Partage international no 135 – novembre 1999
par Carole Ashley
Colusa n’est pas l’endroit où l’on s’attendrait à voir un miracle. Cette paisible localité agricole de la Central Valley, en Californie, se trouve à environ quatre heures de route, au Nord-Est de San Francisco.
A l’approche de la ville, l’air est pénétré par l’odeur d’engrais et une brume poussiéreuse filtre les rayons du soleil. Notre voiture bifurqua dans une rue ombragée, bordée d’arbres, nous nous arrêtâmes devant une modeste maison rustique. Nous y fûmes accueillis par son propriétaire, immigré des îles Fidji et résidant aux Etats-Unis depuis plus de vingt ans, depuis de nombreuses années dévot de Sri Sathya Saï Baba, le célèbre avatar ou saint du sud de l’Inde. Avant de découvrir Saï Baba, notre hôte était un fervent adorateur du Seigneur Shiva, l’aspect « Dieu le Père » de la trinité hindoue. Nous fûmes invités à pénétrer dans une pièce transformée en sanctuaire où des chants sacrés, les bhajans, sont dédiés à Saï Baba, au cours d’un culte. Ce sanctuaire se trouve juste à droite de l’entrée et c’est la pièce la plus remarquable que j’ai jamais vue.
Une multitude d’images de toutes tailles illuminent la pièce à elles seules. Le moindre espace mural en est recouvert : Saï Baba, Shirdi Saï (précédente incarnation de Saï Baba), Shiva, Vishnou, Krishna, Ganesh et même le Sacré Cœur de Jésus. Une estrade, longeant la pièce d’un bout à l’autre, est également couverte d’images et garnie de sculptures de Shiva Nataraj dansant la danse de la création, du dieu Ganesh à tête d’éléphant, d’un lingam sacré, de fleurs en abondance, d’une chaise et d’une ottomane tapissées de rouge, destinées à recevoir la présence symbolique et vivante de Saï Baba. c’est le seul mobilier de cette pièce consacrée au culte. Des coussins sont éparpillés sur le sol pour permettre de s’asseoir.
Toutefois, ce qui donne à cette pièce son caractère particulier, c’est le miracle qui s’y produit en permanence. Les images exsudent du miel, ou amrita, qui s’écoule dans des plateaux et des sacs plastiques placés dessous. De la cendre sacrée, ou vibhuti, s’accumule sur un grand nombre d’entre elles et certaines sont totalement recouvertes de cette fine cendre grise au parfum floral. D’autres images matérialisent du bois de santal odorant, le kumkum rouge, substance dont se servent les prêtres brahmanes de l’Inde pour peindre la marque sacrée symbolique entre les sourcils. La chaise de Saï Baba est recouverte d’une couche de douze centimètres de vibhuti. Un jour, le symbole OM s’est formé spontanément à sa surface et a peu à peu disparu, recouvert par la cendre qui continue de s’y accumuler.
D’autres miracles encore
Un autre miracle se produit dans une petite pièce donnant sur le vestibule. Le dévot fidjien nous expliqua que le verre d’eau qu’il offrait à Saï Baba tous les jours depuis de nombreuses années, s’était mit soudain à se remplir spontanément d’eau. Maintenant, le trop-plein se déverse dans un grand bol à punch placé sous le verre. Curieusement, le niveau de l’eau est toujours plus haut que le bord supérieur du verre et de cette eau émane une légère senteur de jasmin.
Je demandai à mon hôte si je pouvais laisser dans la pièce deux petites croix, cadeaux pour des amis, afin qu’elles soient bénies. Il accepta de bonne grâce et je retournai au sanctuaire pour une longue soirée de bhajans. Il s’agissait d’une soirée spéciale car c’était la célébration de septembre dédiée à l’anniversaire de Krishna. Les trois heures de bhajans furent suivies d’une pause où nous furent servis du thé, des fruits et un dessert sucré aux céréales et aux amandes. Ensuite, après deux autres heures de bhajans, un dîner revigorant au curry fut offert à tous les hôtes. D’autres miracles se produisirent ce soir-là. Pendant le dîner, on me dit que la noix de coco placée sur l’autel, avant les bhajans, s’était fendue en deux et ouverte toute grande lorsque les chants avaient cessé. J’allai vérifier sur place. Saï Baba avait signalé sa présence au culte du soir. En Inde, les dévots brisent souvent des noix de coco aux pieds de Saï Baba en signe de dévotion. Ce rituel symbolise la mort de la personnalité et la nouvelle vie en tant qu’être spirituel.
Le miracle des croix
Un deuxième miracle concerna les deux croix que j’avais laissées pour être bénies. Chacune avait été placée dans une petite coupelle de plastique munie d’un couvercle, et lorsque j’allai les récupérer, je m’aperçus que sous chacune des croix s’était formé une petite quantité de miel amrita.
Un autre miracle, lié à cette demeure de Colusa, et qui s’était produit bien des mois auparavant, me fut rapporté par l’une de mes accompagnatrices, lors de notre trajet de San Francisco à Colusa. Elle avait été témoin de l’apparition miraculeuse de Saï Baba à l’entrée de cette maison de Colusa, en juin 1995. Ce miracle avait également été constaté par un autocar de dévots de Saï Baba, venus de Los Angeles, en pèlerinage, afin de voir les images miraculeuses de Colusa.
D’après son récit, le dévot fidjien s’était précipité pour accueillir Saï Baba à la porte d’entrée. Saï Baba lui avait demandé un verre d’eau, mais le verre s’était vidé lentement avant qu’il ne revienne auprès de Saï Baba. Après l’avoir remercié pour cette eau, Saï Baba était entré dans la chambre à coucher du dévot pour lui accorder un entretien particulier, étant donné qu’il n’avait jamais pu aller le voir en Inde. Quand, par la suite, Saï Baba avait disparu, il avait laissé derrière lui des empreintes de pas formées de vibhuti, comme preuve de sa visite.
L’Indienne
Mon miracle personnel se produisit lors de la pause entre les séances de bhajans. J’allai m’asseoir dans la salle de séjour en attendant que les toilettes soient disponibles. En face de moi se trouvait une Indienne à la peau sombre légèrement bleutée, vêtue de façon traditionnelle. Je remarquai son apparence autiste, absente. De temps en temps, ses yeux se tournaient vers le haut et sa tête pendait en se balançant d’un côté à l’autre.
Soudain, elle s’anima. Un regard vif et enjoué me regarda et elle me demanda : « Pourquoi es-tu venue ? » Je restais interloquée par ce brusque changement de personnalité et répondis : « J’attends que les toilettes soient disponibles. » Un regard amusé, exprimant une joie intense, rencontra le mien et elle me demanda de nouveau : « Pourquoi es-tu ici ? » Soudain, sans raison , je sus qu’il s’agissait de Saï Baba. Mais ne me fiant pas vraiment à cette intuition, je ne pus que la fixer avec incrédulité. Aucune autre pensée ne me venant à l’esprit, je ne répondis pas à sa question. Le seul souvenir impérissable que je garde de cet instant est l’image de ses beaux yeux sombres, remplis d’une vie et d’une joie intenses.
Une femme passa à ce moment-là, regarda l’Indienne, et dans un geste gracieux et aimant, leurs mains se touchèrent. Cette femme, guérisseuse venue du Brésil, était l’une de mes accompagnatrices à Colusa.
Plus tard dans la soirée, alors que je me préparais à partir, je remarquai que l’Indienne était toujours assise sur le canapé. Mais elle n’était plus qu’une coquille vide, dénuée de la personnalité enjouée et du regard intense qui l’avaient animée quelques heures auparavant.
Lorsque je racontai l’aventure de mon pèlerinage à un dévot de Saï Baba, à San Raphael, en Californie, il s’exclama : « Vous ne savez pas ? Les deux questions que l’Indienne vous a posées sont les premières que Saï Baba pose à tout nouveau venu à Prasanti Nilayam », la « demeure de la Paix suprême », l’ashram de Saï Baba, à environ 150 km de Bangalore, en Inde. Mon miracle semble bien réel mais ne peut se prouver. Un miracle spirituel qui me tourmente. Ce que je tiens pour certain, c’est que le souvenir de ces yeux remplis de joie restera à jamais gravé dans mon cœur.
Pour toute information sur les pèlerinages à Colusa, contacter Saï Baba US headquarters à Tustin, Californie, tél : 714-669-0522. L’adresse internet de Saï Baba est www.sainet.org
Lieu : Colusa, Etats-Unis
Auteur : Carole Ashley, correspondante de Partage international à Las Vegas aux Etats-Unis.
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Signes des temps (Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »)
