Partage international no 190 – juin 2004
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé sa campagne « 19 cents par jour » pour nourrir une partie des 300 millions d’enfants qui souffrent de la faim et qui, soit ne vont pas à l’école, soit, quand ils y vont, n’y reçoivent pas de repas.
Dix-neuf centimes, c’est le prix moyen de la nourriture à donner aux enfants scolarisés des pays en développement. On s’est aperçu que l’intégration du facteur alimentaire dans l’activité scolaire était un très bon moyen de réduire la malnutrition et d’améliorer les résultats des écoliers ; et que cela entraînait même une hausse du taux des inscriptions (jusqu’à 300 % dans certaines des écoles que le PAM a prises en charge) et une chute spectaculaire de l’absentéisme et des abandons en cours d’étude.
Pour l’ancien sénateur et ambassadeur américain Georges McGovern, aujourd’hui « ambassadeur de bonne volonté » pour ce programme, le repas à l’école non seulement améliore la vie des enfants, mais constitue également un outil essentiel pour aider à surmonter les effets planétaires des attentats du 11 septembre.
Le PAM nourrit près de 16 millions d’enfants, dans 64 pays. Investir 19 centimes par jour, non seulement bénéficie aux enfants, mais également à leurs familles, à leur communauté et même à l’ensemble de leur société. Des études ont montré que les pays qui connaissent une scolarisation primaire d’au moins quatre ans voient une hausse de la productivité agricole de près de 10 %, ce qui représente une différence décisive pour les familles pauvres et mal nourries.
Le PAM concentre notamment ses efforts sur l’éducation des filles. Dans les régions où leurs taux de scolarisation sont particulièrement bas, on récompense leur assiduité à l’école en distribuant de la nourriture à leurs familles. Cela compense le manque à gagner familial dû au fait qu’elles ne travaillent plus et permet aux parents de considérer l’école d’un œil plus positif.
L’éducation des filles est l’un des meilleurs investissements que les familles et les communautés puissent faire pour améliorer leurs perspectives d’avenir, ainsi que l’ont montré un certain nombre de travaux qui indiquent que les filles qui ont été scolarisées ont moitié moins d’enfants, et que ceux-ci tendent à être en meilleure santé, mieux soignés et ont plus de chances d’être scolarisés à leur tour. [Voir PI, avril 2004.]
« Le repas à l’école est une manière efficace de traiter certains des problèmes sociaux de base que rencontrent les populations très pauvres, déclare James Morris, directeur du PAM. Avec 19 centimes par jour, on peut améliorer considérablement la vie des enfants dans le monde entier. »
Sources : PAM
Thématiques : Société, politique, Économie, éducation
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
