Partage international no 7 – mars 1989
par Peter Liefhebber
Information publiée dans le numéro de juin 1988 de Share International, adressée aux médias en avril 1988 : « Les Palestiniens auront leur propre pays. »
Déclaration publiée dans le numéro d’août 1988 de Share International : « Dans de nombreux pays, la situation des forces armées ressemble à une bombe humaine à retardement. Les hommes se révolteront contre le service militaire. »
La délégation de l’OLP aux Nations Unies s’est vue accorder le droit de parole au Conseil de Sécurité au nom de la Palestine. L’OLP ne pouvait jusqu’à présent se faire entendre que par l’intermédiaire d’un autre pays. Les États-Unis ont été les seuls membres du Conseil de Sécurité à voter contre cette proposition.
Le 17 janvier, le Premier ministre israélien, Yitzhak Shamir, alors en visite au camp militaire de Naplouse, fut l’objet de critiques virulentes de la part de soldats israéliens. Les soldats déplorèrent la poursuite des représailles qu’ils se voient forcés d’exercer contre les lanceurs de pierre palestiniens, pour la plupart des enfants, et la violence brutale dont ils sont contraints de faire preuve. « Nous nous voyons obligé de rudoyer des individus qui n’ont rien fait. Ce ne sont pas là les valeurs qui m’ont été enseignées dans mon enfance » s’est exclamé l’un des soldats. Un autre soldat a ajouté : « Lorsque j’arrête quelqu’un et que je regarde ses mains, je peux voir qu’il est un paysan tout comme moi. Je dois le battre et le maltraiter, mais j’en suis humilié et ma conception de la dignité humaine s’en trouve affectée. La personne que j’ai frappée en devient plus forte et moi plus faible. » Le Premier ministre Shamir, embarrassé, déclara aux journalistes présents qu’il ne pensait pas que ces soldats fussent un échantillon représentatif de la majorité, mais il fut alors interrompu par un soldat, qui s’écria : « Oh, mais bien sûr que si, bien sûr que si. »
Le général Dan Shomron, commandant en chef de l’armée israélienne, déclarait quant à lui le lendemain que l’OLP n’avait lancé aucune attaque contre Israël depuis le mois de novembre. Le 28 janvier, on apprenait qu’un conseiller d’Yitzhak Rabin, ministre de la défense israélien, avait engagé des conversations privées avec un prisonnier bien connu pour ses sympathies envers l’OLP, Faisal al-Husseini. Deux jours plus tard, Husseini était libéré après un séjour de six mois en prison. La presse israélienne considéra la libération d’Husseini comme une amorce de dialogue indirect entre Israël et l’OLP. Le 1er février, le quotidien Yedioth Aahronoth révélait que, pour la première fois, des dispositions avaient été prises en vue d’une rencontre officielle entre des représentants du gouvernement israélien et des représentants de l’OLP. L’accord de gouvernement signé le 21 décembre dernier entre le Parti travailliste et le Likoud stipulait pourtant qu’il ne serait en aucun cas question de dialogue avec l’OLP.
Palestine
Auteur : Peter Liefhebber, journaliste aux Pays-Bas.
Thématiques : politique
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
