Partage international no 340 – décembre 2016
Il existe en ce moment un groupe de personnalités éclairées qui attirent l’attention de l’humanité sur la nouvelle réalité du monde. Parmi elles se trouve le pape François qui exprime d’une manière unique les idéaux de tous, dans une grande proximité avec les gens. Le dalaï-lama, lui aussi, joue un rôle considérable au nom de tous ceux qui voient en lui leur porte-parole.
Jamais auparavant des hommes de si grand talent ne s’étaient trouvés réunis en une même époque, pour montrer à l’humanité que tout est bien et qu’elle n’a plus longtemps à attendre pour voir ses rêves se réaliser. Chaque jour qu’ils bénissent de leur présence rend leur amour plus proche du cœur des hommes. Aimez-les en retour et ouvrez-leur votre cœur au nom de Celui qui vient. Changez vos peurs en une attente pleine d’amour, et accueillez l’ère nouvelle dans cette joie qui est vôtre de plein droit. Il est proche, très proche le moment où vous découvrirez avec émerveillement Son visage, la joie de Sa présence et Son amour inconditionnel. Vous saurez alors pourquoi vous êtes en incarnation en cette époque si particulière.
Que Dieu vous bénisse et dissipe vos peurs à jamais.
Bienvenue dans l’ère nouvelle, par le Maître –, 14 janv. 2016
Lors d’un rassemblement interconfessionnel au Vatican, le 3 novembre 2016, le pape François, en référence à la conclusion prochaine de l’année de la miséricorde, a déclaré que notre miséricorde devait s’étendre au monde qui nous entoure, « à notre maison commune, que nous sommes appelés à protéger et à préserver de la consommation effrénée et vorace. »
« Le mystère de la miséricorde ne doit pas être célébré seulement avec les paroles, a-t-il dit, mais par dessus tout par les actes, par une vie vraiment miséricordieuse, faite d’amour désintéressé, de service fraternel et de partage sincère. […] Le thème de la miséricorde est familier de nombreuses religions et traditions culturelles, pour lesquelles la compassion et la non-violence sont des éléments essentiels
S’agenouiller avec compassion devant le faible et le nécessiteux est une part de l’authentique esprit des religions, qui rejette la tentation d’avoir recours à la force, qui refuse de troquer la vie humaine et voit les autres comme frères et sœurs, et jamais [comme] de simples statistiques. Se rapprocher de ceux qui sont dans des situations qui réclament notre attention, comme la maladie, le handicap, la pauvreté, l’injustice et les conséquences des conflits et des migrations : ceci est une injonction venant du cœur de chaque véritable tradition religieuse. C’est l’écho de la voix divine entendue dans la conscience de chaque personne, l’appelant à rejeter l’égoïsme et à être ouvert. Ouvert à l’Autre au-dessus de nous, qui frappe à la porte de notre cœur, et ouvert à l’autre à côté de nous, qui frappe à la porte de notre maison, demandant attention et assistance. »
Il continue : « Dans notre monde frénétique et oublieux, qui laisse tant d’hommes et de femmes derrière lui alors qu’il continue dans sa course, sans but et sans plus de souffle, nous avons besoin de l’oxygène de cet amour gratuit qui donne la vie. Nous sommes assoiffés de miséricorde et aucune technologie ne peut étancher cette soif. Nous cherchons un amour qui reste, au-delà des plaisirs momentanés, un havre sûr, où nous pourrions mettre un terme à nos errements inquiets, une étreinte infinie qui pardonne et réconcilie.
Le pardon est sûrement le plus grand don que nous puissions faire aux autres, parce qu’il est celui qui nous coûte le plus. Pourtant, c’est aussi celui qui nous rapproche le plus de Dieu. »
A propos de l’environnement, le pape a ajouté : « Notre engagement est nécessaire pour [créer] une éducation à la sobriété et au respect, pour un style de vie plus simple et plus ordonné, dans lequel les ressources de la création seraient utilisées avec sagesse et modération, dans l’intérêt de l’humanité entière et des futures générations, et non dans l’intérêt d’un seul groupe et pour le bénéfice du moment. Aujourd’hui en particulier, la gravité de la crise écologique exige que tous nous pensions au bien commun et avancions sur un chemin de dialogue qui demande patience, ascèse et générosité.» [Laudato Si, 201]
Le pape François a conclu par un plaidoyer pour la tolérance et la miséricorde. « Puissions-nous rejeter les voies sans but du désaccord et de l’étroitesse d’esprit. Que jamais les religions, à cause de la conduite de certains de leurs partisans, ne portent un message déformé, contraire à celui de la miséricorde. Malheureusement, pas un jour ne passe sans qu’on nous rapporte un acte de violence, un conflit, un enlèvement, une attaque terroriste, une tuerie et la destruction. C’est horrible que parfois, pour justifier un tel barbarisme, une religion ou le nom de Dieu soit invoqué. Que soient clairement condamnés ces comportements iniques qui profanent le nom de Dieu et souillent la recherche religieuse de l’homme. Que soient au contraire encouragées la rencontre pacifique entre les croyants, ainsi qu’une réelle liberté religieuse. Ici, notre responsabilité est grande face à Dieu, à l’humanité et au futur. Elle demande des efforts incessants, sans dissimulation. C’est un appel qui nous met au défi, un chemin à emprunter ensemble, pour le bien de tous, et avec espoir. » [Sources : radiovaticana.va – Pape François : la miséricorde doit faire se rapprocher les différentes religions, 3 nov. 2016]
Le pape condamne l’animosité croissante entre les peuples
Le 19 novembre 2016 au Vatican, le pape s’est adressé aux nouveaux cardinaux qu’il a créés.
« Notre époque est caractérisée par de grandes problématiques et interrogations à l’échelle mondiale, nous vivons à une époque où la polarisation et l’exclusion se répandent très vite et sont considérées comme les seules manières de résoudre les conflits. Nous voyons, par exemple, à quelle vitesse ceux parmi nous qui ont le statut d’étranger, d’immigrant ou de réfugié, deviennent une menace et acquièrent le statut d’ennemi. Ennemi car venu d’un pays lointain ou à cause de coutumes différentes. Ennemi à cause de la couleur de peau, de la langue ou de la classe sociale. Ennemi parce que cette personne pense différemment ou même parce qu’elle a une autre foi. Et sans nous en rendre compte, cette façon de penser devient notre façon de vivre et d’agir. Tout s’imprègne alors d’animosité. Petit à petit, nos différences deviennent des symptômes d’hostilité, de menaces et de violence.
Combien de blessures aggravées à cause de cette épidémie d’animosité et de violence, qui marque le corps de ceux sans défense, parce que leur voix est faible et rendue muette par cette indifférence pathologique ! Combien de situations de précarité et de souffrance sont semées par cette animosité croissante entre les peuples, entre nous ! Oui, entre nous, dans nos communautés, nos rassemblements. Le virus de la polarisation et de l’animosité imprègne notre façon de penser, de ressentir et d’agir. Nous ne sommes pas immunisés contre cela et nous devons être vigilants pour que ces attitudes ne trouvent aucune place dans nos cœurs, car ce serait contraire à la richesse et à l’universalité de l’Eglise, qui est tangible dans le collège cardinalice. Nous venons d’endroits lointains, nous avons différentes traditions, couleurs de peau et origines sociales, nous pensons différemment et nous célébrons notre foi avec des rites différents. Rien de tout cela ne fait de nous des ennemis ; à l’inverse c’est une de nos plus grandes richesses. » [fr.radiovatican.va – Consistoire : discours du pape François aux nouveaux cardinaux, Basilique vaticane, 19-11-2016.]
Le dalaï-lama
Derrière notre anxiété : la peur d’être inutile
« Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et sur le continent européen, les frustrations politiques et l’angoisse du futur bouleversent les gens […]. Cela s’adresse à une plus grande vérité humaine : nous avons tous besoin d’être utiles. Etre utile n’implique pas l’amour-propre égoïste ou un attachement malsain au regard de l’autre. Cela consiste plutôt en un désir naturel de servir les autres hommes et femmes. Comme l’a affirmé un sage bouddhiste du XIIIe siècle [ndt Nichiren Daishonin] : « Allumer une lanterne pour les autres permet d’éclairer aussi son propre chemin.
Nous devons nous assurer que cette fraternité globale et l’unité avec les autres ne sont pas juste des idées abstraites que l’on professe, mais des engagements personnels que nous mettons en pratique consciencieusement.
Beaucoup sont confus et effrayés de voir la colère et la frustration ravager comme un incendie les sociétés qui jouissent historiquement de la sécurité et de la prospérité. Mais le refus [de ces gens] de se contenter de la sécurité physique et matérielle révèle en fait quelque chose de beau : un besoin humain universel d’être utile. Travaillons ensemble pour bâtir une société qui nourrisse ce besoin. » [Extrait d’un article coécrit par le dalaï-lama et Arthur C. Brooks, président de l’American Enterprise Institute, 4 novembre 2016. Source : nytimes.com]
Sur la paix
« La paix n’est pas simplement une absence de guerre ou de violence, c’est bien davantage. Cultiver un cœur compatissant mène à la paix intérieure. C’est le développement de la paix intérieure qui crée des individus pacifiques, des communautés et une humanité pacifique. Nous parlons d’un monde démilitarisé, mais d’abord, nous devons atteindre le désarmement intérieur. Bien que je ne le voie peut-être pas de mon vivant, je suis convaincu que si nous faisions un effort sérieux maintenant, le monde deviendrait un endroit plus paisible dans la dernière partie du XXIe siècle. » [Kyoto, Japon, le 9 novembre 2016. Source : dalailama.com]
Le potentiel d’aujourd’hui et celui de demain
« Vous êtes la base de notre espoir. Le passé est passé, personne ne peut changer ce qui est arrivé. Mais le futur porte encore l’espoir et les possibilités […]. Dans les trente ou quarante prochaines années, votre génération est celle qui peut faire une contribution significative vers un monde plus harmonieux […]. Même les fauteurs de troubles, après tout, sont nés d’une mère et « élevés avec la graine de la compassion. Dès lors, les écoles ne devraient pas s’occuper uniquement des valeurs matérielles, mais aussi des valeurs intérieures […]. Pas par les religions, mais par le bon sens, l’expérience commune et les découvertes scientifiques […]. La première étape est de développer la paix intérieure. Puis la répandre parmi vos amis et votre famille. Et alors, lentement et sûrement, tandis que vous prenez de l’expérience dans votre profession, quelle qu’elle soit, cela vous aidera. Même en politique ! » [Discours du dalaï-lama aux élèves du collège Setagaya de Tokyo, Japon, le 16 novembre 2016. Source : dalailama.com]
Sur la compassion
« Je vois un grand potentiel dans l’éducation qui véhicule l’amour et la compassion. Je n’essaie pas de diffuser le bouddhisme, je veux seulement partager le message de la nature fondamentalement compatissante des êtres humains. Toutes les religions ont leurs propres idées et leur propre philosophie, mais toutes sont d’accord sur l’importance de l’amour et de la compassion. » [Discours de la « Clarté dans la brume » par le dalaï-lama à la secte bouddhiste Shingon à Koyasan, Japon, le 14 novembre 2016. Source : dalailama.com]
Unification, union, unité
« Il n’y a pas de raison d’être démoralisé. Il y a peut-être des mauvaises choses, mais il y a plein de raisons d’être heureux et reconnaissant […]. Comme l’a dit Bouddha : « Tu es ton propre maître ». Donc aussi longtemps que vous dites « j’abandonne », vous ne pouvez rien faire. Mais dès que vous vous souvenez du potentiel de votre esprit, dès que vous étudiez et écoutez les sources éternelles de la sagesse, vous n’oubliez jamais que vous pouvez quasiment tout faire. » [Discours du dalaï-lama sur « La compassion, clé du bonheur », donné à Yokohama, Japon, le 17 novembre 2016. Source : dalailama.com]
Thématiques : religions, spiritualité
Rubrique : La voix de la raison (« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! »
Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012)
