Partage international no 320 – avril 2015
La Journée internationale de la Terre est célébrée chaque année le 22 avril. Connue également sous l’appellation de Journée de la Terre, elle a pour but d’attirer l’attention sur le fait que la Terre avec ses écosystèmes fournit vie et subsistance à ses habitants. Cette journée cherche également à faire prendre conscience que les hommes ont la responsabilité collective de promouvoir l’harmonie avec la nature et d’équilibrer les besoins économiques, sociaux et environnementaux des générations présentes et futures.
« La Terre-Mère » est une notion ancienne commune à de nombreuses langues et cultures ; elle marque la reconnaissance de notre lien à la planète qui nous soutient et nous nourrit. Parmi les dénominations traditionnelles, on trouve Pachamama (culture andine), Terra (Rome antique) et Gaïa (Grèce antique). Gaïa a également été utilisé pour faire référence à la théorie (hypothèse Gaïa) que la vie sur Terre est organisée en un système d’autorégulation complexe.
La première Journée de la Terre a eu lieu en 1970 ; elle a permis de lancer le mouvement en faveur de l’environnement dont cette année marque le 45e anniversaire. En 2009, les dirigeants mondiaux réunis à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies ont institué la Journée internationale de la Terre en reconnaissance du fait que « la Terre et ses écosystèmes sont notre maison et qu’il est nécessaire de promouvoir l’harmonie avec la nature et la Terre ».
L’expression « Terre-Mère » est utilisée pour refléter « l’interdépendance qui existe entre les êtres humains, les autres espèces vivantes et la planète que nous habitons tous, a déclaré le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon. Chaque année, à l’occasion de la Journée de la Terre, nous réfléchissons à notre relation avec la planète qui nous abrite. L’air que nous respirons, l’eau que nous buvons et la terre d’où pousse notre nourriture, font partie d’un écosystème délicat qui subit de plus en plus la pression des activités humaines. L’humanité a la main lourde et est à l’origine de la déforestation tropicale, de l’épuisement des zones de pêches, des pénuries d’eau douce de plus en plus fréquentes, de la baisse rapide de la biodiversité, de la pollution croissante de l’atmosphère et de la mer dans de nombreuses parties du monde.
Nous devons reconnaître que notre consommation des ressources de la planète n’est pas tenable. Une transformation globale des mentalités et des pratiques est nécessaire.
Il est particulièrement urgent de traiter la façon dont nous produisons l’énergie. Les combustibles fossiles sont la principale cause du changement climatique qui menace de plus en plus la prospérité et la stabilité dans toutes les régions. C’est pourquoi les dirigeants du monde se sont engagés à parvenir à un accord mondial sur le climat en 2015. Les actions en matière de changement climatique présentent de multiples opportunités pour revoir notre relation avec la Terre et pour améliorer le bien-être de l’humanité, en particulier pour les plus pauvres et les plus vulnérables. L’énergie durable pour tous peut améliorer la santé, la prospérité et les opportunités pour des milliards de personnes, de même que les pratiques intelligentes en matière d’agriculture, des villes plus efficaces et des forêts mieux protégées.
A l’occasion de la Journée internationale de la Terre, je lance un appel à toutes les personnes du monde entier pour qu’elles fassent entendre leur voix. Parlez au nom de cette planète, notre seule maison. Laissez-nous nous occuper de la Terre pour qu’elle puisse continuer à prendre soin de nous comme elle l’a fait pendant des millénaires. »
Cette année, l’accent est mis sur l’un des deux principaux objectifs de l’agenda de développement post-2015 : assurer un développement durable. Les principaux points d’attention sont la promotion de l’utilisation de sources d’énergies renouvelables, un accroissement des investissements dans les technologies durables et la promotion de systèmes écologiques via des politiques publiques au niveau mondial.
Lors de la Journée de la Terre en 2013, l’Assemblée générale des Nations unies a lancé Harmonie avec la nature. Il s’agit d’une exposition interactive au sujet des dernières découvertes scientifiques montrant comment les activités humaines affectent la Terre ; elle favorise également un nouveau paradigme holistique qui souligne l’importance suprême du monde naturel, tout en reconnaissant ses limites.
D’après Ban Ki-moon : « Harmonie avec la Nature s’insère dans le développement durable qui implique de reconnecter l’homme avec le monde qui l’entoure et de forger un nouveau consensus entre les pays de niveaux de développement différents. L’holisme, qui s’incarne dans le concept de développement durable, implique que toutes les choses sont reliées entre elles et que rien ne se produit de façon isolée. Afin de renforcer les principes du développement durable, nous devons travailler ensemble sur ses trois piliers : l’environnemental, le domaine social et l’économie. Lorsque les trois piliers s’intègreront, ils renforceront la dynamique de la durabilité qui nous a échappé jusqu’à présent. En effet, le tout est plus grand que la somme des parties. »
Sources : un.org ; earthday.org
Thématiques : environnement, signes et miracles
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)
