Partage international no 221 – février 2007
En 1999, mon mari et moi sommes allés en vacances en Grèce. Nous passâmes la plupart de nos journées à Athènes et chaque fois que mon mari voyait un mendiant il lui donnait de l’argent. Un après-midi nous passâmes auprès d’une très vieille femme, une yaya – une grand-mère, en train de mendier. Elle était vêtue de vieux vêtements sombres et avait l’air triste et angoissée. Mon mari lui donna de l’argent et elle lui dit qu’elle était fatiguée de vivre. Elle avait une fille handicapée dont elle devait s’occuper. Elle dit qu’elle aurait voulu pouvoir se jeter sous une voiture et en finir avec la vie car elle était terriblement fatiguée et déprimée. Mon mari lui dit : « Mère, ne perdez pas espoir, priez. Dieu est toujours avec vous. » Elle répondit : « Oui, mon fils, chaque soir, chez moi, j’allume une bougie et je prie. » Mon mari la quitta alors et traversa la rue très fréquentée où je l’attendais.
Il me raconta ce qu’elle lui avait dit et nous décidâmes de lui donner davantage d’argent. Mais mon mari me demanda de le lui donner moi-même. J’hésitais car je ne parle guère le grec, mais je me dirigeai vers elle et je mis l’argent dans sa poche. Elle me raconta la même chose en pleurant. En l’écoutant, je fus tellement saisie par son émotion authentique et par son chagrin que je me mis aussi à pleurer. Elle m’attira vers elle et elle m’étreignit et je fis de même. En m’écartant, je regardai son visage et je vis un vieux visage ridé, fatigué et triste, mais le plus étrange, c’était ses yeux. Ils ne brillaient ni ne bougeaient, c’était comme deux orbites creuses. Je trouvai cela assez étrange car habituellement lorsqu’on pleure, les yeux brillent parce qu’ils sont humides. Je traversai la rue et racontai mon expérience à mon mari et il me dit qu’elle l’avait cherché quand j’étais avec elle et que lorsqu’elle l’avait trouvé, elle avait fait un grand signe de croix dans l’air. Je ne m’étais aperçue de rien.
Elle avait réellement l’air de beaucoup souffrir. Mon mari retourna mettre de l’argent dans sa poche, l’embrassa et lui dit : « Ne perdez pas espoir, Dieu veillera toujours sur vous. Maintenant, rentrez chez vous pour vous reposer. » Elle répondit : « Que Dieu te bénisse, mon fils. » Mon mari était en larmes lorsqu’il traversa la rue pour me revenir vers moi.
Lorsque nous la cherchâmes du regard un moment plus tard, nous la vîmes disparaître dans la foule. Mon mari mentionna par la suite qu’il était surpris qu’elle n’ait pas une seule fois vérifié combien d’argent il lui avait donné – ce que font la plupart des mendiants.
Nous revînmes deux jours plus tard et nous la cherchâmes dans plusieurs rues, mais nous ne pûmes la trouver. Les mendiants ont en général un ou deux endroits précis où ils viennent mendier, mais elle avait disparu.
Qui était-elle ? Pourquoi avait-elle des yeux si étranges ?
M. S., Berks, Grande-Bretagne
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « vieille femme » était un familier créé par Maitreya. Ses yeux étaient vides car « elle avait traversé la rue pour rejoindre le mari ».]
Lieu : Athènes, Grèce
Thématiques : signes et miracles, spiritualité
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
