Une programmation de longue date

Partage international no 189mai 2004

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été vu et filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Un an plus tard, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.

Dans une interview donnée au magazine américain Vanity Fair, en avril 2004, sir Christopher Meyer, ancien ambassadeur britannique à Washington, relate une conversation assez extraordinaire qui eut lieu entre George Bush et Tony Blair, lors d’un dîner privé à la Maison Blanche , neuf jours après le 11 septembre. Cette conversation confirme, une fois de plus, les révélations d’un ancien conseiller de G. Bush pour les questions de terrorisme, Richard Clarke, qui affirme que G. Bush était décidé de manière quasi obsessionnelle à faire de l’Irak sa principale cible de représailles.

Selon C. Meyer, qui assistait à ce dîner, T. Blair a conseillé à G. Bush de ne pas se laisser détourner de son but initial, qui était de combattre le terrorisme – plus précisément les Talibans et El-Qaïda en Afghanistan. A quoi G. Bush aurait répondu : « Je suis d’accord avec vous, Tony. Nous devons nous occuper d’abord de cela. Mais une fois cette question réglée, nous devrons retourner en Irak. » L’Administration américaine avait déjà en tête le changement de régime du pays. Il était clair, selon C. Meyer, que « lorsque nous serions revenus en Irak, ce ne serait pas pour discuter d’un réajustement des sanctions. »

C. Meyer poursuit en déclarant que T. Blair a toujours cru qu’il y avait peu de chances de renverser Saddam ni de lui faire abandonner ses armes de destruction massive à moins de lancer une guerre. Face à la perspective d’une nouvelle guerre, ajoute C. Meyer, T. Blair n’éleva aucune objection.

Commentant cet article, David Rose écrit dans The Observer : « Les conséquences de ces révélations pourraient être encore plus explosives pour T. Blair. Car cette conversation montre qu’il connaissait avant même les bombardements sur l’Afghanistan les intentions américaines de s’en prendre ensuite à l’Irak, alors qu’il a toujours prétendu que la décision d’attaquer le pays n’avait été prise qu’à la veille de l’invasion, en mars 2003. Nul doute que cet interview va pousser les critiques du premier ministre à lui demander de préciser quand il a décidé d’apporter le soutien que recherchait G. Bush. »

Etats-Unis
Sources : The Observer, Grande-Bretagne
Thématiques : politique, Économie
Rubrique : Les mensonges dévoilés (Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.)