Encouragement

Partage international no 135novembre 1999

Cher Monsieur,

Le 25 mars 1998, un collègue et moi-même avons perdu notre chemin et nous nous sommes retrouvés dans un passage, sous le Waterloo Bridge. Mon collègue, Australien, était installé depuis peu à Londres et fut choqué de voir des sans-abri installés dans des tentes faites avec des couvertures. Je lui dis alors que tout ceci n’existait pas avant Mme Thatcher. Nous étions toujours en train de discuter lorsque nous émergeâmes de l’un des escaliers menant à la galerie Hayward. En bas de l’escalier, un vieil homme était appuyé contre un mur. Il avait les cheveux blancs et la barbe blanche, et son visage était buriné. Il n’avait rien avec lui, ni boîte pour demander de l’argent, ni veste, ni sac, ni canette. Tout en continuant à parler, nous sommes arrivés en bas de l’escalier, il nous tendit la main pour nous demander de la monnaie. A cette époque, j’avais très peu de moyens et j’avais donné moins d’argent aux sans-abri que d’ordinaire, mais dans un réflexe automatique, je pris des pièces dans mon porte-monnaie tout en continuant à parler ; quelque part, il me semblait inconvenable de ne rien lui donner. Je me rendis compte que nous étions toujours en train de parler comme s’il n’était pas là et combien mon attitude était grossière. Je lui dis en m’excusant : « Nous parlions de Mme Thatcher qui a tout privatisé » – « En effet, ce fut quelque chose de terrible, n’est-ce-pas ? », répondit-il d’une voix forte et claire. Je lui donnai l’argent et lui demandai s’il allait bien. « Oh, je vais bien, je vais bien », répondit-il. Je lui dis encore : « Prenez soin de vous », puis je m’éloignai. Il me répondit alors quelque chose, mais je ne m’en rendis pas compte immédiatement. Quelques pas plus loin, je pris conscience qu’il m’avait dit : « Ne vous faites pas de soucis, je ferai le nécessaire. » Cela me parut si étrange que je fis demi tour et lui demandai : « Excusez-moi, je n’ai pas compris ce que vous venez de dire. »« Ne vous faites pas de soucis, je ferai le nécessaire », répéta-t-il en me transperçant de son regard d’un bleu intense, clair comme un ciel d’été.

Qui était cet homme ?

J. G., Londres, G.-B.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le «vieil homme» était Maitreya.]

Lieu : Londres, Royaume Uni
Date des faits : 25 mars 1998
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)