Thérapie orale

Partage international no 190juin 2004

Cher Monsieur,

Le 30 octobre 2003, nous avons présenté, à Hanna City (Préfecture d’Aichi), une vidéo de la conférence faite par Benjamin Creme à Tokyo, en 2003. C’était la première fois que j’avais la responsabilité de diriger ce genre de rencontre.

A 13 h 30, une bonne dizaine de personnes, de tous âges, était arrivée. Un jeune homme d’environ vingt-cinq ans, vêtu d’un jean et d’une veste à carreaux noirs et blancs, déclara qu’il avait vu une affiche, bien que nous n’en ayons mis que très peu. Il y avait également un homme grand et bien bâti d’une quarantaine d’années qui déclara avoir reçu un coup de téléphone d’un professeur d’université d’Osaka. Sentant que chacun attendait beaucoup de cette rencontre, j’étais heureuse et ma nervosité se dissipa. Lorsque nous passâmes la vidéo je fus impressionnée par le vif intérêt de l’homme d’une quarantaine d’années qui hochait fréquemment la tête ou même s’inclinait en signe d’acquiescement.

Pendant la pause de dix minutes qui suivit la vidéo nous disposâmes les chaises en cercle, de manière à ce que chacun se sente plus libre pour parler. L’homme en question vint vers moi d’un air joyeux en disant : « Laissez-moi vous aider. » Je lui demandai ce qu’enseignait le professeur d’université qui lui avait téléphoné. Il me répondit : « Je ne suis pas très sûr, la littérature peut-être. C’est une dame d’environ cinquante-huit ans. » Il me confia en baissant la voix qu’ils avaient un projet particulier et qu’ils recherchaient des gens susceptibles d’être des leaders dans différents domaines spécialisés. J’étais étonnée car il me semblait que Maitreya aurait pu dire le même genre de choses.

Lorsque la deuxième partie commença, je demandai si le public avait des commentaires à faire sur la vidéo. Une personne déclara l’avoir trouvé si émouvante qu’elle avait été au bord des larmes. Spontanément nous commençâmes à nous présenter. L’homme d’une quarantaine d’années vint s’asseoir près de moi et se déclara dentiste. Il raconta qu’il était allé à la conférence de Benjamin Creme à Nagoya, le 20 mai 2003, car la personne qui lui avait parlé de notre rencontre lui avait également recommandé la conférence de Nagoya. Mais lorsqu’il se rendit à cette conférence, la salle du Crown Hotel était comble et la conférence était presque terminée.

Après les présentations, je demandai si certaines personnes avaient des questions à poser. Le dentiste nous demanda : « Avez-vous changé depuis que vous avez appris cette histoire ? » Il écouta très attentivement la réponse de chacun. Je déclarai pour ma part que j’avais une lueur d’espoir dans le cœur et que les nouvelles négatives que transmettaient chaque jour les médias ne me perturbaient pas. Une femme parla des plantes et il ajouta un nouvel éclairage sur la question. Lorsque quelqu’un fit allusion au problème de l’eau, il commença à parler des purificateurs d’air, mentionnant les chercheurs et les universités faisant de la recherche de pointe dans ce domaine. Tout le monde était captivé par l’étendue et la profondeur de ses connaissances.

Puis le jeune homme s’exprima à son tour : « J’essaie de ne pas manger de viande, mais même si je n’en achète pas, il y en a dans les potages et ailleurs. J’ai commencé à me préoccuper des ingrédients et à lire les étiquettes concernant les additifs et j’ai trouvé des extraits de viande dans de nombreuses préparations. Par conséquent il n’y a pas grand chose que je puisse manger et je suis devenu plus mince. » Le dentiste déclara alors : « C’est vrai que vous êtes mince. » et tout le monde sourit. Le jeune homme continua : « Il y a une chose qui me préoccupe en ce moment. Un de mes amis s’est marié et il m’a invité à dîner. Je ne peux pas lui dire que je ne mangerai pas de viande. Quoi faire ? » Bon nombre de personnes étaient végétariennes et elles donnèrent leur avis, la plupart pensant qu’il ferait mieux d’accepter la gentillesse de son ami plutôt que d’insister sur son régime végétarien. Il écouta chacun de nous attentivement avec un sourire. Tout en parlant, il dirigeait ses yeux bruns vers moi. Il avait un visage magnifique.

Le dentiste déclara qu’il se consacrait à la recherche sur le développement des mâchoires d’enfants et qu’il avait distribué des copies de sa thèse à 3 000 dentistes. Il ajouta qu’il ne recevait aucune compensation financière pour autre chose que pour les soins dentaires eux-mêmes. «  Si un bon suivi orthodontique est apporté aux enfants, ceux-ci auront de bonnes mâchoires. Le bon ADN sera transmis à la génération suivante. C’est la raison pour laquelle je ne fais pas payer les soins orthodontiques. D’autres dentistes ne m’approuvent pas car ils ne peuvent non plus se faire payer. »

Nous étions tous très impressionnés par ses idées. Il exposa ensuite sa vision du futur. «  Maitreya est présent dans le cœur de chacun et par conséquent chacun devrait devenir Maitreya. Nous pourrions changer le monde. Par exemple, celui qui a besoin d’un parapluie l’utiliserait et le laisserait à d’autres pour qu’ils l’utilisent à leur tour. La même chose avec les voitures. On conduirait une voiture à destination et on la laisserait pour que d’autres l’utilisent. Ainsi je n’aurais pas besoin de mon parapluie, de ma voiture, de mon sac, etc. Ce serait My-to-re-ya (un jeu de mots sur « Maitreya » signifiant, « se débarrasser de mon ou de mien »). Cette plaisanterie me fit éclater de rire. Il abordait tous les sujets avec éloquence et l’histoire prenait de plus en plus d’importance. « Mais il n’est pas possible de créer un tel monde pour l’instant. Ni le Japon ni les Etats-Unis n’en sont capables. Il existe cependant une possibilité. De même que l’Amérique fut fondée par Christophe Colomb sur une terre où vivaient déjà des indigènes, nous pourrions créer un autre pays dans l’espace ! »

Bien qu’il ne resta plus que dix minutes, je demandai aux personnes présentes si elles voulaient essayer la méditation de transmission. Tout le monde fut d’accord, excepté le jeune homme, mais le dentiste lui dit : «  Mais si, essayons », et il consentit avec un sourire. Nous prîmes tous part à une méditation de transmission de dix minutes. Ce fut une méditation fantastique et j’aurais voulu continuer.

Un peu plus tard, je me rendis à la gare avec deux autres personnes. Sur le quai, en direction de Nagoya, nous rencontrâmes à nouveau le dentiste – cette fois il portait des lunettes et il avait l’air d’un gentleman tranquille, plutôt réservé, très différent de l’homme énergique et éloquent de la rencontre. Nous bavardâmes pendant quelques minutes jusqu’à l’arrivée de notre train. Voudriez-vous avoir l’amabilité de me dire qui était ce dentiste un peu étrange, mais très impressionnant ?

Y. H., Gifu-ken, Japon

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « dentiste » était Maitreya et le « jeune homme » le Maître Jésus.]

Japon
Date des faits : 30 octobre 2003
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)