Partage international no 112 – décembre 1997
Une archéologue suisse affirme avoir démontré sans l’ombre d’un doute que le Suaire de Turin a effectivement enveloppé le corps de Jésus et qu’il ne s’agit pas d’un faux datant du Moyen-Age. De récentes recherches faites à Paris ont révélé que les mots « Jésus Nazareth » ont été écrits sur le tissu peu après que le corps ait été enveloppé dedans.
« C’est le seul document au monde qui prouve la présence matérielle du Christ, il y a 2 000 ans », a déclaré Maria Siliato, à Rome, lors d’une conférence de presse pour la présentation de son livre, le Suaire. Elle y affirme : « C’est la seule relique archéologique réelle et concrète. A présent, son authenticité ne fait aucun doute. »
M. Siliato espère que son livre parviendra enfin à réfuter les tests au carbone réalisés en 1988 par trois laboratoires, en Angleterre, aux Etats-Unis et en Suisse. Ces derniers avaient conclu que le fragile drap de lin qui porte l’image tachée de sang d’un homme crucifié était un faux datant du XIIIe ou du XIVe siècle. M. Siliato, qui étudie le suaire depuis seize ans, affirme que les tests au carbone 14 étaient faux pour une raison très simple : le fragment testé provenait d’un coin du suaire qui avait été réparé cinq fois depuis l’année 1400. Cela explique pourquoi, en 1988, les experts ne s’étaient pas accordé sur l’âge du suaire, et l’avaient daté entre 1260 et 1390.
Le Suaire de Turin, qui a été sauvé des flammes en avril dernier dans la cathédrale de Turin, porte clairement l’empreinte d’un homme avec des cheveux mi-longs et une barbe, étendu avec les mains croisées. Mais au cours des siècles, les sceptiques ont affirmé que c’était un faux, une peinture portant des traces de sang.
M. Siliato déclare que l’image ne peut pas avoir été imprimée, car cela lui aurait donné une fluorescence qui n’apparaît « absolument » pas. Elle affirme que son authenticité peut être prouvée scientifiquement en examinant comment une autre substance vivante, une feuille par exemple, réagit sur le papier qui, tout comme le lin, est une matière cellulosique. Elle explique qu’une image vivante de la feuille, tridimensionnelle et résistant à la chaleur, est préservée, citant des exemples d’herbiers du XVIIe siècle, parfaitement conservés.
« Il existe des variantes, selon l’épaisseur du papier ou du tissu, mais il y a une analogie : la réaction de la cellulose au contact d’acides d’origine animale ou végétale est connue », affirme-t-elle. Il suffit d’un contact bref de quelques jours ou quelques heures, mais l’image peut mettre quarante ou cnquante ans avant d’apparaître pleinement. « Par la suite elle ne change plus, même après plusieurs siècles », affirme-t-elle, citant le cas d’un autre suaire, qui n’est pas celui du Christ, et qui porte l’image d’un corps alors même que le cadavre qu’il contenait avait été réduit à l’état de squelette.
M. Siliato a indiqué que des experts prendraient des photos lorsque le suaire de Turin serait exposé, l’année prochaine, pour la première fois depuis 1978. La technologie informatique sera utilisée afin d’apporter de nouvelles lumières sur cette inscription, invisible à l’œil nu. M. Siliato a précisé que ces mots ont été écrits sur le drap après qu’il ait été replié sur le corps, afin de permettre de l’identifier.
Sources : Reuters
Thématiques : Sciences et santé, spiritualité
Rubrique : Divers ()
