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septembre 2018 – No 361

Sommaire


 

Article du Maître —

Le retour de Ceux qui savent [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme

Au cours de l’histoire nous avons rarement connu une époque comme celle-ci, soumise aux convulsions du changement mais riche de promesses pour l’humanité. La Grande Roue tourne et, une fois de plus, l’homme s’apprête à découvrir un sens et un dessein nouveaux derrière les manifestations extérieures de sa vie, et à reprendre contact avec la Source de toute sagesse et de toute inspiration. A l’issue d’une longue préparation, la Hiérarchie spirituelle, collège immémorial de Ceux qui savent, revient dans le monde des hommes, prête à y semer les graines de connaissance et de vérité qui élèveront l’humanité jusqu’aux sommets d’où les Dieux contemplent la création en souriant.

Dans un avenir proche, l’humanité apprendra à connaître les Maîtres de Sagesse et verra en eux ses amis et alliés sur le long sentier de l’évolution, ses guides et mentors dans la prise de conscience graduelle du Plan qu’ils servent, et les garants d’un accomplissement semblable au leur dans le futur.

A l’heure actuelle, les Maîtres rassemblent leurs forces pour préparer l’assaut contre la tyrannie et la cupidité, l’exploitation et la misère. Ils savent que tous les hommes ne sont pas prêts pour les changements qui doivent en résulter, mais ils savent également que, pour la grande majorité d’entre eux, ils aspirent à donner une nouvelle dimension à la vie et sont prêts à agir et à faire les sacrifices nécessaires pour y parvenir. Ils ne tarderont pas à prendre en compte les conseils des Grands Êtres.

Préparez-vous à voir les Maîtres et à répondre à leur appel. Préparez-vous à agir et à les aider dans leur tâche. Préparez-vous également pour les flots de lumière, de vie et de connaissance nouvelles dont ils inonderont le monde. C’est ainsi que tout sera transformé, que l’ancien monde disparaîtra et qu’une ère nouvelle verra le jour ; que les Instructeurs régénéreront la vie de l’humanité et créeront les conditions nécessaires à l’émergence d’un homme nouveau.

Par sa tolérance et son innocuité, par les relations justes qu’il instaurera avec tous les règnes de la nature, l’homme nouveau témoignera de son adhésion à cette vérité : l’humanité est une, et c’est la force même de l’Amour qui en assure la cohésion. L’homme nouveau se distinguera par son aptitude à l’action juste, perçue intuitivement, et par sa capacité à interpréter correctement la volonté de Dieu. Ainsi émergera progressivement le dieu qui est présent à l’état de potentiel dans le cœur de chacun et qui attend que, par ses actes, l’homme lui-même l’appelle à se manifester.

La clef de cette évolution réside dans une relation de travail de plus en plus étroite entre les Maîtres et les hommes. Ainsi se tissera un lien si profond que rien ne pourra le rompre ; un canal sera créé par lequel s’écouleront tous les dons de sagesse, d’amour et de connaissance que les Maîtres ont à nous offrir. Leur divinité évoquera la divinité inhérente en l’homme, et les hommes découvriront qu’ils ont toujours été des dieux.

Tout cela ne se fera pas en un jour mais, lentement et sûrement, le divin en l’homme répondra au feu d’amour divin et de sagesse qui irradie des Maîtres. Les hommes se rassembleront autour de ce feu, et trouveront dans ses flammes le reflet de leur avenir. Ainsi en sera-t-il, car c’est ainsi qu’en a décidé le Seigneur de la Vie lui-même.

Bientôt les hommes verront les Maîtres et les reconnaîtront pour ce qu’ils sont – les Guides et Instructeurs de la race humaine, les Frères aînés de l’humanité, Ceux qui savent et entre les mains desquels repose la destinée du monde. Accueillez-les parmi vous et tenez-vous prêts à servir à leur côté. Offrez votre service avec générosité et devenez leurs collaborateurs. Sachez qu’ils connaissent la voie et vous mèneront avec eux jusqu’aux portes de la Liberté.

Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni des articles susceptibles d’être publiés chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, nombre de ces articles semblent encore plus actuels aujourd’hui que lorsqu’ils ont été publiés initialement. Nous présentons ici un article écrit en 1985 qui annonce que « Dans un avenir proche, l’humanité apprendra à connaître les Maîtres de Sagesse et verra en eux ses amis et alliés sur le long sentier de l’évolution, ses guides et mentors dans la prise de conscience graduelle du Plan qu’ils servent, et les garants d’un accomplissement semblable au leur dans le futur. »

 

Editorial

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Point de vue

 

Compte rendu de lecture

L’appel du dalaï-lama à la jeunesse [sommaire]

Faites la révolution !

par Phyllis Creme,

« La révolution de la compassion pointe. Ce n’est pas un rêve. Un monde compatissant existe. Il se cache au sein même du monde qui nous entoure (tiré de l’épilogue, S. Stril-Rever). »

Sofia Stril-Rever a rédigé Faites la révolution à partir des conversations qu’elle a eues avec le dalaï-lama en juillet 2017. Ce livre fait suite au travail de diffusion, mené par l’auteur, du message délivré par le dalaï-lama lors de la COP21, à Paris en 2015, concernant le besoin de « responsabilité universelle envers les écosystèmes de la Terre », ainsi qu’aux séminaires qu’elle a organisés avec des juristes français afin de s’attaquer au changement climatique.

Les principaux thèmes développés dans le livre sont : un appel à la jeunesse, afin d’agir pour le changement ; la nécessité urgente d’accepter notre responsabilité envers les écosystèmes ; et l’aspiration inébranlable du dalaï-lama pour la paix dans le monde.

Le dalaï-lama cite ce qui l’a influencé : les neurosciences, en complément de sa formation bouddhiste, la révolution française, et l’Union européenne, en tant que modèle d’une unité mondiale qui va croissante. C’est par-dessus tout, un sentiment d’unité de toute vie qui sous-tend les écrits du dalaï-lama.

Il en appelle donc à « la révolution de la compassion, qui est mère de toutes les révolutions », tant au sein de l’individu que de la société dans son ensemble, et il affirme sa foi en la jeunesse du XXIe siècle, dans sa capacité à l’accomplir.

Faites la révolution est un petit livre de poche, concis et puissant. Adressé à la « jeunesse d’aujourd’hui », il est inspirant et plein d’espoir.

Une sélection de morceaux choisis sera le meilleur moyen de donner au lecteur un avant-goût de ce livre ; ils ne suivent pas toujours l’ordre dans lequel ils apparaissent dans l’ouvrage, mais ils sont classés par sujets.

Les jeunes peuvent y arriver

« Mes chers amis, […] je crois en vous. Je suis de plus en plus convaincu que votre génération a la capacité de transformer ce siècle naissant en une ère de paix et de dialogue. Vous avez les moyens de réconcilier notre humanité séparée d’elle-même et du monde naturel. […] Vous êtes la première génération de vrais citoyens du monde. »

« Les problèmes que vous rencontrez aujourd’hui ne sont pas de votre fait. Ma génération et celle de vos parents […] sont les générations du problème. Vous devez être la génération qui trouve des solutions ! »

« Faites bon usage de l’intelligence collective, basée sur le partage. Et par-dessus tout, soyez la génération qui agit. »

« Vous avez la capacité de mener l’humanité vers une nouvelle forme de fraternité, de justice et de solidarité. »

Mettre fin à la guerre

« Tout ce que j’écris a pour but d’expliquer comment créer les conditions nécessaires à la paix, à la fois en nous et autour de nous. »

« L’humanité a trop souvent dirigé son ingéniosité vers la destruction, même en maîtrisant la force dont le soleil tire sa puissance. Vous êtes nés dans un monde où les arsenaux d’armes atomiques ont bien plus que la capacité de détruire la planète. »

« Le XXIe siècle sera le siècle de la paix, ou l’humanité cessera d’exister. »

« La guerre est un anachronisme total. Le temps est proche où votre génération aura relégué la guerre aux oubliettes de l’histoire. »

« Tout ce qui divise appartient au passé. Toutes ces forces de séparation et d’exclusion seront impuissantes à résister au désir de paix incarné par votre génération. »

L’écosystème

« L’humanité est entièrement responsable des causes des problèmes qui résultent du réchauffement climatique. »

« Nous devons repenser la façon dont nous vivons sur Terre pour préserver la vie. Le réchauffement climatique est hors de contrôle. […] Le temps ne joue pas en notre faveur, c’est pourquoi j’en appelle à vous tous, jeunes du millénaire, pour hâter cette révolution radicale. »

« Vous faites partie de la nature et la compassion ordonne que vous preniez soin d’elle autant que de vous. »

« Ce n’est que par le soutien mutuel et la coopération que vous parviendrez à contenir les désastres alimentés par l’injustice sociale et économique, qui découlent de l’avidité, de l’égoïsme et d’autres états d’esprits négatifs. »

« Vous êtes responsables du bien-être de milliards d’êtres humains et de toutes les espèces vivantes qui partagent cette aventure de la vie sur Terre.

C’est à vous de protéger les ressources naturelles et de sauvegarder l’air, l’eau, les océans, les forêts, la faune et la flore. Pour ce faire, il est indispensable que vous réalisiez votre potentiel pour l’amour et la compassion, afin de prendre soin de la Terre. Apprenez à l’aimer en la partageant plutôt qu’en vous efforçant de la posséder, et donc de la détruire. »

Unité et interdépendance

« En tant que bouddhiste, le but de ma quête spirituelle est de me libérer de l’ignorance fondamentale, à l’origine de la notion qu’il existe une division entre les personnes et la nature, notion qui demeure à la racine de notre souffrance. »

« Je suis un être humain, nous sommes tous membres d’une grande famille humaine.  […] Vous faites autant partie du monde que le monde fait partie de vous. »

« L’égalité est un autre principe bouddhiste, la croyance que tout être sensible, tant humain que non humain, a le même potentiel pour l’illumination. »

« La responsabilité est universelle seulement si elle prend en considération ceux qui viendront après nous. »

« Quand vous changez en tant qu’individu, vous changez le monde, […] être concerné par les autres est votre intérêt également. Je vous invite à poursuivre un processus de transformation intérieure qui reconnaît l’interconnexion de toute vie. Chaque action, chaque mot, chaque pensée, a une résonance globale. »

Un nouveau monde

« Un nouveau jour est en train de naître. C’est comme si on tournait la page. […] La voie à suivre est de faire advenir une révolution de compassion qui amènera un nouveau souffle à la démocratie en étendant la solidarité. […] Placez la compassion au cœur de la vie sociale. »

« Le futur du monde ne dépend pas exclusivement des politiciens, des cadres des multinationales ou des Nations unies, mais de tous ceux qui se reconnaissent dans le « nous », les sept milliards de personnes de la Terre. »

« Quand la société entière sera imprégnée d’une vision positive de l’humanité, vous verrez les conflits de pouvoirs contemporains transformés en une économie attentionnée, basée sur la confiance mutuelle et les intérêts communs.

Une éthique de la considération, basée sur les valeurs universelles de la bienfaisance, de la tolérance, de la générosité, de la gentillesse, du pardon, de la non-violence remplacera l’étique actuelle de la critique négative et de l’interdit. »

« Ceci est le nouveau monde que vous léguerez à vos enfants et petits-enfants. Ils grandiront dans une famille humaine unie, consciente d’être un corps, une conscience. Gardez votre enthousiasme et votre optimisme de jeunesse tandis que vous avancez vers un avenir plus juste et plus heureux. »

Le dalaï-lama et Sofia Stril-Rever, Faites la révolution ! L’appel du dalaï-lama à la jeunesse, Massot éditions, 2017.

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).
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De nos correspondants

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Dossier

Travailler en tant que mini-hiérarchie (1re partie) [sommaire]

L’évolution des groupes dans l’ère du Verseau

par Michiko Ishikawa,

Dans cette série d’articles nous examinons les conditions fondamentales qui gouvernent le travail des groupes ésotériques. Benjamin Creme (BC) et son Maître ont consacré plus de quarante ans à informer le public de l’extériorisation de l’ashram des Maîtres. Comme ce travail est en bonne voie, il semble utile de revisiter les conditions présidant au bon fonctionnement des groupes de disciples, dont la vocation est de refléter une réalité intérieure dans le monde extérieur. Les auteurs de ces articles n’ont aucune expertise particulière : en compagnie du lecteur, ils explorent et examinent un ensemble d’idées et de comportements.

La « Règle onze », donnée par le Maître Djwal Khul (DK) par l’entremise d’Alice Bailey, est la onzième d’une série de règles destinées aux disciples et aux aspirants. DK y présente les quatre conditions auxquelles les disciples appartenant au groupe d’un Maître doivent satisfaire pour parvenir à la fusion et à l’unité de groupe, préalablement à une initiation de groupe ultérieure. Ces conditions sont étudiées en détail par Benjamin Creme dans La mission de Maitreya, tome II (MM2).
Elles sont : a) l’établissement de relations non sentimentales ; b) l’utilisation constructive des forces de destruction ; c) la capacité à travailler en tant que hiérarchie miniature dans le respect du principe d’unité dans la diversité ; d) la culture de la puissance du silence occulte. (Les rayons et les initiations, [215])

La Hiérarchie spirituelle dévoile progressivement ses enseignements au monde à mesure que l’humanité s’avère capable de les comprendre et de les accepter. En Occident, La Doctrine secrète de H. P. Blavatsky (1888) fut la première publication à révéler l’existence des Maîtres et des enseignements de la Sagesse éternelle (et cette révélation marqua certains membres de l’intelligentsia de l’époque tels qu’Edison, Einstein, Yeats, TS Eliot, Joyce, Klee, Mondrian, Mahler…). L’étape suivante de la révélation des enseignements de la Hiérarchie spirituelle fut assurée par Alice Bailey de 1919 à 1949, et par Helena Roerich, avec les enseignements de l’Agni Yoga de 1924 à 1939.

Les quatorze règles de l’initiation de groupe furent transmises dans les années 1940 par le Maître Djwhal Khul (DK) par l’intermédiaire d’Alice Bailey, et ne furent publiées qu’en 1960. Dans la présente série d’articles, nous ne parlerons que de la Règle onze, le Maître Djwhal Khul ayant quelquefois affirmé que ces enseignements étaient en réalité destinés aux générations à venir. Ce que nous présentons ici, ce sont des réflexions au sujet de la nécessité pour un groupe travaillant avec un Maître de réaliser l’unité et la fusion de groupe.

Benjamin Creme (BC) a traité des conditions requises pour le fonctionnement correct des groupes au sein de son groupe d’étude, à Londres, en 1987, puis dans un exposé intitulé Vers l’initiation de groupe lors du séminaire de transmission de San Francisco de 1988. Toutefois, cet exposé et les questions-réponses qui suivirent n’ont pas été rendus publiques dans notre revue, mais seulement dans le tome II de la Mission de Maitreya, en 1993, suite à la suggestion du Maître de BC. Dans une introduction parue dans cet ouvrage, BC explique : « Cette transcription n’a pas été publiée à ce jour en raison du caractère « privé » de la plupart des informations contenues. Toutefois, lors de la préparation du présent volume, mon Maître a recommandé que ce texte soit rendu public afin de stimuler et encourager d’autres groupes à vocation authentiquement occulte. »

L’initiation de groupe est incroyablement difficile à mener à bien. Pendant des millénaires, les Maîtres ont envisagé la possibilité qu’un jour lointain, un groupe sur le plan extérieur parvienne par son travail en unité à opérer la fusion avec un ashram intérieur.

« [Toutefois, le problème avait toujours été] de réunir un vaste groupe mondial et de lui présenter un champ de service et des techniques de développement personnel qui assureront la fusion du groupe sur le plan extérieur avec l’ashram intérieur, établi autour du Maître1. »

Ce n’est qu’aujourd’hui, grâce au travail de l’émergence de Maitreya et de la méditation de transmission, qu’un groupe de disciples se trouvant plus ou moins au même niveau d’évolution commence à créer la tension spirituelle intérieure nécessaire, de par la concentration, la focalisation dont il fait preuve dans ses activités. Aux yeux des Maîtres, ceci est le signe que dans un proche avenir, « il sera peut-être possible que l’initiation de groupe devienne une réalité2 ». Les quatre conditions fondamentales exigées des groupes doivent être remplies par chacun de ses membres afin de créer l’unité dans les groupes extérieurs. « Ces conditions fondamentales sont nécessaires afin de réaliser la fusion extérieure qui rend possible la fusion intérieure3. »

La première condition, l’établissement de relations de groupe non sentimentales, et la seconde, l’utilisation constructive des forces de destruction, ont été examinées et traitées dans les quatre derniers numéros de notre revue. Dans le présent numéro et dans le suivant, nous traiterons de la troisième condition fondamentale, la capacité de travailler en tant que mini-hiérarchie et, en tant que groupe, de démontrer l’unité dans la diversité.

La diversité au sein du groupe

La capacité de travailler en tant que mini-hiérarchie implique que ce groupe ésotérique soit composé de personnes de divers niveaux d’évolution, et disposant de qualités et de capacités diverses : « Un groupe, dit le Maître DK, n’est pas composé de disciples qui seraient tous préparés à la même initiation. Cette affirmation est souvent difficile à accepter par les membres du groupe. Ce que j’ai dit plus haut, à savoir qu’un groupe est composé d’hommes et de femmes se trouvant tous au même point d’évolution, n’est qu’une généralisation et veut seulement dire que tous ont atteint le point où ils sont engagés et irrévocablement consacrés au travail de l’Ashram, sous les ordres de tel Maître particulier.

Le travail, néanmoins, exige une diversité de qualités et de pouvoirs afin d’être efficace dans la manifestation sur le plan extérieur. Sont nécessaires ceux qui sont en contact étroit avec le Maître, donc des initiés d’un certain grade ; sont également nécessaires ceux qui ont une facilité de relation avec l’Ashram intérieur, donc des disciples anciens, mais pas forcément de hauts initiés ; sont nécessaires aussi ceux qui ne sont pas aussi avancés sur le sentier du disciple, car ils ont, ou peuvent établir, des rapports étroits avec l’humanité ordinaire dans la vie de tous les jours. En conséquence, un tel groupe de disciples est une hiérarchie en miniature, et une hiérarchie existe avec ses divers degrés afin de permettre un vaste éventail de relations efficaces. Réfléchissez à cette affirmation.

Vous voyez maintenant pourquoi il est nécessaire d’éliminer les réactions de la personnalité, car c’est seulement ainsi que les groupes pourront fonctionner en tant qu’unités coordonnées, les divers membres du groupe reconnaissant réciproquement leur rang, sans toutefois en ressentir jalousie ou manque de considération. Le travail est alors exécuté sur la base de l’inspiration, de la coordination et de l’application pratique4. »

A son tour, Benjamin Creme insiste sur le fait que « plus la diversité est grande, plus le travail du groupe sera riche et efficace. De même, plus il y a de rayons dans un groupe, plus le travail qu’il accomplira sera riche et efficace – si ses membres travaillent correctement dans un véritable esprit de groupe. Si, par contre, ils ne travaillent pas correctement, les différences de rayons et de niveaux d’évolution généreront des problèmes5. »

Travailler en tant que mini-hiérarchie

Le groupe travaillant pour l’émergence à l’échelle mondiale fonctionne comme une mini-hiérarchie, Maitreya venant accomplir pour le groupe la fonction normalement remplie par un initié du quatrième degré, et Benjamin Creme servant en tant que disciple en contact étroit avec son Maître et transmettant l’inspiration et l’orientation de la Hiérarchie. Un vaste groupe de disciples « consacrés » et disséminés dans le monde entier a pris en charge le travail de préparer l’émergence de Maitreya et des Maîtres, tout en étant engagé dans le travail de la méditation de transmission. Ainsi se trouve réalisé « un lien entre les Maîtres, la Hiérarchie et les groupes dans le monde6. » Comme l’indique le Maître DK, tous les disciples engagés dans le travail n’ont pas nécessairement atteint exactement le même point d’évolution, bien qu’ils soient plus ou moins au même niveau. Benjamin Creme précise : « Le Maître DK veut dire qu’automatiquement, dans tout groupe (engagé dans le travail de l’émergence), il se trouve des gens ayant atteint un niveau différent. Peut-être le niveau de l’un d’entre eux se situe-t-il autour de 0,95, tandis que d’autres viennent de prendre la première initiation, de 1,0 à 1,2 par exemple. D’autres encore sont peut-être un peu plus avancés, de 1,3 à 1,5. Ensuite, il peut y avoir une ou deux personnes entre 1,5 et 1,7. Et puis, rarement, quelqu’un au-dessus de 1,77. »

A présent, une question se pose : les groupes locaux du réseau Partage international ont-ils la possibilité de travailler en tant que mini-hiérarchie dans leurs activités liées à la Réapparition, alors que leurs membres sont tous plus ou moins au même niveau, et que les différences entre eux sont minimes ?

En 1996, à San Francisco, lors de la session de travail des groupes d’étude, Benjamin Creme, répondant aux questions, expliqua et commenta en détail l’importance de travailler en tant que mini-hiérarchie – même au niveau des groupes locaux. Ce document n’a jamais été publié, car BC s’adressait à un groupe particulier. Nous avons maintenant décidé de présenter ces informations, à l’intention des groupes qui s’efforcent consciemment et sérieusement de mettre en œuvre ces quatre exigences dans leur travail, car nous croyons qu’ils peuvent fournir des éclaircissements utiles sur la manière dont les groupes ésotériques doivent travailler.

Benjamin Creme a traité le même sujet lors des séminaires de transmission de 2010, aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, au cours desquels il a de nouveau souligné l’importance de travailler consciemment à la mise en œuvre de ces quatre règles8.

Echange avec Benjamin Creme, 1996

Q. [Dans notre groupe,] nous avons pris, me semble-t-il, l’habitude de suivre la ligne de moindre résistance dans nos activités, et nous n’essayons pas d’étendre nos capacités en suivant les lignes qui sont plus difficiles pour nous. De ce fait, la question « Qu’est-ce qu’un travail significatif ? » se pose avec encore plus d’acuité.
BC. C’est un point crucial. Tous les co-workers font preuve de bonne volonté et d’aspiration, sinon ils n’entreprendraient même pas ce travail. Mais tout le monde est conditionné par ses propres mirages.
En d’autres termes, ils ne font pas ce travail objectivement et de façon impersonnelle parce qu’il doit être fait. Ils accomplissent seulement les tâches sur le plan physique, tout en se référant sans cesse à eux-mêmes : « Dois-je vraiment faire cela ? Est-ce que j’ai peur de le faire ? Suis-je à l’aise en le faisant ? Est-ce que je fais vraiment un travail juste ? Si c’était vraiment le cas, je ne devrais pas avoir peur. Cette peur est-elle réelle ? Vient-elle d’une cause réelle, ou de mes mirages, de mes conditionnements ? » Toutes ces pensées obscurcissent notre approche du travail.
La plupart des membres des groupes sont polarisés astralement. Tous ceux qui se trouvent entre 0 et 1,5 sont nécessairement polarisés astralement. Il leur est difficile d’aborder le travail de façon impersonnelle : ils le voient à travers les brumes de leurs mirages, qui sont leurs illusions du plan astral, où se trouve le siège de leur conscience.
A aucun moment vous ne pouvez dépasser le siège de votre conscience. Si votre conscience se trouve sur le plan astral, c’est là que vous êtes polarisé. Si elle est sur le plan mental, c’est là que vous êtes polarisé. Votre conscience est limitée à cela. Si elle se trouve sur le plan spirituel, vous n’êtes pas limité au plan mental, ni au plan astral. Mais si vous êtes polarisé sur le plan astral, c’est ce qui va déterminer l’étendue de vos capacités, et vous devez l’accepter. C’est à ce point qu’intervient la notion de travail en tant que mini-hiérarchie.
Jusqu’à ce jour, la plupart des groupes ne travaillent pas de cette manière. Toutefois, dans une certaine mesure, nous travaillons de cette manière dans le grand groupe (le groupe mondial, rassemblant tous les groupes), puisque je lui apporte certaines informations, et qu’ensuite, dans chaque groupe particulier, il y a des gens qui travaillent sur ces informations et s’appuient dessus. Ces groupes de gens font en sorte que des magazines, des bulletins et d’autres outils de communication puissent les faire pénétrer dans le monde de tous les jours.
Il vous faut admettre l’existence d’une mini-hiérarchie. Vous devez l’accepter, et travailler dans ce cadre. Il y a ceux qui sont faits pour travailler dans le domaine de la communication de masse. Il y a ceux qui amènent les informations au niveau où elles peuvent avoir un impact par l’intermédiaire des différents médias – ils les simplifient, mais elles demeurent articulées et signifiantes. Et puis il y a quelqu’un comme moi, en contact avec un Maître, mais pas très bon s’il s’agit d’avoir un impact direct sur les masses parce que ce n’est pas pour moi une ligne de moindre résistance. Pour d’autres, au contraire, ça l’est. Ainsi, chacun a le niveau qui lui est propre. Vous devez l’accepter et travailler à votre propre niveau. De cette manière, vous économisez une énorme quantité de temps et d’énergie, puisque chacun fait ce qu’il accomplit le mieux.

Q. Mais si, dans notre groupe local, nous sommes tous au même niveau d’évolution, comment savoir s’il s’y trouve réellement une mini-hiérarchie ?
BC. Dans un groupe comme celui-ci vous pensez, comme en démocratie, que tout le monde est au même niveau. C’est à la fois vrai et faux. Les deux fonctionnent simultanément. Vous avez raison sur les plans philosophiques, politiques, économiques, etc., mais en termes ésotériques, vous êtes légèrement différents. Certains sont polarisés mentalement, d’autres astralement. Vous devez accepter cette différence, car elle détermine les domaines d’activité qui conviennent le mieux à chacun. De cette manière, chacun cessera de vouloir tout faire.
Dans ce groupe comme dans tous les groupes, tout le monde veut tout faire. Dans tous les pays où nous avons des groupes, il y a des personnes qui font ce que je ne sais pas faire, à savoir simplifier les informations et les faire connaître. Ils ont du bon sens. Ils sont entraînés à manier et formuler les idées de telle sorte qu’elles trouvent un écho chez un grand nombre de gens : là se trouve leur travail. D’autres ont pour tâche de contacter les gens qui sont les récepteurs de ces informations. Ce sont trois catégories de tâches distinctes, mais pas séparées. En pratique, probablement, nous touchons tous aussi un peu à chacun de ces trois domaines, mais ils sont différents en essence. C’est pourquoi vous devez agir dans les domaines où vous êtes efficaces, et c’est difficile d’être assez objectifs pour le comprendre. C’est cela l’impersonnalité.
Les gens ont du mal à se dire : « J’ai des limitations. » Ils pensent : « Untel n’a pas l’air d’avoir de limitations. Je ne vois pas pourquoi moi, j’en aurais. Je suis sûr que je pourrais faire ce qu’il fait. » Rien n’est plus faux. chacun a des qualités ou des talents dans une certaine ligne. Mais son niveau d’évolution détermine le domaine dans lequel il va les exercer : le contact avec la Hiérarchie, ou la mise en forme des informations sur le plan mental afin qu’elles soient assimilables au plus grand nombre, ou la communication directe avec le monde extérieur.

[La suite de cet échange sera publiée dans le prochain numéro. Benjamin Creme continue à expliquer comment reconnaître un groupe fonctionnant en tant que mini-hiérarchie et comment apprendre à travailler correctement au sein d’un groupe.]

1. Benjamin Creme, La Mission de Maitreya, tome II, « Vers l’initiation de groupe ».
2. Partage international, janvier/février 2011
3. Ibid
4. Alice Bailey (Maître DK), Les Rayons et les Initiations, Lucis Trust
5. La Mission de Maitreya, tome II, ibid
6. Partage international, mars 2017.
7. Benjamin Creme, L’Art de la Coopération « Le problème du mirage ».
8. L’exposé et les Questions/Réponses ont été publiées dans nos numéros de janvier à avril 2011.

 

Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Des miracles à l’ashram de swami Premananda [sommaire]

Des signes en abondance

Le 29 juillet 2018, après les célébrations annuelles de Guru Purnima, de la vibhuti (cendre sacrée) s’est matérialisée sur la statue de swami Premananda, à son ashram du Tamil Nadu (Inde). Les miracles se manifestent en grand nombre à l’ashram de swami Premananda depuis son décès en 2011 (voir sa nécrologie dans notre revue d’avril 2011).

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]

Une image est apparue à Thionville [sommaire]

En juin 2018, une image ressemblant au visage de Jésus est apparue à Thionville (France).

L’image figurant sur le muret d’une résidence, a tout d’abord été remarquée par Bernard Peter, depuis sa fenêtre. En premier lieu, il a exprimé son scepticisme quant à l’origine miraculeuse du phénomène, mais sa femme, qui souffre de la maladie de Parkinson, a eu un comportement différent. « Quand je lui ai dit ce que j’ai vu, elle s’est déplacée difficilement jusqu’à la fenêtre et en voyant l’image elle s’est mise à pleurer », à déclaré B. Peter au journal Le Républicain lorrain.

Les habitants de la ville ne s’entendent pas tous sur la manière dont l’image a été créée, mais un flux constant de visiteurs se poursuit sur le site.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]

Source : coasttocoastam.com : republicainlorrain.fr

Formations lumineuses à Tokyo [sommaire]

Formations lumineuses visibles les jours ensoleillés à l’extérieur de la maison de T. Y. à Nakano-ward, Tokyo (Japon). Cette photo a été prise à 16 h, le 9 juillet 2018.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]

Agroglyphes 2018 [sommaire]

Cette année encore, des dizaines d’agroglyphes sont apparus dans les champs à travers le monde, en particulier dans le sud-ouest de l’Angleterre.

  • Ackling Dyke, Dorset, 4 juin 2018
  • Kingweston, Somerset, 14 juillet 2018
  • Hackpen Hill, Wiltshire, 8 juin 2018

[Voir les photographies dans la version imprimée de la revue Partage international.]

Pour plus d’informations : temporarytemples.co.uk (Photos : Steve Alexander)

Des ovnis à Chongqing [sommaire]

Chine – Le 18 juillet 2018, des témoins ont pris des vidéos de trois (peut-être plus) objets luisants semblable à des orbes, volant en formation au-dessus de Chongqing, dans le sud-ouest de la Chine, et clignotant par intermittence. Ces objets ont été repérés dans d’autres régions du pays, apparaissant au crépuscule et restant visibles tard dans la nuit. Le phénomène s’est ensuite amplifié jusqu’à l’échelle nationale, les témoignages affluant de multiples endroits et donnant lieu à un nombre colossal d’interventions sur les réseaux sociaux.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]

Source : metro.co.uk ; Youtube : UFO Today

Un ovni en Croatie [sommaire]

Croatie – Le 8 août 2017, une femme conduisant sur l’île croate de Korcula s’est arrêtée pour photographier un monastère. Quelques jours plus tard, en examinant les clichés, elle a remarqué sur l’un d’eux un objet en forme de disque. Ce cliché n’a été pris qu’une fraction de seconde après le précédent, mais l’ovni n’est visible que sur celui-ci.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]

Source : mufon.com

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
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Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

Selon le pape François la peine de mort est irrecevable [sommaire]

Le pape François, qui critique la peine de mort depuis longtemps, a officiellement approuvé les modifications au catéchisme de l’Eglise catholique, qui stipule désormais que « la peine de mort est inadmissible car elle porte atteinte à l’inviolabilité et à la dignité de la personne ».

Dans un communiqué publié en août 2018, le Vatican a annoncé des modifications à la section du catéchisme catholique traitant de la peine de mort, qui se lit désormais comme suit :
« Le recours à la peine de mort par l’autorité légitime, à la suite d’un procès équitable, a longtemps été considéré comme une réponse appropriée à la gravité de certains crimes et un moyen acceptable, quoique extrême, de préserver le bien commun. Aujourd’hui, cependant, on prend de plus en plus conscience que la dignité de la personne n’est pas perdue même après la perpétration de crimes très graves. En outre, de nouvelles considérations sont apparues quant à la compréhension de l’importance de l’implication de telles sanctions pénales imposées par l’Etat. Enfin, des systèmes de détention plus efficaces ont été mis au point, qui garantissent la protection des citoyens tout en ne privant pas définitivement les coupables de la possibilité de rachat. »

Citant un discours prononcé en 2017 par le pape François lors d’un conseil pontifical, le document poursuit : « En conséquence, l’Eglise enseigne, à la lumière de l’Evangile, que « la peine de mort est inadmissible car elle porte atteinte à l’inviolabilité et à la dignité de la personne, et elle travaille avec détermination pour son abolition dans le monde entier. » Les mises à jour du catéchisme sont extrêmement rares, ce qui montre que le pape a franchi une étape significative.

Selon Amnesty International, la majorité des pays du monde, y compris presque tous les pays d’Europe et d’Amérique latine (régions à forte population catholique) ont déjà interdit la peine de mort. L’Organisation de défense des droits humains affirme que la majorité des exécutions ont lieu dans cinq pays : Chine, Iran, Arabie saoudite, Irak et Pakistan. Les Etats-Unis étaient le numéro 8 sur la liste en 2017.

Récemment, certains pays ont appelé à rétablir la peine de mort. Ainsi, aux Philippines, pays essentiellement catholique, le président Duterte aimerait la réintroduire. En Afrique, la peine capitale existe dans plusieurs pays, mais en 2009, une réunion des évêques africains a appelé à « l’abolition totale et universelle de la peine de mort ».

Le décret du pape aura probablement un impact aux Etats-Unis, où la majorité des catholiques et de nombreux politiciens et juges catholiques soutiennent la peine de mort. Se référant aux changements intervenus dans le catéchisme, John Thavis, auteur et expert du Vatican, a déclaré : « Je pense que ce sera significatif pour l’avenir de la peine de mort dans le monde. Les gens qui travaillent avec des prisonniers condamnés à mort seront ravis, et je pense que cela deviendra un enjeu de justice sociale pour l’Eglise. »

Source : vox.com ; religionnews.com ; nytimes.com

70e anniversaire du Service national de santé britannique [sommaire]

Au long des mois de juin et juillet 2018, la Grande-Bretagne a célébré le 70e anniversaire de son fameux service national de santé (NHS), « gratuit pour le patient ». Le NHS a été créé par le parti travailliste radical nouvellement élu, lors d’une victoire écrasante inattendue après la Seconde Guerre mondiale. Le pays a rejeté le retour aux conditions paralysantes de la crise des années 1930 et, après les ravages de la guerre, les gens aspiraient à un changement dans une société plus juste. La création du NHS en 1948 était le symbole emblématique de ce changement social qui se poursuit encore aujourd’hui.

Maintenant, bien que dépourvu de ressources dans une période de forte demande, le NHS jouit toujours de l’affection et de l’engagement du public britannique. L’anniversaire a été marqué par des histoires émouvantes de patients et de travailleurs, rappelant à quel point les pauvres étaient souvent incapables de se faire soigner. Selon Aneurin Bevan, enquêteur au NHS, le NHS a promis une nouvelle « sérénité » pour tous, sachant que chacun trouverait désormais de l’aide lorsque la maladie frappe.

Lors d’un office à l’abbaye de Westminster à Londres, l’archevêque de Canterbury, chef de l’église anglicane, a déclaré que le NHS était « devenu un idéal unificateur à travers le pays et au fil des générations. Un service de santé qui appartient à tous. »

Source : guardian.com

L’Ethiopie et l’Erythrée ouvrent « une nouvelle ère de paix et d’amitié » [sommaire]

« L’état de guerre entre l’Ethiopie et l’Erythrée a pris fin ; une nouvelle ère de paix et d’amitié s’est ouverte », indique la déclaration commune de paix et d’amitié signée par les dirigeants des deux pays le 9 juillet 2018.

L’Ethiopie et l’Erythrée ont mené une guerre frontalière dévastatrice entre 1998 et 2000, au cours de laquelle des dizaines de milliers de personnes ont été tuées des deux côtés. Un accord de paix a mis fin au conflit, mais une commission des frontières créée en vertu de cet accord a concédé à l’Erythrée la majeure partie du territoire contesté. L’Ethiopie a refusé d’accepter les conclusions, de sorte que les deux pays étaient restés dans un état de tension de « ni guerre, ni paix » depuis 2000.

Lorsque le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a pris ses fonctions en avril 2018, il a promis de contacter le gouvernement érythréen pour résoudre le conflit en cours. Mais peu de gens ont imaginé que la paix surviendrait si rapidement. Outre ses efforts de paix avec l’Erythrée, Abiy Ahmed a commencé à mettre en œuvre des changements dans son propre pays, notamment en levant l’état d’urgence, en libérant les prisonniers politiques et en annonçant des réformes économiques.

L’Ethiopie et l’Erythrée ont également convenu dans la déclaration commune que « les relations de transport, de commerce et de télécommunication reprendront ; les activités et relations diplomatiques seront renouvelées ; la décision à la frontière sera mise en œuvre ; [et que] les deux pays travailleront ensemble pour garantir la paix, le développement et la coopération dans la région. »La population des deux pays a célébré le rapprochement soudain. « Il semble que ce soit un rêve », a déclaré Amleset Aray, né en Erythrée mais qui a grandi en Ethiopie. « Vous n’entendez jamais rien de positif. Vous pensez qu’un jour Dieu fera quelque chose. Mais si vite ? Les changements sont venus si vite, c’est incroyable. Beaucoup de gens sont heureux. C’est comme un rêve. »

Source : bbc.com ; washingtonpost.com ; et.fanabc.com

 

Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

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Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

L’histoire de Mohamad Al Jounde [sommaire]

Prix international de la paix des enfants 2017

par Shereen Abdel-Hadi Tayles,

« Je me lève pour moi et pour tous ces enfants. Je vais me battre pour le droit de ces enfants. Je vais tâcher d’être leur voix et leur espoir parce que chaque enfant a droit à l’éducation, au développement personnel, à un rêve ambitieux et à une vie joyeuse. »

Mohamad Al Jounde, recevant le Prix international de la Paix pour les enfants, en 2017, des mains de Malala Yousafzai, prix Nobel de la Paix 2014.

Mohamad Al Jounde a reçu le Prix international de la paix des enfants 2017. Sa famille a dû fuir la Syrie lorsque son quartier a été bombardé au cours de la guerre. Mohamad et sa famille ont choisi de partir pour le Liban. Là, ils se sont pleinement engagés à construire un environnement joyeux pour tous les enfants parqués dans les camps de réfugiés.

Mohamad est né et a grandi avec sa famille en Syrie dans la ville de Hama. Sa vie était normale, dit-il – son père et sa mère avaient un travail, ils avaient une maison, une voiture et Mohamad passait son temps entre l’école et ses amis. « Je suis né en Syrie. J’ai eu une très belle enfance en famille, baignée d’amour et de joie. J’avais l’insouciance à laquelle aspirent tous les enfants. La vie était belle », explique Mohamad.

Mais la vie de Mohamad a changé au printemps 2011 lorsque les activistes pro-démocrates syriens, entraînés par les politiques émergentes d’Egypte et de Tunisie, se sont opposés aux projets du président Bachar Al-Assad. Au début, l’opposition était pacifique mais elle est rapidement devenue violente. En juillet 2011, le pays commença à rentrer dans une guerre civile dont l’implication fut à la fois locale et internationale.

Courant 2013, les combats se rapprochèrent de plus en plus de la ville de Mohamad. Il se souvient s’être trouvé assis, en famille, chez eux, lorsque soudain ils entendirent des bombardements à l’extérieur. « Partout autour de nous, de tous les immeubles du voisinage, nous entendions des gens crier. J’ai ressenti la signification du mot guerre », raconte Mohamad.

La mère de Mohamad fut arrêtée et détenue deux fois parce que ses parents étaient engagés dans la révolution contre le régime. Puis elle reçut une lettre d’avertissement : elle pouvait soit rester et se faire tuer, soit fuir le pays. Mohamad explique que sa famille savait que sa mère était en danger de mort. Alors ils ont dû tout laisser sur place et disparaître.

Après un long voyage, sa famille arriva au Liban, près de Beyrouth. « Notre famille a quitté la Syrie en 2013. Nous avons pris un taxi privé qui connaissait les routes sans danger. Notre voyage fut plutôt facile. Par ailleurs, nous savions que le gouvernement ainsi que les gardes aux check-points voulaient que nous quittions le pays. En quelque sorte, ce sont eux qui nous ont forcés à partir. »

Au Liban, les parents de Mohamad n’ont pas trouvé de travail et se sont rapidement retrouvés sans argent. Le père de Mohamad décida de demander asile en Suède. Il dut laisser le reste de sa famille au Liban.

Ce fut une autre épreuve pour la famille et pour Mohamad. « Encore une fois, je perdis quelque chose de précieux de ma vie. D’abord ma maison, mes amis et ma vie en Syrie. Et après, je perdais mon père et ma vie avec lui. Les choses commencèrent à disparaître les unes après les autres. »

Bien que Mohamad fut en sécurité au Liban, les deux premières années, il n’a pas pu aller à l’école. « Etre réfugié, un enfant réfugié dans un pays différent est difficile. C’est comme si vous deviez recommencer votre vie à zéro. Vous n’avez plus d’école, vous n’avez plus rien à faire, vous n’avez plus de maison. On se sent étranglé, comme si la vie était vide. »

Quoi qu’il en soit, Mohamad ne s’est jamais laissé abattre et cette situation a renforcé sa détermination à combattre pour un futur meilleur, pour lui et pour les autres enfants. Soutenu par sa famille, Mohamad a créé, au sein du camp de réfugiés, une école pour les enfants syriens. D’une tente dans les débuts, l’école est maintenant installée dans de vrais locaux, avec des enseignants agréés pour accompagner 200 enfants. Les enfants des camps voisins viennent aussi à leur école.

Bien que Mohamad ne puisse aller à l’école, il suivit son inspiration et enseigna aux autres enfants. « N’ayant aucune possibilité d’aller moi-même à l’école, j’ai compris combien l’école était importante pour les enfants et que c’était le meilleur endroit pour qu’ils puissent se développer et construire leurs rêves. Cinquante pour cent des enfants déplacés de 6 à 14 ans ne peuvent pas aller à l’école. C’est fou. Cela doit changer et je veux contribuer à ce changement. Tous les enfants ont le droit d’apprendre et le droit d’être enseignés, c’est devenu mon combat personnel. »

Depuis qu’il a douze ans, Mohamad enseigne les mathématiques et l’anglais aux enfants dans les camps. Il enseigne aussi sa plus grande passion : la photographie. Il encourage les enfants à prendre des photos de leur vie de tous les jours.

« La photographie m’aide à exprimer ce que je ressens et je crois profondément que cela nous aide à voir le monde meilleur, que cela aide mes enfants à voir la beauté autour d’eux. Vous savez, il y a beaucoup d’enfants réfugiés qui sont trop timides pour parler de ce qu’ils vivent, mais prendre des photos, ça ils peuvent le faire. Je crois que ces enfants ont des choses à nous montrer de leur propre point de vue. Alors, les photos peuvent exprimer des centaines de mots. Une photo joyeuse est aussi la vision d’un futur meilleur. »

En dehors de l’enseignement, l’école a permis aux enfants de retrouver des liens avec les autres enfants, de se faire de nouveaux amis pour s’adapter à leur nouvelle situation et vivre leur vie aussi naturellement que possible. « J’ai travaillé dans les camps de réfugiés pendant longtemps. La vie y était vraiment difficile. Les gens n’avaient pas accès à une eau propre ou à une nourriture saine. Les maladies se développaient. Des gens mouraient de froid l’hiver parce que les tentes n’étaient pas adaptées à de telles températures. Cependant, la situation progresse avec le temps et beaucoup d’organisations nous soutiennent. »

Aujourd’hui, Mohamad a 17 ans. Il a rejoint son père en Suède et travaille toujours pour soutenir les écoles des camps. Il dit que la situation en Syrie est encore très dangereuse. La guerre entre maintenant dans sa huitième année. Elle a duré plus longtemps que la Seconde Guerre mondiale. La commission européenne recense 13,1 millions de personnes en Syrie ayant besoin d’aide humanitaire, 6,1 millions de personnes qui ont été déplacées dans le pays et plus de 5 millions de syriens réfugiés dans divers pays.

« Là-bas, depuis longtemps, les gens font face à des attaques chimiques, les enfants dans les zones épargnées ne peuvent pas aller à l’école et leur avenir est très incertain », explique Mohamad.

L’école que Mohamad et sa famille ont créée a des projets qui nécessitent des moyens financiers. « Au début, des amis en Allemagne ont organisé des levées de fonds populaires et nous envoyaient leur collecte. Maintenant, nous sommes soutenus par Trocaire et Cafod, mais ce financement pourrait bien s’arrêter rapidement et nous pourrions fermer l’école un moment jusqu’à ce que nous trouvions une solution. J’ai créé une petite ONG pour lever des fonds. Cela nous a permis pour l’instant de maintenir l’école ouverte et de faire quelques extensions pour accueillir plus d’enfants. »

Mohamad affirme que, pour le peuple syrien, ce qui semble primordial, c’est que la Syrie redevienne un endroit où chaque syrien se sente chez lui. Son souhait principal pour les enfants vivant dans les camps est qu’ils trouvent une maison et la paix. Pour lui-même, son rêve est de finir ses études et de créer un réseau mondial de soutien du droit à l’éducation des réfugiés.

Au regard de ce qu’il a déjà accompli, Mohamad minimise : « Rien n’aurait été possible sans les enfants avec qui j’ai travaillé, sans leur volonté d’aller de l’avant. Ils ont fait ce que je suis aujourd’hui. Ce sont eux qui ont tout fait. Je les ai juste encouragés, j’ai été leur voix. Ce projet, c’est d’abord leur réalisation, avant que cela ne devienne la mienne. Ce qui me rend le plus heureux est d’être avec des enfants, parce qu’être avec eux, jouer avec eux, passer du bon temps avec eux me donne l’impression d’avoir quelque chose. Je les ai eux, et ils me donnent de la force, la force de dépasser mes propres problèmes, la force de contribuer à ce que les choses changent. »

Grace à l’action de Mohamad, de nombreux enfants réfugiés au Liban peuvent aller à l’école et entrevoir un avenir en dépit de leur situation difficile. C’est pour cette raison qu’il a été récompensé en 2017 par le Prix international de la paix des enfants.

Pour plus d’informations : childrenspeaceprize.org

Le Prix international de la paix des enfants est une récompense annuelle visant à honorer un enfant ayant contribué de façon majeure à faire progresser le droit des enfants et à améliorer la situation d’enfants vulnérables. Il a été créé en 2005 par la Kids Rights Foundation, basée à Amsterdam.

Inégalités, dysfonctionnements sociaux et souffrance [sommaire]

par Graham Peebles,

D’année en année, les divisions économiques dans le monde s’accentuent et les problèmes sociaux qui leur sont associés s’aggravent : les riches s’enrichissent toujours plus, et, s’il est vrai que certains pauvres arrivent à s’extraire de la grande pauvreté pour accéder à une pauvreté relative, la majorité d’entre eux continue de vivre dans une grande insécurité économique et ont toutes les probabilités d’y rester.

Au sommet de la pyramide économique et sociale, on trouve les multimilliardaires (aujourd’hui au nombre de 2 208), dont 42 (61 en 2016) détiennent selon un récent rapport d’Oxfam – autant de richesse que la moitié de l’humanité la plus pauvre. Cette clique de super-riches s’est appropriée l’an passé 82 % de la richesse générée globalement sur la planète… alors que les 3,7 milliards de personnes qui composent la moitié la plus pauvre du monde n’ont vu aucune amélioration de leur situation.

Le plus grand défi de notre époque

L’inégalité des revenus et de la répartition de la richesse n’est pas simplement une question monétaire ; c’est une crise sociale complexe qui soutient et renforce les notions de supériorité et d’infériorité. Elle a été décrite par le président Obama en 2013 comme « le plus grand défi de notre époque ».

L’injustice sociale criante et les niveaux d’inégalité obscènes que l’on observe partout sont engendrés par le système économique néolibéral. Cette forme extrême de capitalisme s’est imposée aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne au début des années 1980. A l’époque, R. Reagan et M. Thatcher ont bafoué les droits des travailleurs ; « social » était un gros mot, l’égoïsme et la cupidité régnaient en maîtres. Avec l’aide de la Banque mondiale et du FMI, le néolibéralisme s’est rapidement répandu dans le monde entier, injectant son poison jusque dans les plus petits villages avec son idéologie cruelle qui ne peut qu’entraîner division et discorde. La marchandisation et la concurrence sont des principes tout-puissants qui ont infiltré tous les domaines de la vie. Tout est considéré comme une marchandise et la taille de votre compte bancaire détermine les soins de santé, l’éducation et le logement auxquels vous avez accès. Idem pour la culture et la liberté de voyager.

Dans un monde où tout a un prix, où tout est classé selon ce prix, les signes extérieurs de richesse et de statut social sont devenus des critères universels pour déterminer la valeur d’un individu. S’ensuivent comparaison et imitation, qui pervertissent l’individualité et nourrissent la peur – la peur de manquer, la peur de l’échec, la peur de ne pas être aimé, de ne pas « mériter » l’amour, de ne pas en être digne. Le ressentiment, la colère et le dégoût de soi s’accentuent, entraînant tout un éventail de problèmes de santé mentale comme l’anxiété, la dépression et la dépendance à la drogue et à l’alcool.

Bonheur et inégalité

Richard Wilkinson, professeur émérite d’épidémiologie sociale à l’Université de Nottingham, a beaucoup travaillé sur l’impact de l’inégalité financière sur la santé et le bien-être des sociétés. Afin d’étudier les niveaux d’inégalité au sein de divers pays, Wilkinson et son équipe y ont comparé les 20 % de la population les plus riches et les 20 % les plus modestes. Selon ce critère, le Japon, la Scandinavie (Finlande, Norvège, Suède et Danemark) sont les pays les plus égalitaires. La Slovénie et la République tchèque ont également évolué vers ce groupe. A l’opposé, Israël, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Grande-Bretagne, le Portugal et les Etats-Unis présentent les niveaux d’inégalité les plus élevés. Des données récentes suggèrent que la Russie, l’Afrique du Sud et la Turquie devraient les rejoindre au classement des pays les plus inégalitaires. L’Allemagne, l’Espagne et la Suisse se situent quelque part entre les deux.

L’étude a aussi révélé des données intéressantes d’ordre social : les habitants des pays où règne la plus grande inégalité ont une espérance de vie inférieure à ceux des sociétés plus égalitaires ; ces pays connaissent également une mortalité infantile plus élevée, beaucoup plus d’homicides, une population carcérale plus importante, davantage de grossesses chez les adolescentes, des niveaux inférieurs d’alphabétisation, plus d’obésité, moins de mobilité sociale et il y règne beaucoup moins de confiance parmi les habitants. Dans des pays plus égalitaires, comme la Suède et la Norvège, environ 65 % des personnes font confiance aux autres, alors que dans des sociétés inégalitaires comme les Etats-Unis, 15 % seulement admettent avoir confiance en leurs concitoyens.

Dans tous les domaines, les pays présentant des niveaux élevés d’inégalité ont donné des résultats plus mauvais – souvent beaucoup plus – que les pays plus égalitaires. Concernant la santé mentale, par exemple (chiffres de l’Organisation mondiale de la santé) : au Japon, environ 8 % de la population souffre d’un problème de santé mentale, contre 30 % aux Etats-Unis. Selon l’Unicef, les enfants sont considérablement plus sains dans des pays plus égalitaires, et se sentent beaucoup plus heureux.

Si l’un des principaux objectifs de tout système socio-économique est de créer un environnement dans lequel les êtres humains peuvent croître et vivre heureux ensemble, il faut savoir que les pays les plus égalitaires – Suède, Norvège, Danemark et Finlande – sont aussi les pays où les gens sont les plus heureux au monde. Dans toute la Scandinavie, les services publics – l’éducation (probablement la meilleure au monde), les soins de santé et le logement sont financés par un impôt prélevé de façon équitable. Ceci engendre naturellement plus de justice sociale et permet de développer la confiance ; et lorsque règne la confiance, les relations humaines sont harmonieuses. Les extrêmes de la richesse la plus extravagante et la pauvreté accablante n’existent pas dans ces pays ; la mobilité sociale y est plus grande et il est permis à chacun d’espérer accéder à une vie toujours meilleure. Comme le dit Richard Wilkinson : « Si les Américains veulent vivre le « rêve américain », il faut qu’ils aillent vivre au Danemark. »

Le premier devoir d’un gouvernement est de protéger le peuple. Cela implique non seulement de lutter contre le terrorisme et autres menaces, mais d’élaborer des politiques socio-économiques qui contribuent à la création d’un environnement sain et harmonieux. En soutenant les inégalités extrêmes et les problèmes sociaux qu’elles engendrent, les gouvernements des pays inégalitaires ont totalement échoué dans ce devoir fondamental. Les politiciens, qui dans bien des cas comptent sur les grandes entreprises et les riches bienfaiteurs pour financer leurs campagnes, sont aveugles aux défauts inhérents au système actuel et au mode de vie malsain et négatif qu’il soutient.

A la lumière de ce qui précède, les arguments en faveur d’un changement fondamental de l’actuel ordre économique global et de l’abandon des valeurs destructrices qu’il promeut deviennent irréfutables. Pourtant, le changement ne se produit que progressivement et la résistance est grande. Il appartient aux gouvernements (en particulier dans les Etats les plus inégalitaires) de reconnaître le lien entre tous les problèmes sociaux et le paradigme socio-économique en vigueur, qui rend littéralement les gens malades et détruit l’environnement. Ils doivent investir dans les services publics, corriger les différences salariales extrêmes, interdire les primes, réformer la fiscalité et, au lieu d’imiter les Etats-Unis et la France qui adoptent des codes fiscaux qui favorisent les inégalités, se tourner vers les pays scandinaves et les prendre comme exemple.

Pendant trop longtemps, les systèmes socio-économiques ont été conçus et mis en place pour répondre aux désirs et aux intérêts d’un petit nombre de privilégiés, alors que la plupart des gens vivent dans l’insécurité financière. Cette injustice doit disparaître si nous voulons créer des sociétés harmonieuses. Ça passera par le partage des richesses. Que ceux qui possèdent à profusion acceptent de partager une partie de leur abondance, de sorte que tous puissent avoir assez ; pas de superflu, mais juste assez pour subvenir à leurs besoins fondamentaux.

Les riches doivent renoncer à la cupidité et au superflu (une nième voiture, une autre maison, encore plus de vêtements de marque, etc.) ; ce dont les pauvres ont un besoin absolu c’est d’abord de se libérer de l’exploitation, de l’insécurité financière et de la peur du dénuement ; ils ont besoin d’un logement digne, de l’accès à l’éducation, aux soins de santé et à la culture. Ces besoins essentiels sont les droits de tous. Lorsqu’ils sont respectés et concédés, ils contribuent largement à instaurer la justice sociale qui elle-même, permet le développement de communautés fonctionnelles, harmonieuses et bienveillantes dans lesquelles les conflits sont rares.

Un signe encourageant [sommaire]

par William Allen,

La saison 2018 des agroglyphes touche à sa fin. Fin juillet, les sites web anglais Temporary Temples et Crop Circle Connector recensaient des dizaines de formations – principalement dans le sud de l’Angleterre mais aussi en Suisse, en France, en Russie et en République tchèque.

Benjamin Creme (BC) a souvent écrit au sujet de ce phénomène dans d’anciens numéros de notre revue et dans plusieurs livres, particulièrement dans Le rassemblement des Forces de Lumière (Partage publication, 2013).

Selon BC, la majorité des agroglyphes sont créés par des vaisseaux spatiaux provenant de planètes voisines, principalement de Mars et Vénus, en utilisant une technologie extraordinairement perfectionnée. Les formations servent un double but : premièrement, ce sont des « cartes de visite » des visiteurs de l’espace, qui signalent leur présence subtilement et magnifiquement, sans enfreindre notre libre-arbitre. Deuxièmement, les agroglyphes sont des vortex d’énergie établis – non seulement dans les champs européens mais dans le monde entier – afin de reproduire sur le plan physique le réseau du champ magnétique terrestre. Ceci en préparation de la nouvelle technologie de la lumière, qui sera développée une fois que nous « aurons mis de l’ordre dans notre maison ». Nous y parviendrons en appliquant les priorités de Maitreya, qui garantiront un monde stable et pacifique. Parmi d’autres avancées, cela nous procurera une énergie sûre, non-polluante, gratuite et illimitée pour tous nos besoins.

Pendant des décennies, la majorité des formations sont apparues dans le sud-ouest de l’Angleterre, faisant subtilement allusion à la présence de Maitreya à Londres, son point focal. Quant au symbolisme et à la signification des motifs, BC a écrit : « Chacune de ces formes représente un idéogramme, et vous en reconnaîtriez certains si « l’idéographie » de l’ancienne Atlantide vous était familière. Ces formes n’ont pas pour vocation d’être comprises, mais de laisser entendre qu’elles ont une signification, dont de nombreuses personnes auront l’intuition. Elles remémorent nos anciennes relations avec les Frères de l’espace (PI, juin 1991).

Mais il y a eu des formations en Angleterre pour lesquelles le symbolisme est directement lié à des évènements spécifiques. Ainsi, en avril 2009, une grande formation ressemblant à une étoile rayonnante est apparue dans un champ de colza près d’Avebury, Wiltshire (Angleterre). Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu’il s’agissait d’un « signe » de la présence dans nos cieux de « l’étoile » de Maitreya, une « lumière ressemblant à une étoile » (un immense vaisseau spatial spécialisé) annonçant l’apparition imminente de Maitreya à la télévision américaine (PI, juin 2009).

En juillet 2010, une grande étoile au centre d’un motif pentagonal fut découverte dans un champ de blé, toujours dans le Wiltshire. C’était une référence délibérée aux interviews télévisées de Maitreya, alors en cours, qui commencèrent en janvier 2010, comme l’a confirmé le Maître de Benjamin Creme (PI, septembre 2010).

En juillet 2017, une représentation du Cube de Metatron de 120 m de diamètre, symbole géométrique sacré d’une grande étoile inscrite dans un cercle, fut repérée dans un champ près de Cley Hill, Warminster (Angleterre). Bien qu’il n’ait pas eu de « validation » du Maître de Benjamin Creme, ce dernier avait auparavant confirmé dans notre revue que Maitreya était Metatron (PI, septembre 2017).

Ces trois formations partagent un élément significatif : l’étoile. « Symboliquement, l’étoile est le signe du Fils de l’Homme » expliquait BC dans notre revue de juillet/août 2009. Et une fois encore elle est apparue dans les champs : le 7 juillet 2018, une formation incroyablement complexe a été découverte près de Martinsell Hill, Wiltshire.

Elle peut être considérée comme le symbole de « l’étoile de Maitreya le Christ ». Maitreya est parmi nous, chef de la Hiérarchie spirituelle – la grande étoile principale de la formation – interconnectée avec son groupe, les Maîtres de Sagesse, et le contenant. Eux-mêmes peuvent être perçus comme des étoiles à cinq branches puisque, comme le Maître Djwhal Khul (DK) nous le dit : « L’étoile (est) l’homme parfait, en toute sa gloire » (Alice Bailey, La Lumière de l’Ame).

Maitreya est parmi nous, en tant qu’Enseignant et Guide de l’humanité marchant sur le sentier de l’évolution spirituelle consciente. Notre chemin est « le développement du cinquième principe afin de devenir de véritables fils du mental. Leur rôle consiste à devenir l’étoile à cinq pointes. » (A. Bailey, La Lumière de l’Ame).

Cela implique la prise d’initiations – des expansions de conscience – dont Maitreya est l’Initiateur pour les deux premières. De nouveau, « l’étoile à cinq branches est signe et symbole de l’initiation de l’homme parvenu à la perfection finale » (Alice Bailey, Guérison ésotérique).

Peut-être l’agroglyphe a-t-il aussi pour but de nous rassurer quant à la présence du Christ ici et maintenant, et à son énergie d’amour qui nous enveloppe tous. Le Christ, la plus grande étoile, exemplaire, « le premier né entre plusieurs frères » (Alice Bailey, La Réapparition du Christ).

C’est l’heure H : marches de la jeunesse pour le climat [sommaire]

par Jake Johnson,

Parce que le changement climatique est « une question de survie » à laquelle il est urgent de faire face, de jeunes militants à travers le monde ont donné, le samedi 21 juillet 2018, le coup d’envoi de trois jours de marches et de manifestations afin de faire pression sur les élus pour « combattre les influences financières corruptrices du secteur de l’énergie fossile », d’interdire tout nouveau développement des énergies sales et de protéger la planète pour les générations actuelles et futures.

« Le changement climatique nous contraint à corriger de colossaux systèmes d’inégalités et de créer une société plus efficace et mieux conçue. Sinon, on aboutira au chaos, où votre classe sociale décidera de votre survie ou non », a déclaré Ivy Jaguzny, militante de 16 ans, avant les manifestations qui se sont déroulées à Washington (Etats-Unis) et ailleurs.

« Ce n’est pas quelque chose qui nous touchera dans soixante-dix ou quatre-vingt ans, a ajouté Talia Grace, directrice des médias sociaux pour Zero hour (C’est l’heure H), le mouvement qui coordonne ces actions de masse. Cela va affecter notre avenir, nos carrières, nos vies. »

« C’est l’heure H », le slogan des marches mondiales met l’accent sur l’urgence d’une action climatique audacieuse. En effet, la hausse des températures mondiales continue de déclencher des événements climatiques extrêmes et de semer le chaos, et nuit de façon disproportionnée et irréversible aux pays les plus pauvres et aux communautés les plus vulnérables.

En complément des trois jours d’action qui ont exigé une année d’organisation et de planification, une plate-forme claire et ambitieuse demande aux dirigeants politiques de :

– respecter les droits des peuples autochtones ;

– reconnaître le droit constitutionnel de la jeunesse à un climat viable ;

– éliminer immédiatement toutes les subventions aux combustibles fossiles ;

– interdire toute nouvelle infrastructure de combustible fossile et réaliser des investissements massifs dans les entreprises locales d’énergie solaire et éolienne dans les années à venir.

« Les enfants poursuivent le gouvernement en justice, nous marchons, nous faisons du lobbying, on ne fait que sortir dans la rue et les supplier :
« C’est trop demander un monde qui ne s’écroule pas totalement ? »,
a déclaré Jamie Margolin, écologiste de 16 ans au Huffington Post. Tout est en danger, donc c’est très difficile de prévoir votre avenir en supposant que tout sera pareil quand vous savez que ce n’est pas le cas. C’est vraiment effrayant, surtout pour un jeune qui cherche à savoir ce qu’il veut faire dans la vie […]. Je veux juste avoir un monde pour grandir, dans lequel vivre ma vie et ne pas avoir à m’inquiéter de telles peurs existentielles. »

Source : Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0.

De la prévision à la réalité : prendre conscience du changement climatique [sommaire]

par Elisa Graf,

Alors que les températures estivales atteignent des sommets écrasants dans une grande partie de l’hémisphère nord, cela ne surprendra personne que 2018 soit la quatrième année la plus chaude jamais enregistrée, seulement surpassée par 2015, 2016 et 2017. Selon les données de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des Etats-Unis, cela marque la période de quatre ans la plus chaude depuis le début des mesures, tandis que juin 2018 est le 402e mois consécutif dont les températures sont supérieures à la moyenne du XXe siècle. Enfin, en juillet, au moins 118 records de chaleur ont été établis ou égalés à travers le monde.

Les conséquences du réchauffement deviennent visibles pour tous

Pour Michael Mann, climatologue à l’Université d’Etat de Pennsylvanie, il est clair que la chaleur brûlante de cet été est due aux changements climatiques causés par l’homme. « Ce que nous voyons en ce moment dans l’hémisphère nord, ce sont des conditions météorologiques extrêmes sous la forme de vagues de chaleur sans précédent, de sécheresses, d’inondations, d’incendies forestiers, a-t-il expliqué dans une interview à la radio. N’importe laquelle de ces observations, prise séparément, pourrait être rejetée comme étant une anomalie, mais c’est l’interconnexion de tous ces événements et leur nature extrême qui nous dit que nous voyons maintenant le visage du changement climatique. Les impacts de ce changement ne sont plus infimes »

Mais les événements extrêmes d’aujourd’hui et leurs effets désastreux sont-ils suffisants pour nous rappeler à la réalité du réchauffement climatique ? L’auteur environnementaliste britannique Michael McCarthy, suggère dans The Guardian, que ce dont nous sommes témoins aujourd’hui alors que les températures montent en flèche : « est un changement historique dans la façon dont la menace du changement climatique est perçue par le monde. Nous passons des prédictions aux observations […]. Voir les choses arriver autour de vous ne peut pas être nié comme les prédictions peuvent l’être, et en ce remarquable été 2018, les événements dans le monde réel ont commencé à rattraper les prévisions des modèles climatiques d’une planète en surchauffe. »

Alors que jusqu’aujourd’hui, la science du climat qui nous a avertis s’est basée sur des modélisations informatiques par supercalculateurs pour fournir des prédictions, M. McCarthy rappelle que « de telles prédictions s’accompagnent nécessairement d’incertitudes. C’est grâce à ces dernières que le déni climatique a pu prospérer. » Selon lui, les gens vont désormais se rendre compte de façon incontestable qu’il se produit quelque chose d’anormal au niveau du climat mondial. Cela pourrait être le début d’un processus qui « finira par reléguer l’idéologie pervertie du déni climatique dans la poubelle de l’histoire – là où est sa place ».

Les conséquences du réchauffement deviennent visibles pour tous. Les limites des infrastructures – dont une grande partie a été construite dans l’hypothèse d’un climat plus frais – sont mises à l’épreuve : les routes fondent, les voies ferrées gondolent, les pistes d’aéroport se fissurent et les centrales électriques, de la France à la Finlande, ont dû réduire leur production parce que les rivières utilisées pour les refroidir sont devenues trop chaudes. L’eau des lacs et des rivières s’évapore plus rapidement, ce qui assèche les sols et la végétation. Brenda Ekwurzel, climatologue à l’Union of Concerned Scientists (Union des scientifiques préoccupés), dit que cela crée « ce que nous voyons dans l’ouest des Etats-Unis, où les grands feux de forêt durent plus longtemps, sont plus graves et plus étendus ».

Depuis 1984, les incendies aux Etats-Unis, imputables à ces seules conditions, se sont propagés sur plus de 41 000 km2, soit l’équivalent de la Suisse, d’après une nouvelle étude publiée en août par l’Académie des sciences américaine. Les résultats indiquent un quasi-doublement de la superficie des feux de forêt dans l’ouest des Etats-Unis au cours des trois dernières décennies. Et l’augmentation des températures a été mesurée en moyenne à 1,39°C depuis 1970 dans les zones forestières de onze Etats de l’Ouest. Depuis le début de l’année, les incendies ont quasiment détruit deux millions d’hectares – en augmentation de près de 26 % par rapport à la moyenne des dix dernières années. En Californie, la saison des incendies s’étend maintenant sur presque toute l’année et des incendies dévastateurs ont déjà brûlé plus de 150 000 ha – une superficie plus grande que la ville entière de Los Angeles.

La fréquence et l’intensité des incendies augmentent également dans d’autres parties du monde. L’année 2018 est la plus meurtrière pour les feux de forêt en Europe depuis 1900, selon la base de données internationale sur les catastrophes qui émane du Centre de recherche sur l’épidémiologie des catastrophes, basé à Bruxelles. Dans l’UE en moyenne, environ 3 900 km2 brûlent chaque année, mais l’année dernière, les incendies ont détruit près de trois fois plus de surface, causant la mort de 66 personnes au Portugal et en Espagne. Les incendies de forêt les plus féroces de la décennie ont balayé de façon incontrôlable les villes situées en périphérie de la capitale grecque, en juillet, tuant 91 personnes. La Suède lutte contre plus de 80 incendies cet été, dont plusieurs au-delà du cercle polaire. « Certains des plus grands incendies que nous avons vus dans le monde entier se produisent maintenant dans les régions subarctiques et même dans l’Extrême-Arctique, explique Ed Struzik, chercheur associé de l’étude à la Queen’s university, en Ontario (Canada). Mais, souligne-t-il, les incendies dans l’Arctique sont différents. Alors que les changements climatiques réchauffent les régions polaires deux fois plus vite que les autres régions du monde, les forêts boréales, la toundra et les tourbières s’assèchent. Ces paysages nordiques sont couverts de tourbe qui brûle différemment – « le feu couve dans le sol. Il pourrait durer tout l’été, puis hiberner pendant les mois d’hiver et reprendre l’année suivante. »

Là où la volonté politique ne parvient pas à s’attaquer aux conséquences désastreuses du changement climatique, l’espoir vient des gens ordinaires, partout autour du monde, qui relèvent le défi de renverser la vapeur eux-mêmes. Ainsi, les campagnes de désinvestissement concertées vont retrancher plus de six milliards de dollars d’actifs du domaine des combustibles fossiles. Et depuis le début de l’année, plus de mille actions en justice contre le changement climatique ont été déposées contre des gouvernements, des entreprises et des particuliers dans 24 pays, dont 888 aux Etats-Unis, selon le Sabin Center for Climate Change Law de l’université Columbia.

Plus important encore, la prochaine génération est déjà mobilisée pour agir : un groupe de jeunes Américains âgés de 11 à 22 ans vient d’obtenir une victoire dans leur procès contre l’Administration Trump. En effet, la Cour suprême des Etats-Unis a statué que leur action en justice, exigeant que le gouvernement fédéral prenne des mesures plus énergiques contre la crise climatique, était recevable. Résumant son ardente détermination à agir, la plaignante Zoe Foster, âgée de 13 ans, a expliqué : « Je ne vais pas rester les bras croisés et regarder mon gouvernement ne rien faire. Nous n’avons pas de temps à perdre. Je pousse mon gouvernement à prendre des mesures concrètes sur le climat, et je n’arrêterai pas tant qu’il n’y aura pas de changements. »

Le 8 septembre 2018, des dizaines de milliers de personnes dans le monde entier se joindront à l’une des mobilisations du collectif Dans nos rues pour le climat, où le public demandera aux élus et aux décideurs à tous les niveaux de prendre des mesures significatives et immédiates pour le climat, pour un monde sans combustible fossile.

Pour plus d’informations : riseforclimate.org

Source : cbc.ca ; thinkprogress.org ; democracynow.org ; nationalgeographic.com ; edition.cnn.com

Manifestations en faveur de la paix, de la planète et de l’unité [sommaire]

Construire des ponts plutôt que des murs

En juillet 2018, à Londres, à l’occasion de la visite d’Etat du président Trump au Royaume-Uni, plus 1 00 000 personnes se sont rassemblées pour lui exprimer leur opposition. Lors d’une manifestation déterminée, agrémentée de banderoles multicolores et pleines de créativité, jeunes et vieux ont traversé Londres pour se rassembler à Trafalgar Square.

Louise Wilkstrom, une manifestante, a déclaré : « Je pense qu’il est très important de montrer au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et au reste du monde que nous sommes contre le racisme, la misogynie et l’homophobie de D. Trump. »

Les manifestations ont gagné Belfast, puis Edimbourg et Glasgow lors de la visite de D. Trump en Ecosse, et des manifestations de moindre importance ont eu lieu dans tout le Royaume-Uni.

Diana James, âgée de 71 ans, dont c’était la toute première manifestation, estime que : « D. Trump est très dangereux […]. Nous avons actuellement la capacité de détruire la planète. Il doit admettre le réchauffement climatique et arrêter les forages en Antarctique. C’est la cupidité qui tue la planète : le pouvoir des multinationales, des banques et des fonds spéculatifs. D. Trump les a fait entrer dans son gouvernement. Il trafique avec eux. »

De nombreux militants et personnages politiques ont pris la parole lors de ces manifestations, célébrant la diversité du Royaume-Uni et le droit à la liberté d’expression. Parmi eux, le leader du parti travailliste, Jeremy Corbin, a commencé son discours inspirant en faisant allusion à une banderole dans la foule : « Construisons des ponts plutôt que des murs, et a déclaré aux participants, nous sommes unis dans l’espoir. »

Dans son allocution, il a mentionné la Déclaration des droits humains de l’Onu, l’environnement et l’égalité : « Je désire vivre dans un monde en paix et non en guerre. Il n’est pas question pour moi de reprocher aux réfugiés des guerres dont ils sont eux-mêmes victimes. J’aspire à ce que nous menions des politiques d’unité, de solidarité, de reconnaissance des capacités et de la valeur de chacun, aussi pauvre, aussi marginalisé que nous puissions être.

Le rappeur et activiste Lowkey a déclaré que « Donald Trump représente le visage le plus grotesque de l’irresponsabilité des entreprises ». Il a également appelé les Etats-Unis à réunir immédiatement les enfants immigrés et leurs familles qui ont été séparés suite aux décisions politiques prises en matière d’immigration.

Le député britannique David Lammy a également pris la parole lors de l’événement : « Nous manifestons non pas parce que nous haïssons les Etats-Unis d’Amérique, mais parce que nous aimons les Etats-Unis d’Amérique. »

Source : ITVnews ; The Independent ; YouTube

 

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Liberté de circuler [sommaire]

Le 4 juin 2018, je fis une rencontre inhabituelle dans le train en direction de Berlin. Ce jour-là, je sentais que je devais m’attendre à quelque chose. En novembre 2017, j’avais imploré l’aide de Maitreya, car j’avais du mal à accepter de vivre à l’étranger et de ne pas savoir comment servir au mieux dans un pays où je me sentais souvent isolée.

Je montai dans le train et remarquai quatre sièges se faisant face deux à deux et qui semblaient inoccupés. En m’approchant, je constatai que sur les deux sièges côté fenêtre étaient empilés des sacs plastiques contenant de vieux vêtements. C’était étrange, car personne ne laisse ses affaires sans surveillance dans les trains allemands. Je supposais qu’il s’agissait d’effets personnels. Je m’assis sur l’un des sièges côté allée, curieuse de savoir à qui cela appartenait. Comme le train démarrait, je jetais un œil sur Facebook et vis une photo d’Ursula, la meilleure amie de ma fille, postée par sa mère. En regardant par la fenêtre lors d’un arrêt du train, je remarquais le nom « Schlüter » en gros caractères sur le côté d’un grand bâtiment d’une entreprise industrielle et me demandais si le propriétaire était apparenté à un ouvrier du même nom que je connais.

Environ dix minutes avant le dernier arrêt, une femme âgée, au visage doux, arriva par dernière et se tint debout près de mon siège. Elle me rappela l’actrice anglaise Juli Dench (à l’exception de ses dents en mauvais état). Elle était habillée de la tête aux pieds de pulls superposés avec une robe-pull rose par-dessus, et portait un drôle de béret rose. Il faisait chaud et la façon dont elle était vêtue me surprit. Mais plus étonnant, elle était pieds nus. De toute évidence, elle n’avait pas l’habitude de porter des chaussures et ses pieds semblaient sales et abîmés. Elle déplaça ses affaires pour que je puisse m’asseoir près de la fenêtre et s’installa à côté de moi.

Au cours de la conversation, elle réalisa que ma langue maternelle n’était pas l’allemand et me demanda quelle langue je parlais, alors elle passa facilement à l’anglais. Elle m’expliqua que depuis cinq ans elle voyageait dans les trains allemands pour voir les vraies villes et villages de la région. Elle ajouta : « On ne peut rien voir du monde ni voyager quand on a la responsabilité d’une maison et des obligations. » Je sentis que cela s’adressait à mes propres défis. J’ai pensé à mes attachements et à mes préoccupations, concernant la maison et les biens matériels, qui entravent mon engagement à être un serviteur plus conscient, ou de prendre le temps de partager un message d’espoir avec un public plus large. Elle a également expliqué qu’elle avait eu des valises mais qu’on les lui avait volées, suggérant qu’elle avait rencontré des réactions peu amènes eu égard à son mode de vie, provenant tant du public que des usagers du rail. Mais elle ne semblait pas démontée par de telles expériences. Rien n’indiquait qu’elle s’identifiait à une « sans-abri », son attitude suggérait plutôt qu’elle avait consciemment choisi cette vie et qu’elle était détachée de ce que les gens pouvaient penser d’elle. Lorsque je lui demandai pourquoi elle ne portait pas de chaussures, elle répondit que lorsqu’elle en avait portées, des années auparavant, elles lui avaient causé des ampoules. Elle ajouta qu’elle avait constaté que lorsqu’on est bien couvert de la tête aux chevilles avec des vêtements de laine, on reste au chaud, même pieds nus en hiver.

Comme nous nous apprêtions à descendre du train, je pensai à lui demander son nom. Je fus déconcertée par sa réponse car elle semblait sortir de mes propres pensées : elle répondit que son nom était « Ursula Schlüter ».

Cette rencontre m’a beaucoup inspirée et m’a rappelé que nous faisons tous des choix dans notre vie et que je dois moi-même créer les conditions qui me permettent de mieux servir. Cela me rappela la remarque de Benjamin Creme selon laquelle en tant que disciple on appartient au monde.

E. G., Steyerberg, Allemagne

Profits vs droits humains [sommaire]

Une nouvelle exposition de photos a été inaugurée le 12 août au Centre d’information Share Nederland/Share International à Amsterdam. Ce fut une journée réussie, à laquelle ont assisté le public et les membres du groupe. Parmi les visiteurs se trouvait un homme d’origine surinamienne dont l’énergie et les mots nous ont impressionnés.

Il s’est longuement entretenu avec plusieurs collègues. Ce qui suit est un bref résumé de certains des points les plus importants qu’il a soulevés, des remarques que nous considérons de valeur pour nos collègues et en particulier aux Etats-Unis. Nous publierons un récit plus complet dans notre numéro d’octobre.

Il nous expliqua qu’il savait tout sur Maitreya. Il s’intéressait particulièrement aux Etats-Unis et a parlé de l’impact négatif des forces du marché. Il connaissait aussi la place financière londonienne et a expliqué comment, grâce à d’énormes primes et salaires, les employés sont liés au système et craignent de perdre leur emploi s’ils émettent des critiques. Il s’agit toujours de l’argent et jamais du peuple.

Notre visiteur affirma que la guerre était avant tout profitable à l’industrie de l’armement. Il mit également en garde contre le président Trump et comment, alors que le public et les médias sont distraits par ses tweets constants, D. Trump est occupé à signer les lois les plus épouvantables, conduisant inévitablement les travailleurs à perdre leurs droits.

L’équipe de rédaction des Pays-Bas

Les yeux n’ont pas de prix [sommaire]

J’ai subi une opération des yeux en mai 2018. Je la redoutais et j’avais demandé de l’aide via la « Main de Maitreya ». Après l’opération d’un œil, mon mari et moi attendions l’ascenseur quand un homme vînt vers nous.

Son apparence était frappante : il ressemblait à une ancienne star de cinéma. Sa chevelure était foncée et bouclée et il était vêtu comme pour aller à une réception. Il arborait un sourire radieux et de belles dents blanches. Il rayonnait de lumière. Mon mari lui demanda : « Travaillez-vous à l’hôpital ? » Il se mit à rire, se pointa du doigt et répliqua « Ai-je l’air de travailler à l’hôpital ? » Puis il me prit la main et me demanda avec un regard inquiet : « Est-ce que ça va ? »

J’étais tellement bouleversée par l’opération et cet homme si spécial que ce n’est que plus tard qu’il m’est venu à l’esprit combien cette rencontre était exceptionnelle.

Depuis mon second œil a été opéré et je suis très reconnaissante que ma vue soit redevenue normale.

N. de G., Amsterdam (Pays-Bas)

Dans la bonne direction [sommaire]

Le weekend du 30 juin au 1er juillet 2018, un rassemblement interactif eut lieu au Parc Josaphat de Schaarbeek (Belgique) dont le thème était : Dialogues sur l’humanité à Bruxelles – Echange pour changer le monde. Le dimanche, j’assistai aux débats relatifs au documentaire Les métamorphoses du monde.

Je ne trouvais pas le lieu du débat. Soudain une dame âgée vint, se tint près de moi et m’aida à le trouver. De façon indirecte, elle m’incita à redemander au bureau d’information le lieu du débat et cette fois-ci j’eus une réponse correcte. Je suis sûre qu’elle m’a aidée. Au cours du débat, j’eus l’impression que les gens ont compris que de nos jours on doit agir différemment mais il reste beaucoup de questions sur la façon de procéder. Sur la fin, j’ai souligné le besoin de partage comme résultat d’un grand saut dans la conscience que l’humanité doit faire, c’est-à-dire la prise de conscience que l’humanité est une seule grande famille. Cela fut accueilli très positivement.

K. M., Belgique

Un message puissant [sommaire]

Le dimanche 8 juillet à Bruxelles, nous avons rejoint la manifestation contre la venue du président Trump dans cette même ville. Nos banderoles étaient en trois langues (anglais, français et flamand).

Une dame s’approcha de nous à plusieurs reprises pour prendre une photo des banderoles et pour nous exprimer son enthousiasme à propos du texte. Les gens les prennent souvent en photos et alors j’espère qu’ils les mettent sur les réseaux sociaux. Elle revint une fois de plus accompagnée d’une deuxième dame qui prit aussi une photo. La première dame était toujours aussi enthousiaste et intéressée que la première fois. Elle était de ces personnes qui vous encouragent à persévérer. Plus tard nous avons rencontré une troisième dame qui nous déclara que notre contribution était utile pour l’humanité : beaucoup de gens connaissent ces problèmes et nous, nous défilions avec la solution à ceux-ci sur nos banderoles. Cela m’a procuré un sentiment de sérénité.

K. M., Belgique

Changer le monde [sommaire]

Le 17 mai 2018, alors que je regardais le journal télévisé sur le mariage du prince Harry et de Meghan Markle, le journaliste déclara qu’il s’était rendu à Brick Lane (Londres), pour demander aux gens leur opinion sur le mariage. En réponse à cette question un rastafari noir affirma : « Harry et Meghan changeront le monde au nom de Jésus. » Il avait un sourire éclatant. Je ressentis une énergie spéciale et ne parvins plus à suivre le reste de la conversation. Je décidai d’appeler un ami du groupe de Paris pour lui relater cette expérience et, en même temps j’eus les larmes aux yeux. Selon moi, cet homme était sûrement un porte-parole du Maître Jésus.

J. M., Saint-Ouen, France

Une promesse [sommaire]

Le 24 juin 2018, un « familier » entra pour assister à un atelier de méditation de transmission au Centre d’information. Nous savons qu’il est « Maitreya sous cet aspect » et il nous rend souvent visite. Cette fois-ci, il resta durant toute la Transmission et s’attarda un peu après.

Voici une partie de ce qu’il dit : « La concentration est l’élément le plus important dans la méditation de transmission pour maintenir l’alignement. »

Après l’atelier, il feuilleta le livre de Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité, comme il l’avait fait à une ou deux occasions les fois précédentes. L’un des collègues lui parla et lui fit remarquer que peu de gens assistaient aux ateliers et aux conférences. Il laissa entendre qu’une telle information n’est toujours pas si accessible pour beaucoup de gens. Nous interprétâmes ce commentaire comme voulant dire que nous devons faire notre possible pour essayer de rendre notre information plus accessible. Il fit remarquer que les jeunes sont préoccupés par leurs propres intérêts et ajouta que « si nous faisions de la publicité pour un concert pop, les gens viendraient. »

Nous lui demandâmes des éclaircissements sur ce qu’il avait dit lors d’une visite précédente : que l’on n’aurait plus trop longtemps à attendre. Il répondit : « Cette année…, l’an prochain… » Puis ajouta : « Le temps est différent là-bas. Nous devons avoir foi et attendre patiemment ; tout ira bien. Il répéta cela plusieurs fois. Et, à l’avenir les gens afflueront. »

Récemment, nous nous demandions comment nous pourrions agrandir le Centre, peut-être en construisant une extension ; il indiqua : « C’est dommage pour le jardin. » Le conseil étant que l’extension n’était pas nécessaire ; il nous assura que « cela se résoudrait tout seul. » Il parla de « l’importance de s’exprimer si l’on voit quelque chose qui ne va pas. Il ajouta qu’il ne pouvait pas se taire quand il était nécessaire de dire quelque chose. » Cela semblait vraiment important. Puis il déclara qu’il « attend avec impatience les années où il pourra réaliser des choses importantes. » Il parla du peu de chose dont nous avons besoin : « Ce sont juste des objets. » Mais il conseilla de ne pas essayer d’économiser en n’achetant pas de nourriture : « Je ne vais pas économiser sur la nourriture. » Cela semblait s’adresser directement à certains membres du groupe. La recette d’une bonne santé : méditation, bonne nourriture, sport et lecture sont importants.

Il donna d’autres conseils – le besoin de prendre des vacances, de se reposer et divers autres sujets personnels. L’un d’entre nous put demander s’il arrivait que l’on ait des problèmes de santé. Il le rassura : le service est toujours possible même si la santé n’est pas bonne et « quand une porte se ferme, une autre s’ouvre ». Il parla également de la dépression ou de l’épuisement professionnel et mentionna une période de 15 mois à cet égard. Cela semble avoir été pertinent pour un membre du groupe.

A plusieurs reprises il indiqua : « Tout va s’arranger ». En résumé, comme dans les Messages de Maitreya : « Tout ira bien.  Quoi que vous voyiez à la télévision, ne vous inquiétez pas. Tout ira bien. » Il repartit avec un exemplaire de L’Art de vivre, la revue de juillet/août et la promesse de revenir plus fréquemment, promesse qu’il avait déjà faite à d’autres membres du groupe.

Les membres du groupe du Centre d’information Share Nederland/International,
Amsterdam, Pays-Bas

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

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Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Qu’est-ce que la vie ? Pouvez-vous nous l’expliquer (conférence de Munich, Allemagne, 2009) [sommaire]

Qu’est-ce qu’une planète ? Une grande sphère dans l’espace, qui est en relation avec d’autres planètes, dans un système dont le soleil est le noyau. Mais pourquoi trouve-t-on de la vie sur toutes ces planètes ? Pourquoi venons-nous en incarnation ? Pourquoi sur cette planète et pas ailleurs ? Et pourquoi, tout simplement, existons-nous ? Il doit bien y avoir une raison expliquant pourquoi notre planète regorge de vie et de vies de toutes sortes : humaines, animales, végétales, minérales. Elles font toutes partie d’un seul et même tout, chacune d’entre elles provenant du règne précédent. Nous nous imaginons que nous sommes au sommet de l’évolution, mais il existe un autre règne qui succède au règne humain – le règne spirituel, ou règne des âmes. Et l’humanité, pour l’essentiel, n’a pas la moindre idée de ce qu’est la vraie constitution de l’homme. Ceux qui croient en la théorie de Darwin pensent que nous sommes des animaux intelligents issus du règne animal ; ils croient que nous nous en sommes séparés, et avons développé un intellect suffisamment puissant pour créer la technologie qui nous a permis d’aller sur la lune, et tout ce qui s’ensuit. L’idée, en soi, est acceptable, mais elle passe à côté de l’essentiel – à savoir que nous appartenons à un autre règne, celui qui met un point final à la succession des règnes (et au processus évolutif) sur cette planète.

La vie évolue selon un plan. Le système solaire est un corps vivant sensible, qui est le véhicule d’expression d’un grand Etre cosmique. Je ne peux pas préciser s’il s’agit d’un homme, d’une femme ou de quelqu’un que l’on puisse reconnaître, mais il s’agit d’un Grand Etre dont le plan, à terme, est la perfection de la planète Terre – et, à cet égard, de toutes les autres planètes. Si nous sommes ici, c’est en fonction d’un plan. Pas seulement d’un plan pour notre planète, mais d’un plan qui nous dépasse. Nous participons à l’évolution de la planète Terre en conformité avec un plan, le plan qui se trouve dans le mental du grand Etre cosmique qui est l’Ame de notre Terre.

Il s’ensuit que, s’il y a un plan, il doit y avoir des représentants de ce plan. Ces représentants sont les membres de la famille humaine qui ont évolué en conformité avec le plan, à la lumière du plan, en devenant de plus en plus ce qu’ils sont en essence, c’est-à-dire des âmes en incarnation. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant sur Terre est une âme, une âme qui évolue et qui, sur le plan de l’âme, est le reflet d’une entité plus élevée (pour autant que le mot « élevé » ait un sens) et plus inclusive – l’étincelle de Dieu, la divine étincelle. Dans son évolution et donc en vibration, cette divine étincelle est bien plus avancée que nous, qui nous trouvons sur le plan physique. En tant qu’âmes en incarnation, nous reflétons notre vrai soi, notre divinité au travers de notre personnalité humaine, avec ses véhicules physique, émotionnel et mental. La majorité des humains se considèrent comme constitués de cette seule personnalité, alors que, au total, nous sommes tous une étincelle du divin, et sommes donc, au niveau de notre planète, parfaits en tant qu’aspects de la divinité.

Il existe des planètes bien plus évoluées que la Terre. Il existe également des systèmes tellement plus évolués que notre système solaire, que notre planète y ferait figure de planète la plus retardée entre toutes. Nous ne devons en aucun cas nous imaginer que notre système solaire est le plus évolué de tous les systèmes solaires possibles et imaginables – car tel n’est pas le cas. Mais après une évolution de l’humanité qui a duré des millions d’années – je dis bien millions –, certains individus ont atteint un niveau tel qu’ils commencent, sur le plan physique, à refléter la qualité de vie de leur âme. L’âme est le reflet du divin. Sur son propre plan, l’âme est divine, mais elle s’incarne sans relâche dans le but de se refléter sur le plan physique au travers d’un être humain. Chacun d’entre nous est une étincelle divine qui se reflète en tant qu’âme sur les plans inférieurs. L’âme en nous est l’homme ou la femme véritable.

Combien de chefs d’Etat ou de gouvernement sont-ils au courant de la présence de Maitreya ? [sommaire]

C’est difficile à dire. Aucun ne le connaît personnellement. Certains ont entendu parler de lui, mais n’ont certainement pas cru ce qu’on leur a dit. Donc, la réponse est probablement : presque personne. Néanmoins, dans de nombreux pays, des disciples des Maîtres travaillent dans le domaine diplomatique. Tous les gouvernements ont un corps diplomatique, un département dont le personnel est en contact avec les autres pays pour essayer de résoudre les problèmes. Les ambassadeurs font partie de ce groupe. Certains membres du corps diplomatique qui représentent les différents pays sont des disciples des Maîtres. Mais les Maîtres ne sont pas les seuls à avoir des disciples à leur service au sein du corps diplomatique : les Frères de l’espace disposent eux aussi de contacts, ils ont également des personnes qui travaillent pour eux dans les services diplomatiques de nombreux pays.C’est difficile à dire. Aucun ne le connaît personnellement. Certains ont entendu parler de lui, mais n’ont certainement pas cru ce qu’on leur a dit. Donc, la réponse est probablement : presque personne. Néanmoins, dans de nombreux pays, des disciples des Maîtres travaillent dans le domaine diplomatique. Tous les gouvernements ont un corps diplomatique, un département dont le personnel est en contact avec les autres pays pour essayer de résoudre les problèmes. Les ambassadeurs font partie de ce groupe. Certains membres du corps diplomatique qui représentent les différents pays sont des disciples des Maîtres. Mais les Maîtres ne sont pas les seuls à avoir des disciples à leur service au sein du corps diplomatique : les Frères de l’espace disposent eux aussi de contacts, ils ont également des personnes qui travaillent pour eux dans les services diplomatiques de nombreux pays.

La religion est-elle importante ? [sommaire]

Les gens, particulièrement les croyants, imaginent que Dieu – quelle que soit l’entité qu’ils appellent ou que nous appelons Dieu – ne peut être connu que par le sentier religieux. Tel n’est pourtant pas le cas. Pour les Maîtres, de nombreux sentiers mènent à Dieu. Nous sommes tous des âmes en incarnation, potentiellement des dieux. Cette divinité peut se manifester dans tous les domaines de la vie – scientifique, économique, religieux, artistique ou politique. Des individus comme Léonard de Vinci, Mozart, Dürer, Beethoven, ou des scientifiques comme Einstein étaient tous des disciples. Certains en étaient conscients, d’autres pas, mais tous étaient des disciples de l’un des Maîtres. Comment se fait-il que Mozart jouait du piano à quatre ans, et composait à six ? Je doute que cela lui eût été possible s’il n’avait pas été musicien dans une ou plusieurs de ses vies précédentes. Il n’aurait pas été Mozart s’il n’avait pas été compositeur ou n’avait pas travaillé dans le domaine musical pendant plusieurs vies antérieures, jusqu’à ce que la musique fasse partie de sa nature en tant qu’âme. La vie, la vie de l’humanité, vient de l’âme. Les talents, les dons, le génie artistique, la capacité de composer de la musique ou d’écrire de la grande littérature – tout cela vient de l’âme.

La bénédiction qui a lieu au début et à la fin de vos conférences serait-elle assez puissante pour toucher, disons trois mille personnes, voire davantage ? [sommaire]

Il n’y a pas de limite !