Partage international no 219 – novembre 2006
L’intérêt pour la façon dont l’armée conduit la guerre en Irak a refait surface aux Etats-Unis. En septembre 2006, exprimant une critique plutôt rare, trois officiers à la retraite ont appelé à la démission du secrétaire à la Défense, Ronald Rumsfeld, accusant le Pentagone d’une guerre maladroite et d’incapacité à fournir un équipement suffisant aux troupes.
En outre, le général en chef de l’Armée Peter Schoomaker, s’est ouvertement opposé à son ancien allié D. Rumsfeld, refusant de souscrire au plan budgétaire pour 2008 pour le motif que les militaires ne pouvaient pas continuer leurs opérations en Irak sans financement supplémentaire. Cette protestation est encore plus significative puisqu’il a repris sa carrière et accepté son poste à la demande de D. Rumsfeld. Son désaccord a révélé l’étendue de l’inquiétude des militaires quant aux coûts et à la durée de la guerre.
Au même moment, des affaires similaires ont fait surface en Grande-Bretagne, où d’anciens hauts responsables de l’armée ont pressé le gouvernement de retirer les troupes d’Irak, en raison de la pression subie par les troupes menant la guerre sur deux fronts : l’impopularité de la guerre en Grande-Bretagne et le besoin urgent de plus de troupes en Afghanistan. Les chefs de l’armée se plaignent souvent du budget de la Défense, aussi cette critique d’un déploiement militaire outre-mer est plutôt inhabituelle.
Sources : The Guardian, Grande-Bretagne
Thématiques : politique
Rubrique : La voix des peuples (Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.)
