La première interview télévisée publique de Maitreya pourrait avoir lieu d’ici quelques semaines – [sommaire]
Benjamin Creme exprime son sentiment personnel
par Benjamin Creme,
Lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée récemment à Londres, Benjamin Creme a indiqué que, personnellement, il s’attendait à ce que Maitreya, l’Instructeur mondial, donne une première interview publique dans les quelques semaines à venir. C’est ainsi que commencera le processus devant conduire au « jour de Déclaration », où Maitreya transmettra son message d’espoir télépathiquement à toute l’humanité, lors d’une émission de télévision qui sera diffusée dans le monde entier. A cette occasion, nous entendrons tous ses paroles intérieurement dans notre propre langue.
A la BBC Bush House, où s’est déroulée la conférence de presse, Benjamin Creme, artiste, auteur et « futurologue », a également indiqué qu’on pouvait s’attendre :
– au développement d’un sérum anti-sida.
– à l’invention d’une « technologie de la lumière », qui fournira à l’humanité une énergie suffisante pour tous ses besoins.
– à des avancées en médecine qui rendront obsolète la transplantation d’organes.
Benjamin Creme a dressé un rapide bilan des changements politiques et économiques qui se déroulent actuellement dans le monde et rappelé qu’ils avaient fait l’objet de prédictions, publiées dans la revue Share International entre 1988 et 1991, plusieurs mois ou plusieurs années avant qu’ils ne se produisent.
B. Creme a également parlé de la tradition ésotérique (celle des enseignements de la Sagesse éternelle) et de l’existence d’une Hiérarchie spirituelle de Maîtres vivant dans les régions les plus reculées de la planète, qui guident et protègent l’humanité. Il a précisé que ces Maîtres avaient pour projet de revenir vivre parmi les hommes dans un avenir très proche, et que quatorze d’entre eux – dont Maitreya, Instructeur mondial et Maître de tous les Maîtres – avaient déjà pris position dans certaines des plus grandes villes du monde. Selon lui, Maitreya vit en fait à Londres depuis le 19 juillet 1977, au sein de la communauté asiatique.
B. Creme a brossé un tableau enthousiaste de l’avenir qui attend l’humanité, par contraste avec les nombreuses prophéties de catastrophes de cette fin de millénaire. Il a souligné que, selon Maitreya, c’est à l’humanité elle-même qu’il incombe de résoudre les problèmes, dont les principaux sont la séparation entre les peuples et la mauvaise utilisation des ressources de la planète. La clé de tout progrès, a-t-il dit, est d’accepter que l’humanité est une, et qu’il est essentiel de redistribuer les ressources pour équilibrer les relations entre pays développés et pays pauvres.
Un sérum anti-sida
Il a évoqué un avenir où régneraient la paix et l’abondance. Il a révélé certains aspects de la science du futur : technologie de la Lumière, qui donnera à l’humanité une nouvelle source d’énergie, lui permettant de faire face à tous ses besoins ; nouveaux modes de transport ; avancées extraordinaires dans le domaine médical, qui rendront obsolètes les transplantations d’organes. B. Creme a également mentionné la mise au point d’un sérum anti-sida, qui mettra un terme à la progression de la maladie, et la création, au fil du temps, de 777 sources curatives, magnétisées par Maitreya en divers points du monde. Il a ajouté que certaines de ces sources ont d’ores et déjà été découvertes, et reçoivent la visite de millions de personnes.
Il a montré que la plupart des prédictions de Maitreya avaient été confirmées avec une exactitude surprenante, et que celle d’un krach boursier mondial, formulée en 1988, était en train de se réaliser. Selon B. Creme, les récentes fluctuations des marchés boursiers représentent une secousse majeure qui conduira à un dénouement grâce auquel l’humanité acquerra un sens nouveau des réalités et de ses responsabilités. Il ajoute que Maitreya voit les marchés boursiers comme des « casinos » géants, et pense qu’une obéissance aveugle aux forces du marché est en train de conduire cette civilisation au bord de l’effondrement. Une transformation complète de nos structures économiques et politiques est donc nécessaire, qui amènera l’humanité à créer une civilisation fondée sur la liberté, la justice, et le respect de toutes les formes de vie.
L’apparition de Maitreya
B. Creme a insisté sur le fait que l’apparition de Maitreya devant le monde est imminente. Il s’attend personnellement à ce que Maitreya donne une première interview publique dans les quelques semaines à venir. D’après lui, cette interview sera transmise sur l’un des plus grands réseaux médiatiques des Etats-Unis, précédant sans doute de peu une interview comparable au Japon, puis dans d’autres pays du monde.
B. Creme a par ailleurs révélé que la réaction du public à la mort de Diana, princesse de Galles, avait été « potentialisée » par Maitreya, d’où son extraordinaire amplitude ; cet événement a constitué une sorte de répétition générale pour le jour de Déclaration. Ce jour-là, une émotion également sincère et profonde s’emparera du monde entier avec une intensité encore plus grande, tandis que l’énergie d’amour de Maitreya s’écoulera par le cœur de tous les hommes. Ceci s’accompagnera de plusieurs centaines de milliers de guérisons spontanées, miraculeuses, sur toute la planète.
Selon B. Creme, Maitreya sait que l’humanité répondra à son appel au partage et à la justice, faisant ainsi ses premiers pas dans la création d’une civilisation brillante, d’un véritable âge d’or, tel que la Terre n’en a encore jamais connu.
Rencontres avec les Maîtres de Sagesse – [sommaire]
par Wayne Peterson,
Nous craignons tous d’être rejetés par la société pour nos idées non orthodoxes, et plus particulièrement par les milieux religieux, ce qui nous rend trop prudents. Cependant, sachant que d’autres personnes travaillent avec les Maîtres, j’ai acquis un nouveau sens de mes responsabilités qui me pousse à m’exprimer sur l’ère qui vient. C’est pourquoi je fais connaître publiquement mes expériences avec les Maîtres, espérant que d’autres viendront ajouter leur voix au nombre toujours croissant de ceux qui parlent de la réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse.
Culturellement, l’existence des anges est acceptée depuis longtemps en Orient comme en Occident. Mais les Maîtres de Sagesse, ou la Hiérarchie spirituelle de notre planète, ne sont pas universellement reconnus dans les mythes religieux. Pour ma part, j’ignorais l’existence des Maîtres jusqu’à la lecture de l’ouvrage de Benjamin Creme, la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, en 1985. Bien que j’aie fini par admettre l’idée que de grands êtres spirituels, comme la Vierge Marie et d’autres saints, puissent communiquer avec l’humanité à de rares occasions, je n’avais pas réalisé qu’ils faisaient partie d’une Grande Fraternité blanche travaillant avec le Christ. Quoique ayant eu la visite de la Vierge Marie à l’âge de quatre ans, ce n’est qu’après avoir entendu parler de la réapparition de Maitreya que j’ai commencé à avoir d’autres expériences avec les Maîtres. J’ai gardé ces expériences pour moi, n’en partageant quelques-unes qu’avec des amis proches, au fil des ans. Mais des amis chers ont fini par me persuader qu’il me fallait partager ces expériences avec un public plus large, notamment avec ceux qui s’efforcent de faire connaître l’émergence de Maitreya dans le monde.
Lorsque je fus invité à partager certaines de mes expériences concernant les Maîtres avec un groupe de bénévoles du Centre Tara1, j’acceptai à contre-cœur. Je me sentais mal à l’aise à l’idée de raconter des expériences qui pourraient sembler invraisemblables aux autres. De plus, je ne savais pas exactement ce que les Maîtres attendaient de moi. Verraient-ils une objection à ce que je livre au public ce qui me semblait être des messages très personnels ? Je restai préoccupé jusqu’au jour prévu pour la rencontre avec le groupe.
Mes doutes semblèrent fondés lorsque je fus dans l’incapacité de trouver la maison où la réunion devait avoir lieu. Les indications écrites que j’avais s’avéraient inexactes et le téléphone en dérangement, si bien que je fus dans l’impossibilité de contacter les personnes qui devaient déjà se trouver sur place. Je craignais à nouveau que les Maîtres ne désapprouvent cette rencontre. Comme il commençait à faire nuit et que je n’avais toujours pas trouvé la rue, en dépit de plusieurs arrêts pour interroger les habitants du quartier, je stoppai la voiture et demandai mentalement l’assistance des Maîtres. Dans cet état d’esprit, je déclarai aux Maîtres que je continuerais mes recherches pendant cinq minutes et que si celles-ci restaient vaines, je retournerais chez les amis de Los Angeles qui m’hébergeaient. Je redémarrai et immédiatement, au pâté de maisons suivant, je vis une femme et un enfant qui me regardaient. Tous deux avaient de longs cheveux blonds. Je m’arrêtai et descendis de voiture pour les interroger. A ma grande surprise, je m’aperçus que la femme savait exactement où je devais me rendre. Elle me renseigna de façon précise et me demanda le nom de la personne chez qui je me rendais. Je l’ignorais, mais elle m’indiqua tout de même de quel côté de la rue se trouvait la maison. Presque incrédule, je la regardai avec étonnement, me demandant comment elle pouvait être au courant alors que personne dans le quartier n’avait pu m’indiquer cette rue. Comme si elle lisait dans mes pensées, elle me dit qu’elle connaissait tous les résidents de la rue. Je trouvais la maison sans difficulté. Le Maître de Benjamin Creme a indiqué récemment que la femme en question était en fait le Maître Jésus. C’est la raison pour laquelle je me sens désormais libre de communiquer mes expériences avec les Maîtres.
J’ai entendu parler pour la première fois de Maitreya et des Maîtres de Sagesse lorsque j’ai vu Benjamin Creme sur une chaîne de télévision américaine, dans une émission de Merv Griffin, d’Hollywood, en 1981. B. Creme parlait de son nouveau livre avec Gore Vidal, un autre invité. Le programme ne laissa, malheureusement, que peu de temps à Benjamin Creme pour s’exprimer, mais pour moi c’était suffisant. En entendant parler de Maitreya, je me souvins soudain de la vision que j’avais eue de la Vierge Marie, à l’âge de quatre ans. Lorsque j’étais enfant, la Vierge m’avait sauvé la vie en m’apparaissant pour m’avertir que mon état de santé réclamait des soins très urgents (cf notre Courrier des lecteurs, p. 18). Elle m’avait également déclaré que le Christ réapparaîtrait de mon vivant. Lorsque je vis B. Creme à la télévision, je sus aussitôt que son message était celui que j’attendais, et c’est avec un très vif intérêt que je m’intéressai à l’histoire de Maitreya et au déroulement de son émergence dans le monde.
Saï Baba
A la suite de la présentation de Maitreya faite par Benjamin Creme, dans l’émission de Merv Griffin, j’ai immédiatement acheté son livre, la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse. Après l’avoir lu, j’eus envie d’en savoir davantage mais je ne savais pas dans quelle direction poursuivre mes recherches. Je fus guidé par hasard vers la Société théosophique de Washington. J’eus un entretien avec la présidente, qui se mit à rire lorsque je lui demandai si quelqu’un dans l’association s’intéressait à la réapparition de Maitreya. Elle me répondit que j’avais de la chance de l’avoir rencontrée car elle était la seule personne de la Société théosophique à savoir qu’un groupe de méditation de transmission se réunissait chaque semaine à Washington. En fait, elle me conseilla d’appeler l’une de ses meilleures amies sur le champ, Benjamin Creme devant arriver à Washington le week-end suivant pour y donner une conférence. J’avais du mal à croire à une pareille chance. J’eus tout juste le temps de participer à une méditation de transmission avec le groupe de Washington avant l’arrivée de Benjamin Creme. Mon odyssée avait commencé.
Je n’étais pas du tout préparé à ce qui m’arriva lors de cette conférence. Lorsque Benjamin Creme vint à Washington et à Baltimore cette semaine-là, j’ignorais à peu près tout de la littérature ésotérique. C’était regrettable parce que j’arrivai à la conférence sans rien connaître de Saï Baba. Lorsque Benjamin Creme expliqua le processus d’adombrement qui permettait à Saï Baba de procéder à une bénédiction qui clôturerait la conférence, je devins incrédule. Je regardai les rangées de visages dans la salle en me disant qu’il s’agissait sans doute d’un malheureux groupe new age de bonnes âmes, qui réduisaient la valeur du message de l’émergence de Maitreya en y mêlant Saï Baba. Alors que Benjamin Creme, les mains ouvertes, commençait à bénir l’assistance à partir du fond de la salle, je n’avais que des idées négatives à propos de Saï Baba. Qui était ce gourou indien ? Les gens croyaient-ils vraiment qu’il pouvait adombrer Benjamin Creme ? Je pensais être sans doute la seule personne dans la salle à ne pas vouloir admettre cette histoire.
Soudain, les mains de Benjamin Creme retombèrent. Ses yeux se portèrent sur l’assistance comme s’il cherchait quelqu’un. Les gens commençaient à se regarder avec étonnement. Puis, à mon grand embarras, le regard de Benjamin Creme rencontra le mien. Restant sur l’estrade, il se rapprocha le plus possible de moi, et tendit les mains dans ma direction. Tout d’abord, je ne réalisai pas ce qui se passait. Quelque chose de solide et de très réel me frappa. Cela m’atteignit avec une telle puissance que la chaise sur laquelle j’étais assis sortit de la rangée et que je me retrouvai plaqué contre le mur, de l’autre côté de l’allée. Mais cette force continuait toujours à s’exercer, alors que je ne pouvais croire qu’il puisse s’agir de la force de Saï Baba. Je regardais les fenêtres, me disant que peut-être une énorme tempête avait soudain ouvert une vitre, expliquant cette sensation de vent violent. Mais je finis par réaliser qu’il n’y avait sans doute qu’une seule explication possible, et que j’étais réellement confronté au pouvoir de Saï Baba. Je me mis à prier pour que cette puissante bénédiction cesse car je commençais à me sentir vraiment mal, mais les mains de Benjamin Creme continuaient à la diriger vers moi. Finalement, je dis à Saï Baba que je croirais à son pouvoir s’il cessait immédiatement de l’orienter sur moi. Instantanément, tout rentra dans l’ordre, Benjamin Creme se dirigea vers l’autre côté de la salle et la bénédiction générale de Saï Baba commença. Cet événement marqua pour moi le début de nouvelles expériences avec les Avatars et avec les Maîtres. Je devais encore rencontrer Saï Baba par la suite.
Rencontre avec Maitreya
Quelques mois après avoir rencontré Benjamin Creme et fait l’expérience du pouvoir de Saï Baba, je fus contacté par un messager de Maitreya. Il m’invita à rencontrer Maitreya et les Maîtres. Le but de la visite ne me fut pas immédiatement révélé. Bien que je ne puisse dévoiler l’intégralité de ce qui est arrivé au cours de cette rencontre, les circonstances dans lesquelles elle s’est déroulée peuvent présenter de l’intérêt pour ceux qui ont entendu parler de Maitreya et des Maîtres. Je suis certain qu’il s’agissait d’une rencontre de groupe, à laquelle participaient d’autres âmes que la mienne, mais l’événement m’a donné l’impression d’un contact personnel avec Maitreya. Au cours de cette expérience qui a duré une heure, j’ai le souvenir d’avoir été seul avec Maitreya et deux Maîtres, sauf au tout début, lorsque j’ai attendu l’apparition de Maitreya, avec d’autres personnes réunies de manière à former un cercle.
Tout a donc commencé par une réunion avec des amis à Washington. Presque aussitôt après mon arrivée dans la salle où se trouvaient une quinzaine de personnes, je vis nettement un globe de lumière dorée, de la taille d’un ballon de volley, flotter autour de la pièce. Bientôt, ils furent deux, puis trois, reliés comme les perles d’un collier, se déplaçant à vitesse constante dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Personne ne semblait y porter attention et tout le monde continuait à échanger des banalités. Je ne pus contenir plus longtemps mon enthousiasme, et m’apprêtai à demander aux deux femmes qui s’adressaient à moi pourquoi elles ne disaient rien au sujet des globes. Mais lorsque je voulus le faire, je m’aperçus qu’il m’était impossible d’émettre le moindre son. J’essayai à plusieurs reprises mais en vain. Dans une dernière tentative, je perdis le contrôle de mes jambes et tombai sur le sol. C’est alors que j’entendis une voix me dire intérieurement : « Ne dis à personne dans la pièce ce que tu vois. »
Après la confusion causée par ma chute, on me fit asseoir sur une chaise et je réussis à convaincre les autres que tout irait bien. Je restai assis à observer en silence les globes qui se multiplièrent jusqu’à ce que la pièce entière se transforme en une masse mouvante de lumière dorée. Les globes formèrent d’abord une chaîne tout autour de la salle, puis de multiples chaînes. Chacune d’elles se déplaçait à une vitesse de plus en plus grande dans des sens différents. Finalement, elles m’entourèrent et je ne vis plus que cette lumière dorée qui se rapprochait de plus en plus. Je me trouvai dans un tunnel vertical de lumière dorée. Les globes tournaient maintenant si vite qu’il ne restait plus qu’un brouillard. J’entendais mes amis parler mais je ne voyais plus rien au-delà du mur de lumière qui se resserrait autour de moi. J’étais dans un état de grande confusion. Tout cela se produisait que j’aie les yeux fermés ou non. Rien ne pouvait changer la situation et je me préparais à affronter l’inconnu.
Si dense que la lumière puisse paraître, je pensais qu’il s’agissait simplement d’une illusion inoffensive dont le but me resterait pour toujours inconnu. C’est pourquoi je fus stupéfait lorsqu’un long sceptre d’argent, muni de trois dents, descendit le long du tunnel de lumière et me frappa sur la tête. Je fus alors saisi de crainte car je réalisai que tout cela était bien réel et que j’étais peut-être le jouet de quelque pouvoir maléfique. Je n’avais aucune expérience dans ce domaine. Je me souviens avoir demandé l’aide des Maîtres et avoir essayé de garder mon sang froid. Tandis que je faisais appel aux Maîtres, les dents d’argent se rapprochèrent de ma tête. Il en sortit une force écrasante et je crus que ma tête allait éclater. Tout devint sombre et je perdis connaissance. Lorsque je rouvris les yeux, je gisais sur un sol gris foncé. Près de ma tête, il y avait un trou. En regardant dans le fond, j’aperçus le tunnel de lumière et, tout en bas, mes amis parfaitement calmes. La porte ou le portail, qu’il me semblait avoir franchi, se ferma soudain et je me retrouvai seul dans une pièce faiblement éclairée. Je me mis debout et regardai autour de moi. Il s’agissait d’une pièce circulaire d’environ dix mètres de diamètre, avec un plafond voûté et un banc sur tout le pourtour, excepté à l’endroit par où j’étais entré. Une pâle lumière verte éclairait une sorte de bureau placé près du mur, tandis qu’une vive lumière blanche venait du côté opposé, où se trouvait un portillon. Un homme entra et m’informa qu’il me servirait de guide si je voulais rencontrer les Maîtres. Il me fit également savoir que, si je ne le souhaitais pas, il me ramènerait dans la salle où se trouvaient mes amis et que j’oublierais tout ce qui s’était passé. J’acceptai de rencontrer les Maîtres parce que je ne voulais pas oublier cette expérience. Je ne me souviens plus de la manière dont s’est effectuée la suite du voyage. Je repris conscience au moment où je franchis une porte, traîné par deux hommes qui me soutenaient par les bras.
« Tu peux maintenant te tenir debout tout seul » dit une voix au moment où nous entrions dans une salle immense. Les deux hommes me soutenaient toujours lorsque nous nous dirigeâmes vers un groupe d’individus disposés en cercle. J’eus tout juste le temps de remarquer que les autres étaient pour la plupart revêtus comme moi d’une courte robe blanche. J’ignore comment j’avais changé de vêtements. Je me retournai une seule fois et vis mes deux parrains dans une rangée derrière moi, en compagnie de plusieurs autres personnages vêtus de longues robes. J’appelle ces deux hommes mes parrains parce qu’ils m’ont tenu les bras durant toute la rencontre avec Maitreya. Je suppose qu’il s’agissait de Maîtres. L’un d’eux, très amical, me fit signe d’avancer tout seul pour prendre place dans le cercle. Il y eut soudain un éclair de lumière lorsque de gigantesques portes s’ouvrirent à l’extrémité de l’immense salle. Je pense que ces portes devaient avoir six mètres de haut, à en juger par la taille de ceux qui les ouvrirent. Un flot de lumière pénétra dans la salle et l’on vit apparaître des rangées d’hommes vêtus de longues robes, laissant au milieu d’eux un large passage pour le personnage qui entrait. Ce dernier, vêtu d’une robe blanche, était nimbé d’une lumière éblouissante. Je sus qu’il s’agissait de Maitreya.
Lorsqu’il s’approcha de moi, je lui demandai s’il était bien Maitreya. Sa réponse fut affirmative. Puis aussitôt et sans commentaire, il me dit : « De temps à autre, les Maîtres et moi-même invitons ici des membres de l’humanité que nous pensons prêts à nous assister dans notre tâche. » Etant donné qu’il s’agissait d’une conversation télépathique, les mots sont approximatifs. « Veux-tu nous aider ? » ajouta-t-il. Naturellement, je répondis oui et il me demanda si je voulais bien subir un examen. Je compris que cet examen lui permettrait de savoir de quelle manière je pourrais être le plus utile. Il me faudrait répondre à des questions. Maitreya m’informa cependant que je ne me souviendrais ni des questions ni de mes réponses. Comme je craignais de répondre de manière incorrecte par inadvertance, Maitreya balaya toutes mes inquiétudes en m’assurant que c’était impossible. Lorsque l’examen fut terminé, soutenu par mes parrains, je fis l’expérience d’un feu spirituel. Les flammes étaient semblables à des aimants qui m’attiraient avec force et retenaient toute mon attention. Cependant, tandis que se déroulait cette merveilleuse expérience, j’étais encore capable de m’entretenir avec Maitreya et de lui poser des questions.
Je perdis la notion du temps ; je pensai que des années avaient pu s’écouler. Alors que mes parrains m’entraînaient vers l’extérieur, je demandai à poser quelques questions supplémentaires. Je me souviens que mes parrains répondirent que c’était impossible parce qu’on ne pouvait faire attendre les autres plus longtemps. Maitreya accepta cependant. Je lui demandai tout d’abord si j’étais toujours en vie dans le monde physique. Il se mit à rire et répondit que oui, que mon heure n’était pas encore venue. Je demandai alors si je devrais retourner vivre à Washington. Maitreya fit une pause, puis me demanda : « Pour quelle raison es-tu si attaché au monde physique ? – Pour rien », marmonnai-je. Il me regarda d’une curieuse façon et manifesta le désir de me montrer quelque chose. Nous allâmes jusqu’au mur nu et Maitreya fit un mouvement circulaire avec la main. Aussitôt, une fenêtre s’ouvrit sur le monde d’en-bas. Il me dit : « Regarde et dis-moi ce que tu vois. » Je vis que nous nous trouvions bien au-dessus de la Terre, qu’il faisait nuit et que le soleil se levait, à ma droite, sur l’horizon lointain. Au-dessous s’étendait un immense désert. Tout d’abord, je cherchai la Mer Rouge et le Golfe Persique, mais il n’y avait rien d’autre que la terre ferme. Au loin, à l’horizon, je pouvais cependant voir la lumière du soleil levant se refléter sur une immense étendue d’eau. Je remarquai ensuite le contour de l’archipel du Japon. J’en déduisis que nous nous trouvions au-dessus du désert de Gobi.
« Oui, oui, déclara Maitreya, mais ce n’est pas ce que je te demande de voir. Regarde plus loin encore. » Alors, il me toucha et j’accédai à de nombreux états de conscience différents qui me permirent de contempler, simultanément, toutes les merveilles accomplies par l’homme dans les grandes civilisations d’Orient et d’Occident. Maitreya me demanda si j’appréciais ce qu’il m’était donné de voir et me proposa de rester aussi longtemps que je le souhaitais, étant donné que j’avais tout mon temps. « Aimerais-tu disposer d’une vie entière ici, afin de prolonger cette expérience ? » me demanda-t-il. Je répondis que tout cela était si merveilleux que j’aimerais en effet pouvoir disposer de davantage de temps. Il répliqua alors : « Pourquoi pas deux incarnations, rien ne presse. » Je réalisai à ce moment-là qu’il était question de mes attachements personnels et Maitreya me fit revenir en arrière. Il savait que j’avais compris l’expérience. Je n’ajoutai rien de plus mais j’étais rempli d’émotion lorsqu’il me regarda en disant : « J’aimerais pouvoir prendre ta place et achever le cycle de tes incarnations, ou celui de quiconque me le demanderait, mais cela ne m’est pas permis. » Il me fit savoir que je devais retourner dans le monde terrestre pour accomplir moi-même ce que j’avais à faire. Juste avant que je sois emmené par mes deux parrains, il ajouta : « J’espère que tu tiendras les promesses que tu m’as faites lorsque le moment sera venu. » Je répondis que je ne me souvenais d’aucune promesse, mais il m’assura que je lui avais fait des promesses et qu’il me serait demandé de les tenir en temps voulu.
Très impressionné par cette expérience, j’étais prêt à reprendre ma vie à Washington. Je fus ramené, sans que je sache comment, dans la maison de mon ami, avec une rapidité telle que je me souviens d’avoir heurté la chaise et d’être tombé sur le plancher. En ouvrant les yeux je constatai que tout le monde dormait dans la pièce. Je pensais pouvoir quitter la maison avant que les autres ne s’éveillent, mais ils reprirent conscience dès que j’eus fait un pas en direction de la porte. Aucun d’eux ne s’est souvenu de l’heure perdue cette nuit-là.
A la suite de cette expérience, je pris l’habitude de me réveiller à quatre heures du matin, comme si quelque chose me faisait sursauter. Il m’est arrivé de voir des silhouettes se déplacer dans ma chambre. Au tout début, je craignais qu’il ne s’agisse d’un cambrioleur. Rapidement, j’ai fini par me rendre compte que j’avais tendance à me réveiller au moment du départ d’un Maître. Je ne puis que confirmer le fait que les Maîtres nous donnent des enseignements la nuit lorsque nous dormons.
Rencontre avec les Maîtres à Hawaï
Un soir d’hiver, lors d’un court séjour à Hawaï, j’eus la visite de l’un des Maîtres qui m’avaient tenu par les bras, lors de ma surprenante rencontre avec Maitreya. Cela se produisit à Honolulu, dans ma chambre d’hôtel. Je fus présenté à un disciple du Maître qui, durant une heure, me dispensa un enseignement portant sur la réalisation du Soi.
Ce devait être au mois de mars et je m’apprêtais à rentrer à Washington, après avoir achevé un voyage officiel, effectué dans le but de faire le point sur certains programmes, dans plusieurs ambassades américaines, en Asie, et à Camberra, en Australie. Je m’étais arrêté à Honolulu pour une nuit de repos avant de poursuivre mon voyage jusqu’à Washington. Comme j’avais voyagé toute la nuit avant d’arriver à Hawaï, j’avais fait une sieste dans un hôtel de Waikiki, avant de sortir dîner. Après avoir marché pendant des heures sur la plage, profitant ainsi de la douceur exceptionnelle du climat hawaïen, je rejoignis mon hôtel. Là, j’ouvris les fenêtres donnant sur le balcon, afin de contempler la pleine lune qui se levait au-dessus de Diamond Head Mountain. Je n’eus guère le temps d’apprécier la beauté du spectacle, car j’eus soudain l’impression que ma chambre bougeait. Debout près de la fenêtre, je recherchai instinctivement quelque chose pour me retenir, lorsque ma main heurta la pendule à affichage digital qui indiquait 3 heures du matin.
Je vis alors, sur mon balcon, situé au 12e étage, un jeune homme aux longs cheveux dorés, vêtu d’une tunique blanche. Il me dit aussitôt : « Je suis ici pour ta leçon d’aujourd’hui. » Choqué, je m’assis sur mon lit, me demandant comment une telle chose pouvait m’arriver. Tout d’abord je crus qu’il s’agissait d’une création de mon esprit et j’essayai de dissiper cette illusion. Mais rien ne put modifier la scène. Que j’aie les yeux ouverts ou fermés n’y changeait rien. J’étais trop troublé pour pouvoir fixer mon attention sur ce que disait le jeune homme. Finalement, le jeune visiteur se leva en disant : « Si tu dois continuer à être aussi dispersé au lieu de m’écouter, j’ai mieux à faire. » Et il s’en alla. Aussitôt après, une voix derrière moi, venant de la porte de ma chambre donnant sur le couloir, s’éleva pour me dire : « Je t’ai envoyé mon disciple ; cette leçon est importante. » Le Maître poursuivit d’une voix dure et je me dis qu’il avait l’air bien sévère. Il lut sans doute dans mes pensées car, juste avant de disparaître, il sourit et me fit un clin d’œil. Pour moi, il ne faisait aucun doute que ce Maître était l’un de ceux qui m’avaient tenu les bras lors de ma rencontre avec Maitreya.
Le jeune homme revint et la leçon, qui traitait de la réalisation du Soi, se termina à 4 heures du matin. Je pris un vif intérêt à cet entretien et j’aurais aimé qu’il dure plus longtemps. Avant que le jeune homme ne parte, je lui demandai si je serais capable de me souvenir de cette leçon le lendemain. « Oui, répondit-il, mais en partie seulement. Tu t’en souviendras davantage lorsque le moment sera venu. » Je ne compris pas vraiment ce qu’il voulait dire par là, mais je sais que la leçon a été dispensée par un excellent professeur.
L’arbre à Washington
Quelques semaines plus tard, de retour à Washington, je commençai à penser au caractère insolite de cette rencontre avec les Maîtres. Jour après jour, je me disais qu’il s’agissait peut-être d’une illusion. Je pensais que cela aurait été merveilleux si cette expérience m’avait laissé quelque preuve tangible qui m’empêcherait d’avoir le moindre doute. C’est pourquoi, un soir, à la maison, au cours de ma méditation, je demandai au Maître, dont j’ignorais le nom, de me donner une preuve tangible de la réalité de tout cela. Le lendemain matin, mon vœu fut exaucé d’une manière très insolite et plutôt effrayante.
J’arrivai à mon travail comme d’habitude et au bout de deux heures, je reçus le message télépathique suivant : « Traverse la rue et rends-toi immédiatement au Département de l’Education, dépêche-toi. » Je me levai rapidement et me dirigeai vers l’ascenseur en prévenant ma secrétaire au passage que je serais bientôt de retour. Elle me suivit et me demanda pourquoi j’allais là-bas. Elle savait que je n’étais jamais allé dans ce service pour mon travail et se demandait ce que j’allais y faire maintenant. Ses questions arrêtèrent mon élan parce que je savais que logiquement je n’avais rien à faire de l’autre côté de la rue. Je retournai à mon bureau l’esprit troublé. Cependant, après quelques minutes, le même message revint avec plus de force encore. Je ne pus résister et courus vers l’ascenseur, espérant éviter ma secrétaire. Tandis que je me dirigeais vers la porte principale pour sortir, mon esprit logique ne cessait de me dire que tout cela était parfaitement stupide. L’autre voix, cependant, m’encourageait à poursuivre.
Je sortis rapidement de l’immeuble où se trouve mon bureau et me dirigeai vers la porte de service du département de l’Education, situé en face. Je devais traverser une rue à six voies de circulation. Ce n’est pas la perception de mon imprudence qui me fit faire demi-tour, mais plutôt la crainte irraisonnée d’être tué dans la rue par quelque projectile. Je fus la proie d’une telle frayeur que je repartis en courant vers mon immeuble et que je regardai à travers la fenêtre du hall pour voir si quelque chose ne risquait pas de tomber sur moi. Un message m’enjoignant de persévérer me parvint à nouveau et me força à retourner dans la rue. Chaque tentative pour traverser se soldait par un échec dès que j’atteignais la deuxième voie de circulation. J’ai dû essayer une douzaine de fois avant d’être presque totalement épuisé mentalement et physiquement. Au bord de la crise de nerf, je pris la décision de traverser cette rue coûte que coûte afin d’accomplir ma mystérieuse mission.
Les gens s’étaient maintenant arrêtés sur le trottoir pour me regarder. J’étais embarrassé, mais je n’avais aucun contrôle de la situation. En désespoir de cause, j’allai jusqu’à la rue et traversai deux voies. Aucune voiture ne circulait à ce moment-là, ce qui en soit était étrange, la 4e Rue étant très fréquentée, avec le Musée Smithsonian un pâté de maisons plus loin, et la National Gallery of Art deux pâtés plus loin. Ce matin-là, à environ 10 heures du matin, il n’y avait aucune circulation. Je me dis que peut-être la circulation m’était invisible puisque j’avais toujours peur de traverser. Néanmoins, alors que j’étais presque arrivé au milieu de la rue, je ressentis une douleur dans tout le corps, de la tête jusqu’au bas de la colonne vertébrale, puis dans les jambes. J’avançai lentement jusqu’à ce que mes pieds refusent d’aller plus loin. Je dus soulever chaque jambe l’une après l’autre avec les mains pour avancer. Lorsque j’atteignis les doubles lignes jaunes du milieu de la rue, je fus paralysé et ne pus faire un pas de plus. Je fus saisi de panique mais je ne pouvais rien faire. Je fermai les yeux afin d’éviter le regard des badauds sur le trottoir et me dis que cet incident allait marquer la fin de ma carrière diplomatique. Je me croyais devenu complètement fou et paralysé de surcroît. Je m’attendais à ce que la police vienne me chercher.
A ce moment particulièrement difficile, j’entendis un coup de tonnerre. Il n’y avait pourtant aucun nuage. Je ne voulus pas ouvrir les yeux, même lorsque j’entendis le bruit du vent et les cris des gens sur le trottoir qui s’éloignaient en courant. Pour finir, le sol trembla autour de moi et je me sentis soudain totalement libéré. La douleur avait disparu, je pouvais bouger. J’ouvris les yeux et découvris que j’étais enseveli sous un arbre immense. A quelques centimètres devant moi et de chaque côté, s’étalaient les branches énormes d’un vieil arbre. Il s’était brisé et était tombé directement sur moi. Il était couché en travers de la chaussée, au-dessus de moi, me laissant juste un petit espace pour bouger. J’avais échappé de justesse à la mort. Aussitôt une voix s’éleva dans ma tête : « S’il te plaît, ne demande plus de preuve tangible de mon existence. » Rempli d’une vive émotion et d’une énergie nouvelle, je m’extirpai tant bien que mal de dessous l’arbre. Il fallut aux pompiers un après-midi entier pour découper les énormes branches et dégager la rue.
C’est le bruit de l’arbre qui se fendait que j’avais pris pour un coup de tonnerre, et le lourd feuillage vert m’avait donné, en tombant, l’illusion du vent. Comme preuve tangible, on ne pouvait demander mieux.
Rêves de Maitreya et des Maîtres
Je sais que certaines personnes ont des contacts avec Maitreya pendant leur sommeil. Je crois que ces rêves ou ces états similaires nous donnent un aperçu intéressant du travail de Maitreya et des Maîtres. J’ai fait moi-même l’expérience d’un rêve dont les séquences ont duré pendant près de quinze ans. Une fois par an, je faisais un rêve si réel que je m’en souvenais aussi clairement que de n’importe quel autre événement important de ma vie. Mon rêve annuel de la reine Elisabeth II était devenu un sujet de plaisanterie avec mes amis proches.
Vers 1970, lorsque je fus affecté à l’ambassade américaine, à Rio, au Brésil, je commençai à faire une série de rêves dans lesquels je rendais visite à la reine Elisabeth II, à Buckingham Palace. Chaque rêve commençait de la même manière et répétait tout ce qui s’était déroulé au cours des rêves précédents, mais en y ajoutant un chapitre supplémentaire. Naturellement, le rêve devenait de plus en plus long. Cela se poursuivit ainsi, à raison d’un rêve par an, même lorsque je partis pour l’Asie et plus tard pour Nairobi, au Kenya. Lorsque je fus affecté à Washington, le rêve devint de plus en plus complexe. Dans ce rêve, j’attendais chaque fois dans une pièce basse de plafond, au premier étage du palais. Un guide venait me chercher et me conduisait en silence, en passant par les portes et les escaliers de service du palais, jusqu’à la chambre personnelle de la reine. C’était comme une visite secrète. Elle commençait aussitôt à me parler et je l’écoutais, assis auprès d’elle, devant un feu de cheminée. Je ne retenais pas un mot de ce qu’elle disait, mais au bout d’un certain temps, le guide revenait et nous informait que la visite était terminée. Il me raccompagnait alors en bas, par les escaliers de service, jusqu’au jardin.
Ce rêve avait des variantes, qui portaient principalement sur le trajet à travers les sombres escaliers de service du palais. Lorsque nous montions, il arrivait que je manifeste le désir de pénétrer dans certaines pièces et que cela me soit refusé. L’une de ces pièces particulières était une salle de bal avec de grands chandeliers, remplie de gens élégants qui bavardaient entre eux. J’étais seulement autorisé à jeter un coup d’œil à travers les portes-fenêtres vitrées, recouvertes de rideaux de tulle. Deux gardiens en protégeaient l’entrée. A chaque fois, j’essayais de regarder à l’intérieur, mais le guide me tirait en arrière et nous montions jusqu’à la chambre de la reine pour l’entretien habituel.
Dans le dernier rêve de la série, alors que j’habitais Washington, la routine habituelle changea. Lorsque nous approchâmes de la grande salle, les gardiens s’écartèrent des portes-fenêtres et le guide me fit entrer. Je fus chaleureusement accueilli par les personnes qui se trouvaient à l’intérieur, comme si j’étais l’un des leurs. Cependant, j’ignorais qui elles étaient. Presque aussitôt, tout le monde se dirigea vers la porte située au fond de la pièce. Désemparé, je suivis les autres. Nous commençâmes alors à descendre le grand escalier principal que je ne n’avais jusqu’alors pas été autorisé à emprunter. Je remarquai que la reine elle-même conduisait le cortège. Nous quittâmes le palais et pénétrâmes dans les jardins spacieux et ensoleillés. Là, des rangées de chaises avaient été disposées afin que nous puissions nous asseoir. En face de nous se trouvaient des centaines de journalistes et de reporters enthousiastes. On pouvait voir un grand nombre de micros et de caméras et, juste derrière, une foule de gens qui attendaient tous un événement important. Alors que je me dirigeais vers une chaise, la reine me prit le bras et m’entraîna à l’écart en disant : « Savez-vous ce que je vais faire aujourd’hui ? » J’étais confus et essayais de faire preuve de politesse. Elle continua alors : « Aujourd’hui, je vais parler aux gens. Ils ne me connaissent pas réellement. Leurs leaders m’ont placée sur un piédestal, si bien que pour eux je suis devenue irréelle. Bien sûr, ils aiment leur reine, mais pour eux mes paroles sonnent creux parce que ce ne sont pas réellement les miennes. Mais aujourd’hui je vais les surprendre. Je vais leur parler moi-même, personne ne leur parlera en mon nom. Ils seront surpris de ce que je vais leur dire. » Je répondis avec maladresse quelque chose comme : « Vous avez raison, Majesté. »
En 1982 ou 1983, au moment où je fis ce dernier rêve, j’avais déjà lu l’ouvrage de Benjamin Creme sur Maitreya. Je ne fus donc pas trop surpris lorsque, regardant attentivement le visage de la reine, après qu’elle eut manifesté son intention de s’adresser à la foule, je vis qu’il commençait à changer. A la place de la reine se tenait maintenant un homme revêtu d’une robe blanche. Je dis aussitôt : « Majesté, vous n’êtes pas la reine, vous êtes Maitreya. » Il me sourit et se dirigea vers les journalistes. Le rêve se termina là et il n’y eut plus d’autre rêve de la « reine ».
Le Maître Saint Jean le Bien Aimé
Un an après le dernier rêve de la reine, je fis trois autres rêves qui se répétèrent, si mes souvenirs sont exacts, à une semaine d’intervalle. Dans chacun d’eux, je pénétrais dans une étrange maison. J’y étais toujours chaleureusement accueilli mais je ne comprenais pas pourquoi j’étais là. Il s’agissait, semblait-il, d’une réception, mais seuls des hommes y assistaient. A chaque fois, j’étais apparemment le dernier à arriver. Au centre de la pièce principale, trois hommes étaient assis sur des chaises alors que les autres étaient assis à même le sol, tout autour d’eux. L’un des trois hommes avait de longs cheveux blonds, des yeux bleus et un très beau visage. Il ne disait rien mais me regarda tout le temps avec insistance. Il était la seule personne dans la salle à me regarder. Lors des deux premiers rêves, je fis le tour de la pièce en essayant de comprendre ce qui se passait. L’homme blond, assis au centre de la salle ne cessait de me suivre du regard. Les deux autres répondaient aux questions de tous ceux qui, assis ou debout, étaient réunis autour d’eux.
Dans le troisième rêve, je fis à nouveau le tour de la salle. Comme d’habitude, tous écoutaient les deux hommes qui parlaient, tandis que le personnage principal me regardait. Finalement, je trouvai le courage (je suis une âme de 2e rayon) de soutenir son regard et, avec autant de force que je pus, je lui adressai le message télépathique suivant : « Qui êtes-vous ? » Il me répondit aussitôt : « Je suis connu sous le nom de Saint Jean le Bien Aimé. » Le rêve se termina ainsi et ne se répéta plus.
Je racontai tout cela à mon ami Bema Ferrara, qui organise les méditations de transmission, chez elle, à Washington. C’était ma première année de méditation de transmission et je venais de commencer à lire les ouvrages d’Alice Bailey. Bema émit l’idée qu’il s’agissait peut-être d’un Maître qui essayait de me communiquer quelque chose. Nous cherchâmes dans les livres d’Alice Bailey et nous découvrîmes bientôt que le Maître Koot Hoomi avait été Saint Jean. Je supposai alors que je devais avoir une âme de 2e rayon, ce qui me fut confirmé par la suite par le Maître de Benjamin Creme.
Saï Baba au mois d’octobre
Au mois d’octobre 1995, alors qu’un ami était venu me rendre visite, Saï Baba manifesta sa présence en créant un parfum, dans mon appartement situé dans la banlieue de Washington Je suppose que cette délicate attention de la part de Saï Baba s’adressait plus particulièrement à mon ami, dont la mère était sur le point de mourir à San Francisco. Mon ami Charles avait quitté le chevet de sa mère pour me rendre une brève visite à Washington. Au cours de cette visite, je lui fis lire la Mission de Maitreya, tome II. Il en acheva la lecture la veille de son départ. Au cours de cette dernière soirée chez moi, je décidai de lui parler également de Saï Baba. Lorsque je commençai à parler de Saï Baba, la pièce se remplit d’un parfum de fleur très pénétrant. Mon ami alla d’un endroit à l’autre pour essayer de découvrir la source de cette senteur puissante. J’étais également très déconcerté. Alors que nous cherchions l’origine de ce parfum, il disparut. Nous reprîmes notre conversation sur Saï Baba, et aussitôt l’odeur de fleur se manifesta à nouveau. Elle devint si forte dans l’appartement qu’elle commença à nous incommoder et nous obligea à nous réfugier sur le balcon. Nous pensâmes qu’il s’agissait peut-être d’un problème de ventilation dans l’immeuble, mais nous restions perplexes : comment un parfum si agréable et pénétrant pouvait-il circuler dans le système de ventilation. Je recommençai à parler de Saï Baba et le parfum de fleur revint. Charles dit alors : « N’est-ce pas un parfum de jasmin ? » Je réalisai aussitôt que ce parfum était créé par Saï Baba. Charles découvrit ensuite que la source de cette délicate senteur émanait de la région de mon cœur. Quel que soit l’endroit où je me déplaçais, le parfum me suivait. Lorsque je cessai de parler de Saï Baba, la délicate senteur disparut. Charles, troublé par cette révélation, partit se reposer. Mais il ne dormit pas cette nuit-là. Il décida de rassembler ses affaires et de se rendre plus tôt que prévu à l’aéroport pour passer la nuit à réfléchir. A son retour à San Francisco, il chercha un ouvrage sur Saï Baba. Il en trouva un dans une librairie, mais le libraire affirma que le livre ne lui appartenait pas et refusa l’argent. Mon ami prit l’ouvrage et lut un chapitre après l’autre à sa mère mourante qui était athée. Ils eurent juste le temps de terminer le livre avant sa mort. Elle mourut heureuse, forte de sa nouvelle croyance en une vie après la mort. Les trois infirmières déclarèrent à Charles qu’au moment de sa mort, elles avaient vu toutes les trois une vapeur blanche s’élever de son corps, faire le tour de la pièce et s’envoler par la fenêtre. Elles n’avaient jamais rien vu de semblable auparavant. Je crois que Saï Baba était avec la mère de mon ami au moment de sa mort.
Maitreya à New York
Il y a plusieurs années, j’ai parlé avec Maitreya, lors d’une conférence de Benjamin Creme, à New York. Cela se passait dans la salle de bal de l’Hôtel Pennsylvania. Bien que sur le coup je n’aie pas été sûr qu’il s’agissait de Maitreya, je m’en doutais. Cela devint manifeste par la suite. Ce soir-là, quand j’entrai dans la salle, mon regard fut attiré par une femme tout à fait extraordinaire. Tandis que je traversai la pièce, ses yeux ne quittèrent pas les miens. Benjamin Creme avait déjà commencé sa méditation et le public était silencieux. Je marchai très lentement vers cette femme afin de savourer chaque instant. Elle avait une chevelure extraordinaire et portait un sac mexicain, tissé à la main, rempli de bouteilles d’eau. Je pensais qu’il s’agissait d’eau de Tlacote et je voulus lui demander s’il était possible d’en acheter, mais je me dis que ce serait impoli et que, de toutes façons, la salle était trop silencieuse pour que je puisse prendre la liberté de parler. Arrivé près d’elle, je dis doucement hello en regardant son grand sac. Elle me sourit et dit quelque chose à son tour. Je passai près d’elle en marchant très lentement et en tournant la tête afin de pouvoir continuer à la regarder. Elle se retourna et me regarda m’éloigner tandis que chacun de nous continuait de sourire. Bien que je me sois douté que cette femme était Maitreya ou un Maître, je n’en était pas sûr. Elle avait un regard magnétique. Je voulais rester aussi près d’elle que possible car il émanait d’elle un attrait particulier et une grande sagesse. Elle continua de me regarder jusqu’à ce que je trouve une chaise. J’avais l’intention de lui parler des bouteilles d’eau parce que j’étais de plus en plus convaincu qu’il s’agissait de Maitreya. Mais lorsque je me levai pour le faire, elle avait disparu.
Ce qui me surprit tout d’abord, c’est le fait qu’aucune des personnes qui étaient passées ou qui s’étaient trouvées auprès d’elle ne se souvenait de quoi que ce soit. Des amis qui me suivaient ne l’avaient pas remarquée. J’aurais dû savoir tout de suite qu’il s’agissait de Maitreya. Il suffisait de regarder ses yeux. Et puis il y avait cet énorme sac rempli de bouteilles d’eau, que seul un bœuf aurait pu soulever et qui était suspendu sur son épaule droite comme s’il avait été aussi léger qu’une plume. Sa chevelure était vraiment étrange et très volumineuse. Elle semblait faite de tubes dorés. Je me souviens avoir contemplé cette chevelure, saisi par son étrangeté. Il y avait cependant un jeune homme, assis derrière moi, qui pouvait voir, lui aussi, cette femme étonnante. Je l’observai lorsqu’il alla lui demander une bouteille d’eau. Je pense que c’est lui qui, par la suite, a écrit à Share International pour demander s’il s’agissait bien de Maitreya. L’eau a guéri son ami du sida.
D’autres amis
Que ce soit le fruit du hasard ou la main du destin, j’ai rencontré ces dernières années des gens de tous les milieux qui ont eu des contacts avec les Maîtres. Une de mes amies, qui a écrit un ouvrage sur les miracles, a reçu de nombreuses visites de Maîtres à qui elle se réfère en tant qu’anges ou saints, par exemple la Vierge Marie. J’ai eu l’occasion de rencontrer un homme d’affaires qui a reçu à maintes reprises la visite d’anges (ou de Maîtres) qui l’ont aidé dans son action en faveur des plus démunis. Cet homme est également un ami de notre président. D’autres, notamment des amis du Saint Père (le pape), à Rome, ou des prêtres catholiques, savaient, à partir d’une source ou d’une autre, que le Christ se trouvait dans le monde et qu’il allait bientôt se faire connaître publiquement. Toutes ces personnes, en dehors de leur intérêt pour les sujets d’ordre spirituel et pour la réapparition du Christ, ont une vie professionnelle active. Toutes n’ont parlé de leurs contacts avec les Maîtres qu’à un nombre restreint d’amis. Mais toutes savent qu’elles travaillent à d’importants changements dans le monde, changements qui deviendront manifestes lorsque le Christ réapparaîtra.
Une de mes amies notamment a eu des contacts importants avec les Maîtres. Ils ont débuté lorsqu’elle était enfant. Plus récemment, la Vierge Marie lui a indiqué le travail qu’elle ferait et même celui que feraient les membres de sa famille pour servir le plan de Dieu sur Terre. Elle sait que nous vivons une époque exceptionnelle et elle s’est rendue dans de nombreux pays pour voir les endroits où se sont produits des miracles. Son empressement à me faire partager ses expériences avec les Maîtres m’a donné davantage de courage pour parler d’eux publiquement.