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octobre 1999 – No 134

Sommaire


 

Article du Maître —

Une esquise de l’avenir [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme

Quand les hommes verront Maitreya au grand jour, ils auront maints sujets d’admiration : sa grâce et sa joie ; sa modeste sagesse et son amour sans limites ; sa propension à partager tout ce qu’il a et tout ce qu’il est avec les hommes de toutes conditions. Ils seront stupéfaits de son humilité, tandis que l’étendue et la profondeur de sa connaissance leur révélera l’indigence de la leur. Ainsi se mettront-ils en quête de ses conseils et, sûrs de l’attention qu’il leur porte, redeviendront-ils les chercheurs de vérité et les aspirants sincères qu’ils étaient en un temps reculé. Ainsi en sera-t-il, ainsi le Grand Seigneur présentera-t-il aux hommes une esquisse de l’avenir qui les attend, avenir qui leur réserve de telles merveilles que peu d’entre eux, aujourd’hui, pourraient en comprendre la nature.

Une origine divine

Imaginez donc un futur où nul homme ne manquera de rien. Où les talents et la créativité de tous seront une preuve vivante de leur divine origine. Où la guerre n’existera pas dans les pensées des hommes, où la bonne volonté embrassera de sa bienveillante emprise le cœur et l’esprit de tous.

Imaginez des villes de lumière éclairées par la Lumière elle-même ; un monde où la misère sordide d’aujourd’hui aura complètement disparu ; imaginez des transports rapides et silencieux, propulsés par la seule lumière, qui mettront à notre portée des mondes lointains, et les étoiles elles-mêmes. Voilà l’avenir qui attend les hommes et femmes qui ont le courage de partager.

Voilà l’avenir qui attend les braves qui ont l’amour de la liberté.

Voilà le glorieux avenir qui attend ceux qui aspirent à comprendre le sens et la finalité de la vie.

Une absolue priorité

Maitreya, lui aussi, attend la possibilité de se faire connaître publiquement et d’entreprendre sa mission au grand jour. Lui aussi s’impatiente devant cette longue attente. Mais la Loi seule compte, et c’est avec amour qu’il se soumet à sa sagesse. Toutefois, l’heure est très proche où le Grand Seigneur pourra émerger et s’adresser directement aux hommes. Ainsi, il ne reste que peu de temps à ceux qui ont pour tâche de préparer cet événement. Faites donc de cela votre priorité absolue, et laissez tout le reste de côté.

Comme toujours, le libre arbitre des hommes doit être respecté. C’est la raison pour laquelle le nom de Maitreya n’apparaîtra pas lors de ses premières apparitions publiques, afin que les hommes puissent juger par eux-mêmes de sa valeur. Il apparaîtra comme un homme parmi les hommes, formulant à voix haute les besoins et les pensées de ses frères.

Avec le temps, ceux qui répondront à son appel seront si nombreux que son identité et sa stature véritables pourront être confirmées. Cette confirmation devrait survenir dans un bref délai, mais ce sont les hommes eux-mêmes qui tiennent entre leurs mains le rythme de la reconnaissance. L’actuelle vague de miracles, qui prend aujourd’hui une dimension mondiale, se poursuivra et accompagnera ce processus jusqu’à ce que nul ne puisse plus en nier la signification.

Ainsi le monde sera-t-il gagné à la cause du Christ et préparé pour le changement. Ainsi les peuples de toutes les nations demanderont-ils à entendre la voix de l’Avatar, et ainsi Maitreya répondra-t-il à cet appel en présentant sa mission et son dessein.

Cette déclaration silencieuse annoncera le début de l’ère nouvelle ; une ère de paix, de partage, de justice et de liberté ; une ère d’éveil des hommes à leur divinité, et de création par l’humanité d’une civilisation qui épousera la forme du Plan divin.

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.

 

Editorial

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Point de vue

 

Compte rendu de lecture

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Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).
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De nos correspondants

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Dossier

Que la lumière soit – 4/4 [sommaire]

SÉMINAIRE 1998 - Questions-réponses

par Benjamin Creme,

Q. L’objet de notre discussion était l’idée que nous ne devrions pas avoir de relations sentimentales, même si en fait nous éprouvons toujours des émotions. Nous devrions supprimer ce genre de relations et agir « comme si » nous étions polarisés sur le plan mental.
R. On pourrait l’exprimer ainsi : devriez-vous vous conduire (non pas agir) comme si vous étiez polarisés sur le plan mental alors que vous n’êtes qu’au niveau 1,35, c’est-à-dire au milieu des affres de la polarisation astrale ? La réponse est oui. Si vous ne vous conduisez pas comme si vous étiez polarisés sur le plan mental, vous ne le serez sans doute jamais. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Cela ne veut pas dire faire triste figure. Cela signifie agir en projetant la lumière de l’âme, à travers le mental, sur ce que vous faites. Cela vous délivrera du mirage. L’intérêt de la polarisation mentale, c’est qu’en vous rendant capable de projeter, à travers le corps mental, la lumière de l’âme sur le mirage, elle vous libère de ses pires aspects.
Le problème du mirage est qu’il s’agit d’un brouillard. Vous ne pouvez voir dans le brouillard. Vous ne savez pas où se trouve la ligne blanche au milieu de la chaussée et vous roulez difficilement. Le problème pour ceux qui sont encore polarisés sur le plan astral, c’est que cela les empêche de voir la réalité. Lorsque vous êtes plongés dans le mirage, vous ne pouvez le voir. Lorsque vous le voyez, par contre, vous pouvez vous efforcer de le dissiper. La polarisation mentale permet à la lumière de l’âme d’entrer en jeu pour dissiper le mirage. Vous ne pouvez y parvenir qu’en vous conduisant (non pas en agissant) comme si vous étiez déjà polarisés sur le plan mental. Si vous continuez à accepter les mirages, vous y resterez sensibles même si vous commencez à être polarisés sur le plan mental. Cela ne se fait pas en un jour ; à un moment vous seriez au niveau 1,5 et le lendemain vous atteindriez le niveau 1,6 et la polarisation mentale. Non, 1,6 n’est que le début du processus de polarisation mentale ; vous devez continuer à dissiper les brouillards du mirage jusqu’au niveau 2,5 où commence la polarisation spirituelle et où l’âme déverse alors de manière continue sa lumière dans la vie du disciple.

Q. Alors que l’on désirait être soi-même, on réalise que l’on a été rempli d’ambition spirituelle. On reconnaît cela comme un mirage dont on ne veut plus. On veut simplement être soi-même et garder son aspiration.
R. Je pense que vous souhaitez conserver vos mirages et vous y complaire. Mais être satisfait de ses illusions ou les accepter ne mène à rien. En continuant ainsi, vous ne vous en débarrasserez jamais. Si vous vous dites : « Je suis nul, et après ? Je me trouve très bien ainsi », vous ne changerez jamais. Cependant, je ne pense pas que vous devriez vous martyriser vous-même en répétant : « Je dois devenir meilleur. Je dois devenir meilleur. Je dois, je dois. » Il y a des gens qui agissent ainsi, qui l’ont fait pendant des siècles.
Nous devons reconnaître ce que signifie le changement. Personne ne change du jour au lendemain, d’une manière spectaculaire et totale. Il est possible de changer soudain ses habitudes, mais pas de changer en profondeur. Si vous savez que vous êtes un être spirituel immortel, vous avez le temps de changer. Vous ne pouvez vous transformer totalement en un jour et manifester cet être spirituel immortel dans tous les domaines de la vie. Vous devez voir les choses à long terme et avoir le sens de la mesure. Vous devez avoir un sens raisonnable du rythme et de la progression, mais pas un sentiment de hâte frénétique dû à l’action du principe du désir, un mirage important. Si vous n’y attachez pas trop d’importance, vous ferez sans doute davantage de progrès que si vous êtes très pressés et n’avez pas une minute à perdre pour « avancer ». Tout dépend de votre focalisation : êtes-vous centrés sur l’ego ou sur le monde extérieur ?
Si vous faites ce travail, le but devrait être de vous montrer aussi impersonnel, aussi objectif que possible. Alors, en un sens, peu importe votre état d’être car il se rectifiera de lui-même. Si vous travaillez de façon objective, en préparant l’extériorisation de la Hiérarchie, par exemple, et en enseignant aux autres les lois de la vie et la constitution de l’homme, vous changerez de manière très subtile et très progressive, sans rien faire pour cela et sans même vous en rendre compte. Vos mirages s’évanouiront si vous n’y pensez pas trop et si vous n’êtes pas sans cesse en train de vous faire des reproches à leur sujet. Oubliez-les. Nous vivons dans le mirage parce que nous nous considérons comme le centre de l’univers. Si nous pouvions cesser d’être le centre du monde et devenir objectifs et impersonnels (par devenir impersonnel, je veux dire se mettre en dehors de la scène), nos mirages disparaîtraient. Tant que nous nous raccrocherons à l’idée d’être bons ou mauvais, d’être nous-mêmes ou pas nous-mêmes, nous serons remplis du mirage de l’ego.
L’ego est la cause de tous nos problèmes. Dès que nous sommes capables d’agir de manière impersonnelle, nous ne pouvons que grandir. L’âme arbore alors un grand sourire lumineux car nous faisons enfin ce qu’elle s’efforce de nous faire faire. Elle essaie de plier l’individu récalcitrant et rebelle que nous sommes, cet individu qui tend en permanence à se placer au centre du monde. Agir ainsi met le poids du monde sur nos épaules ; cela n’a rien d’étonnant. Si nous voulons être le centre du monde, nous devons porter le poids de celui-ci. Mais nous ne sommes pas le centre du monde, nous ne pouvons tous être au centre du monde. Nous ne sommes qu’un petit point. Nous devons reconnaître que nous sommes un dieu, mais seulement un dieu parmi de nombreux autres, et aucun d’entre nous dans l’incarnation présente n’a tellement d’importance. Ce sentiment d’importance, même l’idée qu’il est important de progresser, d’avancer, de devenir un grand serviteur et de se débarrasser de ses mirages, c’est aussi une forme de mirage. Tout cela vient du sentiment d’être un ego séparé.
A mon avis, la meilleure chose à faire est de laisser cela de côté et de simplement faire le travail. Oubliez tout ce qui n’est pas le travail. Oubliez les luttes de pouvoir qui existent au sein de tout groupe. Oubliez tout cela et contentez-vous de faire le travail, avec calme et sérénité. Pour simplifier le problème, ce que vous avez de mieux à faire, à mon avis, c’est de vous tenir en dehors. En ce qui concerne le mirage, moins vous vous préoccupez de vous-mêmes, moins vous vous y montrez sensibles.
Le mirage est le sentiment de séparation de l’ego. C’est la grande illusion. Au fur et à mesure que la lumière astrale se déversera dans le monde, cette illusion se dissipera de plus en plus. Mais si vous êtes aux prises avec le problème du mirage, comme tout un chacun, consciemment ou inconsciemment, la question est : que faire ? Tout d’abord, à mon avis, devenir impersonnel. Cela ne veut pas dire froid ou « scientifique » bien qu’il s’agisse d’une approche scientifique de la vie. C’est la voie du Bouddha et celle du Christ. C’est la voie de tout grand instructeur qui ait jamais réalisé quoi que ce soit. Vous devez vous mettre en dehors de la scène et simplement servir. Pourquoi ? Parce que cela doit être fait, parce que le monde est là pour être servi. Pourquoi les alpinistes font-ils l’ascension du mont Everest ? Parce qu’il est là. Pourquoi certaines personnes se mettent-elles au service du monde ? A cause de la peine et de la souffrance, du manque de lumière, du manque de connaissance qui existent dans le monde. Servez et vous aurez une vie personnelle d’autant plus heureuse.

Q. L’expérience de la solitude éprouvée lorsqu’on accomplit ses premiers pas sur le sentier de l’initiation est-elle un avant-goût de ce qui nous attend tout au long de notre progression vers l’avant ?
R. Oui, dans une certaine mesure. A un moment ou à un autre de notre progression sur le sentier, nous devons apprendre à nous tenir debout tout seul. La solitude, au sens où je l’entends, est le détachement. Nous devons atteindre un point où ce qui nous arrive n’a pas tellement d’importance ; où ce que d’autres personnes pensent de nous n’a aucune importance du tout ; et où ce qu’elles disent de nous, même si ce n’est que calomnie, importe peu et peut être facilement surmonté. Nous devons être capables d’accepter les critiques d’autrui et de ne critiquer personne. Si je devais résumer tout cela en un seul mot, je dirais que le détachement est la clé du processus de l’évolution.
Se détacher, c’est se débarrasser de l’ego. Etre attaché, c’est considérer l’ego comme le centre du monde. Etre détaché, c’est oublier qu’il existe un centre du monde, qui serait nous-mêmes. Pratiquer le détachement, c’est utiliser l’équipement physique, astral et mental pour exprimer l’âme dans toute la mesure du possible. Comment ? En se montrant créatif. Il ne s’agit pas de se répéter : « Je suis l’âme, je suis l’âme ! Je dois répandre la lumière de mon âme, mon intuition, ma connaissance, ma sagesse ! » C’est du mirage, on est encore au centre de l’univers. Au lieu de cela, il faut devenir impersonnel. De cette façon, nous ne pensons guère à nous-mêmes. Nous ne luttons pas avec nous-mêmes pour faire ceci ou cela. Nous nous attelons au travail pour en venir à bout, pour le faire connaître, pour qu’il soit terminé à temps. Ce qui importe c’est le travail, l’action extérieure, la méditation, l’étude, le développement de la conscience, le ressort spirituel, l’horloge spirituelle que l’on remonte.
Cela n’est possible que si nous agissons d’une manière détachée. Maitreya parle de l’honnêteté du mental, de la sincérité de l’esprit et du détachement. Le plus important, c’est le détachement. Nous ne pouvons parvenir réellement à l’honnêteté du mental que si nous sommes détachés. Il en est de même pour la sincérité de l’esprit. Bien sûr, nous ne pouvons être détachés sans être honnêtes et sincères avec nous-mêmes. Ces trois qualités vont de pair, mais elles conduisent au détachement, au détachement d’une identification erronée : nous ne devons jamais penser que le corps physique est le Soi ou que nos émotions sont réelles. Nos émotions ne sont jamais vraies. Nous pensons pourtant que non seulement elles sont réelles, mais qu’elles sont justifiées et qu’elles sont ce que nous pouvons ressentir de plus authentique à tel moment précis. Aucune émotion n’est réelle : il s’agit d’un rêve, de fantasmes sans aucune réalité.
L’émotion est quelque chose d’imaginaire, c’est un mirage venant des plans astraux, ceux-là mêmes dans lesquels nous flottons pendant notre sommeil. Nous sommes persuadés que nos émotions sont authentiques et réelles et que notre corps est réel. Mais si vous pouviez voir votre corps sous l’angle de l’âme, vous le verriez transparent, comme une image sur un écran de cinéma. Toute la vie du plan physique est semblable à un écran de cinéma, elle n’a pas plus de réalité. Tant que nous sommes pris par le film, nous le considérons comme réel. Il s’agit essentiellement d’un écran plat sur lequel sont projetées des images de « vie » ; cela n’a aucune réalité. Et ce qu’il y a de moins réel, ce sont nos émotions, nos sentiments : ces précieux sentiments de colère, de déception, d’attendrissement sur soi, etc.

Rester « aligné »

Q. Rester aligné est une véritable gageure. Pourriez-vous nous donner quelques conseils afin de nous aider à rester alignés pendant la méditation de transmission. Lorsque nous prononçons la syllabe OM en silence, sommes-nous supposés l’entendre intérieurement, penser à sa signification cosmique, ou autre chose ?
R. On vous demande de penser OM. C’est tout ce que vous devez faire. Cela ramène automatiquement l’attention sur le centre ajna. Personne ne vous a demandé d’aller plus loin, d’y réfléchir et d’écrire un traité sur le son OM. Vous pouvez le faire si vous en avez envie, mais ce n’est absolument pas nécessaire. Contentez-vous de penser OM.
A chaque fois que je suis ici, à chaque rencontre de ce genre, quelqu’un demande : « Pourriez-vous nous donner quelques conseils pour rester alignés pendant la méditation de transmission ? » Si vous ne savez pas encore comment faire, il n’y a aucun espoir pour vous d’y parvenir dans cette vie ! C’est en fait une simple question de concentration, ce qui malheureusement semble bien difficile pour les Occidentaux.
La moyenne d’alignement dans le monde est d’environ quatre minutes et demie par heure. Ici, aux Etats-Unis, elle est de trois minutes à trois minutes et demie. (Le Maître dit que c’est en comptant largement !) Au Japon, la moyenne est de dix-huit minutes. Pourquoi cette différence ? Tout simplement parce que le Japon n’a pas totalement rompu avec sa tradition spirituelle dont la méditation fait partie. Lorsque j’ai introduit la méditation de transmission au Japon, les gens se sont agenouillés devant moi en me remerciant pour ce merveilleux cadeau. Ils disent souvent : « Le plus grand cadeau que nous ayons jamais reçu est la méditation de transmission. Il nous vient de Maitreya, c’est la chose la plus importante que nous puissions faire. » Ce à quoi je réponds : «  Non, ce n’est pas la plus importante, c’est l’une des deux plus importantes choses que vous puissiez faire, l’autre étant de faire connaître la présence de Maitreya dans le monde. »
Les Japonais prennent cela très au sérieux. C’est la raison pour laquelle ils peuvent rester alignés. Ils n’hésitent pas à faire de la méditation. Je ne parle pas des jeunes qui vont danser dans les boîtes de nuit et qui se ruinent la santé en fumant et en buvant du whisky. Mais les plus évolués, comme partout ailleurs dans le monde, s’intéressent à l’essentiel : la méditation de transmission, le retour de la Hiérarchie dans le monde. La différence, c’est qu’ils le font, comme toute chose, avec le plus grand sérieux. Ils aiment cela, ils y prennent réellement plaisir. Vous seriez surpris de voir des personnes traverser Tokyo (cela prend deux heures) trois fois par semaine, après leur journée de travail, rester assis souvent pendant trois heures et passer à nouveau deux heures le soir dans des métros bondés, été comme hiver, pour rentrer chez eux. Ils prennent cela tellement au sérieux que, lorsqu’ils se sont assis pour méditer, ils ne vont pas perdre de temps pour aller fumer une cigarette ou boire une tasse de café, ou encore bavarder à la cafétéria toutes les heures.
Vous avez été élevés différemment, avec trop de laxisme lorsque vous étiez enfants, autorisés à regarder la télévision dès votre plus jeune âge sur des écrans inondés de publicité. Au milieu d’un film tout s’arrête soudain et on vante les mérites d’une Ford ou d’une Volkswagen. Vous êtes sans cesse obligés de déplacer votre attention d’un sujet à un autre. Lorsque vous venez méditer, vous ne restez pas alignés parce que toutes sortes d’idées vous trottent dans la tête, par exemple celle-ci : « Je me demande quel est l’âge de l’univers. Il doit être très vieux. Je demanderai à Ben demain. »
Au Japon, les gens se mettent immédiatement à la transmission. Ils s’asseyent tranquillement et on n’entend pas le moindre bruit. Lorsqu’ils arrivent, ils n’entrent pas à grandes enjambées, en faisant autant de bruit que possible pour faire remarquer leur présence. Ils entrent aussi discrètement qu’une petite souris, courbés en deux pour se faire tout petits. Ils prennent leur place et ne bougent plus. Ils sont tout de suite alignés. C’est facile si vous prenez la méditation au sérieux, si vous vous y préparez, et si vous ne pensez pas sans cesse à une tasse de café ou de thé accompagnée de biscuits. Pendant les heures qui suivent, si nombreuses soient-elles, ils ne bougent pas. Il n’y a pas ce continuel va-et- vient auquel on assiste ailleurs.

Q. Les Japonais sont-ils, dans l’ensemble, davantage polarisés sur le plan mental ?
R. Non. Certains sont polarisés sur le plan mental, mais la plupart en sont exactement au même point qu’ici. Certains arrivent, comme ici, à la première initiation. Il n’existe aucune différence à ce point de vue. La différence se situe au niveau des mentalités. Vous prenez la méditation avec un certain sérieux, je ne dis pas le contraire. Mais c’est comme si elle n’occupait pas une part vraiment importante de votre vie. C’est quelque chose que vous êtes capables de faire, même si, comme le montrent vos questions, vous ne le faites pas bien. Cependant, cela marche, le travail est fait. Il n’existe pas de méthodes rapides et faciles pour faire mieux. Cela demande une attitude d’esprit différente, un entraînement à la concentration, que les Japonais semblent posséder davantage que les Américains, pour différentes raisons culturelles. C’est aussi parce que les Japonais ne considèrent pas seulement la méditation de transmission comme quelque chose de très utile, mais également comme un cadeau. Leur approche de la vie, sous tous ses aspects, est beaucoup plus sérieuse que celle des Américains ou des Italiens, par exemple, bien que le Japon et l’Italie aient les mêmes structures de rayons (sixième rayon pour l’âme et quatrième ray-on pour la personnalité). Les Japonais ont une longue tradition d’auto-discipline et de sacrifice de soi qui apparaît dans ce travail. Ils sont capables de sacrifier ce qui leur paraît moins important : les besoins et les désirs de leur propre personnalité, au bénéfice du service que représente la méditation de transmission. Tout le monde, bien sûr, ne reste pas aligné pendant dix-huit minutes en une heure, il s’agit d’une moyenne. Certains ne tiennent pas plus de trois ou quatre minutes. D’autres peuvent rester alignés pendant cinquante-cinq ou même soixante minutes.

Q. Qu’en est-il des pays européens ?
R. La moyenne est de cinq ou six minutes. C’est un peu mieux que les Américains, mais on est bien loin de la moyenne japonaise.

Q. Nous, Japonais, prenons la méditation de transmission très au sérieux car elle nous transforme. Nous savons que cette méditation est très utile. Je crois que nous sommes tout à fait conscients des changements qu’elle produit en nous-mêmes. Qu’en pensez-vous ?
R. Je suis sûr que c’est tout à fait vrai. Aux Etats-Unis, les gens pratiquent la méditation de transmission et ils sont transformés, mais de façon moins spectaculaire peut-être. Ce n’est pas qu’ils ne changent pas. Beaucoup de personnes ici pratiquent la méditation de transmission, mais leur action à l’extérieur est beaucoup plus visible. EIles prennent l’action concrète plus au sérieux. Les Européens ou les Américains, sont des gens très actifs. Ils veulent que les choses soient faites sur le plan physique. Ils prennent le plan physique très au sérieux et ils croient aux effets du travail extérieur. Bien sûr, celui-ci a son importance. Ils sont donc meilleurs pour ce genre de travail. Les Japonais sont davantage tournés vers l’intérieur, ils ont derrière eux une vieille tradition spirituelle où la méditation quotidienne jouait un rôle important. Il est vrai que le Japon est une nation très ancienne alors que les Etats-Unis sont encore un pays « juvénile ».

Q. Etant donné que les heures de méditation de transmission sont généralement des heures qui devraient être consacrées au sommeil, y aurait-il un inconvénient à méditer dans la journée plutôt que le soir ?
R. Si vous demandiez à des Américains de cesser leur travail à 15 heures pour pratiquer la méditation de transmission, ils seraient encore moins prêts qu’ils ne le sont à 19 heures ou à 20 heures. Une courte méditation l’après-midi, c’est très bien, mais personnellement je préfère la méditation faite le soir. D’une manière générale, je n’aime pas les méditations qui ont lieu au milieu de la journée. La lumière du jour est plus propice à l’action. C’est ma façon de voir. La méditation peut naturellement être pratiquée dans la journée mais il me paraît plus naturel de la faire le soir. La plupart des gens ne voudraient pas faire une méditation qui dure de 8 heures du soir jusqu’à 4 heures du matin. Cette rencontre est une occasion unique. Elle ne dure que trois jours. On ne vous demande pas de pratiquer régulièrement d’aussi longues méditations (bien qu’à Londres nous commencions généralement à 8 heures du soir pour terminer à 2 heures du matin ou même plus tard).

 

Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

La Vierge qui pleure de Las Vegas : l’histoire d’un miracle [sommaire]

par Carole Ashley,

Las Vegas, Nevada, Etats-Unis

Le 12 décembre 1998, une heure après le début de la veillée de prière, la statue miraculeuse de Notre Dame de Guadalupe se remit à pleurer de véritables larmes. Le lendemain, elle pleura à nouveau entre 2 et 3 h de l’après-midi. Cette statue, que les médias ont appelée « la Vierge qui pleure de Las Vegas » se trouve dans l’arrière cour de la maison de la famille Covarrubias qui y a construit, en son honneur, un petit lieu de pèlerinage. Elle y accueille les visiteurs depuis 1993, époque à laquelle la statue s’est mise à pleurer pour la première fois.

La veillée de prière avait été organisée pour commémorer le miracle originel de Guadalupe qui eut lieu en 1531. Le 9 décembre 1531, Juan Diego, un pauvre fermier, passait à proximité de la colline de Tepeyac près de Mexico, lorsqu’il entendit des chants d’oiseaux en provenance du sommet de la colline. Arrivé au sommet, une belle dame lui apparut et lui dit de demander à l’évêque de construire un lieu de pèlerinage à l’endroit où elle se trouvait. Juan Diego s’empressa d’aller raconter son histoire à l’évêque qui ne le crut pas et lui demanda de lui fournir une preuve. Désespéré, Juan pria pour obtenir de l’aide et trois jours plus tard, le 12 décembre 1531, la dame réapparut. Afin de fournir une preuve de son apparition à Juan Diego, elle lui demanda d’aller cueillir des fleurs au sommet de la colline de Tepeyac – il s’agissait de roses, alors que ce n’était pas du tout la saison – et, sans le lui dire, elle imprima une image d’elle-même sur la pèlerine de Juan. Elle lui dit que son nom était Sainte Marie de Guadalupe et qu’il devait donner les roses à l’évêque. Celui-ci, en voyant les roses et le signe de la Vierge sur la pèlerine de Juan Diego, le crut et fit élever le sanctuaire. La basilique de Notre Dame de Guadalupe à Mexico se trouve sur le lieu du site et l’on peut toujours y voir la pèlerine de Juan Diego.

L’histoire de la Vierge qui pleure de Las Vegas commença en 1991, lorsque Pablo Covarrubias rapporta de Mexico une statue de Notre Dame de Guadalupe. La statue sur-vécut de justesse au passage de la frontière à Tijuana lorsque les gardes frontière américains voulurent la casser afin de s’assurer qu’il n’y avait pas de drogue à l’intérieur. Lorsqu’il revint chez lui, Pablo plaça la statue dans son arrière cour sur une colonne de pierre et toute la famille se mit à prier avec dévotion.

Des larmes

Le 31 mai 1993, Martha, la fille de Pablo, remarqua des larmes sur le visage de la Vierge. Reconnaissant un miracle, la famille s’adressa aux médias de façon à pouvoir le partager avec d’autres. La chaîne de télévision Las Vegas Canal 8, affiliée à CBS, envoya une équipe pour faire un reportage sur l’événement. Avant de filmer, le reporter insista pour que l’on déplace la statue de sa colonne de pierre afin de prouver que les larmes ne provenaient pas d’une source d’eau. De nombreuses personnes étaient opposées au déplacement de la statue car elles craignaient qu’elle ne soit cassée. Cependant, face aux nécessités d’un témoignage probant, la statue fut déplacée de sa colonne et se mit à nouveau à pleurer devant la caméra, juste au bon moment. L’équipe de télévision revint environ une semaine plus tard afin de prendre des vues supplémentaires pour les informations télévisées. La chaîne de télévision ne conserve pas ses enregistrements plus de deux ans, mais la famille a conservé une copie vidéo du film diffusé sur Canal 8 en juin 1993, une semaine après le début du miracle.

Voir un enregistrement de la Vierge de Guadalupe de Las Vegas en train de verser des larmes constitue une expérience extraordinaire parce que les larmes sont terriblement réalistes et quasi « humaines ». La statue de plâtre peinte à la main fait environ 1,2 m de haut avec une couronne dorée, une robe et un voile vert. Son visage et ses yeux bruns dorés dépeignent le portrait idéalisé d’une beauté sainte et féminine. Le film montre les larmes s’écoulant lentement avec une vue rapprochée du visage de la Vierge. Ses yeux se remplissent doucement de larmes qui débordent et ruissellent le long des joues. Au moment où elles vont tomber du menton, elles sont recueillies sur un morceau de coton et offertes aux fidèles.

Très vite, il apparut que ces morceaux de coton avaient des propriétés miraculeuses de guérison. D’après la famille, un des miracles attribués aux larmes de la statue, fut celui d’une femme enceinte à qui les médecins avaient annoncé que l’enfant qu’elle portait était sur le point de mourir. Elle reçut un morceau de coton imprégné des larmes de la Vierge, avec lequel elle se frotta le ventre ; sa grossesse évolua favorablement et son enfant naquit en pleine santé. Il y eut beaucoup d’autres guérisons ; une personne guérit d’une maladie oculaire et une autre d’un cancer. Des malades hospitalisés retrouvèrent la santé après une application des larmes de la Vierge.

D’autres miracles

Cependant, les larmes ne constituent pas la seule manifestation miraculeuse attribuée à la Vierge qui pleure de Las Vegas. Une huile à la senteur de rose suinte régulièrement du visage et de la chevelure d’un ange placé aux pieds de la statue. La brillance de cette huile était visible et tangible sur la tête de l’ange. En octobre 1993, un autre miracle eut lieu. Lors d’une journée inhabituellement venteuse, 32 personnes étaient en train de prier face à la statue lorsque subitement le vent cessa, les nuages disparurent et la forme ensoleillée de la Vierge de Guadalupe apparut dans le ciel. Les rayons du soleil formèrent une aura dorée, typique des représentations de Notre Dame de Guadalupe. Tous les membres du groupe de prière furent témoins de cette vision.

La Vierge pleura de nouveau le 12 décembre 1993, jour de la fête de Notre Dame de Guadalupe. Les larmes miraculeuses apparurent à nouveau le 25 septembre 1995. Ce mois là, les larmes de la Vierge accompagnèrent un autre miracle qui fut également filmé par la famille : alors que Martha, la fille de Pablo, priait la Vierge, une croix aux branches égales apparut sur son front comme une cicatrice saillante. Un mois après, le père Swenson, de l’église catholique St Bridget de Las Vegas, vint avec quatre amis pour voir la statue miraculeuse ; il constata « des traces humides sur le visage de la statue ». Mais, d’après lui, un miracle n’est valable qu’après que l’Eglise ait donné son approbation officielle. De son côté, l’évêque de la région a affirmé qu’il pense que la statue miraculeuse est un canular. Cependant, même sans la reconnaissance de l’Eglise, la Vierge qui pleure de Las Vegas attire de nombreux visiteurs depuis 1993.

Le 23 janvier 1999, lors d’une messe célébrée à la Basilique de Mexico, le pape consacra le 12 décembre comme journée dédiée à Notre Dame de Guadalupe à travers toutes les églises des Amériques. La sainte patronne de Mexico est devenue le symbole de toutes les Amériques, du Nord, Centrale et du Sud, et un symbole unificateur de vénération à l’égard de la Vierge à travers le monde entier.

Adresse du lieu de pèlerinage : Pablo Covarrubias, 2033 Donna Street, Las Vegas, Nevada 89030, Etats-Unis. Tél. (702) 642-0452 (uniquement en espagnol). Le lieu de pèlerinage est ouvert à tous, en soirée et les week-ends. A la demande de la famille, aucun argent n’est accepté.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître qui fut la Vierge est responsable des miracles relatifs à la statue de la « Vierge qui pleure » de Las Vegas.

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
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Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

Un ordinateur dirigé par la pensée [sommaire]

Roy A. E. Bakay, chercheur à la Emory University d’Atlanta, a eu l’idée de connecter les neurones de personnes totalement paralysées à un ordinateur, afin de leur permettre de communiquer. Les participants à l’expérience doivent utiliser leur pouvoir mental afin d’envoyer des instructions à l’ordinateur, par exemple, pour déplacer le curseur affiché à l’écran. Selon Roy Bakay, deux personnes ont déjà pris part à l’expérience et semblent être capables de faire connaître leurs désirs ou leurs besoins simples, au moyen de cet ordinateur contrôlé par la pensée.

Source : La Revue Polytechnique, Suisse

Rapprochement entre la Grèce et la Turquie [sommaire]

La Grèce, ennemie traditionnelle de la Turquie, lui a apporté une aide généreuse après le récent tremblement de terre qui l’a dévastée. Très rapidement, de nombreux Grecs ont commencé à téléphoner à l’ambassade de Turquie à Athènes, afin d’exprimer leur sympathie à l’égard des victimes de la catastrophe et de proposer leur aide. Ils furent nombreux à faire la queue pour donner leur sang. D’autres, répondant à un appel du maire d’Athènes, collectèrent des vêtements et des fournitures paramédicales pour les victimes. L’aide grecque n’est pas seulement venue de particuliers et d’associations. En l’espace de douze heures après le séisme, le gouvernement commença à envoyer des avions transportant des médecins, des équipes de secours, des chiens renifleurs, des médicaments et du matériel de secours. Des responsables turcs ont téléphoné à leurs homologues grecs pour les remercier chaleureusement, ce qui faisait contraste avec le discours véhément souvent utilisé dans les échanges officiels entre les deux pays.

Un porte-parole du gouvernement grec a déclaré : « La catastrophe provoquée par le séisme nous a fait oublier nos griefs. Dans ce genre de situation, il n’existe pas de place pour les arrière-pensées. On essaie d’aider celui qui en a besoin, celui qui se trouve confronté à une situation difficile. »

Source : BBC ; New York Times, Etats-Unis

Le droit de vote pour les femmes du Koweït [sommaire]

Le Koweït, l’un des derniers pays dans le monde à avoir étendu le droit de vote aux femmes, a ratifié une résolution accordant aux femmes tous les droits civiques. Désormais, pour la première fois, les femmes pourront se présenter comme candidates aux élections parlementaires et municipales, qui doivent avoir lieu en 2003. Selon un porte-parole du gouvernement, le cheik du Koweït (qui a proposé la nouvelle loi) considère que les femmes ont bien mérité leurs droits politiques. Cette nouvelle loi témoigne de la « juste appréciation du rôle important joué par les femmes ».

Source : Trouw, Pays-Bas

 

Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

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Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.

Effondrement économique en perspective [sommaire]

« La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main… D’une manière générale, les marchés boursiers tels qu’ils fonctionnent aujourd’hui n’auront plus leur place dans la société nouvelle. Le marché boursier est tel une bulle de savon sur le point d’éclater. » (un collaborateur de Maitreya, Partage international, mai 1989)
« Le principe de l’économie de marché va décliner, car il ne fonctionne pas ; il est contraire à la loi de l’évolution. » (Benjamin Creme octobre 1992)

Selon le Dr Kurt Richebacher, économiste et ancien directeur de la banque allemande Dresdner Bank, nous sommes à la veille d’un effondrement économique, dû à une déflation qui va décimer les marchés financiers et inaugurer une période d’austérité et de discipline financière.

K. Richebacher déclare que les économistes américains ignorent les lois fondamentales de l’économie au profit de modèles mathématiques et de leur attrait pour Wall Street. Alors que de nombreux économistes américains prévoient une ère de productivité et de croissance, lui ne voit que comptabilités falsifiées et déclin industriel. Loin de considérer l’économie américaine comme prospère, il ne décèle que mirage sans véritable rentabilité. Il ne loue nullement les capitalistes audacieux qui prennent des risques, mais vitupère au contraire leur insouciance à amonceler les dettes. Il affirme que « le seul miracle concernant l’économie américaine, c’est l’incroyable propension des consommateurs à avoir recours à l’emprunt », ce qui contribue à retarder le moment où il faudra faire les comptes.

K. Richebacher, dont la lettre d’information est diffusée largement parmi les dirigeants des milieux financiers, déclare que les politiques économiques actuelles ont créé une « bulle financière », dont l’éclatement aura de sévères répercussions.

Source : San Francisco Chronicle, Etats-Unis

L’argument à l’encontre des actions [sommaire]

Le journal Los Angeles Times a récemment publié un article mettant en balance des arguments pour ou contre l’investissement dans un portefeuille d’actions. Parmi les arguments défavorables, il est jugé que « du fait de certaines mesures, les actions vedettes sont surévaluées de 40 % ; la bulle des pla-cements effectués sur le marché américain via Internet, reflète un engouement qui est typique des marchés proches de la saturation ; la situation économique mondiale reste précaire, une bonne partie des pays européens se trouvant au bord de la récession et l’économie japonaise conservant un profil très bas ; la crainte liée au bogue de l’an 2000 pourrait engendrer une vente panique sur les marchés à l’approche de la fin de l’année ; les défaillances augmentent sur le marché américain des obligations à fort rendement ; et les fusions des entreprises à l’échelle mondiale rappellent la vague des concentrations des années 1980, qui s’était terminée par un désastre ».

Source : Los Angeles Times, Etats-Unis.

Les atermoiements de l’économie chinoise [sommaire]

Au cours des deux années écoulées, les prix à la consommation en Chine ont chuté. En termes économiques, la Chine est entrée dans une spirale déflationniste. Ce qui signifie que les consommateurs, inquiets à propos de l’avenir, ont stoppé leurs achats. La déflation est aggravée par la surcapacité des moyens de production. Trop d’usines fabriquent, en trop grande quantité, des biens qui n’attirent pas le citoyen chinois. « La situation est très préoccupante, déclare T. L. Tsim, consultant en économie à Hong-Kong. Une fois que la déflation a pris le pas, il devient très difficile de s’en affranchir. » Il affirme que la spirale déflationniste des prix a ralenti le rythme élevé de la croissance économique chinoise. Ce ralentissement pourrait même s’accentuer. Bien que la Chine ait annoncé une croissance économique de 7,8 % pour l’année 1998, un certain nombre d’économistes pensent que le chiffre réel serait plus proche de 4 %. Même les estimations officielles confirment que la croissance a régulièrement ralenti chaque année depuis 1996.

Le taux de chômage est estimé à 10 % dans les villes et jusqu’à 30 % dans les zones rurales. Les réformes économiques, annoncées par le premier ministre Zhu Ronghi, vont entraîner la fermeture de centaines de sociétés d’Etat non rentables, ce qui pourrait jeter des millions de personnes à la rue. La perspective de ces licenciements, à laquelle s’ajoute l’abandon par le gouvernement du rôle d’Etat providence, qui entraîne la perte des avantages sociaux, inquiète au plus haut point de nombreux Chinois.

Le gouvernement de Pékin concentre ses efforts sur la relance de la consommation, afin d’endiguer le cycle de déflation. Plusieurs milliards de dollars ont ainsi été débloqués pour la construction d’infrastructures, pour réduire les taux d’intérêt et pour introduire des stimulants fiscaux à l’ exportation. Mais certains économistes prétendent que le gouvernement dispose d’une marge de manœuvre réduite. Deux décennies après que Deng Xiao Ping ait entrepris de transformer l’économie planifiée en économie de marché, les analystes pensent que la Chine entre dans la période la plus délicate de sa transition.

 

Source : New York Times, E.-U.

Un nouvel OGM élimine les résidus d’explosifs [sommaire]

« N’ayez crainte pour l’avenir de la Terre. » (Le Maître de Benjamin Creme, PI, décembre 1993)

Des biologistes de l’Université de Cambridge, en Grande-Bretagne, ont mis au point une bactérie génétiquement modifiée qui pourrait être utilisée pour nettoyer les champs pollués par la guerre, au Kosovo. Avec le temps, toute bactérie naturelle détruit les résidus chimiques dus aux explosifs. Mais cette nouvelle bactérie accélère le processus en absorbant les résidus, dont elle se nourrit, laissant ainsi un sol prêt pour la culture.

Source : BBC, tv, G.-B.

 

Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.

La pauvreté aux Etats-Unis touche la majorité des citoyens [sommaire]

Près de 60 % des Américains vivront en-dessous du seuil de pauvreté pendant au moins une année de leur vie, et ce taux s’élève à 91% chez les Afro-américains qui vivent jusqu’à 75 ans, selon une étude effectuée par des chercheurs de la Cornell University de New York et de la Washington University de St Louis dans le Missouri.

« Ce qui nous a surpris, c’est que la pauvreté, aux Etats-Unis, est une expérience très répandue, a déclaré Thomas A. Hirschl, professeur de sociologie rurale à Cornell, mais elle ne fait pas partie de la conscience populaire. »

L’étude, qui portait sur des personnes entre 20 et 75 ans, a mis en évidence que les bouleversements familiaux, comme le décès d’une épouse ou un divorce, étaient les principales causes d’une dérive vers la pauvreté aux Etats-Unis. Actuellement, le gouvernement fédéral fixe le seuil de pauvreté à un revenu annuel de 16 276 dollars pour une famille de quatre personnes, dont deux enfants.

Alors que les femmes sont soumises à un plus grand risque que les hommes et ont tendance à connaître des périodes de pauvreté plus longues, les différences entre hommes et femmes sur une vie entière ne sont pas aussi importantes que cela, selon les chercheurs. L’étude a révélé que, à l’âge de 75 ans, 58,5 % des Américains ont connu la pauvreté. Une autre étude sur l’expérience de la pauvreté des Afro-américains a montré qu’à l’âge de 25 ans, environ 48,1 % des Américains noirs auront connu au moins une année de pauvreté, et à l’âge de 40 ans, ce nombre s’élève à deux tiers. A l’âge de 50 ans, ce nombre s’élève à plus de trois quarts, et à l’âge de 75 ans, selon cette étude, 91% auront vécu sous le seuil de pauvreté. En bref, les chercheurs affirment qu’à l’âge de 28 ans, la population noire aura déjà connu l’expérience de pauvreté atteinte par la population blanche à l’âge de 75 ans. « En d’autres termes, les Noirs ont subi en neuf ans le mê-me risque de pauvreté que les Blancs en 56 ans », déclare le rapport.

Thomas A. Hirschl et Mark R. Rank, de la Washington University, ont publié leur rapport, The Likelihood of Poverty Across the American Lifespan (la Probabilité de pauvreté au cours de la vie des Américains), dans le numéro de mai 1999 du journal Social Work. C’est la première fois que de telles statistiques sont élaborées dans le domaine des sciences sociales et compor-tementales, ont déclaré les chercheurs. D’après eux, l’étude montre que la pauvreté est un problème largement répandu, et ne touche pas seulement les classes inférieures. Bien que les taux de pauvreté officiels au cours de la période de 25 ans considérée soient passés de 11% à 15 %, le pourcentage des Américains sombrant dans la pauvreté à un moment ou un autre de leur vie adulte est en fait beaucoup plus élevé.

« Le fait de savoir qu’un Américain blanc sur deux ait connu ou connaîtra la pauvreté est une révélation surprenante, affirme le rapport. Cependant, c’est peu en comparaison des taux de pauvreté de la population noire. Le fait que pratiquement chaque Américain noir fera l’expérience de la pauvreté à un moment ou un autre de sa vie adulte est très révélateur quant à la signification économique d’être Noir aux Etats-Unis. »

A la lumière du continuel démembrement du système social américain, Thomas Hirschl espère que le rapport va relancer le débat sur l’utilité d’un réseau de sécurité sociale. « Les résultats de ce rapport sont en contradiction avec l’opinion de la population, dont la majorité se croit à l’abri de la pauvreté. »

Alors que le système social a besoin d’une refonte complète, T. Hirschl se demande s’il serait suffisant de laisser l’économie de marché le remplacer. « Sans doute nous faudrait-il davantage, en cas de revers de fortune, qu’une police d’assurance du type de celle qui couvre notre voiture. » Avant tout, le rapport met en relief le fait qu’en dépit d’une économie florissante, les Américains continuent à être en proie à une grande insécurité économique. « Mais ce n’est pas quelque chose dont on parle habituellement. »

Source : American News Service

Rio de Janeiro s’attaque à l’analphabétisme [sommaire]

Une étude récente effectuée par l’Unicef et l’organisation brésilienne Fiocruz révèle que la plupart des jeunes cariocas (habitants de Rio de Janeiro) âgés de 15 à 20 ans, indépendamment de leur situation économique, sont très pessimistes quant à leur avenir. Ils redoutent la police et l’extrême violence qui sévit dans les rues, associée en grande partie au trafic de drogue.

Pour faire échec à cette violence, un programme intensif d’un montant de 6,5 millions de dollars sur quatre ans, ayant reçu l’appui de la Banque mondiale, de divers partis politiques brésiliens et d’ONG, vise à mettre un terme à l’analphabétisme des jeunes et au taux élevé de suicides. « L’ignorance et l’analphabétisme se trouvent au cœur même de la violence et du désespoir », a déclaré le gouverneur Antony Garotinho.

Bien que les autorités de Rio ne soient pas encore en mesure de calculer le taux réel d’analphabétisme de la ville, elles savent que 1,7 million d’enfants n’achèveront pas leur cursus scolaire élémentaire et que 600 000 d’entre eux n’apprendront pas à lire et à écrire. Le programme vise également à impliquer le redoutable corps de police dans la réduction de la violence, et à mobiliser les institutions éducatives et les médias dans l’organisation de cours spéciaux d’alphabétisation. Le mot d’ordre du programme est : « Pas un seul Carioca ne restera analphabète. »

Source : Jornal do Brasil, Brésil ; El País, Espagne

 

L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

Quand l’homme le décidera, il réussira [sommaire]

par Robert Muller,

Le Dr Robert Muller, haut fonctionnaire aux Nations unies pendant près de quarante ans, secrétaire général adjoint et conseiller spécial auprès du secrétaire général Javier Perez de Cuellar, fut l’un des principaux architectes du système institutionnel de l’ONU. Il fut le « monsieur-idées » et le collaborateur de confiance de trois secrétaires généraux (U-Thant, Waldheim et Perez de Cuellar), contribuant à coordonner le travail de 32 agences spécialisées de l’ONU et de programmes mondiaux. On l’a appelé le « philosophe des Nations unies » et son « prophète de l’espoir ». Il a récemment publié 2 000 idées et rêves pour un monde meilleur (librairie de l’ONU). Nous publions ci-dessous la version éditée d’une conférence que R. Muller a donné récemment à Bilthoven, aux Pays-Bas.

Parmi les milliers de milliards de galaxies, la Terre est, à notre connaissance, la seule planète à entretenir la vie. D’après les astronomes, l’existence d’une planète semblable est tout à fait improbable. Dans le cycle de vie de la planète, qui a survécu 4,6 milliards d’années et qui a encore environ 6 à 8 milliards d’années devant elle, l’humanité n’a fait son entrée en scène que tout récemment et a accompli d’énormes progrès.

Au cours des cinquante dernières années, tout a changé, grâce au développement de l’industrie, de la science et de la génétique, et dans le domaine de la communication. Nous avons acquis l’amour de la nature, de la Terre et des relations pacifiques. Le concept de l’âme a fait son apparition : sentiment réciproque d’unité avec autrui et l’éternité. Nous avons décolonisé et mis fin à l’apartheid, et bien que la violence ethnique et religieuse existe toujours, les conflits du Moyen-Orient, du Cachemire et de Chypre restent circonscrits.

Au cours des cinquante dernières années, les problèmes et la conscience sont devenus mondiaux. Nous avons fait passer le business au premier plan : le libre échange des marchandises et du capital a permis aux sociétés commerciales de gouverner le monde. Les nations ne se sont que timidement regroupées au sein de l’ONU et sont devenues les servantes des grandes entreprises. Malheureusement, jusqu’à présent, aucune unification des religions n’a eu lieu. Leur effort de coopération aurait pu changer les priorités : la spiritualité aurait dû passer en premier. J’entends par-là : le sens de la vie, de justes relations avec l’univers et le temps, ainsi que la nécessité d’aider les opprimés. Nous devons faire de notre planète un temple.

Le développement de la conscience

En ce qui concerne l’ONU, je distingue quatre stades dans le développement de la conscience.

De 1945 à 1970, le principal souci de l’ONU a été les droits de l’homme, la prévention des guerres mondiales et celle de la mort des enfants : dans les pays en voie de développement, deux enfants sur trois mouraient de maladies comme la variole. L’orientation était humaniste et nul ne se souciait de la santé de la planète. A partir de 1970, on prit de plus en plus conscience des problèmes écologiques. A la première conférence de l’ONU sur la pollution, à
Stockholm, en 1972, seuls deux chefs d’Etat étaient présents : Olaf Palme et Indira Gandhi. A la conférence mondiale de Rio, en 1992, 114 chefs d’Etats étaient présents ainsi que 40 000 représentants de groupes écologiques. En même temps, les conséquences des efforts de l’ONU sont devenues évidentes : il y eut une explosion démographique mondiale. Bien que l’ONU ait réalisé la nécessité de réduire la population mondiale de deux milliards, les estimations de celle-ci restent très élevées : entre 6,1 et 10,8 milliards en l’an 2000. Ce n’est que tout récemment que l’ONU a pris conscience de la nécessité de regarder vers l’avenir, et un comité consultatif international, incluant des astrophysiciens et des biologistes a été créé, ayant pour tâche de découvrir quelle direction nous allons prendre pour l’an 3000. Il n’y a, toutefois, aucune organisation spéciale à l’ONU pour soutenir l’évolution. A mon avis, l’ONU pourrait être totalement supprimée pour céder la place à un groupe dont ce serait la principale préoccupation.

L’évolution de la planète et de ses cycles de vie, dont nous faisons partie, est le principal problème à présent. Quand un homme meurt dans le tiers monde, il laisse 150 fois son poids en déchets ; quand un Américain meurt, ce chiffre est 4 000 fois plus élevé. Chaque seconde, 21 hectares de forêt sont rasés. Les deux-tiers de tout l’oxygène de la planète sont produits par les océans, grâce à de petites particules vivantes comme le plancton. Cette vie est menacée par environ mille milliards de litres de déchets pollués.

Un besoin de nouvelles valeurs

Selon Toynbee, une civilisation s’adapte à l’évolution afin de survivre. Nous sommes l’espèce dominante et nous avons besoin de la sagesse de l’évolution pour notre survie. Nous avons besoin de valeurs nouvelles : l’argent et le business ne devraient plus être notre principale préoccupation. Seule devrait l’être la protection de l’évolution. Nous avons besoin d’un nouveau système, économique, politique et social. Notre époque a assisté à l’effondrement de deux types de fondamentalismes : la perte du pouvoir de l’Eglise en tant qu’institution et la mort du communisme. Il est temps maintenant que le capitalisme perde de son emprise. Si nos affaires économiques ne s’adaptent pas à l’évolution, elles vont vers d’énormes difficultés. Nous devons regarder l’ensemble du paysage planétaire et nous demander : « Mes affaires contribuent-elles à un monde meilleur et plus pacifique ? » L’alcool, le tabac et le pétrole n’y contribuent pas. En 1998, un cadre de Mitsubishi m’a déclaré que sa société se concentrait sur le développement de nouvelles formes d’énergie. A l’heure actuelle, l’éthique est la question essentielle. L’éthique et l’écologie devraient limiter la croissance économique. Nous devrions restreindre notre consommation et nous pouvons commencer en élevant nos enfants selon un style de vie plus sobre ; il n’est pas nécessaire de leur faire des cadeaux coûteux.

Quand l’espèce humaine décidera quelque chose, elle réussira. La religion peut montrer le chemin « pour sortir d’Egypte » en se concentrant sur ce que nous avons en commun. La conscience et l’évolution ne permettent pas à l’humanité de détruire toute cette magnifique création dans laquelle tout n’est que miracle. Nous devrions inculquer à nos enfants cette notion de miracle.

Du point de vue de l’optimiste que je suis, la situation est maintenant très simple. Nous avons une fabuleuse occasion de bâtir un monde meilleur et chacun de nous possède un talent particulier qu’il peut offrir.

Des croisés de l’environnement récompensés par le prix Goldman [sommaire]

Un jeune Birman qui dénonce les abus perpétrés contre l’environnement et les droits de l’homme, deux femmes aborigènes opposées à l’exploitation d’une mine d’uranium en Australie et un avocat camerounais protecteur des vastes forêts de sa région furent parmi les lauréats du 10e prix Goldman pour l’environnement, qui a lieu chaque année. Les autres lauréats furent récompensés pour la promotion de techniques de pêche renouvelables au Canada, le combat mené contre des pratiques de pêche destructrice au Honduras, et l’arrêt d’un projet gouvernemental de construction d’un barrage en Slovaquie.

« Eléphant blanc »

Ka Hsaw Wa, un jeune homme issu de la minorité ethnique Karen, en Birmanie, fut torturé et risqua sa vie pour sa lutte contre la politique du gouvernement militaire de son pays, dans le domaine de l’environnement et des droits de l’homme. Ka Hsaw Wa, « Eléphant blanc » dans la langue birmane, est le pseudonyme qu’il a adopté par crainte des représailles de son gouvernement.

Suite à sa participation, en 1998, à d’importantes manifestations d’étudiants contre le pouvoir militaire en place, il fut arrêté et torturé durant trois jours. Les manifestations se terminèrent dans une effusion de sang et il prit la fuite vers les forêts situées près de la frontière thaïlandaise. Il se rendit compte que des violations massives des droits de l’homme avaient lieu dans ces régions occupées par des populations appartenant à des ethnies d’origine birmane, ces exactions étant liées à l’exploitation de ressources naturelles.

Ka Hsaw Wa recensa des milliers de cas de travaux forcés, d’exécutions, de viols et de confiscations de biens perpétrés par les militaires, dans le cadre de leur soutien au projet de pipe-line d’un consortium regroupant de grandes firmes pétrolières telles que la compagnie américaine Unocal ou la compagnie française Total. En 1995, il fut co-fondateur de Earth Rights International (Droits inter-nationaux de la Terre) et assura la formation d’une équipe pour la documentation. Les informations qu’il compila servirent de base à de nombreux rapports et témoignages et à un procès retentissant aux Etats-Unis.

Selon Ka Hsaw Wa : « En détruisant nos forêts, nos arbres, notre faune et nos rivières, la dictature birmane et ses associés dans le crime détruisent également notre identité. Bien qu’ils détiennent l’argent, les armes et le pouvoir, la justice et la vérité sont de notre côté en ce qui concerne la défense des droits de l’homme et de l’environnement. »

Samuel Nguiffo

La forêt tropicale d’Afrique centrale est de par sa taille la deuxième au monde derrière la forêt amazonienne. Considérée comme l’une des grandes réserves mondiales, elle abrite de nombreuses espèces menacées ainsi que des autochtones, tels que les Baka ou les Bagueli. Le Cameroun, pays situé à la frontière de ce vaste bassin forestier, est le plus grand exportateur de bois du continent. Mais les Camerounais tirent peu bénéfice de cette exploitation forestière industrielle, car les profits vont en priorité à des compagnies étrangères. Samuel Nguiffo, qui dirige le Centre pour l’environnement et le développement (CED) à Yaoundé, la capitale du Cameroun, œuvre sans relâche afin d’informer les aborigènes de l’existence d’un article peu connu de la loi forestière camerounaise autorisant la mise en place de communautés forestières, ce qui permet aux autochtones de gérer en toute légalité leurs terres traditionnelles.

Samuel Nguiffo est également à la tête d’un mouvement d’envergure internationale, dont le but est d’assurer que le projet de pipe-line de 1 050 km prévu pour relier le Tchad au Cameroun ne provoque pas de désordres sociaux à grande échelle, de destruction de l’habitat et de pollution marine. Il est le seul représentant africain participant au mouvement du CEO, une initiative de la Banque mondiale dont le but est de rassembler les dirigeants des sociétés d’exploitations forestières, les organisations de protection de l’environnement et les représentants des pays en voie de développement.

Selon S. Nguiffo : « Ce qui se passe en ce moment dans le bassin du Congo ne peut être cautionné par une personne de bonne foi. Il n’est en effet pas acceptable que ce qui sert de base à la vie de millions d’individus soit détruit afin de satisfaire les appétits de quelques compagnies privées, la plupart du temps étrangères. »

L’alternative bleue

En 1992, le gouvernement de Slovaquie fit renaître un projet initialement élaboré au temps du communisme, pour la construction d’un grand barrage à Tichy Potok, vers le haut de la rivière Torysa. Le barrage proposé aurait provoqué la destruction de l’environnement rural naturel ainsi que l’évacuation forcée de quatre villages vieux de 700 ans.

Michael Kravcik, ingénieur des eaux, était depuis longtemps en désaccord avec la politique de l’eau, maintenant révolue, pratiquée en Slovaquie, et en 1993, il proposa « Eaux pour le troisième millénaire », une solution alternative pour la gestion des eaux de son pays. Pour répondre à ce projet de barrage, il participa à la mise en place de « L’eau et le peuple », une organisation non gouvernementale. M. Kravcik fit la promotion de « L’alternative bleue », en tant que moyen d’obtenir la même quantité d’eau potable pour un coût à peu près équivalent à 20 % de celui du barrage proposé, tout en réduisant les effets destructeurs pour l’environnement. Cette alternative prévoit entre autre la construction de petits barrages, la décentralisation des autorités de gestion des eaux et la réhabilitation de terres agricoles.

L’eau et le peuple participa à l’organisation de camps d’été, de réunions publiques et de projets témoins, et les communautés gagnèrent en confiance quant à leurs capacités à influencer les processus de prises de décisions. En 1996, suite au succès de ces campagnes locales, le gouvernement annula le projet du barrage. En 1998, M. Kravcik participa à une campagne nationale éducative non orientée politiquement, destinée aux électeurs, dont la conséquence fut une participation record aux élections nationales. La participation des citoyens slovaques fut de 84 %, ce qui contribua à la défaite du premier ministre initiateur du projet du barrage de Tichy Potok.

Selon Michael Kravcik : « Lorsque le peuple décide qu’il ne faut pas entreprendre tel ou tel projet, nul ne devrait contrecarrer cette décision. »

Pour plus d’informations, contacter la Fondation Goldman pour l’environnement : One Lombard street, Suite 303, San Francisco, CA 94111, USA ; tél : 415-788-9090. Website : www.goldmanprice.org

Source : La Fondation Goldman

Les sans-abri aux Pays-Bas [sommaire]

Les sans-abri dans le monde

Ce n’est qu’en 1995 que le gouvernement néerlandais a reconnu officiellement l’existence de la pauvreté aux Pays-Bas, l’un des pays les plus riches du monde. Auparavant, la pauvreté et l’un de ses nombreux visages, l’absence de logis, ne figurait pas à l’ordre du jour des hommes politiques.

Depuis peu, la situation a toutefois subi un changement spectaculaire. Sous l’action de groupes de pression, de campagnes menées par des personnalités et grâce à l’attention des médias, le gouvernement a effectué un important volte-face, qui a eu pour résultat la publication de son premier Rapport officiel sur la pauvreté, fin 1995. Ce dernier est à l’origine d’un débat national animé qui a culminé au cours de colloques organisés par le ministère des Affaires sociales.

Afin de surveiller l’évolution de la pauvreté, les deux plus grands organismes de recherches statistiques néerlandais ont uni leurs forces. Ils sont à l’origine du « détecteur de pauvreté » qui mesure périodiquement l’importance, la durée, les causes et les effets des problèmes liés à ce phénomène.

La politique de décentralisation

Le nombre actuel des sans-logis aux Pays-Bas est de 40 000 sur une population totale de 15,5 millions. La plupart d’entre eux se retrouvent à la rue en raison de problèmes liés à l’argent, à la famille, à l’alcool, à la drogue ou au jeu. Un groupe de moindre importance est constitué d’émigrés illégaux et de malades mentaux, parmi lesquels se trouvent ceux que l’on appelle les « clochards des poubelles ».

Le gouvernement néerlandais a nommé responsables de ces sans-logis 48 administrations régionales qui opèrent indépendamment, mais dans le cadre de certaines directives gouvernementales. En 1998, elles ont reçu l’équivalent de 660 millions de FF à affecter à des problèmes sociaux spécifiques, somme dont une partie seulement a été attribuée à la prise en charge des sans-logis. Chaque région peut l’utiliser comme bon lui semble : en subventions pour les sans-abri, en allocations journalières, en centres de prise en charge, etc.

Dans les grandes villes en particulier, il existe toute une variété de modalités de prise en charge : des allocations financées sur fonds publics ou privés, des « centres de crise », des maisons pour la jeunesse sans-abri, des pensions de famille et autres institutions. Certaines ne fournissent un toit que pour le jour ou la nuit, quelques-unes procurent un refuge 24 h sur 24. La plupart sont payantes, et celles qui sont bon marché ou gratuites sont bondées. Il en résulte que beaucoup de sans-abri dorment à la belle étoile.

La bureaucratie

Pour obtenir une prestation, il faut d’abord disposer d’une adresse permanente. Ceux qui n’ont pas d’adresse, ou qui errent de ville en ville, ne peuvent pas satisfaire à cette exigence. Aux Pays-Bas, un tiers seulement des sans-abri ont en fait recours aux services sociaux, alors que ceux qui recherchent de l’aide se perdent souvent dans le dédale bureaucratique des lois et règlements. Afin de les guider dans leur paperasserie administrative et de défendre leurs droits dans d’autres domaines également, divers organismes ont vu le jour, comme l’Association nationale pour les sans-abri.

Ces dernières années, le ministère des Affaires sociales a lancé de multiples initiatives pour faciliter l’accès aux prestations sociales. Quelques villes exécutent des programmes visant à localiser et à enregistrer les sans-logis, s’assurant ainsi qu’ils reçoivent bien leurs allocations hebdomadaires ou mensuelles. Bien que ces initiatives dénotent un engagement croissant de la part du gouvernement néerlandais, beaucoup d’organisations de sans-abri restent déçues par l’absence de solutions permanentes. Pour tenter de remédier à cela, La fondation Voilà a découvert une approche pratique afin d’informer et d’impliquer le grand public, et pour combattre les préjugés envers les sans-logis.

Cette fondation, dirigée par d’anciens sans-abri, permet à des groupes, à des hommes politiques, à des étudiants ou à toute personne intéressée, de se joindre à un ou une sans-abri pendant une journée ou davantage, et d’apprendre ainsi ce que signifie n’avoir ni nourriture, ni papiers, ni foyer, ni soins, ni avenir. « J’ai été sidérée, nous a déclaré une jeune femme médecin au bout de trois jours de « survie dans la jungle citadine », vous êtes un paria complet quand vous n’avez pas d’argent. Ce n’est pas plus compliqué que cela. C’est comme si vous n’existiez plus, c’est effrayant. » Elle travaille maintenant un jour par semaine à la fondation, où elle offre une assistance médicale gratuite. Un évêque néerlandais a même été filmé pour un document télévisé, passant deux nuits dans les rues avec les sans-logis, peu confortablement emmitouflé dans un sac de couchage rouge.

Une profonde aspiration au respect de soi-même

John vend le Journal des sans-abri (l’un des huit journaux néerlandais des sans-abri) depuis le début de l’après-midi, dans un centre commercial animé. Commentant le récent intérêt porté à ce problème des sans-abri, il déclare  : « C’est une bonne chose, je suppose, mais ça n’a pas changé grand-chose pour moi. Je n’ai toujours pas de toit pour m’abriter et je ne vends pas plus de journaux. » Parmi tous les passants, seuls quelques-uns s’arrêtent pour lui acheter un exemplaire pour 2 florins (6,50 FF), la moitié constituant son gain.

« Non, je ne vois pas beaucoup de changements dans l’attitude et la compréhension des gens. Parfois, je suis obsédé par ces regards qui me disent : « c’est ta propre faute.  » Je n’ai déjà pas une haute estime de moi-même, et lorsque je les vois me regarder de cette façon, j’ai tout simplement envie de disparaître. Le respect de moi-même est ce que je désire par-dessus tout. En vendant le Journal des sans-abri, j’essaie d’obtenir un peu de ce respect. En ce moment, je gagne juste de quoi manger et avoir un lit. Ainsi, je reste dans le droit chemin. Mais quoi qu’on en dise, la vie dans la rue est dure. Elle vous tue à petit feu. Une fois que vous avez perdu votre emploi, votre foyer, votre famille, quelle qu’en soit la raison, vous vous retrouvez à la rue, et alors c’est la loi du plus fort. »

Le bateau-hôtel des sans-abri

John fait partie de la cinquantaine d’habitués du bateau-hôtel des sans-abri, qui appartient à Rinus Vos et se trouve à dix minutes des bâtiments administratifs de La Haye. « J’en ai eu assez des lenteurs administratives, déclare Rinus Vos, ils essaient d’aider, mais leurs règlements à n’en plus finir sont hors d’atteinte pour ceux qui ont besoin d’eux. Il fallait donc faire quelque chose. » Rinus Vos, 58 ans, fondateur de l’Organisation néerlandaise pour la paix mondiale à La Haye, a passé une grande partie de sa vie à aider les nécessiteux. Récemment, il a fixé son attention sur les sans-abri. « Pendant des années, déclare-t-il, j’ai moi-même erré dans les rues, dormi sous les ponts, en Belgique et en France. J’ai ciré les chaussures à New York, aidé à mettre des projets sur pied au Bangladesh et j’ai rejoint Mère Teresa à Calcutta. Partout où je suis allé, j’ai fait la même constatation : les nantis ont peur de perdre ce qu’ils ont et veulent en avoir encore plus. Je pense que la peur est l’une des principales causes de la pauvreté. »

« Quand je suis revenu de Calcutta, nous raconte-t-il, c’était l’hiver. J’ai lu dans le journal que des gens mourraient de froid dans les rues. J’ai téléphoné à ce journal, demandé où les trouver, et je les ai hébergés dans mon bateau aménagé. Peu après, j’ai créé une soupe populaire sur le bateau. »

« Nous faisons tout nous-mêmes, la cuisine, le blanchissage, etc. Le gîte et le couvert sont gratuits. Nous servons environ 1 200 repas par mois. Une vingtaine de personnes dorment ici chaque nuit, à même le sol, dans des sacs de couchage. Ils peuvent rester toute la journée sur le bateau. Je ne pose pas de question. Une seule règle : ni alcool ni drogue. Si quelqu’un a un problème, nous en discutons ensemble. Ou bien, je les aide dans leurs formalités administratives. L’année dernière une quinzaine de personnes ont pu redonner un cours normal à leur vie. »

« Je ne reçois aucune subvention. Parfois, nous avons failli fermer boutique par manque de fonds, mais jusqu’à présent, je ne sais trop comment, des personnes surgies de nulle part ont apporté des cadeaux, des denrées alimentaires, de l’argent, juste assez pour nous permettre de continuer. Nous avons des projets de réaménagement du bateau afin d’en faire officiellement le « Bateau-hôtel des sans-abri » avec 30 petites chambres et quelques douches. Nous avons déjà la licence, mais cela peut prendre du temps car nous dépendons de dons. Peut-être pensez-vous que je fais cela par bonté d’âme ? Vous plaisantez ! Je fais tout ça pour moi. Quand les gens n’ont rien et que vous partagez un repas avec eux, vous devenez une famille. Je fais tout ça pour ma propre satisfaction. »

Une aide mobile

Un service est offert par « l’autobus de la soupe », un centre mobile dirigé par l’Armée du Salut néerlandaise. Cinq heures par jour, l’autobus parcourt Amsterdam et y repère les sans-abri. Aidé par d’autres sans-logis, par la police et les habitants du quartier, le bus recherche en particulier les gens qui souffrent de troubles mentaux. L’Armée du Salut pourvoit les sans-abri en nourriture, en vêtements, en couvertures, en soins médicaux et en lieux où dormir. Elle offre aussi de les accompagner à l’hôpital ou à des rendrez-vous avec les services sociaux. C’est ainsi que 700 nouveaux contacts s’effectuent chaque année.

Que chacun ait un toit est une des premières priorités de Maitreya. Sur le papier, c’est également une des priorités de l’humanité : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux, ainsi que les services sociaux nécessaires… » La Déclaration universelle des droits de l’homme, dont est tiré cet extrait, a été rédigée il y a cinquante ans. Pourtant, aujourd’hui encore, plus d’un membre de la famille humaine sur cinq ne dispose pas d’un endroit convenable où habiter. 

 

Citation

Un marathon de l’honnêteté [sommaire]

par Carl Sagan,

« Si nous devons entrer en compétition, que ce soit dans le but d’éliminer la corruption qui règne dans nos pays. Créons un marathon de l’honnêteté. Rivalisons d’imagination afin d’aider le milliard d’individus qui vivent dans une extrême pauvreté à créer une agriculture autosuffisante. »

 

Message de Maitreya

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Brève

Des pièces à l’effigie de Jésus [sommaire]

A Tibériade, près de la mer de Galilée, des archéologues israéliens ont déterré, lors de fouilles, des pièces datant de mille ans, représentant Jésus. Ces pièces portaient des inscriptions en Grec, telles que : « Jésus le Messie », « Le roi des rois », « Jésus le Messie et le triomphant ».

Les archéologues pensent que cette monnaie pourrait provenir de Constantinople et aurait été apportée à Tibétiade aux temps où cette cité était habitée par des juifs, des musulmans et des chrétiens. L’ancienne cité de Tibériade a été détruite au XIe siècle, durant les croisades. L’archéologue Jizhar Hirscheld a récemment déclaré que c’est la plus grande collection de pièces à l’effigie de Jésus jamais trouvée ; sur les 82 pièces découvertes, 58 représentent Jésus-Christ.

Source : De Telegraaf, Pays-Bas

Des médias néerlandais attendent avec impatience l’émergence de Maitreya [sommaire]

Dans une série intitulée Dieu sur le Web, explorant le contenu d’Internet sous la rubrique « Dieu », un groupe de quotidiens régionaux néerlandais a publié l’histoire de la Réappariton en s’inspirant du site Internet de Share International. Le compte-rendu couvre toute l’information de base concernant l’Emergence : les différents noms sous lesquels les différentes religions attendent leur instructeur ; le message télépathique que transmettra Maitreya le Jour de Déclaration ; sa première apparition publique à Nairobi en 1988 ; sa prochaine interview sur une grande chaîne de télévision américaine. Le journaliste s’interroge : « Se pourrait-il que ce soit le Christ de retour parmi nous ? Tant que l’interview annoncée il y a plusieurs mois n’aura pas eu lieu, nous ne pourrons en être certains. Maitreya a déjà accordé son autorisation, cette interview pourrait donc avoir lieu rapidement. Qu’attend-on ? »

Source : Haarlems Dagblad, Pays-Bas

 

Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Sollicitude maternelle [sommaire]

Cher Monsieur,

C’était en 1992, et je distribuais des exemplaires du journal l’Emergence au coin d’une rue de Portland, Oregon. Comme on était au début de l’hiver, j’avais plutôt froid et j’étais sans doute assez découragé par le manque de « réceptivité » des passants. Je ne devais pas être très attentif car soudain une femme fut devant moi, qui semblait surgie de nulle part. Elle avait un côté très « maternel » : elle se mit à ajuster le col de ma veste en disant quelque chose comme : « Oh, mon pauvre petit, tout seul ici dans ce froid… »

Mais à peine avait-elle prononcé ces mots qu’elle était partie. Comme pour m’assurer de ce qui venait de se passer, je me retournai pour lui lancer un dernier regard, mais elle avait disparu.

S’agissait-il d’un Maître ou était-ce seulement mon imagination ?

M. X., Portland, Oregon, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a précisé que la femme était Maitreya.

« Je suis aveugle » [sommaire]

Cher Monsieur,

En mars 1993, j’étais à New York pour le mariage de mon fils. Un matin, nous sommes sortis tous deux faire des courses. Sur notre chemin, au milieu d’une foule dense, je remarquai un homme à l’aspect majestueux. Je l’entendis prononcer la phrase suivante : « Je suis aveugle. »

Nous sommes entrés dans l’épicerie où je lui achetai quelque chose à manger, puis je ressortis rapidement pour le lui donner, mais il avait disparu. Sa voix, les mots, sa façon de les prononcer, tout cela m’avait profondément ému. Qui était cet homme ?

D. C., Highgate, Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme indique que l'homme était Maitreya. La personne qui a écrit la lettre a été la seule à le voir et à l'entendre. Cet événement s'est produit avant qu'elle subisse une opération des yeux destinée à améliorer sa vue.

Transportée [sommaire]

Cher Monsieur,

C’était une nuit en semaine et je montais me coucher après avoir fini d’écrire à un ami, membre d’un groupe canadien de méditation de transmission. Il m’avait envoyé un mot m’indiquant qu’il pensait que la situation dans laquelle la vie m’avait placée était parfaite pour moi. A ce moment, alors que je me préparais à me coucher, je reconnus qu’il avait raison ; cette prise de conscience s’imposa à moi. Je me sentis saisie de gratitude et m’agenouillai pour remercier Dieu et la Hiérarchie, lorsque soudain, je me retrouvai, par la pensée, transportée dans un autre endroit. Il s’agissait d’un tertre recouvert d’herbe et entouré d’arbres. J’étais là pour être présentée à quelques personnes que je « connaissais » ; l’instant d’après quelqu’un vint vers moi et nous marchâmes sous les arbres vers un endroit plus dégagé, plus plat et toujours recouvert de gazon.

Beaucoup de gens se trouvaient là, tous vêtus de robes semblables, ou tout au moins c’est ainsi qu’ils m’apparurent. Je m’avançai vers eux et je ressentis une grande vague d’émotion, alors que je sus intérieurement qu’ils m’acceptaient comme l’une des leurs. Cela signifiait beaucoup pour moi alors, et cela signifie encore beaucoup maintenant, car je ressentais ma propre valeur d’une manière que je n’avais jamais expérimentée auparavant.

Ensuite, nous sûmes tous qu’un personnage de grande importance allait se produire parmi nous. Il me sembla entendre les personnes autour de moi dire ou chuchoter de manière que je puisse l’entendre : « Le voilà, il arrive. » Un homme se dirigeait vers nous, tout habillé de blanc – ainsi que les autres, mais en quelque sorte plus lumineux, plus rayonnant et plein de puissance.

Je sus intérieurement que c’était Maitreya, grâce à la noblesse et à l’incroyable tolérance qui émanaient de lui. C’est ainsi que je l’expérimentai – il était plus humble que tous les autres, plus disponible, plus simple, plus puissant. Il était celui qui semblait le plus attentif. C’était comme rencontrer son Maître pour la première fois, et réaliser que tout ce que vous aviez pensé de lui auparavant était faux.

Je redoutais de le rencontrer, pensant qu’il était trop évolué et qu’il « abaisserait son regard » vers moi, comme sur quelqu’un d’inférieur. Je craignais qu’il me trouve inconsistante, alors que je découvrais qu’il nous aimait tous, plus que nous ne pouvions le comprendre ou le faire nous-mêmes ; nos défauts et nos échecs à vivre selon nos idéaux ne le dérangeaient pas ; il nous demandait simplement de nous joindre à lui, par amour et non par devoir. Seul l’amour, me sembla-t-il à ce moment, pouvait nourrir cette possibilité. C’est ce que je compris, non avec mon intellect mais avec mon cœur.

Je vis que son amour est vrai et nous devons simplement l’accepter. C’était si merveilleux d’en faire l’expérience. Je me mis à pleurer. Depuis, j’ai toujours eu peur de revivre cela mais, maintenant que je rédige cette lettre, tout me revient. C’était formidable, grandiose, immense, plus que tout ce que l’on peut imaginer. C’était littéralement tout à fait stupéfiant.

S. Q., Norvège

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l'authenticité de cette expérience (hors du corps).

Des étoiles de lumière [sommaire]

Cher Monsieur,

Samedi dernier, un éclair de lumière est apparu chez moi, une sorte d’étoile d’argent qui m’apparaît régulièrement depuis des années, un mois sur deux. Je crois que c’est un signe de Maitreya. Pourriez-vous, s’il vous plaît, m’en dire davantage à ce sujet ?

F., Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette étoile de lumière est une manifestation de Maitreya.

Un disciple conducteur de bus [sommaire]

Cher Monsieur,

Aux alentours de 1990, après avoir quitté une séance de méditation de transmission à New York, je devais emprunter le bus interurbain pour rentrer chez moi. Je me trouvais en tête de ligne et le bus était vide. Le conducteur, un homme jeune et très amical, me regarda en souriant, comme s’il avait été heureux de me voir et me dit : « Salut ! » Je le saluai aussi, lui demandai un ticket et m’assis à l’avant du bus, parce que je me disais que j’avais une chance d’engager la conversation avec lui sur les changements qui se produisent dans le monde et en même temps de mentionner que je croyais qu’ils étaient le résultat de la présence du Christ. Mais je suis plutôt d’un naturel timide et je n’engage jamais une conversation avec un étranger. J’attendais qu’il parle le premier, tirant parti du fait que le bus était vide ; il resta vide durant tout le voyage. Comme je descendais, je dis : « Bonne nuit », et il répondit seulement : « Dieu vous bénisse. » Je fus très surpris d’entendre cela, mais néanmoins je ressentis la chaleur de sa bénédiction. Je racontai l’histoire à plusieurs amis et puis l’oubliai complètement, jusqu’à ce qu’un autre membre du groupe ait eu une expérience de voyage en bus, dans lequel elle resta la seule passagère et où le conducteur s’avéra être Maitreya, selon le Maître de Benjamin Creme. Aussi me suis-je demandé s’il m’avait fait la grâce de m’apparaître et, en plus, de me conduire.

Comme à cette époque, il n’apparaissait pas aux membres des groupes comme il le fait maintenant et comme je n’avais jamais escompté avoir une telle expérience, il ne m’était jamais venu à l’idée que ce pouvait être Maitreya. Je me sentirais sûrement dépité de ne pas avoir été capable de le reconnaître et d’avoir gâché cette expérience. Pouvez-vous imaginer ce qu’il aurait répondu si j’avais dit : « Le Christ est dans le monde » ? Probablement aurait-il répondu : « Non seulement dans le monde, mais aussi dans votre cœur et aussi sur le siège du conducteur. » Si c’était bien lui (ce dont je doute sincèrement), je ressentirais la même chose que si j’avais croisé ma grand-mère sans la reconnaître, dans une rue animée. Si cette expérience n’est rien de plus que de prendre après coup ses désirs pour la réalité, je peux me consoler en me disant que cette ville tourmentée a la chance d’avoir un conducteur de bus qui bénit ses passagers à leur descente.

J. A., New York, Etats- Unis

Le Maître de Benjamin Creme a déclaré que le conducteur du bus était un disciple du Maître Jésus.

Une sainte dans le métro [sommaire]

De même, je voudrais vous interroger au sujet d’une expérience saisissante vécue par une femme mexicaine, il y a plusieurs années, ici, à New York.

Elle se trouvait dans une rame de métro dans le Bronx, avec son mari et un ami pasteur pentecôtiste. Son attention avait été attirée par la seule passagère du compartiment, une vieille dame souriante, assise près de la porte. Elle se demandait qui était cette dame qui lui paraissait familière et eut presque envie d’aller lui demander si, par hasard, elles ne s’étaient pas déjà rencontrées. Mais la vieille dame elle-même se leva, s’approcha et resta debout près d’elle. Toutes deux engagèrent alors une conversation au sujet de la nécessité de plus d’amour dans le monde. Pendant ce temps, d’autres passagers étaient montés, et la vieille dame et la femme mexicaine s’adressèrent aussi à eux (la plupart parlaient espagnol, car le métro traversait un quartier hispanique).

J’ai demandé à la femme mexicaine quelle était la réaction des passagers et elle m’a répondu qu’ils étaient tous restés attentifs, en approuvant de la tête, ce qui est inhabituel pour des New-Yorkais, qui d’ordinaire ignorent les prêcheurs dans le métro.

La femme mexicaine m’a également dit qu’elle était tellement ébahie par l’expérience qu’elle en avait oublié où elle allait ; aussi la vieille dame lui dit : « Vous descendez au prochain arrêt et je vais vous accompagner jusqu’à l’extérieur de la station. » Une fois dehors, les deux femmes s’embrassèrent, puis la vieille dame serra la main des deux hommes. Mais la femme mexicaine ressentait tant d’amour pour cette vieille dame qu’elle voulut l’embrasser de nouveau… mais ses bras se refermèrent sur le vide : la vieille dame avait disparu littéralement devant eux. Sous le choc, ils restèrent à se demander ce qui s’était passé, la cherchant en vain du regard.

Personnellement, je n’ai guère de doute quant à savoir qui était la « vieille dame ». Cette femme mexicaine m’avait appelé, me demandant des informations concernant Maitreya, après avoir lu un article sur lui dans un journal espagnol, article qui donnait mon nom et mon téléphone pour davantage d’informations. Quand je lui ai dit que Maitreya apparaissait à différentes personnes sous différents aspects – comme un jeune homme, un mendiant, une vieille dame – elle m’avait interrompu en s’exclamant : « Oh ! je sais, je sais ! », et c’est alors qu’elle me raconta cette histoire. En l’écoutant, je ressentis la même sorte de joie, de bénédiction que lorsque je lis les expériences de Maitreya que les gens décrivent dans leurs lettres.

J. A., New York, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la « vieille dame » était Maitreya.

Un doute dissipé [sommaire]

Cher Monsieur,

En janvier 1990, j’étais étudiant et ne cessais de me poser des questions sur l’existence de Dieu. J’étais en train de déjeuner à la cantine du collège, lorsque je ressentis soudain un intense sentiment de joie. Ce sentiment de joie, d’amour et de liberté était si fort que je ne pouvais qu’être convaincu de la présence de Dieu autour de moi et en moi. Depuis ce jour, je ne doute plus de l’existence de Dieu et du fait qu’il nous protège et nous guide.

Au cours des mois suivant cette expérience, j’ai lu plusieurs ouvrages spirituels, dont les livres de Benjamin Creme. J’ai aussi assisté à des conférences de Benjamin Creme et participé à une méditation de transmission à Tokyo. Pendant toute cette période j’ai eu le sentiment d’être guidé et protégé.

Je me demande parfois si cette expérience intérieure était due à un contact avec mon âme ou si un être supérieur m’a « ouvert les yeux », ou bien s’il ne s’agit que d’une émotion. Pourriez-vous m’éclairer ?

H. T., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'une bénédiction du Maître de Tokyo.

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

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Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Maitreya est-il apparu à nouveau devant des groupes ? [sommaire]

Le 22 août, Maitreya est apparu devant un groupe de 100 chrétiens orthodoxes en Croatie. Il a parlé pendant 18 minutes. Une source avait été énergétisée dans les environs auparavant. La ville de Chine où Maitreya est apparu le 1er août est Cheng-chou (Zhengzhou).

[1] Le Maître qui vit à Tokyo depuis 1975 est-il un homme ou une femme, et quel âge a-t-il ? [sommaire]

C’est un homme. Tous les Maîtres sont incarnés actuellement dans des corps masculins. Le Maître de Tokyo a environ deux cents ans, ce qui est jeune pour un Maître. Son travail émergera en tant voulu. En fait, il stimule et inspire les groupes de disciples qui vivent au Japon et en Asie d’une manière générale.

Qu’est-ce qui a déclenché le séisme de Turquie ? S’agit-il de facteurs karmiques, ou est-ce le résultat des essais nucléaires effectués en Inde et au Pakistan, ou un afflux d’énergies accumulées pendant la guerre et les bombardements sur la Yougoslavie, ou tout simplement un mouvement naturel des plaques tectoniques ? [sommaire]

De facteurs karmiques liés aux tensions qui existent en Turquie.

[2] Lorsque nous avons plusieurs requêtes à formuler, pouvons-nous nous adresser au Maître de Tokyo, et nous répondra-t-il (question posée par un Japonais) ? [sommaire]

Vous pouvez essayer. Je ne sais s’il y répondra ou non. Je suppose que cela dépendra de votre karma et de la nature de votre requête. Je veux dire que s’il s’agit d’obtenir une plus grosse voiture, je ne suis pas sûr que votre requête sera acceptée. Si c’est pour recevoir davantage de lumière, alors il est possible qu’il réponde ; je ne sais pas. Maitreya lui-même a dit  : « Mon aide est à votre disposition. Il vous suffit de demander. » Je connais de nombreux cas de personnes qui ont prié Maitreya de les aider et qui ont obtenu une aide très précise. Les prières reçoivent souvent une réponse, encore faut-il savoir reconnaître cette réponse, et il se peut qu’elle nous déplaise. Si vous demandez à un Maître de vous aider, il se peut fort bien qu’il vous accorde son aide, mais que vous n’appréciez pas la nature de celle-ci. Le Maître agira toujours pour votre bien, dans le but de vous faire progresser, mais ce n’est peut-être pas ce que vous attendez réellement de lui. Les gens demandent habituellement aux Maîtres une aide sur le plan matériel. Cela n’est pas leur rôle.

On a raconté que les chiens avaient hurlé à l’unisson dans toute la ville à trois reprises, la dernière fois vingt-quatre heures avant le tremblement de terre. Est-ce parce qu’ils ont entendu ou ressenti les vibrations qui ont précédé le séisme, ou par intuition ? [sommaire]

Ils ont entendu les vibrations (pour nous ultrasoniques) qui ont précédé le séisme.

On m’a enseigné que le seul et unique Dieu était Jésus-Christ. Est-ce exact ? [sommaire]

Jésus-Christ est habituellement considéré comme le seul et unique fils de Dieu plutôt que comme le seul et unique Dieu. L’être qui fut Jésus en Palestine il y a deux mille ans est maintenant l’un des Maîtres, un Maître très avancé qui travaille en permanence avec Maitreya. Le Maître Jésus, comme on l’appelle de nos jours, vit dans les environs de Rome depuis quelques années. Si vous lui demandiez  : « Etes-vous le seul et unique fils de Dieu ou le seul et unique Dieu ? » Il vous répondrait  : « Non, une telle personne n’existe pas. » Il n’existe en effet personne dans tout l’univers qui soit le seul et unique Dieu ou le seul et unique fils de Dieu. Tout le monde sans exception est un fils de Dieu. La différence entre nous-mêmes et les Maîtres, comme Jésus ou n’importe quel autre Maître, c’est qu’ils savent qu’ils sont des fils de Dieu. Ils font l’expérience de cette divinité et ils la manifestent. Ils manifestent l’intelligence, l’amour, la volonté de Dieu, alors que nous ne le faisons que dans une infime mesure. Mais les Maîtres ont tous été, comme nous, des êtres humains ordinaires. Ils ont parcouru le processus de l’évolution avant nous et manifesté le potentiel divin que nous possédons tous et qui fait qu’un jour nous aussi nous atteindrons le niveau des Maîtres. C’est inévitable.

L’humanité reçoit une très mauvaise éducation. Je ne veux pas dire seulement dans les écoles, mais dans les églises, au sein des différentes religions. Le but des religions est d’enseigner et de guérir. Mais leur enseignement a été très mauvais et dans le domaine de la guérison elles n’ont quasiment rien fait. D’après elles, Dieu est un grand être transcendant que nous ne pourrons jamais connaître et nous sommes de misérables pécheurs, à peine dignes de lever la tête vers lui. Ce n’est pas vrai. C’est à l’opposé de la vérité. Chaque être humain est potentiellement un dieu. Les Maîtres sont la preuve qu’un jour nous pourrons-nous aussi exprimer notre divinité comme ils le font. C’est pour cela que nous sommes ici. C’est le but de notre vie.

La crise spirituelle que subit l’humanité et qui se focalise dans les domaines politique et économique, est une crise d’identité. Nous ne savons pas qui nous sommes. Nous ne savons pas pourquoi nous sommes ici, quel est le but de notre vie, où nous allons. Par conséquent, nous ne savons pas comment communiquer les uns avec les autres. Si nous prenions vraiment conscience au fond de nous-mêmes de notre propre divinité et de celle de tous les autres êtres humains, il est évident que nous communiquerions avec eux d’une manière différente. Nous ne tolérerions plus la séparation destructrice qui caractérise le monde d’aujour-d’hui. Nous ne passerions pas notre temps à ne manifester rien d’autre que de l’avidité et un esprit de compétition.

La nouvelle civilisation restaurera-t-elle l’environnement ? [sommaire]

Si l’environnement n’est pas restauré, dans un très bref délai, il n’y aura pas de nouvelle civilisation. Il n’y aura plus de planète. Il nous reste probablement vingt ou trente ans pour restaurer la santé de notre planète. Comme je l’ai dit à maintes reprises, la clé de ce changement est l’acceptation du principe du partage. Nous devons également créer une économie durable. L’économie actuelle, qui a la faveur des pays développés, est dépourvue de toute viabilité. Si nous continuons ainsi, il n’y aura plus de forêts ; la pollution des rivières, des mers, de l’air, du sol, sera telle que l’humanité sera décimée par les maladies. Déjà, du point de vue des Maîtres, la majorité des décès sont dus, d’une manière ou d’une autre, à la pollution.

Comment partager notre nourriture avec ceux qui meurent de faim ? Tout d’abord, ne devrions-nous pas choisir des hommes politiques partageant nos opinions ? [sommaire]

Oui, je suis entièrement d’accord. Si un homme politique sait que vous voterez pour lui uniquement s’il est favorable au processus du partage, et s’il accepte de plaider en sa faveur, il le fera car il est intéressé par votre vote. Si vous dites : « Faites ce que vous voulez », il fait ce qu’il veut. Mais si vous dites : « Je voterai pour vous seulement si vous êtes pour le principe du partage avec les autres pays du monde », vous verrez qu’il défendra cette idée. Actuellement les hommes politiques ne plaident pas en faveur du partage parce qu’ils pensent que cela ne leur fera pas gagner les élections. Mais si, par contre, ils se rendent compte que c’est la seule façon d’obtenir des voix, ils le feront. C’est votre vote qui les intéresse.

Qui est la Mère du Monde ? [sommaire]

La Mère du Monde est la « Shakti » (la contre-partie féminine) du Seigneur du Monde. Elle est le principe féminin, qui s’est manifesté au cours des siècles en tant que Marie (la Vierge de la Bible), Ishtar (à Babylone et en Assyrie), et Isis (dans l’Egypte ancienne). Au cours de l’Histoire, la Mère du Monde a incarné le principe divin féminin. Notre Dieu est à la fois masculin et féminin et ces deux aspects de la divinité fonctionnant ensemble créent l’univers.

Au cours des trois fêtes majeures, lorsque Maitreya donne une bénédiction, si un groupe pratique la méditation de transmission au moment de la bénédiction : [1] les participants perdront-ils le bénéfice de la bénédiction s’ils restent centrés sur le centre ajna ; [2] s’ils déplacent leur focalisation du centre ajna au centre coronal au cours de la méditation, le service effectif de transmission cessera-t-il ? [3] Le ou les Maître(s) impliqué(s) dans le processus de transmission s’arrangeront-ils pour que la bénédiction de Maitreya fasse partie de la transmission ; ou [4] Maitreya dirigera-t-il la bénédiction comme une transmission, comme il le fait lorsqu’il vous adombre ? [5] Au cours de la bénédiction, est-ce seulement le « principe christique », l’énergie de la conscience elle-même, qui est distribué à travers les participants ? [sommaire]

[1] Non. [2] Non. [3] Oui. [4] Non. [5] Non, des énergies variées.

Pourriez-vous citer des noms d'avatars actuellement présents sur la Terre ? [sommaire]

L'un d'entre eux, le plus connu, est Saï Baba. Il vit dans le sud de l'Inde et a des millions de fidèles.

Swami Premananda, un autre avatar, est actuellement en prison en Inde, à la suite de nombreuses accusations dénuées de fondement, forgées de toutes pièces, je suppose, par ceux qui n'aiment pas les avatars. Il ne se languit pas en prison. Il rayonne et est très aimé et respecté de ses gardiens.

Qu'en est-il des avatars féminins ? [sommaire]

Il n'y a plus actuellement d'avatars féminins dans le monde. Ananda Mayi Ma en était un, mais elle est décédée il y a quelques années.

Cela mis à part, il existe sur Terre un certain nombre d'avatars tout à fait inconnus ; on les appelle des « avatars en sommeil ». Un avatar est quelqu'un qui est là pour « représenter » le Seigneur du Monde, le Logos planétaire. Etant donné que celui-ci ne peut s'incarner sur le plan physique dense (il le fait sur le plan physique éthérique en tant que Sanat Kumara, Seigneur du Monde), il fait venir des avatars, des êtres cosmiques avec qui il a une relation karmique. Ils le représentent en tant que « régents spirituels ».

De nombreux malades péruviens se rendent à Chilca, au Pérou, une ville située sur la côte pacifique, à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Lima. Ils vont se plonger dans la boue de trois petits étangs qui est supposée avoir des pouvoirs curatifs. Les gens du coin affirment que ce sont des extra-terrestres qui sont à l’origine des propriétés miraculeuses de l’eau. Bien que les médecins rejettent cette idée, ils affirment que la forte teneur en soufre de la boue peut soulager les douleurs et les raideurs des membres dues à l’arthrite et également faire disparaître les problèmes cutanés. D’où viennent ces propriétés curatives ? [sommaire]

De la teneur minérale naturelle de l’eau.

Le changement d’énergie apportera-t-il une modification de notre système judiciaire ? Ou viendra-t-il un temps où nous n’aurons même plus besoin d’aucun système judiciaire ? [sommaire]

Tout d’abord, il est absolument nécessaire que nous ayons un système judiciaire. Il existe six milliards d’individus dans le monde et nous devons avoir un système judiciaire international, un ensemble de lois, sinon ce serait l’anarchie, le chaos, la guerre et tout ce qui s’ensuit.

Les systèmes judiciaires sont actuellement corrompus, comme le sont, dans une mesure plus ou moins grande, tous les autres systèmes, et il est inévitable qu’ils seront modifiés. Il en résultera un plus grand équilibre. Aujourd’hui, il existe une loi pour les riches et une loi pour les pauvres. Les informations quotidiennes que nous apportent les journaux et la télévision montrent la nécessité d’un changement dans ce domaine. Il existe dans chaque pays, quel que soit le nom que vous lui donniez, un système de castes bien intégré qui fait que la loi n’est pas la même pour ceux qui possèdent de l’influence, du pouvoir et de l’argent que pour ceux qui en sont dépourvus. L’influence de Maitreya et des Maîtres apportera le sens de l’équité, de la justice. Et lorsque la justice se manifestera de manière croissante dans le domaine économique et politique, elle finira par imprégner tous les aspects de la société, notamment le système judiciaire, et les juges opulents, bien payés, dont certains n’ont rien à se reprocher, mais dont d’autres sont corrompus, malhonnêtes et injustes, devront laisser la place à de meilleurs défenseurs de la justice.

Le livre Aux pieds du Maître, écrit par Krishnamurti dans sa jeunesse, est-il un compte rendu authentique de l’enseignement du Maître Koot Hoomi ou seulement l’œuvre de C. W. Leadbeater ? [sommaire]

Oui. Ce n’est pas un ouvrage de C. W. Leadbeater.