La lutte contre la faim stagne

Partage international no 173février 2003

 D’après les Nations unies, la pauvreté, les guerres et l’indifférence du monde politique ont bloqué les tentatives de réduire de moitié la faim dans le monde d’ici 2015, laissant près d’un sixième de la population mondiale sous-alimentée.

Dans la préface au rapport annuel du FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), Jacques Diouf, directeur général de cet organisme, écrit : « Cette année, la lutte contre la faim a marqué virtuellement une halte […] et il nous reste encore à prouver que nous nous en préoccupons suffisamment, que les soucis que nous exprimons dans les forums internationaux sont plus que de la simple rhétorique et que nous n’accepterons plus la souffrance de 840 millions de personnes affamées. »

D’après le rapport, près de 789 millions de personnes souffrant de la faim vivent dans les pays du tiers monde, particulièrement dans les régions subsahariennes. « Au rythme actuel, c’est dans plus de 100 ans, vers l’année 2150, que nous aurons réduit de moitié la faim dans le monde. » Mais J. Diouf ajoute que si nous trouvons la motivation, nous pourrons toujours atteindre notre but en 2015.

Le FAO a proposé de démarrer un programme de 24 milliards de dollars par an afin de lancer une campagne accélérée contre la faim. Mais les dirigeants des grandes puissances se sont faits remarquer par leur absence au Sommet de l’alimentation mondiale, tenu par le FAO, au début de l’année 2002.

Malgré cet océan de désespoir, de bonnes nouvelles nous parviennent de pays qui ont marqué des victoires dans la lutte contre la faim. Depuis 1992, la Chine a réduit de 74 millions le nombre de personnes souffrant de la faim. L’Indonésie, le Vietnam, la Thaïlande, le Nigeria, le Ghana et le Pérou ont fait de même en réduisant ce nombre de plus de trois millions.


Sources : New Straits Times, Malaisie
Thématiques : Sciences et santé, Société, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)