Effet de serre : falsification de documents

Partage international no 203juillet 2005

The New York Times a obtenu des documents du Government Accountability Project (un groupe d’intérêt non lucratif qui offre son appui aux whistleblowers, des citoyens qui tirent sur la sonnette d’alarme) apportant la preuve qu’un fonctionnaire de la Maison Blanche a minimisé le lien existant entre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre.

Philip Cooney est le chef du conseil de la Maison Blanche pour la qualité de l’environnement, un organisme qui aide à fixer et à promouvoir la politique du gouvernement en matière d’environnement. Avant de rejoindre l’équipe de la Maison Blanche, il travaillait pour l’American Petroleum Institute, le plus grand groupe représentant les intérêts de l’industrie pétrolière. Il ne possède aucune formation scientifique, mais sur plusieurs rapports (en 2002 et en 2003) il a censuré et « corrigé » les résultats de recherches sur le changement climatique déjà approuvés par des scientifiques appointés par le gouvernement et ceux qui les supervisent (y compris certains hauts responsables de l’administration Bush).

Commentant les distorsions introduites par P. Cooney, les climatologues et les écologistes ont dit qu’elles étaient très significatives de l’influence discrète de P. Cooney et d’autres fonctionnaires ayant des attaches avec les industries énergétiques qui ont longtemps combattu les restrictions visant à diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

Etats-Unis
Sources : The New York Times, Etats-Unis
Thématiques : environnement, politique, Économie
Rubrique : Les mensonges dévoilés (Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.)