Partage international no 221 – février 2007
Réélu pour la période 2007-2013 après une victoire éclatante en décembre 2006, le président vénézuélien Hugo Chávez se recentre sur son programme « socialisme pour le 21e siècle ». Il a promis que ce nouveau mandat serait le plus radical. « Nous avons à peine commencé. Cela va s’intensifier », a-t-il déclaré devant l’assemblée nationale, ajoutant après avoir prêté serment : « Je le jure au nom du Christ – le plus grand socialiste de tous les temps ! »
Dans son discours d’investiture, H. Chavez a expliqué : « Construire notre voie spécifique vers le socialisme est aujourd’hui la seule possibilité de sauver le pays. Nous voulons la démocratie, nous les invitons [les minorités dominantes, les intérêts particuliers] à cette démocratie, et nous vous demandons de vous respecter mutuellement, en sachant qu’il existe des différences parmi nous. Respectons les décisions de la majorité, c’est la règle d’or si nous voulons la démocratie. »
H. Chávez continua en mettant l’accent sur le fait que « la révolution ne dépend pas d’un homme mais du peuple », et évoqua la religion et ses idées spirituelles sur la politique : « La révolution bolivarienne, bien que n’étant pas spécifiquement chrétienne, repose clairement sur des bases chrétiennes, comme sa quête de justice sociale, la lutte pour la dignité de l’homme, pour la justice et l’égalité. »
H. Chávez a également annoncé de nouvelles nationalisations : l’achat par le gouvernement d’entreprises de services publics, dans les secteurs de l’électricité, de la télévision et de la téléphonie. « Renationalisons tout ce qui a été privatisé », a-t-il dit. On s’attend également à de nouvelles redistributions de terres. Ces déclarations ont secoué la bourse de Caracas, de gros investisseurs américains ayant vendu leurs actions dans le secteur de l’énergie.
Janvier 2007 a également vu l’investiture du président socialiste du Nicaragua, Daniel Ortega. H. Chávez a annoncé que le Venezuela allait construire au Nicaragua une raffinerie de pétrole, des unités de production d’électricité et des usines, afin de réduire la crise énergétique de ce pays et l’aider à se dégager des crédits du FMI. Ceci est un premier pas dans le cadre du pacte commercial entre les gouvernements de gauche du Nicaragua, du Venezuela, de la Bolivie et de Cuba.
Toujours en janvier 2007, on a vu l’investiture de Rafael Correa comme président de l’Equateur, le dernier en date des pays sud-américain à avoir élu un gouvernement socialiste.
Sources : Reuters ; La Vanguardia, Espagne ; BBC News, The Guardian, T
Thématiques : Société, politique
Rubrique : La voix des peuples (Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.)
