Partage international no 129 – mai 1999
Cher Monsieur,
Il y a dix ans (1986), je me trouvais à l’ashram de Rajneesh, à Puna, en Inde. J’avais 20 ans. Comme je n’avais pas d’argent, je devais travailler aux cuisines et au ménage de l’ashram pour payer ma nourriture. Je partageais un petit appartement avec deux femmes venues d’Allemagne. Je dormais dans la cuisine. Une fois ma part de loyer payée, il me restait très peu d’argent. Jamais auparavant je n’avais dû vivre dans une telle pauvreté et j’étais terriblement anxieuse. Je devais travailler très dur et j’avais à peine le temps de méditer.
Un soir, je me sentais tellement perdue que je me mis à pleurer au milieu de la nuit. Je ne savais plus pourquoi j’étais venue en Inde. Au milieu de mes larmes, je vis le mur de la cuisine (où je dormais) s’illuminer et je sentis une présence. Je demandai : « Qui est là ? », mais il n’y eut aucune réponse. Puis je sentis une chaleur derrière ma tête qui sembla pénétrer au plus profond de mon être. Mon anxiété et mon sentiment d’apitoiement sur moi-même commencèrent à s’estomper. Je réalisai que j’étais en train de méditer dans la position du lotus. Le lendemain, je me sentis complètement différente. Je fus capable de consoler une camarade qui pleurait dans la salle de bain.
Quelques jours plus tard, alors que je roulais à bicyclette en direction de l’ashram, je vis un indien vêtu de blanc, portant un signe orange sur le front, qui arrivait à ma hauteur sur sa bicyclette. Il s’exclama en anglais : « Quelle chance. Dépêchons-nous ! », puis il me dépassa. Je ne le connaissais pas, néanmoins je le suivis. Il roulait si vite que j’arrivais à peine à le suivre. Nous arrivâmes près d’une route, à mi-chemin entre mon logement et l’ashram. Au bord de cette route se trouvait un sadhu en haillons qui ressemblait à un mendiant, mais je le sentais entouré de sainteté. Il se tenait debout, tournant lentement la tête à droite et à gauche, comme s’il regardait au loin. Il semblait approcher de la quarantaine, était grand et mince, avec des yeux noirs. Ses cheveux étaient longs et il portait une barbe clairsemée. A mon grand étonnement, l’Indien qui m’avait conduit là s’agenouilla sur la route boueuse et appuya son front sur le sol avec un profond respect en récitant quelque mantra. Ce geste me fit comprendre que le sadhu n’était pas un homme ordinaire. L’Indien me fit signe de saluer le sadhu. Je joignis les paumes et le saluai en prononçant le namaste. Le sadhu me regarda et sourit sans rien dire, puis il hocha la tête trois fois avant de regarder à nouveau au loin, et il commença à bouger lentement la tête. Ce mouvement était incroyablement élégant, comme s’il contemplait le monde entier. Je me souvins alors que je devais me rendre à l’ashram et enfourchai ma bicyclette, laissant les deux hommes derrière moi.
Chaque fois que je repassais à cette endroit, sur le chemin de l’ashram, je cherchais à revoir le sadhu, mais je ne le revis jamais. Pouvez-vous commenter ces expériences ?
N. K., Tokyo, Japon
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c'est Maharishi qui l'a réconfortée dans la cuisine. Le sadhu était le Maître Jésus et l'Indien qui l'a guidée était Maharishi.]
Lieu : Puna, Inde
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
