Le Rajasthan met le désert au vert

Partage international no 190juin 2004

« Les ressources de la Terre sont limitées, mais correctement gérées, elles satisferont au besoin de tous. » [PI, le Maître de B. Creme, novembre 1997]

« Il y a quinze ans, il n’y avait rien ici, juste des terres arides », raconte un habitant du district de Alwar, dans l’Etat indien du Rajasthan. Grâce à des méthodes traditionnelles, cette aire désertique est redevenue, en moins d’une décennie, une terre cultivable qui fournit du travail et des revenus à tous ses habitants. Le programme de réhabilitation prévoit une exploitation intensive des eaux souterraines, la construction de réservoirs pour la collecte des eaux de pluie ainsi que le reboisement des collines. En conséquence, les surfaces cultivables ont triplé et la rivière Arvari est réapparue pour la première fois depuis soixante cinq ans. Basée sur l’exploitation de méthodes traditionnelles de récolte de l’eau de pluie, le projet, lancé par une ONG locale appelée Tarun Bharat Sangh (TBS), a déjà permis de rétablir l’eau dans plus de 1 000 villages regroupant une population de quelque 700 000 personnes. « On n’obtient des résultats que lorsque la population locale prend elle-même en charge la gestion de ses ressources naturelles », affirme Rajendra Singh, directeur de TBS et architecte du projet.

Un comité a été désigné dans chaque village pour surveiller l’état de conservation des ressources naturelles. Tous les comités se sont regroupés au sein du « Parlement de la Rivière » qui légifère au sujet de l’exploitation de l’eau.

Les décisions prises concernent l’interdiction d’exploiter des cultures qui demandent de grandes quantités d’eau telles que le riz ou la canne à sucre ; l’interdiction d’utiliser des pesticides qui polluent les nappes phréatiques, une loi interdisant de revendre la terre pour y ériger des installations industrielles, ainsi que des règlements pour la protection de la jeune forêt et pour prévenir l’érosion. Pour un coût total inférieur à 1,5 million d’euros, étalés sur quinze ans, le projet a stoppé l’exode rural et permis aux fermiers d’accroître leurs récoltes et la production de légumes qu’ils peuvent maintenant revendre dans toute la région.


Sources : Libération, France
Thématiques : environnement, politique, Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)