Transportée

Partage international no 134octobre 1999

Cher Monsieur,

C’était une nuit en semaine et je montais me coucher après avoir fini d’écrire à un ami, membre d’un groupe canadien de méditation de transmission. Il m’avait envoyé un mot m’indiquant qu’il pensait que la situation dans laquelle la vie m’avait placée était parfaite pour moi. A ce moment, alors que je me préparais à me coucher, je reconnus qu’il avait raison ; cette prise de conscience s’imposa à moi. Je me sentis saisie de gratitude et m’agenouillai pour remercier Dieu et la Hiérarchie, lorsque soudain, je me retrouvai, par la pensée, transportée dans un autre endroit. Il s’agissait d’un tertre recouvert d’herbe et entouré d’arbres. J’étais là pour être présentée à quelques personnes que je « connaissais » ; l’instant d’après quelqu’un vint vers moi et nous marchâmes sous les arbres vers un endroit plus dégagé, plus plat et toujours recouvert de gazon.

Beaucoup de gens se trouvaient là, tous vêtus de robes semblables, ou tout au moins c’est ainsi qu’ils m’apparurent. Je m’avançai vers eux et je ressentis une grande vague d’émotion, alors que je sus intérieurement qu’ils m’acceptaient comme l’une des leurs. Cela signifiait beaucoup pour moi alors, et cela signifie encore beaucoup maintenant, car je ressentais ma propre valeur d’une manière que je n’avais jamais expérimentée auparavant.

Ensuite, nous sûmes tous qu’un personnage de grande importance allait se produire parmi nous. Il me sembla entendre les personnes autour de moi dire ou chuchoter de manière que je puisse l’entendre : « Le voilà, il arrive. » Un homme se dirigeait vers nous, tout habillé de blanc – ainsi que les autres, mais en quelque sorte plus lumineux, plus rayonnant et plein de puissance.

Je sus intérieurement que c’était Maitreya, grâce à la noblesse et à l’incroyable tolérance qui émanaient de lui. C’est ainsi que je l’expérimentai – il était plus humble que tous les autres, plus disponible, plus simple, plus puissant. Il était celui qui semblait le plus attentif. C’était comme rencontrer son Maître pour la première fois, et réaliser que tout ce que vous aviez pensé de lui auparavant était faux.

Je redoutais de le rencontrer, pensant qu’il était trop évolué et qu’il « abaisserait son regard » vers moi, comme sur quelqu’un d’inférieur. Je craignais qu’il me trouve inconsistante, alors que je découvrais qu’il nous aimait tous, plus que nous ne pouvions le comprendre ou le faire nous-mêmes ; nos défauts et nos échecs à vivre selon nos idéaux ne le dérangeaient pas ; il nous demandait simplement de nous joindre à lui, par amour et non par devoir. Seul l’amour, me sembla-t-il à ce moment, pouvait nourrir cette possibilité. C’est ce que je compris, non avec mon intellect mais avec mon cœur.

Je vis que son amour est vrai et nous devons simplement l’accepter. C’était si merveilleux d’en faire l’expérience. Je me mis à pleurer. Depuis, j’ai toujours eu peur de revivre cela mais, maintenant que je rédige cette lettre, tout me revient. C’était formidable, grandiose, immense, plus que tout ce que l’on peut imaginer. C’était littéralement tout à fait stupéfiant.

S. Q., Norvège

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l'authenticité de cette expérience (hors du corps).]


Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)