Partage international no 361 – septembre 2018
par Jake Johnson
Parce que le changement climatique est « une question de survie » à laquelle il est urgent de faire face, de jeunes militants à travers le monde ont donné, le samedi 21 juillet 2018, le coup d’envoi de trois jours de marches et de manifestations afin de faire pression sur les élus pour « combattre les influences financières corruptrices du secteur de l’énergie fossile », d’interdire tout nouveau développement des énergies sales et de protéger la planète pour les générations actuelles et futures.
« Le changement climatique nous contraint à corriger de colossaux systèmes d’inégalités et de créer une société plus efficace et mieux conçue. Sinon, on aboutira au chaos, où votre classe sociale décidera de votre survie ou non », a déclaré Ivy Jaguzny, militante de 16 ans, avant les manifestations qui se sont déroulées à Washington (Etats-Unis) et ailleurs.
« Ce n’est pas quelque chose qui nous touchera dans soixante-dix ou quatre-vingt ans, a ajouté Talia Grace, directrice des médias sociaux pour Zero hour (C’est l’heure H), le mouvement qui coordonne ces actions de masse. Cela va affecter notre avenir, nos carrières, nos vies. »
« C’est l’heure H », le slogan des marches mondiales met l’accent sur l’urgence d’une action climatique audacieuse. En effet, la hausse des températures mondiales continue de déclencher des événements climatiques extrêmes et de semer le chaos, et nuit de façon disproportionnée et irréversible aux pays les plus pauvres et aux communautés les plus vulnérables.
En complément des trois jours d’action qui ont exigé une année d’organisation et de planification, une plate-forme claire et ambitieuse demande aux dirigeants politiques de :
– respecter les droits des peuples autochtones ;
– reconnaître le droit constitutionnel de la jeunesse à un climat viable ;
– éliminer immédiatement toutes les subventions aux combustibles fossiles ;
– interdire toute nouvelle infrastructure de combustible fossile et réaliser des investissements massifs dans les entreprises locales d’énergie solaire et éolienne dans les années à venir.
« Les enfants poursuivent le gouvernement en justice, nous marchons, nous faisons du lobbying, on ne fait que sortir dans la rue et les supplier :
« C’est trop demander un monde qui ne s’écroule pas totalement ? », a déclaré Jamie Margolin, écologiste de 16 ans au Huffington Post. Tout est en danger, donc c’est très difficile de prévoir votre avenir en supposant que tout sera pareil quand vous savez que ce n’est pas le cas. C’est vraiment effrayant, surtout pour un jeune qui cherche à savoir ce qu’il veut faire dans la vie […]. Je veux juste avoir un monde pour grandir, dans lequel vivre ma vie et ne pas avoir à m’inquiéter de telles peurs existentielles. »
Date des faits : 21 juillet 2018
Auteur : Jake Johnson, journaliste à Common Dreams.
Sources : Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0.
Thématiques : environnement
Rubrique : Divers ()
