La faim n’a que faire des idéologies

Partage international no 223mars 2007

Ayant quitté ses fonctions d’archevêque pour devenir candidat à la présidence du Paraguay, Fernando Lugo Mendez est rapidement devenu un leader consensuel, bénéficiant du soutien de tous les partis politiques. Jusqu’à présent, cependant, Lugo Mendez a toujours refusé de s’aligner sur aucun d’entre eux. Il explique que son intérêt pour la politique n’est pas contradictoire avec la vie et l’exemple de Jésus, même s’il contrevient à un certain nombre de lois canoniques. « Parfois, explique-t-il, Jésus a laissé de côté les lois et les règles, dans l’intérêt des gens. Et je crois que le Paraguay est dans un état d’urgence. Il se trouve que j’ai déclenché une vague d’espoir dans le pays, et je rêve, avec tous ces gens, de construire un pays nouveau où la discrimination et l’injustice n’existeront plus. »

Selon lui, la solution à de nombreux problèmes – tels que la misère et le man-que de services éducatifs et médicaux – passe nécessairement par l’action politique. « Lorsqu’on est archevêque, dit-il, on peut être pétri de bonnes intentions, distribuer de sages conseils, et même dénoncer un certain nombre de maux. Mais cela ne change pas les choses. Dans notre pays, la corruption et le manque de services éducatifs et médicaux ne font qu’empirer. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de m’impliquer dans la politique. Vous savez, la faim n’a que faire des idéologies – pas plus que les maladies, ou le manque d’éducation.

Tous les systèmes idéologiques sont confrontés à ces problèmes. Aujourd’hui, les idéologies convergent, et les problèmes, nombreux et complexes, ont besoin de solutions nouvelles tenant compte des particularités locales. »

Paraguay
Sources : El Pais, Espagne
Thématiques : politique
Rubrique : La voix de la raison (« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012)