Partage international no 160 – décembre 2001
« La nouvelle religion est l’argent […]. Chaque idée susceptible de promouvoir le bien-être de l’humanité est utilisée comme moyen d’enrichir quelques individus aux dépens de tous les autres. C’est la nature même des forces de marché. Elles reposent sur le mensonge énorme qui consiste à faire croire que nous faisons tous du commerce sur un terrain équitable […]. L’esclavage accompagne chaque transaction boursière. Le temps est venu d’en finir avec ce terrible système et c’est son effondrement qui y mettra un terme. » [The Great Approach, juillet 2000, page 25]
Le financier George Soros écrit dans son ouvrage The Crisis of Global Capitalism (la Crise du capitalisme mondial) (1998) : « Le développement d’une économie mondiale n’a pas été accompagné du développement d’une société mondiale. La référence de base pour la vie politique et sociale demeure l’Etat nation. La loi et les institutions internationales, dans la mesure où elles existent, ne sont pas assez fortes pour empêcher la guerre ou l’atteinte aux droits de l’homme à grande échelle dans certains pays. Les menaces écologiques ne sont pas abordées correctement. Les marchés financiers mondiaux échappent dans une large mesure au contrôle des autorités nationales ou internationales. J’affirme que l’état actuel du monde des affaires est malsain et insoutenable. »
S’exprimant dans une interview télévisée, en octobre 2001, sur la situation financière actuelle dans le monde, George Soros a fait les commentaires suivants sur la mondialisation et les effets possibles des attentats du 11 septembre :
« Je pense que la mondialisation est là pour rester, mais ce qui importe est le genre de mondialisation que nous aurons. Je pense que celle que nous avons actuellement est très déséquilibrée. Nous avons des marchés mondiaux, mais un système politique fondé sur l’Etat souverain, et c’est un terrain d’action très inégal. Je pense que nous devons faire davantage pour aplanir ce terrain, et à mon avis les événements du 11 septembre ont rendu cela plus urgent que jamais auparavant […].
La mondialisation accroît les inégalités entre riches et pauvres. Elle est dirigée par les pays riches, et ne bénéficie en rien aux pays pauvres. Je pense donc qu’il faut prendre davantage en compte les intérêts des pays les plus pauvres, les pays en marge. Pensez par exemple à un pays comme le Brésil, qui a fait tout ce qu’il fallait pour s’en sortir, mais qui doit actuellement payer deux fois plus d’intérêts que les Etats-Unis, en raison de la prime de risque qu’il doit accorder à ses créanciers […].
Ce que nous avons découvert aux Etats-Unis, c’est que nous ne sommes pas invulnérables, qu’en fait ce qui se passe à l’intérieur des autres pays est d’une importance vitale pour notre propre sécurité, et que par conséquent nous devons réellement avoir une vision constructive et positive d’un monde meilleur, et pas seulement faire la guerre au terrorisme, car cela ne suffira pas. Nous devons également envisager de construire ce monde meilleur. »
Sources : BBC-tv, Grande-Bretagne
Thématiques : politique, Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
