Les miracles avec du lait, à travers le monde

Partage international no 87novembre 1995

« … le signe qu’une grande âme arrive dans le monde. »
« Il remplira le monde d’événements tels que l’esprit ne parviendra jamais à les appréhender. »
(Un collaborateur de Maitreya, dans Share International, juillet 1992)

Le jeudi 21 septembre, le monde entier apprit que des statues hindoues buvaient du lait. Jamais auparavant de tels miracles ne s’étaient produits simultanément à si grande échelle. La télévision, la radio et la presse se sont emparées de ce phénomène extraordinaire, et des journalistes sceptiques ont même tendu aux dieux des cuillères de lait pour constater humblement qu’il disparaissait. Ces événements firent l’objet d’une couverture médiatique importante et, bien que des scientifiques et des « experts » aient avancé la théorie de l’« absorption capillaire » et de la « psychose collective », l’évidence aveuglante des faits porta à conclure qu’un miracle inexplicable s’était produit.

Cela commença, à l’aube, dans un temple à la périphérie de Dehli, en Inde, lorsque du lait offert à une statue de Ganesh disparut, tout simplement. La nouvelle se répandit si vite à travers le pays que bientôt des milliers de personnes se mirent à offrir du lait aux dieux, constatant avec stupéfaction qu’il disparaissait. La vie du pays fut virtuellement interrompue alors que les gens se précipitaient dans les temples afin de voir de leurs propres yeux les dieux en train de boire. Des millions de personnes affirmèrent que de petites statues conservées à leur domicile buvaient aussi les offrandes de lait.

A 5 h 30 du matin, dans l’un des plus grands temples de Dehli, le Birla Mandir, Pandit Sunderlal venait de prendre son service lorsqu’il reçut un appel téléphonique l’informant du miracle qui s’était produit en banlieue. « Je pris alors une cuillère remplie de lait et la présentai devant la bouche de Ganesh. Il but tout le contenu de la cuillère. Puis je fis de même avec Shiva. » A Dehli, la circulation fut bloquée par des foules amassées devant des centaines de temples, portant des cruches et des soucoupes pleines de lait destiné aux statues de marbre de Ganesh, le dieu hindou de la sagesse et de la connaissance, et de son père Shiva, le dieu destructeur dans la trinité hindoue. Dans toute la ville, des femmes élégantes munies de brocs et de bols en argent remplis de lait faisaient d’interminables queues, attendant leur tour au milieu des femmes du peuple.

Un prêtre de Dehli déclara que plus de 5 000 personnes étaient entrées dans son temple : « Nous avons eu beaucoup de mal à endiguer ces foules. » Une ménagère de Dehli qui avait attendu deux heures pour faire son offrande à la statue en marbre blanc de Ganesh affirma : « L’ère du mal touche à sa fin, et peut-être que les dieux sont ici pour nous aider. » Même les plus cyniques manifestèrent leur stupéfaction. « C’est incroyable. Mes amis m’en ont parlé et j’ai pensé que c’était des balivernes », a raconté Mabati Kasori, une femme d’affaires de Dehli. « Puis je décidai de vérifier par moi-même. Je jure que le lait dans la cuillère a disparu. » Parmeesh Soti, cadre dans une entreprise, est convaincu qu’il s’agit d’un miracle. « Il n’est pas question de canular. Où irait tout ce lait ? Il a littéralement disparu sous mes yeux. »

Selon Suzanne Goldenberg, journaliste en poste à Dehli : « A l’intérieur du sanctuaire obscur, les gens tendaient des coupes en acier inoxydable et des pots en terre cuite à la statue à cinq têtes de Shiva, le destructeur du mal, et à son compagnon le serpent, et regardaient baisser le niveau du lait. Bien que, dans leur enthousiasme, certains fidèles suralimentaient manifestement l’idole, le sol restait bel et bien sec. » L’Inde entière fut bouleversée. Le gouvernement resta paralysé pendant plusieurs heures, ainsi que les Bourses de Bombay et de New Dehli, tandis que des millions de citoyens, à leur domicile et dans les temples, offraient du lait aux dieux.

Très rapidement, la nouvelle se répandit parmi les communautés hindoues à Singapour, à Hong Kong, au Népal, en Thaïlande, à Dubai, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Canada. Des reportages commencèrent à affluer de tous les coins du monde. A Hong Kong, plus de 800 personnes se retrouvèrent au temple hindou de Happy Valley pour voir les statues « buveuses » de Krishna et de Brahma, aux côtés de la statuette en argent de Ganesh qui, selon les prêtres, avait bu vingt litres de lait.

En Grande-Bretagne, des Hindous racontèrent les miracles se produisant dans les temples et chez des particuliers dans tout le pays. Au temple Vishwa de Southall, à Londres, en l’espace de 24 heures, 10 000 personnes virent une statue du taureau Nandi, haute de 45 cm, et un bronze du cobra Shaah Naag boire le lait offert dans des coupes et des cuillères. Sushmith Jaswal, 20 ans, raconte qu’elle fut tout d’abord sceptique, mais que ses doutes s’évanouirent : « C’était comme une bénédiction. » Nita Mason déclara, après avoir été témoin du phénomène : « C’est un miracle, Dieu essaie de montrer aux gens qu’il est ici. » Girish Desai, employé de banque à Edgware, a déclaré de son côté : « J’en avais entendu parler, mais je n’y croyais pas. Puis j’ai fait l’expérience moi-même. J’ai mis une cuillère pleine de lait devant les lèvres de l’une des idoles… et elle a commencé à le boire ! Le lait a progressivement disparu sous mes yeux. »

Au temple Geeta Bhavan à Manchester, Rakesh Behl, 35 ans, offrit plusieurs fois du lait à un éléphant en argent de 10 cm de haut. Il s’est exclamé : « Avez-vous vu à quelle vitesse a bu Ganesh ? Comment ne pas croire que c’est un miracle ? Cela a vraiment renforcé ma foi. » Dans le salon de Asha Ruparelia, 42 ans, se trouve une statue en argile de Ganesh. « Il a bu dix litres de lait depuis hier soir. Près de 600 personnes ont défilé chez moi pour le voir », a-t-elle déclaré.

Sous les yeux des journalistes

Un autre phénomène surprenant s’est produit dans un grand temple hindou à Wimbledon, au sud de Londres. Là les offrandes de lait à la statue de Ganesh disparaissaient et, au même moment, dans un sanctuaire où se trouve une grande photographie de Saï Baba, de la vibhuti (de la cendre sacrée) sortait du front de Sai Baba et de l’amrit (du nectar) coulait de ses pieds.

De nombreux journalistes ont assisté à ces phénomènes miraculeux. Rebecca Mae, journaliste au Daily Express écrivit : « J’étais placée sur le côté, tout près, et tout ce que je peux dire, c’est que la statue a semblé aspirer la moitié du lait contenu dans une cuillère tenue par un fidèle, qui a ensuite bu le reste avec dévotion. » Un photographe d’un journal national se trouvait juste en face de la statue. Et il était convaincu qu’elle buvait le lait. Il affirma qu’il n’avait pu voir aucun mécanisme et que, même après une très longue observation, il ne pouvait expliquer ce phénomène. « En tant que catholique non pratiquant, je ne crois pas aux histoires de la Vierge Marie versant des larmes. Bien sûr, j’étais sceptique comme n’importe qui, mais il est difficile de réfuter quelque chose qu’on a vu de ses propres yeux. » La journaliste Suzanne O’Shea fut également témoin du miracle : « Suivant l’exemple des autres personnes, je me suis agenouillée sur le sol à côté de la statue du taureau et, tenant à deux mains une cuillère à dessert pleine de lait, je l’ai placée devant sa bouche. En quelques secondes, le lait avait littéralement disparu. Une goutte restée dans la cuillère me fut versée dans la main afin que je m’en bénisse. J’ai fait un deuxième essai, et de nouveau le lait sembla disparaître de la cuillère en quelques secondes. » Rikee Verma, journaliste au Times, écrivit quant à elle : « Etant croyante, je me rendis d’abord dans ma chambre à coucher au premier étage… je plaçai une cuillère de lait devant une photo de Ganesh et fut surprise de constater qu’après quelques secondes elle était à moitié vide. Je vérifiai si le sous-verre de la photo n’était pas mouillé. Il était sec. Je ne parvenais pas à en croire mes yeux. Il s’agissait clairement d’un message des dieux disant : « Nous sommes ici, en voici la preuve. » Puis je me rendis au temple Sri Ram Mandir à Southall… Je tendis une cuillère pleine de lait sous la trompe de Ganesh, et en quelques secondes la cuillère était vide… D’autres personnes qui avaient assisté à ce miracle étaient très émues. « Notre Dieu est enfin venu », déclara l’un d’eux. »

Un grand instructeur est né

Tandis que les médias et les scientifiques continuent de chercher des explications à ces événements, de nombreux Hindous croient qu’ils signifient qu’un grand instructeur est né. Selon la journaliste Rebecca Mae : « La plupart des témoins ont affirmé qu’ils ne se rendaient au temple que de temps en temps et qu’ils n’étaient certainement pas des fanatiques religieux. Mais ils sont convaincus qu’un nouveau dieu est né pour sauver le monde du mal. » Krishna Anratar Duvey, astrologue indien réputé, expliqua que, selon la mythologie hindoue, de tels miracles se produisent lorsqu’une grande âme arrive dans le monde.

Au temple de Southall, à Londres, où des milliers de personnes ont été témoins des miracles, M. Bharbari, président, a donné l’explication suivante : « Tout ce que je sais, c’est que notre Livre sacré affirme que chaque fois que le mal domine le monde, alors une grande âme descend afin de mettre fin à l’emprise du mal et de restaurer le bien. Nous croyons que ce miracle et ceux qui se produisent dans d’autres temples hindous sont le signe qu’une grande âme est venue, comme le Seigneur Krishna ou Jésus-Christ. »

[Le Maître de Benjamin Creme a expliqué que Maitreya et un groupe de Maîtres sont à l'origine de ces manifestations, tandis que Saï Baba a lui-même créé la vibhuti et l'amrit qui s'écoulaient de sa photo dans le temple de Wimbledon. Il prédit en outre qu'il se produira très prochainement des miracles encore plus surprenants. Ces « signes » sont en relation avec l'apparition imminente de Maitreya à la télévision. Dans un article paru en juillet 1992 dans Partage International, le Maître de Benjamin Creme prédit : « Avec le temps, même les éléments les plus cyniques et tendancieux du monde médiatique trouveront difficile de récuser l'expérience de ces milliers d'hommes pour qui l'« ère des miracles » ne connaît pas de fin. »]


Date des faits : 21 septembre 1995
Sources : The Guardian ; The Independent ; The Times ; The Telegraph ;
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Divers ()