LE PERIL INVISIBLE
Partage international no 275 – juillet 2011
Interview de Benjamin Creme par Patricia Pitchon
Le 4 août 1994, au cours d’une conversation avec Benjamin Creme sur les graves problèmes de pollution du sol, de l’air et de la mer, le Maître de B. Creme a aimablement accepté de répondre à quelques questions sur ces sujets. Le Maître a insisté sur le danger que constituent les réacteurs nucléaires, et sur l’urgence des mesures à prendre. Il a également présenté un tableau fascinant des découvertes à venir.
A l’heure actuelle, l’industrie nucléaire des pays d’Europe occidentale prétend produire de l’énergie propre. Mais le problème du stockage n’est pas résolu. Les réacteurs nucléaires en service ou en cours de construction produiront des milliers de mètres cubes de déchets hautement toxiques, qu’on ne sait comment stocker à long terme. Jusqu’à présent, ces déchets sont conservés dans des réservoirs en acier inoxydable, mais des fuites ont déjà été signalées. Un procédé de solidification des déchets dans du verre (la vitrification) est à l’étude, mais il est à craindre que le verre ne se désintègre avec le temps. Quant à l’enfouissement, la recherche de sites géologiques stables demeure sans succès, et il est impossible de garantir l’absence de tout mouvement géologique ou tremblement de terre. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, des déchets de moyenne et de faible toxicité sont enterrés dans des puits peu profonds. Toutefois, trois sites ont dû être fermés il y a quelques années aux Etats-Unis, en raison d’une contamination du sol. Par ailleurs, des déchets faiblement toxiques ont également été déchargés en mer.
La situation en Europe de l’Est, où les réacteurs nucléaires sont vieillissants et dangereux, aggrave considérablement le panorama global. Dans un récent ouvrage, l’entrepreneur Edward Goldsmith estime qu’il existe en Europe de l’Est pas moins de quarante et un désastres nucléaires potentiels, comparables à celui de Tchernobyl.
Patricia Pitchon : Comment le Maître considère-t-il ces dangers ?
Le Maître : Nous recommandons de fermer sans délai toutes les centrales à fission nucléaire, qui constituent une des principales sources de pollution mortelle. La vie sur cette planète serait invivable sans l’aide de nos Frères de l’espace qui neutralisent cette pollution, tout en respectant les limites karmiques. Des flottes de vaisseaux spatiaux, munis d’engins implosifs, y travaillent quotidiennement.
Notre Terre est malade. Le mésusage des ressources et la compétition insensée entre les nations sont les causes de sa maladie. La restauration de sa santé doit devenir notre principale priorité une fois que nous aurons sauvé les millions d’hommes qui souffrent de la faim.
La pire des pollutions, celle qui empoisonne toute chose ‑ eau, air, rivières, mers ‑ est la radiation nucléaire que nous ne sommes capables ni de voir, ni de mesurer. Nous construisons des réacteurs nucléaires dans le monde entier, mais nos scientifiques sont incapables de voir Ies effets de leurs actions, du fait de leur ignorance. [RFL]
PP. Combien d’années nous faudra-t-il pour y parvenir ?
Le Maître : Un des premiers conseils de Maitreya sera de stopper les réacteurs nucléaires, et de mettre fin à toute forme de fission nucléaire pour produire de l’énergie. Les politiciens, quant à eux, évaluent l’énergie nucléaire en fonction du pouvoir, du prestige et du gain commercial qu’ils peuvent en tirer.
Le citoyen est déconcerté par le jargon scientifique ; sa voix n’atteint pas les cercles du pouvoir. Mais la voix du peuple se fera bientôt mieux entendre : un des nombreux aspects de la mission de Maitreya est précisément d’être la voix du peuple : d’exposer le problème de la paix et de la guerre, de la famine dans un monde d’abondance, et de galvaniser la volonté du peuple pour qu’il oblige les politiciens à aborder ces problèmes.
Les gouvernements actuels sont plus intéressés par le pouvoir, et par l’exercice de ce pouvoir, que par le service. Il s’agit donc de renverser la vapeur. L’élément essentiel est l’apparition de Maitreya, « qui est en vérité très proche ». Ces questions doivent être débattues par l’humanité elle-même, avec Maitreya pour guide.
Le salut de la planète, sa restauration, doit être un effort collectif. Maitreya l’indiquera clairement. J’estime que d’énormes changements auront déjà été entrepris, trois à cinq ans après l’apparition de Maitreya. On se sera attaqué à la famine, visant une amélioration massive, « d’une envergure jamais envisagée auparavant », de la condition de vie des millions d’êtres qui souffrent de la faim. Ce résultat atteint, nous nous attaquerons aux problèmes de notre environnement immédiat. La priorité fondamentale est la transformation radicale de notre manière de vivre, en un mode de vie qui puisse être viable à long terme.
Nous verrons la fin d’une économie basée sur la croissance effrénée. Partout dans le monde, les hommes pourront manger et vivre, tout en préservant les ressources de l’environnement. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]
Nous avons pillé cette planète. Terre, air, rivières, mers et océans sont pollués. Les vaisseaux spatiaux plongent dans les profondeurs de I’océan et neutralisent la pollution dans ta mesure où ils en ont le droit.Nous avons stocké des déchets nucléaires dans l’Atlantique et le Pacifique, et les Frères de I’espace font de leur mieux pour annuler les effets de ces terribles sources toxiques. lls agissent de même dans les profondeurs du sol, que nous avons saturées avec nos produits chimiques et nos déchets nucléaires. lls ont des procédés capables de neutraliser les pires aspects de la pollution, celle qui provient des radiations nucléaires de haut niveau. Mais ils sont limités par la loi du karma . [RFL]
Date des faits : 4 août 1994
Auteur : Patricia Pitchon, autrefois journaliste au quotidien colombien El Tiempo. Aujourd’hui basée à Londres, elle est journaliste indépendante. Egalement psychothérapeute, elle travaille avec les réfugiés.
Thématiques : environnement
Rubrique : Dossier ()
