Préservation de la nature à Puerto Rico

Partage international no 203juillet 2005

« La première priorité sera la sauvegarde de notre planète – c’est-à-dire, le changement de nos structures politiques et économiques afin de permettre la création d’une économie viable. Par exemple, les forêts vierges, dont dépend notre oxygène devront être préservées. » [Benjamin Creme, La Mission de Maitreya tome III]

A Porto Rico, une remarquable coopération entre la société civile et le gouvernement a permis la création d’une réserve naturelle de plus de 30 000 ha. Il s’agit d’un corridor traversant la principale chaîne de montagne de l’île, et destiné à préserver la qualité de l’eau et la bio-diversité dans cette petite île tropicale connue pour la diversité de sa végétation et de ses espèces animales. Créé à la fin de 2002, ce couloir augmente considérablement la superficie des terres protégées contre l’expansion urbaine, et inclut les sources qui fournissent en eau la moitié des quatre millions d’habitants du pays.

A l’origine de cette réalisation se trouve Casa Pueblo, une association populaire lauréate en 2002 du prestigieux Prix Goldman pour l’Environnement. Casa Pueblo s’est battu avec succès, pendant des dizaines d’années, contre l’exploitation des mines à ciel ouvert. En 1996, un terrain situé près de la ville d’Ajuntas, et sur lequel se trouvait la première mine à ciel ouvert, a été transformé en une forêt d’Etat entretenue par la communauté locale. Ce terrain, rebaptisé El Bosque del Pueblo (la Forêt du Peuple), fait à présent partie du couloir de réserve naturelle.

Casa Pueblo gère cette forêt à la suite d’un accord unique en son genre avec le ministère des Ressources naturelles de Puerto Rico. L’association n’accepte ni sponsorings d’entreprises, ni subventions gouvernementales, mais bénéficie de l’aide de bénévoles venus de toutes les régions de l’île et de tous horizons professionnels pour offrir leurs dons ou leur travail. Cependant, le principal soutien économique de Casa Pueblo se trouve être sa propre marque de café, Madre Isla.

La Forêt du Peuple est principalement gérée et entretenue par des volontaires – depuis des étudiants et des professeurs jusqu’à des poètes et des biologistes. Leurs tâches consistent aussi bien à servir de guides touristiques qu’à surveiller la biodiversité. A Ajuntas, cinq stations surveillent la qualité de l’eau des ruisseaux et rivières de la région, et sont gérées par des résidents de la communauté locale.

« A Casa Pueblo, il n’y a pas de place pour le pessimisme, ni pour le cynisme, a déclaré Alexis-Massol-Gonzale, directeur de l’association. Nous sommes remplis d’espoir, car nous avons pu résoudre certains problèmes de Puerto Rico grâce à notre volontarisme. »

Lieu : El bosque del Pueblo, Porto Rico
Sources : Interpress Service
Thématiques : environnement, politique, Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)