Partage international no 365 – février 2019
Les campagnes contre les gaz de schiste au Royaume-Uni prennent de l’ampleur alors que le Grand Manchester (un groupement de 10 municipalités) va mettre en place des mesures de planification visant à créer une « présupposition » contre la fracturation hydraulique.
En décembre 2018, les craintes locales liées à la fracturation se sont accrues lorsque la compagnie énergétique Cuadrilla a dû interrompre son chantier près de la ville de Blackpool à trois reprises, car les forages ont provoqué de petits tremblements de terre qui ont dépassé les limites légales. Le maire de Manchester, Andy Burnham, a déclaré : « Il s’agit de se tourner vers l’avenir, pas vers le passé. Des agglomérations comme le Grand Manchester doivent se joindre au groupe des villes qui, dans le monde, progressent rapidement vers la neutralité carbone. C’est un grand défi qu’il faut embrasser pleinement, cela signifie un engagement total en faveur des énergies renouvelables et non des demi-mesures, et ne pas s’accrocher à des procédés qui rappellent le passé. » Manchester prévoit également de devenir neutre en carbone d’ici 2038.
La décision de Manchester fait écho à des politiques similaires déjà entreprises par les gouvernements écossais et gallois, et plusieurs villes, dont Leeds, Wakefield, Hull et York ont exprimé leur opposition à la fracturation hydraulique. Le maire de Londres, Sadiq Khan, a récemment déclaré une « urgence climatique » et un plan qu’il espère ratifier en 2019 pour interdire la fracturation dans la région du Grand Londres.
De nombreuses villes du monde ont adhéré à la Carbon Neutral Cities Alliance (alliance des villes au bilan carbone neutre), s’engageant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 80 à 100 % d’ici 2050 au plus tard. On y compte notamment Berlin, Boston, Copenhague, Londres et New York.
Royaume Uni
Sources : The Guardian, Royaume-Uni
Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)
