Sciences : un nouvel éclairage

Partage international no 352décembre 2017

par William Allen

« La vieille conception mécaniste de la nature et des forces qui y sont à l’œuvre cède rapidement du terrain. […] De plus en plus nombreux sont ceux qui acceptent l’idée que tout est énergie, qu’énergie et matière ne sont que deux états différents d’une réalité unique sur laquelle la pensée peut exercer son influence. La vision humaine de l’existence est transformée par cette compréhension qui ne cesse de croître. […] Nombreux sont les scientifiques du monde entier qui orientent leurs recherches dans cette direction, ressentant le besoin d’étayer de preuves leur conviction intuitive que tout est interconnecté. » [Le Maître –, par l’entremise de Benjamin Creme, extrait de L’extension de la conscience, Partage international, septembre 1992]

Pendant des siècles la vision scientifique dominante s’est basée sur les conclusions issues de la mécanique classique ou newtonienne. Celle-ci postule que la nature est un grand mécanisme composé de parties matérielles. Donc, pour comprendre des organismes complexes, il suffit de les réduire aux interactions entre leurs parties. La physique classique a mené à de nombreuses découvertes, connaissances, innovations et technologies qui ont contribué à des améliorations nombreuses dans tous les domaines de la vie et nous ont propulsé dans l’espace.

Au début du XXe cependant, plusieurs physiciens (dont certains obtiendront par la suite un prix Nobel) ont exploré la relation entre la matière et l’énergie. Ce faisant, ils découvrirent empiriquement des phénomènes qui ne pouvaient être expliqués par la physique classique, à savoir que ce que nous percevons comme de la matière physique solide (cela inclut les atomes) est en fait l’interaction, ou enchevêtrement [on dit aussi intrication] d’ondes d’énergie. Parmi eux, certains poussèrent les expériences plus loin et démontrèrent que la conscience, ou esprit, est reliée à ces énergies [de la matière] et peut donc affecter le monde matériel. Ces découvertes posèrent les bases d’une révolution de la physique, qui aboutit à la théorie quantique et à la mécanique quantique.

Qu’on le réalise ou non, la théorie quantique valide deux enseignements de la Sagesse éternelle : a) qu’il n’y a rien dans tout l’univers manifesté que de l’énergie en mouvement et b) que l’énergie suit la pensée.

Récemment, une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology, de l’université de Vienne et d’institutions allemandes et chinoises ont mis au point une expérience qui ne laisse presque plus de place au doute : des particules subatomiques distantes d’années-lumière peuvent être intriquées, c’est-à-dire « partager » la même information et la même existence1. Cela pourrait permettre de comprendre ce qu’exprimait le Maître de Benjamin Creme dans son article L’Unité (Partage international, juillet/août 2001), à savoir que « la finalité sous-jacente de toute vie est la création de l’unité, qui exprime le lien étroit existant entre tous les atomes ».

En parallèle des expériences en cours dans la physique quantique, l’étude des états de conscience supérieure progresse dans le monde. Les scientifiques enquêtent sur les états modifiés de conscience : de la méditation à de nombreux phénomènes psychiques, et jusqu’à la perception consciente après la mort clinique, appelée « expérience de mort imminente » (EMI), qui est désormais relatée et documentée si souvent qu’elle ne peut plus être considérée hors-norme (cf. l’interview de Leslie Kean dans Partage international, juillet/août 2017, journaliste d’investigation et auteur du livre Survivre à la mort : une journaliste enquête sur les preuves d’une vie après la mort). Cette expérience récurrente indique que l’esprit existe indépendamment du cerveau. Ici aussi, les investigations ont révélé des phénomènes qui ne peuvent pas être expliqués par la vision matérialiste et mécaniste de la réalité.

Mais en dépit des preuves empiriques de la théorie quantique et des résultats obtenus par les recherches en parapsychologie et sur les états modifiés de conscience, il s’avère que beaucoup, si ce n’est la plupart des scientifiques, des écrivains scientifiques et des universitaires, restent résolument fidèles à l’approche matérialiste du monde comme base exclusive pour expliquer la réalité. Ils ont tendance à considérer ces nouvelles frontières avec scepticisme, dérision, ou incompréhension. Ce paradigme matérialiste dominant, ou « matérialisme scientifique » est plus une idéologie – science en tant que dogme – qu’une enquête ouverte et libre de préjugés.

Nous pouvons considérer ce schisme comme un exemple de la polarisation entre ceux conditionnés par les énergies déclinantes de l’ère des Poissons, avec son don surdéveloppé et mal employé de dévotion à un idéal – dévotion fanatique et clivante à ses propres idéaux et visions du monde au détriment de tous les autres – et ceux démontrant un changement de conscience par l’effet des énergies croissantes du Verseau, qui stimulent les idées sur l’approche holistique, sur la synthèse, sur les interrelations ainsi que sur les aspects subjectifs et immatériels de la réalité.

Un manifeste audacieux

Frustré par la résistance de la science traditionnelle, qui va de pair avec les financements et les publications scientifiques, un grand nombre de scientifiques non-conformistes dans le monde ont joint leurs efforts pour attaquer publiquement le statu quo et pour appeler leurs collègues à « se défaire des œillères et des chaînes de l’ancienne idéologie matérialiste ».

Du 7 au 9 février 2014, un groupe de scientifiques mondialement reconnus, venus de différentes disciplines (dont la biologie, la psychologie, la médecine et la neuroscience) s’est réuni à Tucson (Arizona) lors d’un séminaire sur la science, la spiritualité et la société. Ils discutèrent de l’impact de la vision matérialiste sur la science et de son corollaire sur la société, ainsi que de l’émergence de ce qu’ils appellent un paradigme « post-matérialiste ». Huit scientifiques présents à la conférence ont créé un manifeste à partir des conclusions issues de la conférence : le Manifeste pour une science post-matérialiste2, qui a été publié en 2014 dans Explore – A journal of Science and Healing. Selon ses auteurs, plus de deux cents scientifiques, philosophes, médecins et pionniers de la Nouvelle Pensée ont signé le document.

Long de quelques pages seulement, le manifeste comprend 18 points répartis en deux parties. La première critique le « matérialisme scientifique » et comment la foi exclusive en ce paradigme « a amené les scientifiques à négliger la dimension subjective de l’expérience humaine. Cela a conduit à une conception fortement déformée et appauvrie de nous-mêmes et de notre place dans la nature. » Elle se poursuit sur le développement de la théorie quantique et le potentiel qu’elle a de faire changer de paradigme, sur le nombre croissant d’études démontrant que l’activité mentale peut affecter le système physiologique de notre corps, sur les études des « phénomènes psi » de la parapsychologie, qui pointent vers des perceptions humaines extrasensorielles et la capacité d’influencer mentalement d’autres organismes, et enfin sur le nombre croissant de cas d’EMI constatés, pendant lesquels la conscience se maintient malgré un état de mort clinique. Cette première partie se conclut sur l’affirmation que les scientifiques, les philosophes, les éditeurs et les financeurs qui refusent de reconnaître ces phénomènes parce qu’ils ne cadrent pas avec la vision matérialiste « sont contraires au véritable esprit d’investigation scientifique […]. »

Un nouveau paradigme radical

Dans Un Traité sur le Feu cosmique, le Maître Djwal Khul (DK), écrivait : « […] le mental a été défini comme cette faculté de déduction logique et de raisonnement, d’activité rationnelle, qui distingue l’homme de l’animal. Cependant, il est beaucoup plus que cela, car il est sous-jacent à toute manifestation, et la forme même d’une amibe, la faculté de discernement de l’atome ou de la cellule la plus insignifiante, sont animées par le mental, sous une forme ou sous une autre […].

L’homme est en fait un fragment du Mental universel ou Âme du monde et, en tant que fragment, partage donc les instincts et qualités de cette Âme, se manifestant dans la famille humaine. »

La seconde partie du manifeste définit les points importants du paradigme post-matérialiste naissant, selon les conclusions de la conférence. Plutôt qu’un résumé, une sélection de citations aura plus d’impact et permettra aux lecteurs d’y voir le reflet des déclarations des Maîtres cités ci-dessus.

– L’esprit représente un aspect de la réalité tout aussi primordial que le monde physique. L’esprit joue un rôle fondamental dans l’univers, il ne peut être dérivé de la matière et réduit à quelque chose de plus basique.

– Il existe une interconnexion profonde entre l’esprit et le monde physique.

– L’esprit […] n’est pas confiné à des points spécifiques dans l’espace (tels que le cerveau et le corps) […].

– Les esprits individuels ne sont apparemment pas limités et peuvent s’unir. Cela suggère l’existence d’un Esprit qui englobe tous les esprits individuels.

– La science post-matérialiste […] cherche à accroître notre capacité à comprendre les merveilles de la nature et, ce faisant, à nous permettre de redécouvrir que l’esprit est un aspect majeur de la fabrique de l’univers.

Le manifeste soutient également que ce nouveau paradigme peut promouvoir des « valeurs positives » telles que la compassion et le respect mutuel, ainsi qu’un souci plus grand pour l’environnement par la compréhension de notre interconnexion avec le monde naturel. En d’autres termes, promouvoir de justes relations humaines, avec nous-mêmes, avec les autres et avec la nature.

Le point final émet l’hypothèse que la science post-matérialiste puisse être vitale pour l’évolution de l’humanité et de la civilisation. Les auteurs écrivent : « Ce passage est peut-être encore plus crucial que la transition du géocentrisme à l’héliocentrisme. »

Les personnes impliquées dans le manifeste, et celles qui en ont été inspirées, admettent qu’il reste difficile de faire accepter la vision post-matérialiste comme objet susceptible d’un examen sérieux. La vieille garde matérialiste domine toujours les sources d’informations traditionnelles. A ce jour, je n’ai pas trouvé trace d’une publication scientifique traditionnelle ou d’un média traditionnel qui ait publié, discuté ou même reconnu le manifeste. Mais nous pouvons être certains que les nouvelles énergies qui se propagent actuellement sur Terre – de Maitreya, des Maîtres de Sagesse, du Verseau et d’autres sources cosmiques – éliminent les obstacles et aplanissent la route à parcourir.

Pour plus d’information : opensciences.org

1. www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-intrication-quantique-un-test-de-bell-venu-des-etoiles-38217.php
2. www.inrees.com/articles/Manifeste-science-Beauregard/

Auteur : William Allen, collaborateur de Share International de Oakland (Californie).
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Divers ()