouie, à nous et à tout le monde ? ». [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Mon cœur déborde du besoin impérieux de mener à bien cette grande entreprise. J’aurai besoin pour cela de l’aide de tous ceux qui aiment leur prochain. Les hommes doivent sauver le monde qui souffre gravement. Mes Maîtres et moi-même vous montrerons le chemin pour y parvenir. Cela nous réjouit le cœur de voir que les gens ordinaires dans le monde se sont déjà attelés à cette tâche. C’est à eux que je parle maintenant. Faites entendre votre voix ; dites vos besoins au monde, votre besoin de paix, votre besoin de justice et de liberté, le besoin qu’ont tous les êtres de vivre en harmonie. Quelles que soient leur religion, leur couleur, leur race, tous les hommes, en essence, sont un. Ils sont mes frères, et j’aime chacun d’entre eux. [Message de Maitreya, 27 mars 2008]

Commerce des armes : le pape marque son opposition [sommaire]

par Andrea Germanos,

Les gouvernements qui vendent des armes à l’Arabie saoudite « n’ont pas le droit de parler de paix. […] Ils fomentent la guerre dans un autre pays », a récemment déclaré le pape François lors d’une interview diffusée le 31 mars 2019, dans une émission hebdomadaire d’actualités espagnole, Salvados. Lorsque le présentateur Jordi Evole l’a interrogé sur les ventes d’armes par l’Espagne au royaume saoudien – qui dirige la coalition menant une guerre catastrophique contre le Yémen – le pape François a exprimé sa tristesse mais a rapidement ajouté que « ce n’est pas le seul gouvernement » à le faire.

L’Espagne n’est que l’un des nombreux pays qui fournissent des armes à l’Arabie saoudite, et qui continuent de le faire en dépit des accusations de crimes de guerre à l’encontre de la coalition et de l’attention accrue portée aux violations des droits de l’homme commises par le royaume depuis le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

La quantité d’armes vendue par l’Espagne au royaume est cependant largement inférieure à celle vendue par le Royaume-Uni et les Etats-Unis, ces derniers étant le plus gros fournisseur d’armes des Saoudiens.

Se référant à ces pays, le pape a déclaré : « Ils fomentent la guerre dans un autre pays, mais veulent la paix dans leur propre pays. Pourtant, la vie récupère son dû, a-t-il affirmé, car il y a toujours un effet boomerang. Alimentez la guerre là-bas, et vous en aurez une dans votre propre maison, que vous le vouliez ou non. »

L’interview du pape François par J. Evole a également abordé d’autres sujets, notamment les abus sexuels commis par des membres de l’Eglise, la migration en Europe, le capitalisme et même la star du football, Lionel Messi. Elle a été diffusée le jour même où le souverain pontife s’est indirectement opposé aux politiques et à la rhétorique anti-immigrés du président Donald Trump. « Les bâtisseurs de murs, a déclaré le pape, finiront par devenir prisonniers des murs qu’ils ont construits. »

Source : commondreams.org

 

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Je crois [sommaire]

C’était en juillet 1998, j’avais consommé de l’ecstasy au cours d’une soirée et la musique m’a fait exploser l’esprit. Je remercie Dieu de m’avoir donné la force de sortir de la salle avant de subir des dommages irréversibles. Je perdis conscience et me retrouvai dehors entourée d’un groupe de personnes, dont certaines étaient des amies. Une femme vint m’aider. Elle me posa la main sur la tête et je me mis à prier pour demander de l’aide. Je crus que j’allais mourir cette nuit-là et pensai : « Pas de cette façon. » Je portais une bague ornée d’une croix, que ma grand-mère m’avait donnée juste avant que je ne quitte la Croatie (la patrie de mes parents) une semaine auparavant. Je m’y accrochai, en demandant de l’aide.

Pendant que je priais, un homme passa devant moi. Il s’approcha et me déclara qu’il était médecin. Il me demanda s’il pouvait m’aider. Je lui répondis que ça allait. Puis quelque chose en moi me fit penser qu’il était un ange. Je demandai à la femme dont la main était posée sur ma tête de le rappeler. Il revint et me parla si calmement et si simplement. Il avait littéralement l’air rayonnant. Cet homme rayonnant avait des cheveux blonds et son visage avait la couleur d’une bougie allumée. Il plaça son pouce et son index entre mes yeux, me tenant le nez, en me demandant de prendre de profondes inspirations et expirations. Il affirma que cela équilibrerait les ions positifs et négatifs. Puis il me suggéra de le regarder dans les yeux et je vis des croix de lumière, une dans chaque œil. Cela dura un certain temps, puis, à plusieurs reprises, je lui annonçai intérieurement que j’étais désolée, et il me répondit, dans ma langue maternelle, que j’étais une bonne fille. A ce moment-là, j’éclatai en sanglots, tremblant de tout mon corps. Ensuite il me consola en me frottant les deux bras de ses mains, en expliquant à mes amis autour de moi que j’étais en état de choc et que je m’en sortirai, puis ajouta qu’il devait partir, car son ami l’attendait dans une voiture. Je levai les yeux et vis la voiture, un vieux modèle de couleur jaune des années 1950/60. Son ami que j’aperçus était lui aussi rayonnant. Je croisai son regard, qui me parut le plus triste que j’aie jamais vu, triste et plein de peine. Il avait des cicatrices sur les deux joues.

En sortant de la discothèque, j’ai ressenti une douleur aiguë sur la joue gauche, comme si mon visage allait être marqué à vie. Peut-être me suis-je éraflée en tombant dans les escaliers, mais je ne le pense pas, c’était comme si quelqu’un m’avait griffé. Je remarquai que son ami dans la voiture avait des cicatrices sur le visage qui étaient guéries mais visibles.

Puis le médecin partit, mais je ne me souviens pas l’avoir vu monter dans la voiture. Après son départ, j’oubliai ce qui s’était passé et qu’il m’avait parlé en croate, mais par la suite tout m’est revenu. Je demandai à mes amis s’ils l’avaient entendu. Ils répondirent qu’ils n’avaient rien entendu, mais je sais qu’il m’a parlé intérieurement dans ma propre langue. Je suis persuadée qu’il s’agit d’un Maître qui m’a sauvée cette nuit-là et chaque fois que j’y repense, je pleure et le remercie.

Avant que cet homme merveilleux ne s’approche de moi, la femme qui avait posé la main sur moi me déclara qu’elle était en train de prier pour moi. Quand, je lui racontai ce qu’il m’avait dit, elle me crut et m’expliqua qu’elle avait également ressenti quelque chose.

Je ne vous envoie pas ceci pour vous demander si cet homme était un Maître, car je le sais, mais pour faire comprendre aux gens qu’il y a quelque chose dans l’au-delà, que Dieu existe et qu’il est avec nous partout. Il est en nous, en vous et en moi. Arrêtez de chercher et commencez à croire, la réponse est en vous. Amour et lumière,

M. Sydney, Australie

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme qui l’a secourue était le Maître Jésus. L’homme dans la voiture était Maitreya.

Jeu de rôle [sommaire]

Le 19 mai 2003, vers 22 h 30, Wilfrid et moi étions dans le métro sur la ligne de Finch à Toronto, rentrant de notre séance hebdomadaire de méditation de transmission. Dès que le train quitta la station de Bloor-Yonge, un homme dans notre wagon se mit à crier fort. Il demandait à tout le monde s’il était dans la bonne rame pour se rendre à la station de Finch. Il se plaignait bruyamment d’avoir été mal conseillé précédemment et de s’être retrouvé au mauvais endroit, alors il voulait s’assurer qu’il était bien sur la bonne ligne.

Il était maigre et petit, avait de longs cheveux et une grande barbe, et portait un T-shirt vert et un jean. Il avait un vieux sac à dos. Il paraissait ivre, et je n’étais pas d’humeur à discuter avec lui, comme tout le monde dans cette voiture. Cependant, Wilfrid lui répondit d’une voix forte qu’il était cette fois-ci dans le bon train. Cela le rendit très heureux et il n’arrêtait pas de parler très fort à tout le monde et à personne en particulier.

Il voyageait en autobus depuis trois jours de Thunder Bay pour se rendre à une soirée dans un café Tim Hortons près de la station de Finch, puis son frère devait ensuite l’emmener pêcher. Il ne connaissait pas l’emplacement exact de ce café et ne savait pas non plus de combien d’heures, sinon de jours, il était en retard pour le rendez-vous ! Il était bruyant et avait l’air incontrôlable, de sorte que la plupart des passagers sont descendus à la station suivante. L’homme s’est alors approché de nous et se mit à parler avec Wilfrid.

Wilfrid avait une carte des transports en commun de Toronto et savait exactement où cet homme devrait prendre le bon autobus et l’arrêt où il devrait descendre. Il était alors clair qu’il m’avait désigné « volontaire » pour accompagner cet homme heureux et ivre jusqu’à l’arrêt de bus alors que lui et moi allions dans la même direction. (En fait, le café est assez proche de chez moi.)

Cela rendit cet homme ivre si heureux, que je veuille bien m’occuper de lui, qu’il essaya de vendre sa « camelote » à Wilfrid. Il ne nous avoua pas explicitement qu’il voulait lui vendre une substance illégale, mais le fit comprendre indirectement. Bien sûr, ni Wilfrid ni moi n’étions intéressés. Je n’étais pas de très bonne humeur à l’idée de l’accompagner à l’arrêt de bus, néanmoins, je décidai de lui envoyer un amour sincère dans l’espoir que cela le calme.

Il n’arrêtait pas de raconter son histoire d’une voix forte, jusqu’à ce que le train atteigne la station de Finch. Mais, dès qu’il descendit du métro, il redevint un homme normal. J’essayais de le soutenir de sorte qu’il ne tombe pas accidentellement dans l’escalier, mais il était parfaitement serein, calme et maître de lui depuis qu’il était descendu du train. A l’arrêt de bus, il me remercia même pour ma courtoisie. J’étais heureux de me débarrasser de lui, mais son changement de comportement me laissa une impression qui perdure encore.

T. A., Toronto, Canada

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.

D’où provenait cette mélodie ? [sommaire]

Les deux lettres qui suivent sont de la même personne :

[1] Le vendredi 21 décembre 2018, j’étais seule dans la salle de méditation de transmission. Il avait été convenu que si personne d’autre n’arrivait, je partirais à 20 h.

Soudain, alors que j’étais assise, j’entendis le son d’une flûte. C’était très proche, j’ouvris alors les yeux et vis qu’il était 20 h 05. Je me demandai d’où provenait cette musique, car j’étais vraiment seule.

Comme il n’y avait personne d’autre dans la pièce, j’allai à la porte pour voir ce flûtiste inattendu, mais il n’y avait absolument personne.

Puis je pensai que c’était peut-être des enfants à la porte d’entrée qui étaient venus chanter des chants de Noël, mais encore une fois il n’y avait personne.

Peut-être venait-elle de la maison voisine ? Mais la musique était si proche qu’elle ne pouvait pas venir de chez le voisin. Au bout d’un moment, je ne fus plus du tout sûre de ce que j’entendais, je me mis à douter de l’expérience, et la musique s’arrêta brusquement. Je réalisai que c’était un événement spécial et merveilleux ; je décidai de fermer le centre à clé et de rentrer chez moi.

Maintenant que je suis remise de cette expérience, je la perçois comme un beau cadeau et j’ai voulu la partager avec vous.

Un message musical

[2] Le 28 janvier 2019, avant le début de la méditation de transmission, je lus à haute voix le message n° 50 de Maitreya et à ma grande surprise je découvris dans ce message cette phrase : « Je suis le joueur de flûte ! »

Je lus à haute voix comme nous le faisons dans notre groupe avant la méditation de transmission, mais j’eus le souffle coupé à cause des énergies et de ma réaction à ce message. Je l’ai probablement lu moi-même ou entendu de nombreuses fois auparavant, mais ce n’est qu’à ce moment-là que le l’ai vraiment compris : « Je suis le joueur de flûte. »

Maintenant, je suis sûre que ce n’est certainement pas un hasard si je l’ai entendu et que c’était un fabuleux cadeau.

G. H., Bilthoven, Pays-Bas

Divine comédie [sommaire]

Le vendredi 22 août 2003, au cours d’un concert dans la basilique de Vézelay (France), vers la fin de la soirée, j’entrai dans la crypte et fut surprise d’y trouver deux hommes assis, dos aux reliques de Marie Madeleine. Ils avaient la cinquantaine, des visages souriants et m’invitèrent à m’asseoir à côté d’eux. Après un moment de silence, l’un d’eux confirma que c’était le meilleur endroit pour écouter le concert. La conversation tourna autour de divers sujets tels que l’alchimie, le symbolisme, etc. Curieusement, il y avait une complicité entre eux et ils semblaient me connaître profondément. Ils ne paraissaient pas être au courant de l’actualité mondiale. Le plus bavard et le plus grand des deux affirma en regardant les bougies d’une manière détachée : « Il faut donner deux euros pour allumer une bougie. » Il ajouta que l’éclairage de tout le bâtiment devait coûter une fortune.

J’étais un peu intimidée car je sentais qu’un Maître était derrière ce qu’ils disaient. Je demandai où se trouvait le point de convergence des forces telluriques dans la crypte. L’un d’eux me montra une colonne et je m’y adossais. Je leur faisais face, et la conversation se poursuivit plus promptement et plus intensément qu’auparavant. Ils parlèrent du chiffre huit, que Vézelay était dans le signe du Scorpion et qu’il ne fallait pas méditer trop longtemps dans la crypte car cela pouvait causer des maux de tête. Ils décrivirent en détail les personnes qui se trouvaient dans l’église d’une manière amusante : le « gratin » de la première rangée, etc. Ils considéraient qu’ils étaient là au bon endroit, comme d’heureux et gentils étrangers dans un monde épouvantable.

Ils avaient deviné mes habitudes culinaires car ils me demandèrent de penser à eux quand je cueillerais des fleurs, puis ils m’affirmèrent que de trop en manger pouvait rendre malade (l’un d’eux était médecin). Finalement, cherchant une issue, l’un d’eux dit : « Prenons la sortie Saint Antoine de Padoue. » Ils partirent presque au pas de course.

Qui étaient ces deux hommes ?

V. J., Tonnerre, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces deux hommes étaient Maitreya et le Maître Jésus.

Courrier [sommaire]

par Gerard Aartsen,

Dans l’article L’esclavage touche encore des millions de personnes [PI, avril 2019), Shannon Scribner révèle à juste titre que certains dirigeants mondiaux utilisent l’exploitation de la peur de « l’autre » pour monter les citoyens contre les migrants.

Pourtant, presque tous les partis politiques dans toutes les prétendues « démocraties », y compris ceux que beaucoup d’entre nous considéreraient comme modérés ou responsables, font la distinction fallacieuse entre les « vrais » réfugiés – qui fuient l’oppression politique, sociale ou religieuse et ont la possibilité de demander asile et de se construire un nouvel avenir, s’ils sont chanceux – et les « réfugiés économiques », c’est-à-dire les « aventuriers » qui, selon eux, ne devraient pas pouvoir profiter de la sécurité que nous considérons comme une chose acquise.

Tant que nous n’arriverons pas à faire comprendre à ces politiciens « modérés » que l’article 25 alinéa 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme comprend explicitement la protection contre l’oppression économique, notre inaction en tant qu’électeurs pour exiger la justice socio-économique mondiale nous rend non moins complices de ce drame humain que ceux qui alimentent les craintes xénophobes.

Sincèrement vôtre,

Gerard Aartsen, Amsterdam, Pays-Bas

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

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Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Ce « visiteur » savait-il que le Maître Jésus s’exprimait à travers lui ? [sommaire]

Dans ce cas précis, oui, il le savait.

Faisait-il des erreurs ? [sommaire]

Monsieur P. avait bien quelques idées personnelles, je le sais, mais on lui avait dit qu’il se souviendrait des prédictions. Il participait aux assemblées que Maitreya réunissait à Londres ; ainsi était-il devenu l’Associé.

Notez qu’il y a associés et associés. Monsieur X est un porte-parole bien connu du Maître Jésus ; pourtant, c’est un débutant, tandis que Monsieur P. était devenu très expérimenté : 60 % des informations de Maitreya qu’il transmettait étaient exactes, ce qui est considéré comme très bien, et 40 % venaient de ses propres idées. Ma tâche consistait à trier ce qui venait de lui de ce qui venait de Maitreya. Je le faisais avec l’aide de mon Maître, qui m’indiquait ce qui avait été réellement transmis par Maitreya.

Le Maître Jésus a de nombreux porte-paroles. Monsieur X est débutant : il faisait de son mieux, mais seulement 25 % de ce qu’il transmettait était exact – ce qui n’est pas considéré comme bon. Toutefois, il n’avait pas à transmettre de choses importantes, rien qu’on aurait pu publier dans Partage international, par exemple. Il s’agissait seulement de visites d’encouragement, pour rappeler que, chaque fois qu’un groupe ou que l’un de ses membres a besoin d’aide, l’aide est toujours là.

Il y a quelques années, Patricia Pitchon s’est entretenue avec un « porte-parole » de Maitreya. Peut-on comparer ces deux « porte-paroles » ? [sommaire]

C’est très différent. A Londres, Maitreya utilisait une personne appelée l’Associé pour transmettre ce qu’il voulait faire connaître. C’était un proche collaborateur de Maitreya, en même temps qu’un « porte-parole ».

J’avais l’impression que le « porte-parole » n’en était pas toujours un, qu’il l’était parfois, mais qu’à d’autres moments il était simplement lui-même, un homme ordinaire qui a étudié les livres d’Alice Bailey et les vôtres… [sommaire]

C’est possible. Cela dépend de la sorte de « porte-parole » utilisée dans une circonstance donnée. Il peut être plus ou moins proche du Maître concerné. J’ai connu des cas où un Maître utilise une personne très connue des groupes visités, un homme ou une femme ordinaire à qui il demande occasionnellement, directement ou indirectement, de faire connaître telle ou telle information. Certains de ces disciples peuvent avoir déjà bien étudié les enseignements ésotériques, tandis que d’autres peuvent être appelés à jouer ce rôle alors qu’ils sont encore relativement débutants.

Les réponses suivantes, données par Benjamin Creme le 6 février 2014, n’ont pas été publiées à l’époque. L’auteur de ces questions se réfère à une rencontre qu’il a eu avec une personne dont le Maître de Benjamin Creme avait déjà indiqué qu’il était un « porte-parole » du Maître Jésus.

Qu’est-ce qu’un « porte-parole » ? Par quel processus se manifeste-t-il ?

[sommaire]

C’est quelqu’un qui parle pour quelqu’un d’autre. Si un Maître veut qu’une personne connaisse quelque chose ou entende certaines paroles, il peut lui parler directement, lui-même, dans un mayavirupa (un corps qu’il a lui-même créé). Mais s’il ne veut pas employer son énergie de cette manière, il peut aussi demander à quelqu’un – un disciple d’un certain niveau, pas nécessairement l’un de ses proches – de parler à cette personne à sa place. Les Maîtres utilisent des moyens très variés pour transmettre des informations, et, après coup, il nous est souvent très difficile de savoir quelle méthode ils ont utilisée.

Les « rencontres spéciales » se font-elles toujours avec des Maîtres ? [sommaire]

Les Maîtres peuvent recourir à plusieurs moyens pour se présenter. S’ils veulent se présenter eux-mêmes, ils créent un corps par l’entremise duquel ils se manifestent – un mayavirupa – et apparaissent ainsi en tant qu’homme, femme ou enfant.
Ils peuvent aussi utiliser un ou une porte-parole. Maitreya a vécu de nombreuses années à Londres sans jamais nous parler directement, ni nous donner directement un seul de ses nombreux points de vue. Il a donné de nombreuses conférences, émis des prédictions que nous adressions aux médias ; et pendant toute cette période il a utilisé quelqu’un qui parlait pour lui : un porte-parole. Nous appelions Monsieur P. l’Associé ou le collaborateur. Ce dernier transmettait à Patricia Pitchon les informations que Maitreya souhaitait que je publie, et elle me les transmettait à son tour. Monsieur P. disait à Patricia Pitchon, en se référant à Maitreya : « Le Maître dit… » Et certaines prédictions étaient très longues.

Pourquoi le Maître Jésus fait-il appel à un porte-parole ? Pourquoi ne vient-il pas lui-même ? [sommaire]

Pour économiser son temps et son énergie. Ce qui concerne un membre d’un groupe ne justifie pas forcément une grande dépense d’énergie de la part d’un Maître. Soyez plus modeste dans vos attentes !

Pourquoi le Maître Jésus vient-il parfois lui-même, parfois par l’entremise d’un disciple, et parfois par l’entremise d’un porte-parole ? [sommaire]

C’est lui qui fait ce choix.

Un « porte-parole » est-il en contact télépathique avec le Maître ? [sommaire]

Oui, parfois, mais pas toujours.

Un « porte-parole » est-il obligatoirement une personne relativement évoluée ? Sinon, tout le monde peut-il devenir un « porte-parole » ? [sommaire]

Ils sont choisis par le Maître.